Lors de sa récente visite au Darfour, la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme n’est pas passée inaperçue. Refusant le principe d’une visite officielle classique, elle a défié les autorités soudanaises en interrompant brutalement le parcours organisé.
Irritée par la cérémonie qui entourait son passage, elle a imposé l’arrêt des « tam-tams » et réclamé qu’on l’amène à la rencontre des victimes dans les camps de déplacés.
Comme lors de son intervention critiquée à Aubervilliers le 6 septembre dernier, elle n’a pas hésité à exprimer sa colère devant les caméras présentes à ses côtés. Le Parisien d’aujourd’hui qualifie de « fermeté » la méthode de la ministre, tandis que Le Figaro opte pour le terme plus trivial de « tribulations » pour évoquer le déplacement mouvementé de la benjamine du gouvernement.
Rama Yade avait souhaité ce voyage pour aller à la rencontre des victimes et dénoncer le drame toujours en cours, comme elle le rappelle dans une interview accordée à France Info. Elle souhaite un regain de la mobilisation internationale sur le sujet, alors que la France prévoit d’installer sous peu une ambassade au Darfour. Dans Le Monde daté d’aujourd’hui, elle maintient que la situation de cette région constitue « une priorité pour la France. »

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