L’huile de palme est à l’heure actuelle l’huile végétale la plus répandue dans le monde (33% du marché en 2007). Elle est aussi à l’origine d’une des plus grandes catastrophes écologiques de notre époque. D’après les associations écoloistes comme WWF ou les Amis de la Terre, la Malaisie et l’Indonésie, qui trustaient 88% de la production en 2007, n’ont cessé depuis la fin du vingtième siècle de brûler leurs forêts tropicales pour permettre à de nouvelles palmeraies de voir le jour. Responsables indirects, la Chine et l’Europe dont la demande croissante en huiles végétales a encouragé les autorités de ces pays à développer de telles cultures.

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Le palmier à huile ne pousse qu’entre les latitudes +10 et -10, éventuellement -20 dans les régions d’Afrique australe. On repère immédiatement cette localisation géographique en regardant où se situent les principaux pays producteurs.


Afficher Production d’huile de palme dans le monde en 2007 sur une carte plus grande

La Chine et l’Union Européenne sont les principaux importateurs d’huile de palme. Si la Chine a mis en place un programme de culture dans le sud du pays, l’Union européenne, trop au nord, ne pourra pas lancer d’exploitations de palmiers sur son territoire. On constate toutefois que ses importations ont diminué en 2006, certainement sous le double impact d’une opinion publique devenue réfractaire à la consommation de cette huile, et aux premières publications scientifiques remettant en cause son utilisation à des fins énergétiques (désastreux bilan carbone lié à la déforestation).

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