Le Tour du re-renouveau…
On nous le promet depuis deux ans et la fin de l’ère Armstrong, mais cette année est la bonne : le Tour de France se met à la Contrex. Pourtant, c’est toujours dans un climat pesant que les organisateurs présentent aujourd’hui à Paris l’édition 2008. Le Monde.fr revient ainsi sur les trois dossiers en cours : le “passeport sanguin” obligatoire pour tous les coureurs ; le conflit opposant le Pro-Tour, circuit mondial défini par l’UCI, et les courses organisées par ASO, la société possédant notamment le Tour de France ; enfin, la droit revendiqué par ASO de choisir les équipes pouvant participer à la petite reine.
Ces vicissitudes font tant de bruit qu’elles semblent être la marque de fabrique de l’épreuve cycliste. En témoigne un micro-trottoire de RTL dans lequel les personnes interrogées sèchent lorsqu’on leur demande le nom du vainqueur du Tour 2007. L’une d’elles admet : “on s’intéresse aux affaires de dopage, plus vraiment aux résultats”. Il est vrai qu’on ne sait plus dans quelle catégorie classer le lauréat Alberto Contador, mis en cause dans l’affaire Puerto et qui vient d’intégrer la sulfureuse formation Astana, à la suite de son directeur sportif Johan Bruyneel (voir photo).
Dans une interview accordée au quotidien L’Equipe (25/10/07), le coureur élude la question du dopage sur le Tour 2007 en rappelant qu’en 2004 il a “manqué de perdre la vie” et qu’il a “un frère handicapé, mais qui, chaque jour, fait preuve d’une soif de vie énorme”. On en a les larmes aux yeux.
Dans ce contexte, ASO refuse de céder au pessimisme. Sur le site officiel du Tour, Christian Prudhomme insiste dans son éditorial sur le départ qui sera donné le 5 juillet prochain en Bretagne. Le Directeur du Tour de France revient sur les illustres vainqueurs des grandes boucles débutées en terre armoricaine (Coppi, Merckx, Hinault) et affirme : “un Tour qui s’élance de Bretagne ne peut couronner qu’un géant”. Il ne reste plus qu’à espérer que le futur géant n’aura pas des mollets d’argile.
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