Les récents résultats des championnats du monde d’Osaka furent une désillusion pour la Fédération française d’athlétisme. Pourtant, la « fissure » de cette vitrine ne doit pas faire oublier que derrière se cachent de nombreux amateurs passionnés. Maxime Tellier, 24 ans, pratique le demi-fond depuis onze ans à l’Association sportive amicale de Maison-Alfort, en banlieue parisienne. Pour lui, l’échec des « stars françaises » au Japon fait partie des aléas du sport et n’ébranle aucunement sa passion.

Car l’athlétisme c’est d’abord le goût de l’effort. A raison de quatre entraînements hebdomadaires de deux heures et par tous les temps, Maxime fait montre d’une volonté de fer. De plus, la piste occupe une large place dans l’emploi du temps déjà bien chargé de cet étudiant en journalisme. Maxime n’imagine cependant pas quitter ce sport. S’il a opté pour l’athlétisme au moment des J.O. d’Atlanta en 1996, il se garde de rêver trop haut. Certes, un « pic de forme » en 2004 lui permit d’atteindre la finale du 800 m. des championnats de France Jeune. Mais il sait qu’il ne suivra pas les traces de Marc Raquil, formé lui aussi à Maison-Alfort.

Sa motivation, Maxime la trouve dans sa relation affective avec son club. Ses partenaires sont devenus des amis. Lors du Challenge annuel des clubs, l’athlétisme permet de chercher le dépassement de soi au service d’un groupe. Ainsi, loin des récompenses et des affaires de dopage, le sport amateur continue de faire vivre les valeurs de courage et de solidarité.



One Response to “Portait TGV de Maxime Tellier”

  1.   Eklektik blog Says:

    Portrait TGV de Matthieu Payen…

    Une année décisive
    Matthieu vient d’intégrer la promotion d’une école de journalisme (l’IPJ à Paris). Du haut de ses 24 ans, il revient sur son parcours, plus précisément sur son année américaine où est née sa vocation alors qu’il é…

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