PARIS MATCH

Paris Match : décryptage d’un hebdomadaire bientôt sexagénaire

Paris Match a gagné l’année dernière 270 000 lecteurs (+ 6,2 %) et a rejoint le Top 10 de la presse magazine française avec près de 4,6 millions de lecteurs pour une diffusion France payée OJD de 655 000 exemplaires (+ 8,8 %).

En près de 60 ans, Paris Match s’est imposé comme un hebdomadaire chic et glamour balayant toutes les actualités.

Julien Mielcarek, journaliste, spécialiste des médias et co-créateur du site internet OZAP a répondu à nos interrogations. Qu’est-ce que vraiment Paris Match ???

Ecouter l’enrobé de Steven BELLERY

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Paris Match : retour sur les dernières polémiques

Paris Match s’illustre depuis quelques mois par de nombreuses polémiques… Benoît Daragon, journaliste et spécialiste des médias revient pour nous sur l’Affaire Genestar et sur les récents dérapages de l’hebdo.

Interview de Steven BELLERY. Ecouter

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Paris Match : rencontre avec un photo-reporter

Hubert Fanthomme, 51 ans, est photographe à Paris-Match depuis 26 ans. Steven BELLERY l’a rencontré pour évoquer sa carrière, son goût pour l’image et la photo, ses souvenirs…

> Comment Hubert Fanthomme est-il devenu photographe ? Ecouter

> En 26 ans de carrière, il a connu la révolution numérique. Argentique/Numérique : a-t-il une préférence ? Ecouter

> Comment un photo-reporter définit-il son magazine? Quelle est sa définition de Paris Match ? Ecouter

> Séquence souvenirs… Quels sont ses clichés préférés ? Ecouter

> Quelles sont les couvertures de Match qui l’ont le plus marqué ? Ecouter

 

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Flashman de nuit sur RTL

Avis aux insomniaques ou aux courageux…

Je vais présenter les flashes de nuit sur RTL à raison de cinq nuits par mois jusque fin juin…

Première nuit de flashes, celle du dimanche 6 avril 2008 au lundi 7 de 1h à 4H.

Rebelotte, le lundi 7 avril mais dès minuit, le mardi 8 avril minuit, mercredi 16 avril, et jeudi 17.

Puis, les 7, 8, 18, 19 et 20 mai.

Et enfin, les 15, 16, 17, 22 et 23 juin…

J’attends vos commentaires…

S.

Myrtille Chartuss en show-case à la FNAC Saint-Lazare vendredi 4 avril 2008

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Vendredi 4 avril, à partir de 17h30, Myrtille Chartuss proposera un show-case exceptionnel à l’espace Rencontres de la FNAC Saint-Lazare, à Paris.

L’occasion pour vous de découvrir quatre de ses nouveaux sketches. Suivra une interview que je mènerai. Le public sera invité également à poser des questions.

Slameuse, Myrtille bouscule le milieu humoristique actuel en parlant abandon, sida, tournantes… A découvrir absolument !!

Un an avec sursis pour conduite la tête à l’envers

Voilà plus d’une heure que Gilbert B., 46 ans, s’ennuie ferme. Les mains croisées, posées sur les genoux, il paraît calme derrière la vitre du box des accusés de la 23ème Chambre Correctionnelle du Tribunal de Paris. Dehors, le soleil est radieux. Malgré la rumeur de l’exigüe Chambre, rien ne dérange la méditation de Gilbert. Le regard tourné vers une fenêtre, il semble se demander ce qu’il fait en ce vendredi après-midi assis entre un consommateur de cocaïne récidiviste et un restaurateur accusé de vol avec violence.

Pourtant, si Gilbert est là c’est parce qu’il s’est retrouvé la tête à l’envers. Il est deux heures du matin, jeudi 13 mars, quand Gilbert se décide à quitter ses clients et à monter à bord de sa Renault Clio pour rejoindre son domicile parisien. Commercial pour une société qui vend du Champagne à Reims (Marne), Gilbert a pris l’habitude de partager quelques coupes avec ses potentiels clients. Durant son retour, sa Clio percute un plot de travaux et se retrouve sur le toit au milieu d’un passage-piéton, en face du 50 rue de Vaugirard (VIème). La tête à l’envers, il est recueilli - sans blessure - par la police qui le soumet à un contrôle d’alcoolémie. Le résultat est sans appel : 1,20 mg/L d’air expiré soit 2,20 g d’alcool dans le sang ! Après un détour en cellule de dégrisement et une nuit passée au dépôt, les policiers découvrent que Gilbert a déjà été condamné à deux reprises pour conduite en état alcoolique, ce qui justifie la comparution immédiate le lendemain.

Le Président peut enfin se détendre. Voilà une affaire qui va lui permettre de respirer un peu. « Les faits sont excessivement simples » commente le Président Albert, ancien doyen des Juges d’instruction qui a instruit l’Affaire Ferrara. « On vous reproche outre une conduite en état d’ivresse, un défaut de maîtrise de votre véhicule » explique-t-il. Gilbert, désabusé, tente de se justifier : « c’est à cause des travaux rue Vaugirard ! » éructe-t-il. Le Président d’un ton glacial rétorque du tac-au-tac : « c’est sans intérêt les circonstances ! […] qu’auriez-vous fait si un piéton s’était trouvé au milieu de la rue ? ». Penaud, Gilbert ignore la question. Le Président poursuit son interrogatoire tout en mordillant une branche de ses lunettes : « Qu’aviez-vous bu ? ». « Une dizaine de coupes de champagne » répond inaudible le prévenu. « Vous rigolez ? Il faudrait au moins boire trois bouteilles de champagne à vous seul pour atteindre un tel taux » s’énerve le Président soulignant d’ailleurs qu’un quidam serait déjà en coma éthylique avec un tel taux. Le président s’amuse, le justiciable tremble debout. « Ce qui est dramatique, c’est qu’il y a récidive ! Vous n’avez pas tenu la route si je peux me permettre. » Quelques gloussements se font entendre. Un avocat des parties civiles ne retient pas un rire. Le Président exulte : « Ce n’est pas parce que l’on travaille pour une société de spiritueux que l’on doit liquider les stocks de son employeur ». Gilbert regarde le sol ne sachant que dire. Le Président rappelle alors que le prévenu travaillait auparavant pour Ricard : « vous devriez mieux choisir vos employeurs si vous avez un problème avec l’alcool ». Gilbert relève la tête. « Je nie toute dépendance à l’alcool, j’en consomme de manière journalière mais seulement quand je travaille » explique le commercial.

Le Procureur commence son réquisitoire. Gilbert s’assoit. « Beaucoup d’entre nous aurait du mal à se relever de leur siège avec un tel taux. […] Vous n’est pas obligé de consommer avec vos clients, l’eau pour désaltérer c’est bien aussi ! » développe la Procureur impassible qui requiert 4 mois de prison assorti d’une mise à l’épreuve et l’annulation de son permis. L’avocat du prévenu tente le tout pour le tout : « Mon client est commercial, il fait 25 000 km par an. Il est contrôlé régulièrement. Trois infractions c’est peu mais c’est trop, c’est surtout loin de la description d’un alcoolique chronique ! ». Et d’ajouter : « il faut lui tendre la main et l’aider, n’annulez pas son permis ». « J’ai peur de tout perdre en une journée : mon permis et mon emploi » conclut Gilbert qui n’y croit plus.

Vers 19h, le verdict tombe. Gilbert est condamné à un an de prison avec sursis et une mise à l’épreuve de 2 ans. Malgré le plaidoyer de l’avocat, le permis de conduire de Gilbert est annulé (application automatique de la loi) avec une interdiction de le repasser avant 6 mois. Gilbert semble soulagé. Peut-être que cette troisième condamnation calmera ses ardeurs. Toujours est-il que Gilbert B. ne devrait pas fêter cette nouvelle… au champagne.

Ariane Chemin quitte Le Monde pour le Nouvel Obs

La grand reporter Ariane Chemin, également co-auteur  du fameux La nuit du Fouquet’s quittera le quotidien Le Monde au mois de mai prochain, selon un confidentiel du site Bakchich.
Elle rejoindrait alors l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur pour y signer des enquêtes pour les pages France ou Notre Epoque.
Du coup,  selon Bakchich, Le Monde commencerait à être en sous-effectif de grand reporters…

Myrtille Chartuss : son nouveau spectacle à voir absolument !

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Myrtille Chartuss est une jeune slameuse bourrée de talents. Atypique, dérangeante, elle bouscule le milieu humoristique actuel par les thèmes qu’elle aborde et par la manière dont elle amène les sujets sur la table.

Vous aimez l’humour corrosif? Vous en avez marre des Foresti et compagnie? Alors Myrtille Chartuss devrait vous plaire. Tout en rime et en poésie, Myrtille se délecte de ses maux par les mots.

A consommer sans modération… Voici le trailer du nouveau spectacle :

Patrick Fandio, quand le hasard façonne une vie

« Le journalisme est un état d’esprit. On apprend des façons de faire mais pas le savoir-faire » dit-il souvent. D’emblée, on doit apprivoiser un regard : noir, lourd, solennel. Il agit comme une radiographie instantanée, comme s’il ne pouvait s’empêcher d’analyser tout ce qui lui passe devant les yeux. Bien qu’il doive beaucoup au hasard, Patrick Fandio, grand reporter au service Événements de TF1 était destiné à devenir journaliste.

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Né à Garoua au Cameroun il y a 33 ans, Patrick Fandio grandit à Yaoundé dans une famille plutôt aisée mais attachée aux règles traditionnelles de l’éducation africaine. « J’étais un enfant dorloté à l’extrême » avoue-t-il dans un sourire. Studieux, il s’évade « dans les cahiers », joue seul et apprécie la solitude. Pourtant, Patrick est déjà ailleurs. Une de ses occupations favorites est de se prendre pour un chauffeur de bus. Assis sur son lit, les bras levés, il fait du bruit avec sa bouche et se surprend à rêver pendant de longues minutes.

Adolescent, il part au lycée dans l’Est du Cameroun à Bangangté, loin des grandes villes. Il y passe un Bac scientifique, mais tâtonne déjà le journalisme : il produit au club UNESCO un journal hebdomadaire. Sans en parler à qui que ce soit, il s’inscrit - un peu par hasard - dans une fac de communication française. « Mon dossier a été accepté et j’ai du faire toutes les démarches en moins de deux mois » commente nostalgique Patrick. A son arrivée à Nancy, à l’automne 1993, « c’était lugubre » raconte-t-il. « J’étais là comme un mercenaire, j’ai vécu ces moments-là comme des années d’excitation. »

Quelques mois plus tard, au CELSA (une école de journalisme), son professeur Rachid Arhab le pousse à envoyer une maquette à France 2. Il s’exécute sans vraiment y croire. La commission des stages de la chaîne est convaincue et lui propose un stage estival. En 1998, il arrive ainsi dans une chaîne de télé sans vraiment l’avoir voulu. La Coupe du Monde de football et les affaires de dopage sur le Tour de France lui permettent de dévoiler son talent d’écriture. Il croise alors Marcel Trillat qui le prend sous son aile et lui conseille de lire de la poésie !

Patrick apprécie la capacité d’une plume à vous faire voyager par la seule puissance des mots. Amoureux de la prose d’Annick Cojean et des romans de James Ellroy ou Jean Hatzfeld, il considère aujourd’hui Marcel Trillat comme un père spirituel. Patrick « a tout pour lui : il est humble, sympa, intelligent et doué » confesse cet ancien grand reporter qui reste néanmoins amer quant au départ de France 2 de son protégé. « Ca m’a déçu qu’il parte à TF1. J’espérais qu’il continuerait à faire passer l’éthique avant le carriérisme. Je voulais qu’il résiste », explique Marcel Trillat.

Patrick a quitté le service public pour TF1 voilà cinq ans. « On est venu me chercher, c’est toujours gratifiant. C’était un challenge, une possibilité d’avoir plus de mobilité » se défend Patrick. « Je crois beaucoup à la mobilité professionnelle. J’espère que dans dix ans j’aurais pris une année sabbatique pour faire de l’humanitaire ou que j’aurais mené des projets liés à la presse en Afrique», ajoute-t-il. Voilà au moins une certitude, Patrick Fandio n’aime pas la routine. Désormais Français, il reste africain de cœur et le dit sans ambages : « Je rentrerai un jour. »

Photo : S. Bellery

Mauvaise pioche

Voilà une semaine, le Chef de l’Etat s’est rendu en Moselle sur le site industriel de Gandrange. Il y a rencontré les ouvriers de l’usine Arcelor-Mittal menacée par son patron - l’indien Lakshmi Mittal - de démantèlement. En 45 minutes, Nicolas Sarkozy a ainsi prouvé son volontarisme économique au moment où les sondages d’opinion sont en berne. Et par la même occasion, il a décidé de reprendre les choses en main chez Arcelor-Mittal.

Tout problème ayant sa solution, Nicolas Sarkozy a donc promis de sauver Gandrange… même s’il fallait injecter de l’argent public dans une société privée ! Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette annonce n’a surpris personne. Pour la seule et unique raison que Nicolas Sarkozy n’en est pas à son coup d’essai en matière de protectionnisme. A une différence près.

En 2004, Nicolas Sarkozy alors Ministre de l’Economie, va en étonner plus d’un. Pour sauver Alstom de la faillite, il ne va pas hésiter à batailler auprès de la Commission de Bruxelles pour injecter plusieurs centaines de millions d’euros et prendre 20 % du capital du groupe. Aussitôt dit, aussitôt fait. Recapitalisé, le constructeur du TGV est sauvé. Trois ans plus tard, l’Etat revend ses actions et dégage une plus-value de 1,26 milliard d’euros. Pour Eric Le Boucher, éditorialiste économique, « Nicolas Sarkozy en a fait son pont d’Arcole ». Ainsi, face à la situation actuelle d’Arcelor, le Président aimerait réitérer le coup d’Alstom.

« Le malheur pour le président est qu’aucun de ses conseillers n’ose lui expliquer que les conditions ont fait de ce sauvetage [Alstom] un cas exceptionnel et qu’il se fourvoie à en faire un cas général. » explique Eric Le Boucher. En clair Alstom n’est pas Arcelor-Mittal, et le sauvetage réussi de l’un ne peut se répéter avec l’autre. Arcelor-Mittal « n’est pas en crise financière mais en crise industrielle » ajoute Eric Le Boucher. Mais alors que faire pour sauver les emplois de Gandrange ? « L’Etat ne peut pas faire ce travail que refuse de faire son propriétaire, Mittal. » admet l’éditorialiste, également membre de la Commission Attali.

Arcelor-Mittal se révèle donc être une mauvaise pioche pour le Chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy croyait jouer un coup de poker en volant au secours des sidérurgistes, mais les cartes qu’il a en main ne sont pas les mêmes qu’avec Alstom. « On ne peut reprocher au Président de la République de vouloir sauver Arcelor. Mais qu’il oublie Alstom, qui, ironie, vient de dévoiler un successeur du TGV, dont le développement a été complètement autofinancé sans rien devoir ni à l’Etat ni à la SNCF. » s’amuse Eric Le Boucher. Un train peut donc en cacher un autre, et aux cartes comme en économie, une bonne pioche n’est pas systématique.

Invalid Forum Code

La folle semaine de Kerviel et Bouton

La place financière parisienne a tremblé le 18 janvier dernier. On apprenait ce jour-là qu’un homme de 31 ans, trader de son état, était à l’origine d’une perte abyssale de 4,9 milliards d’euros à la Société Générale. Opérations frauduleuses. Dissimulations d’informations. En pleine crise boursière due aux subprimes américaines, l’annonce ne pouvait pas plus mal tomber. Après le choc et les commentaires, l’Affaire Kerviel a pris un nouveau tournant la semaine dernière avec la mise en examen de « l’Homme qui valait cinq milliards » et le renouvellement de confiance à celui qui n’a pas su (voulu ?) éviter cette perte, Daniel Bouton, PDG de la SocGén. Retour sur une semaine sans fin.

“C’est une grande victoire, mais ça n’est que justice”. Me Elizabeth Meyer, avocate de Jérôme Kerviel, se félicite devant une marée de journalistes, en ce lundi 28 janvier. Son client vient d’être mis en examen par la justice, mais laissé libre. Placé sous contrôle judiciaire par les juges Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset, Jérôme Kerviel peut enfin souffler, pour la première fois depuis dix jours.

Les juges ont décidé de ne pas suivre le parquet qui réclamait la détention provisoire du trader. Le breton de 31 ans, originaire de Pont-l’Abbé (Finistère), est tout de même poursuivi pour “faux, usage de faux, introduction dans un système de traitement automatisé de données et abus de confiance aggravé”. Un palmarès qui pourrait lui coûter jusqu’à sept années d’emprisonnement.

Jérôme Kerviel a décidé de coopérer avec la justice. Durant son interrogatoire, il avoue avoir voulu devenir un « trader d’exception » mais accuse sa hiérarchie d’avoir fermé les yeux. « Il n’a pas agi pour son profit direct et personnel. Il a agi comme un trader, dépassant certes les autorisations, mais pas pour spolier la banque par des opérations frauduleuses”, a ainsi indiqué le procureur.

Bouton maintenu

Toujours est-il que Kerviel fait tanguer le puissant patron de la banque française. Daniel Bouton ne se fait guère d’illusions sur son sort. Lundi matin, sur Europe 1, il explique que sa démission est toujours “sur la table”. Dans la journée, pour ne rien arranger, le Chef de l’Etat laisse entendre que son départ serait une bonne chose. Pourtant, mercredi, après cinq heures de réunion, le Conseil d’administration de la banque maintient à l’unanimité Bouton à son poste. Il faut dire qu’il tient les rennes de l’entreprise bancaire depuis une décennie et qu’il en a fait une puissante société financière. Un comité spécial chargé de superviser la gestion de la crise est, néanmoins, mis en place. Bouton reste donc à bord et adresse ses excuses, le soir même, en direct sur France 2. N’estimant pas être “sous surveillance”, il s’est présenté “en homme de devoir, qui accomplira son devoir”. Bouton, debout, mais pour combien de temps ? Il doit maintenant faire face à des accusations de délit d’initié portées à l’encontre de l’un de ses administrateurs, Robert Day. Celui-ci a cédé plus de 130 millions de titres dans les jours ayant précédé l’Affaire Kerviel.

La BNP aux aguets

C’est un rebondissement de plus qui fragilise la Société Générale, ternit sa réputation, et la rend vulnérable. En fin de semaine ce sont ainsi multipliées les rumeurs de rachat. Et la BNP Paribas a admis jeudi qu’elle réfléchissait à une offre sur la SocGén « comme tout le monde en Europe. » Le gouvernement français a, d’ailleurs, sous-entendu qu’il empêcherait qu’un repreneur étranger fasse main basse sur la SocGén. Un gouvernement qui avait chargé Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de mettre en lumière les zones d’ombre de l’affaire. Hier, elle a rendu son rapport en main propre à François Fillon. «En ce qui concerne les contrôles, très clairement certains mécanismes de contrôles internes de la Société Générale n’ont pas fonctionné, et ceux qui ont fonctionné n’ont pas été toujours été suivis des modifications appropriées», a indiqué Christine Lagarde. Un rapport qui comme le reste de l’affaire est d’un flou parfait.

XXI, l’alternatif, s’invite dans la Presse française

« L’information grand format », c’est le concept de la nouvelle revue XXI, en vente depuis le 17 janvier dernier. Lancée par le grand reporter Patrick de Saint-Exupéry, XXI veut faire bouger les lignes. En congé sans solde du Figaro, Patrick de Saint-Exupéry, journaliste diplômé de l’IPJ et lauréat du Prix Albert-Londres est venu présenter son magazine – plutôt atypique - aux étudiants de l’IPJ mercredi dernier.

« Appelez-le comme vous le voulez : un journal, une revue, un magazine… Trouver un qualificatif, c’est comme se poser la question du sexe des anges » s’amuse Patrick de Saint-Exupéry en préambule de sa conférence.

À 44 ans, ce descendant d’Antoine de Saint-Exupéry s’est lancé dans un pari fou : créer une revue qui laisse place à « toutes les formes de récit ». « Il y avait en nous une volonté farouche d’éprouver le réel, de rassembler des récits de toutes catégories. », explique celui qui est également Rédacteur-en-chef de XXI. Un chiffre comme nom, en lettres romaines et sans signification particulière. « Peut-être XXIème siècle » avoue cet ancien de L’Express.

Refusant le formatage des reportages dans la presse écrite Française, Saint-Exupéry a voulu franchir le cap : « Il n’y avait pas de format satisfaisant à mes yeux, on a donc eu l’audace de créer un journal. » XXI ne ressemble, en effet, à aucun autre titre de la presse française. Trimestriel, tout en couleur, imprimé sur un papier de qualité, XXI s’expose sur plus de 200 pages.

Patrick de Saint-Exupéry veut – au travers de XXI – poser un « regard neuf sur le monde » en utilisant non pas du reportage mais de longs « récits ». « L’intitulé reportage est galvaudé, ce que l’on lit [dans la presse] est trop synthétique. On a voulu revenir sur le format originel du reportage : écrit et long. » Mais pas seulement. Saint-Exupéry a voulu faire de son magazine, un ouvrage « pluri-récits » et moderne. On y trouve donc beaucoup d’illustrations mais aussi des planches de bandes-dessinées qui sont toutes un regard sur l’actualité, décalé mais novateur.

XXI est vendu au prix de 15 euros dans les kiosques mais aussi dans les Fnac ou les Relay des gares. Interrogé durant la conférence sur le prix élevé de sa revue, Patrick de Saint-Exupéry s’est montré embarrassé. « Les gens trouvent cela cher parce que c’est nouveau. L’information n’est pas gratuite, faudra s’y faire ! », s’est ainsi énervé Patrick de Saint-Exupéry. Son crédo ? « 100% de lecteurs et 0% de publicité ». Celui qui achète XXI paie pour un « travail d’artisan » a ainsi développé Saint-Exupéry.

Dans tous les cas, XXI est un succès en librairie. Près de 40 000 exemplaires se sont déjà vendus, le seuil de rentabilité s’établissant à 20 00 exemplaires. Reste à savoir si les lecteurs seront de nouveau au rendez-vous au numéro deux prévu pour début avril.

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