L’actu grand angle
Dans le cadre de la couverture des élections législatives israéliennes (10 mars 2009), RFI renouvelle son partenariat avec l’IPJ pour réaliser des portraits d’électeurs.
La promo radio s’est donc à nouveau tournée vers l’étranger, par téléphone ou en France, à la rencontre d’Israéliens. Résultat : 8 portraits à voir et écouter ici.
Je publie ici mon interview qui n’a pas été retenue dans la sélection publiée sur le site de RFI. Hors-sujet, je n’ai pas traité du scrutin. J’ai préféré parler avec un journaliste de 29 ans de son métier là-bas.
Né en France, il s’est installé en Israël il y a 3 ans. Un pays dont il est aujourd’hui citoyen.
Interview réalisée avec Vincent Riou, skipper sur PRB, au 27e jour du “Vendée Globe”. Une course qu’il a gagnée en 2005 et dont il détient le record, en 87 jours.
Qui l’aurait cru il y a quelques mois encore. Hillary Clinton s’apprête à entrer dans le gouvernement de Barack Obama au poste de secrétaire d’état. L’annonce devrait avoir lieu cet après-midi à Chicago, en même temps que d’autres nominations à des postes clefs du nouveau gouvernement.
A la tête de la diplomatie américaine, l’ancienne First Lady va devoir servir l’homme qui a brisé son rêve d’accéder à la Maison Blanche. Elle aura également pour mission de mettre en œuvre la politique étrangère d’un président dont elle raillait la naïveté et l’inexpérience, lorsque Obama était son concurrent pendant les primaires démocrates.
Pour autant, cette nomination aux airs de lot de consolation est bel et bien un aboutissement ; l’aboutissement d’une carrière de haut niveau. Née en 1947 dans une famille de la classe moyenne de Chicago, Hillary Diane Rodham est proche du parti républicain pendant sa jeunesse. En 1964, elle milite pour l’élection de Barry Goldwater, le candidat conservateur à la présidentielle contre Lyndon Johnson, qui sera élu. A la fin des années soixante, ses sympathies pour le mouvement des droits civiques et son opposition à la guerre du Vietnam la font basculer du côté démocrate. En 1969, elle entre à la faculté de droit de l’université de Yale. Elle y rencontre William Jefferson (dit Bill) Clinton avec qui elle se marie en 1975. Ensemble, ils ont un enfant en 1980 : Chelsea, leur fille unique.
Une carrière sacrifiée aux ambitions de Bill
Entretemps, Hillary Clinton a renoncé à une carrière dans les meilleurs cabinets d’avocats de Washington pour suivre Bill dans sa carrière politique. En 1974, elle a ainsi fait partie de l’équipe de juristes chargée de préparer le dossier de destitution de Richard Nixon pour la Chambre des représentants à la suite du scandale du Watergate ; une expérience qui lui sera utile par la suite. La décennie des années quatre-vingt, Hillary la passe à Little Rock, la capitale du petit état de l’Arkansas, dont Bill est le gouverneur.
En 1992, Bill Clinton est élu 42e président des Etats-Unis. Hillary devient première dame et prend des responsabilités politiques : elle se charge du dossier de l’assurance santé. Mais en 1993, son projet ambitieux – qui proposait une couverture pour tous les Américains – échoue au Congrès face au poids des lobbys des assurances privées.
En 1996, Bill est élu pour un second mandat à la Maison Blanche. Deux ans plus tard, elle vit une humiliation planétaire avec le scandale Lewinsky. Connu pour être volage, son mari la trompe avec une jeune stagiaire à la Maison Blanche, Monica Lewinsky. L’affaire est rendue publique et va jusqu’à une procédure de destitution pour parjure à l’encontre de Bill Clinton. Devant les caméras, Hillary fait le choix de soutenir son conjoint ; en privé, elle est furieuse et hésite à le quitter.
La revanche inachevée
Après tant d’années passées au second plan, elle décide qu’il est temps de tracer son propre chemin. Hillary Clinton est candidate au poste de sénatrice de New-York, le troisième état le plus peuplé de l’union. Elle y est élue triomphalement en 2000, puis réélue en 2006. Symbole féministe pour les uns, elle représente le summum du cynisme pour les autres, choisissant de rester en couple uniquement pour servir les intérêts de sa carrière. Au bout du chemin, la présidence l’attend.
2008 est l’année idéale. Le président sortant, George W. Bush, est au plus bas dans les sondages et la politique des républicains est discréditée. Hillary annonce sa candidature en janvier 2007. Donnée grande favorite pour les primaires du parti démocrate, elle arrive en tête dans tous les grands états, ceux qui font les présidents, mais néglige les plus petits. Une erreur qui lui coûte la nomination. En juin 2008, elle arrête sa campagne et rallie la candidature de Barack Obama.
Après sa défaite, on disait Hillary partante pour un poste de gouverneur de l’état de New-York. Mais il semble désormais acquis qu’elle sera la prochaine secrétaire d’état, à la place de Condoleeza Rice.
Appelée par Barack Obama afin d’achever la réconciliation des Clintoniens avec le reste des démocrates, Hillary va devoir gérer plusieurs dossiers sensibles, sans renier ses convictions ni trahir les promesses du candidat Obama. Opposée à un départ précipité d’Irak (une guerre pour laquelle elle avait voté en 2002), elle a également émis des doutes sur les volontés de dialogue du nouveau président avec l’Iran.
Avec Joe Biden à la vice-présidence, Robert Gates confirmé comme secrétaire à la défense après avoir servi sous Bush et Hillary Clinton nommée au département d’état, c’est bien l’expérience qui caractérise la nouvelle administration américaine. Pas le changement.
Le salon de l’immobilier de prestige se tenait le week-end du 28 et 29 novembre 2008 au carrousel du Louvre à Paris. Alors que les prix des logements chutent partout dans le monde – les économistes prévoient une baisse de 10 % en France pour 2008 – un secteur demeure épargné par la crise : c’est le luxe, le très haut de gamme.
Reportage dans ce monde un peu à part…
C’était hier soir sur CNN pendant la soirée électorale. La chaîne d’info en continu a expérimenté un nouveau procédé : la réalité augmentée.
Présentée comme révolutionnaire par Wolf Blitzer, le présentateur de l’émission – “something that’s never been done on television” – cette innovation permet de faire apparaître l’hologramme d’une personne sur un plateau TV où qu’elle soit dans le monde.
Voyez plutôt…
Gadget coûteux direz-vous ? C’est aussi mon avis. Mais alors, pourquoi donc évoquer le sujet sur ce blog ? Eh bien, vous pouvez réaliser à peu près la même expérience chez vous, pour peu d’être équipé d’un ordinateur et d’une webcam.
Le futuroscope de Poitiers a développé un logiciel qui fera apparaître des petites bêbêtes en 3D… sur votre main ! Vous pouvez télécharger le programme ici : http://www.lesanimauxdufutur.com/
Une petite vidéo, histoire de vous montrer à quoi ça ressemble… ça n’est pas encore du CNN mais y’a de l’idée…
Etudiant en français à l’université de Montréal, Matthew Miller est originaire de Chicago dans l’Illinois, l’état d’Obama.
Très déçu en 2000 et en 2004 après l’élection puis la réélection de George W. Bush, Matthew espère cette fois que son candidat va l’emporter. Il est supporter de longue date d’Obama, bien avant les primaires, quand tout le monde voyait Hillary Clinton comme la grande favorite du scrutin.
–> Ecoutez Matthew Miller :
NB : j’ai réalisé ce travail pour RFI avec les 11 autres étudiants de ma promo radio à l’IPJ. Pour les autres témoignages, cliquer ici.
Un reportage pour mon cours de photo…
I.d Créatives 2008 à Paris
Un salon pour mettre la main à la pâte
Le salon des idées créatives ouvre ses portes au Parc floral de Paris du jeudi 14 au dimanche 17 février. Comme chaque année, les organisateurs promettent de réveiller le créateur qui sommeille en nous. Plus de cent ateliers sont proposés lors de cette édition. Visite guidée.
« Le salon qui secoue vos idées », c’est le slogan de l’édition 2008. Le point fort de ce rendez-vous annuel : les ateliers. Car ici, pas question de se contenter de déambuler passivement entre les stands. Au centre du pavillon qui accueille le salon, un espace « je teste » a été prévu pour toutes les coquettes et les élégantes en mal d’imagination. Le public, féminin en majorité, semble apprécier ces espaces. Au stand « scrapbooking », elles réalisent des cadres photo, des boîtes et toutes sortes d’objets décoratifs sans fonction particulière. Et ce en l’espace d’une heure ou deux.
Témoignages enthousiastes des participantes qui collent, découpent, tamponnent, colorient, peignent ou badigeonnent : « Quelque part, on retrouve une âme d’enfant, c’est un peu un retour à la maternelle. » Plus loin, une autre : « Exprimer ma créativité, c’est quelque chose que je ne fais pas assez souvent. Et ça fait du bien. » Enfin, une dernière conclut : « ça me donne des idées et des techniques que je n’avais pas. Je vais m’en servir à la maison. »
Pour mettre participer et laisser libre cours à votre imagination, il faudra tout de même mettre la main au porte-monnaie. Il vous en coûtera 8 € l’entrée et entre 5 et 30 € l’atelier. Entre « Ma lampe vitaminée », « Mon beau bijou de mur » ou « Mon tableau en lin », le choix est large.
Pour en savoir + : http://www.plaisirs-creatifs.com/
Et pour les gourmands… Des ateliers chocolat !
Dans le coin nourriture du salon, un stand pas comme les autres attend les fanas du cacao. L’atelier « Mes gourmandises au chocolat » proposé par Maridée créations accueille les apprentis chocolatiers pour la modique somme de 5 €. Au programme, la réalisation de friandises alléchantes qui émoustilleront vos papilles. A la fin en effet, clou du spectacle, l’atelier s’achève par une dégustation de vos propres créations.

Couverture du numéro 1 de XXI (prononcez “vingt-et-un”)
Pour Marianne.
[Lors des conférences du mercredi, notre prof de TBR - Techniques de base rédactionnelles - nous demande d'écrire un compte-rendu et de préciser le journal pour lequel nous choisissons d'écrire. La consigne : respecter le "contexte éditorial" du titre choisi... Son type de lecteur, sa fréquence de parution, sa ligne éditoriale, etc.
Cette fois-ci, j'ai choisi Marianne, hebdo polémique et jamais content.]
XXI : un journal à contre-courant
Nouveau venu au mois de janvier, le trimestriel lancé par le grand reporter Patrick de Saint-Exupéry et l’éditeur Laurent Beccaria se taille un joli succès en librairie. La recette ? Aller à contre-sens de toutes les tendances actuelles dans la presse.
Patrick de Saint-Exupéry le proclamait fièrement dans l’amphithéâtre de l’Institut pratique de journalisme mercredi 6 février : « La tendance actuelle de la presse est au 100 % pub et 0 % contenu. XXI, c’est le contraire : 0 % pub et 100 % de création. »
Au delà du slogan, ce nouveau magazine propose réellement un autre modèle, tant rédactionnel qu’économique. Et ça marche ! Sur les 40 000 exemplaires imprimés, la quasi-totalité a déjà été écoulée. Patrick de Saint-Exupéry, son rédacteur en chef, lauréat du prix Albert Londres (en 1991 pour une série de reportages sur le Liberia), ancien correspondant du Figaro à Moscou et auteur du livre polémique sur le rôle de la France au Rwanda (L’inavouable, Les Arènes, 2004), estime que la presse court à sa perte en diminuant sans cesse les formats des reportages : « En appliquant une logique financière au journalisme, les patrons de presse sont en train de scier la branche qui les porte. Lorsqu’on parle de consommateur plutôt que de lecteur, de contenu plutôt que d’article, on va dans le mur. » Patrick de Saint-Exupéry déplore la diminution des formats et la perte de valeur à l’œuvre actuellement dans la presse : « Les reportages de 2 feuillets n’apportent rien et sont le contraire de ce que ce genre devrait être : le contraire de la synthèse. » A tel point que ce dernier pense que le mot même de reportage a été galvaudé. A la place, il lui préfère le terme de récit, ou narrative writing, concept abandonné en France mais qui existe toujours aux Etats-Unis ou en Espagne avec The Atlantic Monthly ou El Pais. « L’ambition de XXI est de combler un manque dans le paysage français », précisait Patrick de Saint-Exupéry, qui complétait : « Revenir aux formats longs, 20 ou 30 feuillets, et rassembler toutes les familles du récit, tel est le concept de XXI. »
Mais ce choix a un prix. 15 euros le numéro, un montant qui risque d’être dissuasif pour certains. Le rédacteur en chef répond que XXI fait le même nombre de pages qu’un livre. Pour les fauchés ou ceux qui veulent maintenir le contact avec leur trimestriel entre deux numéros, il existe un site internet, www.leblogde21.com, tenu par Michaël Neuman, également présent à l’IPJ mercredi.
XXI – trimestriel – numéro 1 – 194 pages, 15 €
La bande annonce diffusée sur Dailymotion
Dimanche matin, à l’angle de la rue Gabriel Péri et de l’avenue de la République, non loin du boulevard de Stalingrad et de la rue Karl Marx, des militants communistes distribuaient des tracts aux passants du marché des Cités-jardins de Champigny.
Claude Gascard, maire-adjoint à l’action sociale pour les personnes âgées, fait partie du groupe présent de 10h à midi depuis deux semaines. Il est arrivé à Champigny en 1980 et a commencé par s’engager dans le monde associatif. Au fil des rencontres sur le terrain, il est devenu membre du PC en 1989 : « j’ai voulu m’engager pour aller plus loin dans l’action politique ». Les prospectus qu’il distribue sont destinés à faire venir les habitants aux réunions d’information du maire actuel, Dominique Adenot, et de sa majorité. « Dans ce quartier populaire, l’abstention est souvent élevée et elle défavorise le plus souvent les partis de gauche », précise le maire-adjoint.
La campagne n’a pas encore commencé dans cette ville de la petite couronne, l’un des derniers bastions de la banlieue rouge, mais on sent déjà que l’enjeu est d’importance. « On n’est pas sûr de gagner », lance Claude Gascard, qui se rappelle du scrutin de 2001 où son parti ne l’avait emporté que de quelques centaines de voix. Il relativise toutefois : « On va tout de même mieux ici qu’au niveau national. »
A ses côtés, Sabine Vacher fait le même constat. Cette militante, qui a grandi à Champigny et a été élevée dans une famille communiste, est entrée au parti en 1995 : « L’opposition est forte ici et même s’il existe une majorité d’habitants progressistes dans notre ville, on ne peut pas échapper au contexte national. Sarkozy et la droite sont en forme et la gauche est en panne. » Elle précise pourtant qu’elle n’est pas découragée par les faibles scores nationaux de son parti : « Je pense que le parti communiste a toujours de l’avenir car il propose un projet de société. » Elle cite en exemple la politique locale du logement : « Nous préférons construire des logements sociaux pour que tout le monde puisse se loger plutôt que de tomber dans la spéculation immobilière des villes de droite. »
Avec 39 % de logements sociaux, Champigny fait en effet figure d’exception dans cette partie du Val-de-Marne. Saint-Maur et Nogent, deux villes limitrophes gérées par l’UMP, affichent des taux respectifs de 5 et 10 %, bien loin des 20 % règlementaires.
En attendant, jusqu’aux scrutins des 8 et 16 mars prochains, Claude et Sabine seront fidèles au poste sur les marchés pour faire passer leur message.
L’opposition a soif d’alternance
Le parti communiste est en place depuis la Libération à Champigny. La ville où est enterré Georges Marchais est dirigée par Dominique Adenot depuis 2004, date à laquelle Jean-Louis Bargero, l’ancien maire en place depuis 30 ans, a quitté ses fonctions.
Vincent Chriqui, le candidat investi par l’UMP au mois de novembre, a d’ores et déjà annoncé que l’alternance serait un axe important de sa campagne. Lors des précédentes élections, en 2001, son parti avait réuni 49 % des voix au seconde tour et ne s’était incliné que de 400 voix. Cette fois, le candidat de la droite espère l’emporter.
Du côté de la majorité, on attend la décision du PS pour savoir s’il y aura de la concurrence à gauche. Mais cette éventualité est peu probable. Comme en 2001, le maire actuel devrait mener une liste d’union.
Invité par l’institut pratique de journalisme mercredi soir, le directeur général d’Action contre la Faim, Benoît Miribel, voit deux bonnes raisons pour une meilleure régulation des associations humanitaires : plus d’efficacité sur le terrain et moins de risques pour la diplomatie française.
« Lorsque j’étais en ex-Yougoslavie, je me souviens d’un groupe de Bretons qui était venu pour apporter de la nourriture. Ils n’avaient pas prévu que le maire, à qui ils donnaient les vivres, serait de mèche avec les milices locales et qu’il utiliserait ces provisions pour faire du chantage à la population, afin de les obliger à s’engager sous les armes. » Benoît Miribel évoque ainsi plusieurs erreurs d’humanitaires au grand coeur pour montrer « qu’on ne s’improvise pas humanitaire ». « Il faut savoir canaliser les initiatives qui partent de bons sentiments » ajoute-til. L’humanitaire doit être professionnel: il doit « analyser les besoins, recueillir l’acceptation des personnes qu’il veut aider, mettre en place toute une logistique et essayer de venir en aide aux plus vulnérables en priorité. » L’affaire de l’arche de Zoé n’a rien à voir avec l’action humanitaire selon le Directeur d’action contre la Faim. Ces gens là avaient une « méconnaissance totale du terrain », leur discours était délirant, ils accusaient les autres ONG qui les mettaient en garde contre leur projet d’entretenir le système. « Ces gens là sont en prison et tant mieux mais maintenant, la question se pose : le gouvernement doit-il réguler les ONG ? ». Benoît Miribel, qui est l’un des cinq membres du groupe de travail sur la régulation des ONG créé par Rama Yade à la suite du scandale de l’Arche de Zoé, répond par l’affirmative : « A l’heure où une majorité de gens s’informe par la télévision, un média qui fonctionne sur l’émotion, d’autres initiatives comme celle de l’Arche de Zoé sont à craindre. »
Le monde de l’aide humanitaire aurait besoin d’un « code de déontologie, un peu comme les médecins » pour être plus efficace sur le terrain affirme le DG d’Actions contre la Faim, qui compare le monde des ONG à une jungle. Enfin, il voit aussi un avantage à cette normalisation pour le gouvernement car, « en cas de crise, la diplomatie française est toujours impliquée malgré elle ». La professionalisation serait une garantie pour tous.