“Ils maintiennent la pression” titre l’Humanité en Une de son édition papier, comme pour féliciter les grévistes. En effet, voici trois jours désormais que dure la grève des transports, et s’il y a une question qui brûle les lèvres des usagers des réseaux SNCF et RATP, c’est la suivante: “C’est pas bientôt fini oui !”
Hier encore, Le Figaro annonçait dans sa Une: “La grève s’essouffle”. A en croire l’ensemble de la presse aujourd’hui, la sortie de crise n’est pas pour tout de suite. Une légère amélioration du trafic SNCF mais les perturbations demeurent importantes sur le plan national affirme Libération. Bref, ”Ce n’est pas encore le bout du tunnel” comme dit Ouest France. Avec un gouvernement qui refuse d’entamer les négociations sans reprise du travail et des syndicats qui veulent négocier d’abord, “ça coince”, explique le quotidien régional.
Des “négociations au point mort” pour la Dépêche du Midi et un “dialogue de sourds” pour Les Echos et La Tribune, qui constate que “les grévistes sont moins nombreux mais plus déterminés”. Une détermination qui vient d’en bas et qui menace de submerger la direction des syndicats, comme l’explique Libération. Analyse partagée par le Monde, qui voit la gauche radicale en embuscade ainsi que par le Figaro.
Pour débloquer la situation, le journal La Croix estime que “la balle est dans le camp des entreprises”.
En attendant, Ouest France, les Echos, France info et plusieurs autres médias nous annonçaient ce matin, que les premières assemblées générales de la journée reconduisaient la grève pour samedi.
Donc, à tous les usagers qui sur les quais de gare ou les stations de métro s’agglutinent, que la patience vous accompagne!
November 15th, 2007 by nadirchougar in Invalidés · No Comments
November 14th, 2007 by nadirchougar in Invalidés · 1 Comment
Trois questions à:
Agnès Guerrier, diététicienne
La réussite de la nouvelle restauration rapide avec des menus à emporter qui se veulent équilibrés, révèle chez les Français une nouvelle préoccupation concernant leur alimentation. Confirmez-vous ce diagnostic ?
Les gens ont besoin de plus d’équilibre et ils l’ont compris. Ils réalisent que l’alimentation est une raison de santé, qu’il faut arrêter de faire n’importe quoi et qu’il est très important d’investir pour mieux manger.
Pensez-vous que les commerces qui proposent ce nouveau mode de restauration répondent à ce désir d’équilibre ?
On peut très bien trouver de l’équilibre dans un fast-food du type MacDonald ou une pizzeria. Vendre des salades cela n’a rien de révolutionnaire et ce n’est pas ce n’est pas ça qui va régler le problème.
Est-il possible d’associer alimentation saine et restauration rapide ?
Tout comme on est obligé de prendre le temps de dormir, on doit prendre le temps de manger. Les gens peuvent se nourrir de manière équilibrée, s’ils ne consacrent pas au moins 30 minutes à leur repas c’est inutile. Sur ce point, on ne peut pas négocier. Aux patients qui m’expliquent qu’ils sont trop pressés, je leur réponds que je ne peux rien pour eux.
Nadir Chougar
November 14th, 2007 by nadirchougar in Invalidés · No Comments
Aujourd’hui, la politique est devenue un véritable one man show. Comme dans le monde du spectacle, l’exercice du pouvoir tourne autour de vedettes, derrière lesquelles s’effacent idées, actions et partis. Pour répondre aux exigences médiatiques, ces nouvelles stars calibrent leurs discours, adressés non plus à un citoyen mais à un spectateur désormais simple témoin. Ainsi tombe le rideau sur la scène démocratique.Ioana Doklean, Thomas Cholet, Nadir Chougar
November 14th, 2007 by nadirchougar in Invalidés · No Comments
Lundi matin 10 heures, le trafic est dense sur la place D’Estienne d’Orves. Bus, taxis, voitures et deux-roues circulent au rythme de l’alternance du rouge et du vert. Au milieu de ce défilé, un terre-plein que l’on atteint en suivant les épaisses bandes blanches tracées sur la chaussée. Une dizaine de scooters lourdement appuyés sur leur béquille et un panneau publicitaire cohabitent sur cet îlot qui offre un point de vu d’ensemble sur le carrefour.
Aux abords de ce lieu stratégique stationne un fourgon blanc. Sur les flancs, le capot et l’arrière du véhicule on peut lire en lettre majuscules le mot « police ». Tels des chasseurs à l’affût, deux agents de la police nationale scrutent le carrefour. Si ce n’était la peau mate de l’un deux, on aurait dit des clônes. Casquette vissée sur la tête, les mains accrochées à leur ceinturon surchargé, ils arborent fièrement leur uniforme bleu marine. Le pantalon rentré dans de lourdes rangers noires, l’homme à la peau claire s’avance sur la route, et d’un retentissant coup de sifflet, intime au conducteur d’une twingo beige métalisé de se ranger le long du terre-plein. Au volant de la voiture, un homme blanc au crâne dégarni conduit deux passagères. Des lunettes à la monture couleur acier sur le nez, il adresse un regard interrogateur à l’officier de police penché sur sur la vitre baissée de la renault. Muni d’un carnet au feuilles agitées par le vent, le second attend à quelques pas un talkie-walkie collé à la bouche.
Après environ une minute de discussion et plusieurs aller-retour entre la twingo et le fourgon de police, les portes de ce dernier s’ouvrent pour laisser sortir trois autres agents vêtus de ce même costume bleu nuit. Cinq policiers encerclent désormais l’automobile d’où sort le conducteur escorté jusqu’au véhicule de police. Quand les portières se referment sur lui, le fourgon quitte les lieux précédé quelques secondes plus tôt par la twingo délestée d’un passager.
Nadir Chougar