Dans le mouvement étudiant, le site universitaire de Tolbiac (13ème arrondissement), antenne de la faculté Paris I, est souvent le fer de lance de la contestation. Mais l’ambiance est plutôt détendue ce matin pendant la préparation du blocage de l’université.
A 8 heures, tout est encore calme à Tolbiac. Après une soirée mouvementée et l’évacuation des étudiants grévistes par les forces de l’ordre, il est difficile de pénétrer dans la faculté. D’un oeil vigilant, quatre agents de sécurité, brassards orange et talkie walkie à la ceinture, contrôlent l’entrée de chaque étudiant.
Une fois à l’intérieur, le calme semble régner dans l’université qui s’éveille. Les machines à café s’emballent. Des crissements de barrière se font entendre. Le blocage s’organise, sous les yeux des étudiants non grévistes et du personnel de l’université.
A Tolbiac, le blocage se limite à une seule action: se placer devant les ascenseurs rouges, jaunes et verts, seuls moyens de se rendre en cours pour les étudiants. Ce matin, le système D est de rigueur pour les grévistes. Leurs outils de blocage se résument à une barrière, une planche et une table. « Le président de l’université a fait fermer les salles de classe dans les étages pour nous empêcher de prendre des tables et des chaises, alors on fait avec les moyens du bord », déclare Ronan, étudiant gréviste en deuxième année d’histoire.
