
Rebecca Manzoni, présentatrice-productrice d’Eklectic (chaque samedi matin sur France Inter) dit avoir “d’abord voulu faire de la radio et pas du journalisme”. Sur France Inter, elle décrypte la diversité et les curiosités culturelles avec une plume délurée si particulière. Il y a cette voix aussi, tellement midinette mais suave, qui flâte le tympan et s’attache à raconter des histoires. Grande brune filiforme, la Manzoni n’a rien du fameux physique radiophonique. D’ailleurs elle fait -aussi- de la télé sur Arte dans l’émission Métropolis. Celle qui avoue, “qu’elle cède aux facilités de faire la poseuse” estime pourtant que la première des qualités journalistiques est de “rester soi-même”. Elle s’y emploie en acceptant de se prêter à l’exercice du portrait chinois c’est-à-dire une sorte discussion monologue. A la fin, le lecteur doit réussir à se dessiner une image plus précise d’une femme pressée. Elle avait difficilement une heure à vous accorder. Comme toujours, cela s’est transformé en un repas qui a duré le double de temps. Entre deux bouchées de spaghettis bolognaises et une petite gorgée d’un vin assorti à la sauce, elle répond à la question fatidique : “Rebecca Manzoni, si vous étiez…”
Un quartier de Paris : le XVIIIe, mais pas côté Abesses.
Une ville : San Franscico.
Un livre : Je m’en vais de Jean Echenoz ou un recueil de nouvelles de Marc Villard.
