LES PETITES CITADINES ELECTRIQUES ONT LA COTE
Th!nk City, Toyota iQ ou Mitsubishi i-EV : les voitures électriques sont les vedettes du Salon de l’automobile de Genève. Elles pourraient arriver sur le marché français dès cette année.
3,12 mètres de long, deux places assises, une carrosserie en plastique recyclable et une propulsion 100 % électrique. À l’image de la City, présentée, hier, par le Norvégien Th!nk au Salon de l’automobile de Genève, qui se tient du 6 au 16 mars, les petites voitures urbaines à propulsion électrique ont la cote. Les constructeurs se bousculent sur ce secteur de marché encore confidentiel mais promis à une forte croissance dès cette année.

Outre le Norvégien Th!nk, les concurrents sont nombreux sur la ligne de départ : Renault projette de lancer mi-2011, en Israël, une voiture 100 % électrique, tandis que Nissan promet une voiture électrique aux États-Unis dès 2010 et dévoile la Pivo 2, sa propre mini-citadine électrique ; Toyota présente la Prius Plug-in et la iQ, la plus petite quatre places du marché ; Bolloré s’associe au carrossier Pininfarina pour développer sa Blue-Car II propulsée elle aussi par des batteries électriques tout comme la Mistubishi i-EV.

Avec le prix du pétrole qui ne cesse d’augmenter et les normes environnementales toujours plus strictes, les firmes ont s’intéressent à ce secteur depuis plusieurs années. L’objectif, à terme, est d’atteindre le zéro émission de CO2.
Les difficultés techniques majeures sont aujourd’hui en passe d’être surmontées. Les voitures électriques pourraient arriver dès cette année sur le marché français dynamisé par le nouveau bonus écologique qui attribue 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule émettant moins de 60 grammes de CO2 par km. Autre attrait français : Autolib’, le projet de voitures électriques en libre-service voulu à Paris par Bertrand Delanoë. Un système de location sur le modèle du Vélib’qui conviendrait parfaitement à Th!nk. Le constructeur norvégien était cette semaine à Paris pour rencontrer les services de la mairie.
: Pierre CHEMINADE
Article paru le jeudi 06 mars 2008 dans Ouest France