La révolution des Batignolles devait faire du bruit. Le quartier avait été élu pour accueillir le village olympique si la candidature de Paris pour les Jeux de 2012 était retenu. Depuis l’échec face à Londres, la transformation du quartier suit malgré tout son cours, plutôt dans l’indifférence générale. Pourtant les enjeux sont importants : les anciennes voies de garages de la gare Saint-Lazare, d’une superficie de 50 hectares, sont la dernière grande réserve foncière de Paris intra-muros.
Cette semaine, le chantier a connu un coup d’accélérateur et un coup de frein. D’une part, la Ville de Paris et la SNCF ont entériné la cession du site des Batignoles, pour 53 millions d’euros. C’est désormais confirmé : en 2015, le tribunal de grande instance de Paris s’installera dans le quartier.
Côté mauvaises nouvelles, la mairie de Paris va devoir compter avec l’opposition UMP. Brigitte Kuster, maire UMP du XVIIème arrondissement, a lancé mercredi une pétition en ligne, intitulée ” Stop au massacre des Batignolles”. Elle proteste contre le projet de dix tours de logements sociaux dans la ZAC Clichy-Batignolles, voulu par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë.
Le futur visage du quartier des Batignolles
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En bleu, les voies de la gare Saint-Lazare. En vert, un jardin intercalé entre deux nouveaux espaces bâtis. Les maisons jaunes représentent les dix futures tours de logements sociaux.
Carte de situation








La transformation du quartier ne fait d’ailleurs pas l’unanimité : incongrus au milieu des immeubles de verre, les anciens entrepôts frigorifiques font toujours partie du paysage. Ils sont occupés par des associations qui contestent la politique de la Ville de Paris.