Le scrutin des municipales sera serré pour les Français (sondage)

Quatre semaines avant le premier tour des municipales, les Français pronostiquent un scrutin très serré; un tiers d’entre eux estimant qu’un candidat de droite a le plus de chance d’être élu maire de leur commune alors qu’un autre tiers estime que ce sera un candidat de gauche, selon un sondage Opinion Way publié vendredi par le quotidien Le Figaro.

A la question « Selon vous, quel candidat a le plus de chances d’être élu maire dans votre commune ? », 32% des Français interrogés jugent qu’il s’agira d’un candidat de droite, et 31% un candidat de gauche. 28 % ne se prononcent pas et 9% pensent à une autre étiquette politique.

Le sondage OpinionWay est également revenu sur la question de la nationalisation du scrutin. 81 % des Français affirment qu’au moment de voter, ils tiendront compte en priorité des enjeux spécifiques de leur ville. 16% des enjeux nationaux.

Autre donnée sondée par l’Institut : l’importance des partis selon la taille de la ville. Ainsi, dans les villes de plus de 100 000 habitants, les sondés donnent la gauche gagnante à 38% (contre 30% pour la droite) et jusqu’à 44 % pour les communes de l’agglomération parisienne. À l’inverse, dans les communes de 2000 à 20 000 habitants, le pronostic est favorable à la droite (38 % contre 17 % pour la gauche).

Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1016 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et de région de résidence. Mode d’interrogation: L’échantillon a été interrogé en ligne sur système Cawi (Computer Assisted Web Interview). Dates de terrain: les interviews ont été réalisées les 5 et 6 février 2008.

Lire le sondage

Gandrange : Croire ou pas en les promesses de Nicolas Sarkozy?

Nicolas Sarkozy s’est rendu à Gandrange, en Moselle, ce lundi matin pour rencontrer 400 des salariés d’ArcelorMittal sur place. Le chef de l’Etat a promis que «l’Etat est prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires» pour pérenniser l’aciérie menacée par une restructuration. «Nous sommes prêts à faire le nécessaire, quel que soit le propriétaire car notre objectif c’est de garder des usines ouvertes en France», a-t-il précisé.

J’ai demandé à Xavier PHAN DINH, syndicaliste CGT à Gandrange, s’il croyait ou pas en les promesses de Nicolas Sarkozy :
ECOUTER

Leona Lewis, classe & sublime voix

Coup de cœur du week-end pour la délicieuse Leona Lewis, vainqueur de l’émission britannique “The X Factory”, télé-crochet anglo-saxon.

Un physique fort peu déplaisant, une voix non pas originale mais posée et frissonnante… Leona Lewis est l’artiste qui a vendu le plus d’albums en 2007 outre-manche.

Son premier opus Spirit est loin d’être transcendant mais les mélodies sont accrocheuses, les arrangements soignés, et les refrains entêtants. Autant de bonnes raisons pour regarder ce clip voire +…

Bleeding Love, son premier single :

Municipales 2008 : Interview de Bruno Le Roux

Bruno Le Roux est un homme politique ambitieux. Certes, tout politique est ambitieux. Mais, Bruno Le Roux le dit sans arrière pensée. Il espère devenir un jour ministre. A 25 ans, il abandonnait la gestion et le management pour devenir directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy, alors Premier secrétaire du Parti socialiste. C’est donc un ambitieux expérimenté qui occupe au PS le poste de Secrétaire national chargé des élections.

Bruno Le Roux, 42 ans, a bâti sa carrière politique en Seine-Saint-Denis. D’abord, comme membre du Conseil général de 1992 à 1997, puis comme maire d’Epinay-sur-Seine en 1995, avant d’être élu à l’Assemblée en 1997.

En 2001, la thématique de l’insécurité est en tête des préoccupations. Bruno Le Roux s’empare alors du dossier en devenant rapporteur pour l’Assemblée nationale du projet de loi sur la sécurité quotidienne. Ainsi, en brouilleur de piste, il revendique récemment “l’ouverture” à des personnalités non membres du PS dans la constitution des listes pour les élections municipales.

Interview avec un socialiste qui aime faire bouger les lignes.

Dans cinq semaines, les Français iront voter pour élire leurs maires. La campagne pour les élections municipales entre dans une nouvelle phase. Vous qui êtes chargé des élections au PS, quelle est votre opinion quant à la nationalisation du scrutin prônée un temps par Nicolas Sarkozy ?
Tant mieux ! Je me félicite plutôt de cette décision. Vous savez, les Français ne sont pas dupes. Ils savent comment les choses seront interprétées si l’UMP remporte ces élections. On dira que les Français plébiscitent la politique actuelle du gouvernement et approuvent la manière dont Nicolas Sarkozy préside. Les Français n’iront pas voter pour les listes UMP parce qu’ils ne veulent pas adouber la politique nationale. Politiser le scrutin, nationaliser les municipales : c’est un cadeau pour le PS.

C’est pour cela que le chef de l’Etat a changé d’avis sur la question ?
Bien sûr. Il a du faire machine arrière quand il a vu que les maires UMP refusaient la nationalisation d’élections purement locales. Il s’est rendu compte qu’il avait plus à y perdre qu’à y gagner.

Nicolas Sarkozy a déjeuné récemment avec Françoise de Panafieu, candidate UMP à la Mairie de Paris. Seriez-vous choqué si Nicolas Sarkozy prenait part à la campagne pour les municipales ?
Plus rien ne me choque. S’il veut s’associer au scrutin, qu’il le fasse. A partir du moment où l’UMP se rassemble chaque semaine à l’Elysée, Nicolas Sarkozy ne peut pas être le Président de tous les Français. Désormais, il apparaît comme le chef d’un parti et non pas comme le chef d’un Etat. Il n’a jamais été aussi partisan. Vous voyez, si Nicolas Sarkozy n’avait pas été au Congrès de l’UMP début janvier, cela m’aurait paru grotesque !

Vous qui êtes député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis et conseiller général, que pensez-vous du cumul des mandats ?
C’est très difficile de s’imposer une règle quand cela n’est pas exigé par une loi nationale. Je suis d’accord avec le cumul des mandats, ça permet de garder les pieds sur terre. Par contre, l’idée qu’un ministre puisse également être maire me choque. Un ministre doit avoir pour seule et unique mission de s’occuper de la France.

Selon un sondage CSA les listes de gauche obtiendraient 46% d’intentions de vote au premier tour des municipales, contre 40% pour celles de la majorité. Pensez-vous que la gauche est en mesure de remporter les élections municipales ?
Oui, la gauche a la possibilité de gagner. Le PS revient à une position assez forte. Que l’on arrête avec cette idée que le PS va mal ! Je suis confiant. Les Français savent faire la part des choses. Au moment de voter ils se poseront la question de soutenir ou pas la politique du gouvernement. Et, par ailleurs, je parie que nos compatriotes sauront voir que les programmes des listes socialistes sont de qualité !

Si la gauche l’emporte le 17 mars prochain. Pensez-vous que ce sera le signe d’une nouvelle étape au PS ?
J’espère que ce sera le cas, que le Parti socialiste écrira une nouvelle page. C’est surtout pour le PS un moyen d’éviter une grave crise. Si on perd on devra se lancer dans un long processus de rénovation, nous n’aurons pas le choix. Mais si l’on gagne, il faudra aussi faire ce constat : le PS apparaîtra comme le parti des élections locales, et l’UMP comme celui de la gouvernance nationale. Il faudra que l’on prouve aux Français que le PS a aussi un projet national solide et peut gouverner le pays.

De l’art de faire de l’Histoire un sujet journalistique

Eric Pelletier, grand reporter à L’Express, et Jean-Marie Pontaud, rédacteur en chef dans le même magazine, s’étaient associés pour publier le 6 octobre 2005 un numéro spécial du magazine. Ils venaient d’avoir une idée. Les archives de la gendarmerie datant de la Seconde Guerre Mondiale étaient enfin déclassées. Des informations inédites allaient donc émerger pour comprendre un peu plus cette « France occupée ». Deux ans après, les deux journalistes publient chez Michel Laffont : « Chronique d’une France occupée. Les rapports confidentiels de la gendarmerie, 1940-1945. » Ils étaient mercredi les invités d’une conférence à l’Institut Pratique de Journalisme.

Deux années de travail. Des kilomètres de rapports à lire. Une fastidieuse tâche pour arriver à produire un ouvrage cohérent de plus de 730 pages. Les deux auteurs – visiblement complices tant dans le travail que dans la vie – ont voulu démontrer que par passion, on peut se lancer dans des projets fous.

Ils ont lu, classé, enquêté sur des rapports confidentiels qui avaient été écrits par la gendarmerie durant la Seconde guerre mondiale. La France occupée est sous les ordres du Maréchal Pétain. La maréchaussée devient contre son gré le témoin d’une société en déliquescence. Eric Pelletier souligne justement que cet épais ouvrage est un « portrait de la France d’époque, de la mentalité d’hier ». Pour lui, cette enquête lui a fait prendre conscience de « l’extrême pauvreté des campagnes à l’époque ». Il avoue d’ailleurs « on croit connaître l’Histoire proche mais on méconnait la vie quotidienne » durant cette période.

L’ouvrage a été construit autour de quatre axes : la déportation des juifs, la résistance, la vie quotidienne et la libération. « Ce n’est pas un livre sur la gendarmerie » se défend Jean-Marie Pontaud. Eric Pelletier poursuit d’ailleurs : « on a fait ce livre avec notre regard de journalistes, avec notre sensibilité. Ce n’est pas un travail d’historien : on ne fait pas dans l’exégèse ou dans l’exhaustif. On a fait des choix. »

Choisir c’est renoncer, cet axiome journalistique est la base de cet ouvrage. Car les journalistes ont compilé une série de rapports en les ordonnant. Leur investigation est visible parce qu’ils ont incorporés des informations biographiques entre les lignes.

Bousculés durant la séance des questions-réponses sur la légitimité d’un journaliste à enquêter sur l’Histoire, les journalistes ont répondu qu’ils ne s’étaient jamais posé la question. « On ne s’est pas demandé si on avait une légitimité ou pas. » Preuve que le journaliste reste un professionnel ouvert et curieux. Au risque de déplaire quand il s’aventure sur les plates-bandes d’autres professionnels.

L’échec annoncé de la TMP

Regarder la télévision sur son téléphone portable, c’est bientôt possible. La Télévision Mobile Personnelle (TMP) fera son apparition en France, en novembre 2008, histoire de s’imposer comme le cadeau branché de Noël. L’appel d’offres qu’a lancé le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a remporté un vif succès : alors que treize canaux seulement seront disponibles, le CSA a reçu 36 dossiers. Malgré l’optimisme actuel, la TMP risque pourtant de subir un échec cuisant.

Parce qu’elle sera mobile, la TMP a de quoi attiser l’envie. Pourtant, l’appétence s’arrête là. La Télévision Mobile Personnelle ne sera ni une révolution, ni une réussite commerciale.

La TMP n’est qu’une simple adaptation de notre télévision actuelle : aucun programme à la carte ne sera proposé. Pour Mathieu Dhordain, éditeur du blog MediaBB, « chaque téléspectateur recevra le même programme ce qui, contrairement à un contenu sélectionné à la demande, limite de fait la propension du client à payer. » Il est vrai que si l’on observe les tarifs pratiqués dans les pays où la TMP est déjà présente, les prix sont très élevés. En Italie, le bouquet de quinze chaînes coûte 19€ mensuels. Est-on prêt à payer autant pour un tel service ? « Toutes les expériences étrangères qui se sont essayées au modèle payant ont essuyé un échec : 600 000 utilisateurs en Italie, quelques milliers en Allemagne » explique Mathieu Dhordain ; avant de poursuivre avec ironie : « le Syndicat des industries de matériels audiovisuels électroniques plaide pour le modèle gratuit, sûrement car il estime que le nombre de terminaux écoulés serait plus nombreux. » Le prix prohibitif de l’abonnement devrait ainsi en rebuter plus d’un.

Un « pis-aller »

Quant aux contenus qui seront proposés, François Jost, auteur de « Comprendre la télévision », reste septique. Pour lui, « l’utilisation traditionnelle n’a pas de chances ». Si la TMP se contente de transposer la télévision classique sur un écran de téléphone, elle va droit au mur. Pour François Jost, la TMP « ne peut fonctionner que lors d’une grosse actualité comme les Jeux Olympiques, ou une période électorale ». Or, on ne peut pas s’abonner pour un mois seulement. François Jost suppose que les amateurs de sports et d’actualité devraient être intéressés par la TMP. Mais, pour lui, ce n’est qu’un « pis-aller […] J’imagine mal qu’un type qui aime le tennis regarde Tsonga en finale sur son portable. » Mathieu Dhordain est sur la même longueur d’onde et met en lumière un concurrent : « Les téléspectateurs peuvent être tentés de s’équiper pour suivre les compétitions sportives en journée. Mais au bureau, un média de masse est désormais installé : Internet. »

La TMP ne sera donc qu’une alternative. « Ca va remplacer la lecture dans des situations où l’on a du temps à perdre » s’amuse François Jost. Encore faut-il qu’à l’heure des écrans plats géants, on accepte de suivre un programme payant sur un écran… de 6 cm de diagonale.

LCI.fr tisse sa toile sur le net

Vincent Le Baron, en charge des Relations Humaines à TF1 et LCI et Pascal Emond, rédacteur en chef à LCI.fr étaient, mercredi soir, à l’Institut Pratique de Journalisme (Paris, IXème) pour présenter aux étudiants le site Internet www.lci.fr, le troisième site français d’information en ligne.

Avec une audience de 2,5 millions de visiteurs uniques chaque mois, LCI.fr a réussi un pari. Faire de son site une source d’information en ligne reconnue des internautes francophones. LCI.fr a su profiter du dynamisme et de la réputation de TF1 et LCI pour devenir un acteur incontournable du web. LCI.fr est, en effet, une rédaction parfaitement indépendante, mais liée aux deux chaînes et à ses rédactions. Le site profite ainsi de ses reportages pour agrémenter la vitrine numérique en vidéos.

Avec ses quinze journalistes d’une moyenne d’âge de 30 ans, LCI.fr propose aux internautes des informations actualisées sept jours sur sept, dès 6h du matin et jusqu’à 23h. Une course contre la montre qui demande à ses journalistes une excellente maîtrise d’outils très divers. Pascal Emond, rédacteur en chef à LCI.fr, souligne d’ailleurs que les journalistes du site « ont une culture du breaking news, les méthodes de l’agencier, et une rigueur sur le fond et la forme ».

L’année 2007 a été un tournant pour le site LCI.fr. Avec sa nouvelle version et une forte actualité franco-française, le site d’information de la chaine payante a vu son audience décoller. « En semaine, le site a multiplié sa fréquentation par deux, et le week-end par quatre ou cinq. » selon les statistiques données par Pascal Emond.

Le positionnement « info zéro délai et priorité à la réactivité » (selon les mots de Pascal Emond) a permis à LCI.fr d’intéresser les annonceurs au site web. L’équilibre budgétaire ne devrait, toutefois, être atteint que « vers la fin 2008, début 2009. »

Le web, « arrivé à maturité » pour Pascal Emond, ouvre donc ses portes aux journalistes. Avec un potentiel de couverture de 15 millions d’internautes français, LCI.fr est face à un défi : faire de son site web l’alter-égo de son grand frère TF1, un numéro 1 de l’information en ligne.

Le journalisme, un cadavre à la renverse ?

« Le journalisme d’investigation est un choix. De facto, il s’intéresse aux phénomènes extrêmes, à la marge de notre vécu quotidien. Il faut essayer de découvrir ce qui est caché par les autres journalistes. » Mohamed Sifaoui est d’emblée comme cela : franc et direct. C’est peut-être ce qui en fait un journaliste si controversé en France.

Arrivé en retard à la Conférence qu’il tenait, jeudi 10 janvier, à l’Institut Pratique de Journalisme, Mohamed Sifaoui, 40 ans, est de ceux que l’on croit prêt à tout. Réfugié politique en France depuis 1999, ce « musulman laïque et démocrate » (comme il se définit) a préféré quitté son Algérie natale pour continuer à faire son métier. Un métier qu’il aime profondément mais envers lequel il ne mâche pas ses mots : « Je pense qu’aujourd’hui en France s’installe une mentalité dans le milieu journalistique où l’on fait tout pour préserver son carnet d’adresses. »

Mohamed Sifaoui, lui, est un journaliste d’investigation qui ne se soucie guère de froisser ou pas ses contacts. Spécialisé dans l’islamisme et le terrorisme, il n’en est pas moins ouvert sur d’autres thématiques. Il a, par exemple, mené une enquête d’un an sur le milieu asiatique français pour le magazine - non moins critiqué - de TF1, « Le Droit de Savoir ».

Sa longue expérience du terrain lui confère un regard sur le métier de journaliste sur lequel il a longuement discouru pendant sa conférence. « Le journaliste doit donner une information honnête et complète au citoyen pour instaurer une relation de confiance » a, ainsi, expliqué M. Sifaoui. Une confiance qu’il est pourtant prêt à mettre en péril durant ses reportages. Il est, en effet, un adepte de la caméra-cachée. Soulignons qu’il n’a pas précisé ce qu’il pensait de cette méthode, d’un point de vue déontologique. Car pour lui, le journaliste ne doit rien caché au citoyen au risque de devenir « propagandiste » et non plus journaliste.

« Je suis pour la subjectivité, qu’il faut assumer » a-t-il poursuivi. Parole plutôt étonnante dans la bouche d’un journaliste avant d’expliquer qu’« il est normal qu’un journaliste puisse tout critiquer ». M. Sifaoui regrette, pourtant, que « personne ne critique la presse » en France et que le milieu des médias soit si corporatiste. Il illustre d’ailleurs sa pensée : « Un flic ne donnera jamais tort à un autre flic. Il y a un tel corporatisme dans les médias que l’on ne peut les critiquer. » Pour démontrer son opinion, il a pris l’exemple du pamphlet sur la rédaction de TF1 paru récemment : « si on est obligé de parler anonymement des médias, c’est grave ».

Le journaliste, également auteur de plusieurs ouvrages, a enfin prévenu son auditoire : « Il faudra se battre pour les questions d’indépendances journalistiques ». Il glisse aux étudiants intéressés par l’investigation que l’indépendance et le statut de free-lance ne sont pas négociables. « N’ayez pas peur de dire non » a-t-il conclu. Et de s’amuser de sa propre expérience : « on m’a toujours viré, je n’ai jamais pu démissionner ».

Focus : la fin des 35H ?

On soufflera bien les bougies

Voilà un anniversaire que Nicolas Sarkozy aurait beaucoup aimé rater. Le 10 février prochain on « fêtera », en effet, les dix ans de l’adoption par l’Assemblée Nationale de la loi sur les 35 heures. Une épine dont le Chef de l’Etat aimerait tant se débarrasser. Questionné mardi 8 janvier lors de sa conférence de presse, le président « énergétique » a répondu d’un oui audible à la question suivante : « Souhaiteriez-vous que 2008 soit la fin, au moins réelle, des 35 heures ? »

Pas un mot de plus n’est venu étayer le sujet. Et durant les nombreuses heures qui ont suivi le Sarko Show, les 35 heures ont vécu un sursis. Pour dire les choses comme il le pense, une promenade dans le couloir de la mort.

Palais Bourbon, mardi, 15h30. Les députés socialistes sont déchainés. Les 35 heures vont-elle disparaître ? Après le flou élyséen du matin, l’opposition demande des précisions. Et le locataire de Matignon n’est pas des plus explicites en lâchant que les 35h sont « l’une des erreurs économiques et sociales les plus graves qui aient été commises dans notre pays depuis 25 ans. » François Fillon, désarçonné, ne veut pas être le juge qui condamne.

Il faudra encore patienter 24h, pour que Nicolas Sarkozy tranche le sujet lors de ses vœux aux parlementaires, mercredi soir à l’Elysée. Il n’est pas « dans l’intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail. » affirmera-t-il. Mais de poursuivre, « oui, en 2008, je veux qu’on aille beaucoup plus loin dans la réforme des 35 heures. »

L’opposition est soulagée. Certains libéraux franchement déçus. Le statuquo est toutefois préservé. Le brouillard dissipé, les cafouillages ignorés, Nicolas Sarkozy veut juste un peu plus de flexibilité. Ouf ! La fête aura donc bien lieu, probablement sans cotillons au Palais de l’Elysée.

Dans la série “c’est honteux !!”

Au détour de mes promenades dans le 18ème arrondissement parisien… je me suis trouvé nez-à-nez avec des affichettes du Nouveau Centre. En pagaille. En grand nombre…

Ce parti crée à la suite de la disparition de l’UDF se dit Parti social libéral européen.

Or, certaines de leurs méthodes me paraissent honteuses. En effet, depuis deux semaines des dizaines d’affichettes ont été collées dans la plus grande désinvolture. Tout d’abord, directement collées sur des panneaux publicitaires 4×3 dont l’espace a été acheté par des annonceurs. Ces publicités sont donc en quelque sorte occultées.

Mais le plus intrigant et le plus choquant, c’est que l’on retrouve des affiches du parti politique d’Hervé Morin dans les vitrines de plusieurs commerces exotiques (voir photos). Des commerçants à qui l’on propose une affiche du dernier spectacle pour enfants du quartier? Des commerçants qui ignorent très probablement que ce “nouveau centre” est en fait un parti politique… A moins que tous les commerçants du 18ème soient des centristes proches des idées de l’actuel gouvernement? A mon humble avis, je ne le crois pas !

Qu’en pensez-vous??

sp_a0105.jpgsp_a0104.jpgsp_a0103.jpg

Next entries » · « Previous entries