Bizarroid Park
Vous avez certainement tous entendu de la sortie cette semaine du dernier film de Gus Van Sant. Pour mémoire, le Gus en question réalisa il y a quatre ans Elephant, évoquant avec une esthétique bien différente de celle de Michael Moore la fusillade du lycée Columbine. On y voyait une évocation picturale de la sociologie de la jeunesse américaine névrosée. Et on se disait que les ricains feraient bien de réfléchir à leur politique de vente libre d’armes, sans pour autant avoir un éléphant barbu (sorry Michael) nous le démontrant par A plus B. En gros, c’était un chouette film !
Du coup, comment ne pas être exigent avec le réalisateur pour ce nouveau film ?! Et là, problème, le réalisateur prend les mêmes recettes et recommence. Mêmes scènes de longues traversées de couloirs de lycée au ralenti, avec les cheveux du jeune personnage principal se promenant de gauche à droite. On retrouve aussi la technique des séquences anachroniques : de temps à autres, le réalisateur inclue des scènes qui nous projettent dans l’avenir sans que l’on connaisse le sens de ces scènes (pas de contexte, pas de sens). Last but not least, les deux personnages principaux portent le même prénom : Alex.
Bref, Paranoid Park est beau, mais on a l’impression que l’esthétique ne sert qu’à compliquer une histoire trop simple (un ado tue accidentellement un homme… c’est tout). Le genre “film ado intelligent” ne bénéficie plus de l’état de grâce comme à l’époque où l’on fustigeait les séries ”American Pie”. Pour les fans absolus seulement.
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October 26th, 2007 at 2:02 pm
Nul ce film