Le blog de Marie-Laure
« Je n’ai jamais dit que mon ADN était à moi… » L’audition d’Antonino Di Mino devant la cour d’assises de Paris, vendredi, avait un petit air de surréalisme. Chemise noire, veste beige et grosse croix en or autour du cou, le garagiste de Drancy a joué au chat et à la souris pendant près de cinq heures avec la présidente de la cour, Janine Drai. Un jeu dangereux…
(Crédit photo AFP)
Un temps soupçonné de complicité dans l’évasion d’Antonio Ferrara de la prison de Fresnes, Di Mino avait admis connaître trois des accusés avant de se rétracter. C’est sur la base de ces déclarations que Zaher Zenati, qui lui « donnait un coup de main de temps en temps au garage », se retrouve dans le box des accusés. C’est aussi dans son garage de Drancy (Seine-Saint-Denis) que stationnait une ambulance dont la trousse de secours a été utilisée pour soigner un membre du commando blessé dans l’attaque à l’explosif de la maison d’arrêt.
Mais Zenati a toujours nié. Sa mère avait écrit au juge d’instruction pour clamer l’innocence de son fils. Une lettre « signée par la main maladroite de quelqu’un qui ne maîtrise pas l’écriture, mais qui a osé », précise la présidente. Elle serait même, selon Zaher Zenati, allée au garage pour dire deux mots à Di Mino. « Tu as gâché ma vie en envoyant mon fils en prison », lui aurait-elle dit.
« On n’est pas dans un film ni au théâtre ! »
A la barre pourtant, Di Mino affirme n’avoir jamais causé avec la mère de Zenati ni même l’avoir vue dans son garage. « C’est un menteur !! Il a rencontré ma mère. Elle passe devant son garage quand elle va au marché. Elle lui a parlé ! », s’insurge Zenati, qui s’est levé d’un bond dans le box des accusés.
De moins en moins convaincant, Di Mino persiste : « Elle passe peut-être devant mon garage pour aller au marché mais elle n’est pas rentrée dedans… » Dans le public, les remarques fusent. « Il le fait exprès ? », demande une habituée. « C’est un clown ! », s’exclame un autre. La présidente Drai commence à perdre patience : « Est-ce qu’on pourrait savoir la vérité, Monsieur Di Mino ? » « Allez-y, je vous écoute », lui répond-il.
Puis, il finit par lâcher du bout des lèvres : « Oui, j’ai vu Mme Zenati. Elle est passée devant mon garage mais elle n’est pas rentrée. Je lui ai parlé ». Stupeur. Dans son fauteuil, Janine Drai se redresse. « Monsieur, vous avez fait un faux témoignage, tonne-t-elle. Soit ce soir, soit ce matin. A la question de l’avocate de M. Zenati, vous avez dit que vous n’avez pas vu sa mère. Tout à l’heure je vous l’ai demandé aussi, vous avez dit non. Vous voulez que je vous lise les textes sur le faux témoignage ? »
Impassible, Di Mino s’enfonce dans ses réponses fumeuses : « Vous m’avez demandé si elle était rentrée dans le garage. Mais si je l’ai vue devant le garage, c’est qu’elle n’est pas rentrée. » La présidente s’impatiente : « On n’est pas dans un film ni au théâtre ! Vous savez ce qu’est un faux témoignage ? » « Oui. » « Vous admettez avoir fait un faux témoignage ? » « Non. »
Dans le box Ahmed Illouli se lève. « Monsieur Illouli, comme votre avocat n’est pas là, vous saviez bien que je vous autoriserais toujours à poser des questions », lui indique la présidente.
« J’ai entendu dire que Monsieur Di Mino a été mis en examen dans cette affaire. Je voulais savoir s’il avait subi une expertise psychiatrique ? » Murmures dans la salle. La présidente Drai semble perplexe. « Non », répond-elle. « Ca aurait peut-être été utile », lance Illouli, goguenard. Rires nourris dans le box. La mine déconfite, Di Mino quitte la salle.
Bonne année 2008 !
Happy New Year !
Gutes Neues Jahr !
Feliz Año Nuevo !
Felice Anno Nuovo !
Onnellista Uutta Vuotta !
Godt Nytr !
Bloavez Mat !
Bon Lanné !
Gelukkig Nieuwjaar !
E Gudd Neit Joër !
Ia Ora Te Matahiti Api !
Kali Chronia !
Akemashite Omedetô !
Tashi Délek !
Un peu de Copains d’avant et de Myspace, un arrière goût de Secret Story et une touche de Big Brother, voilà Facebook ! Lancé en 2004 par trois copains de Harvard, Facebook était au départ, pour les étudiants de cette prestigieuse université américaine, le moyen de mieux se connaître. Puis le réseau s’est étendu à d’autres facs américaines et enfin au web entier. Aujourd’hui Facebook compte plus de 55 millions d’utilisateurs actifs.
Grande nouveauté ces derniers jours : Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, vient d’annoncer que les publicités seront désormais ciblées en fonction des informations personnelles contenues dans les profils des utilisateurs. Le Monde rappelle cependant que Facebook n’est pas le premier à se lancer dans une telle opération. Myspace et Google ont déjà leurs outils de publicité ciblée.
Sur Facebook, c’est Virgin Mobile qui sera la première marque française à participer à l’opération, nous apprend 20 Minutes. Une application permettra de trouver son double, en fonction de plusieurs critères, dont la question “êtes-vous détendu?” en référence au slogan de Virgin Mobile.
Mais depuis quelques jours la colère monte chez certains utilisateurs. Des groupes ont déjà été créés pour appeler à la résistance. “Contre la publicité sur Facebook” compte déjà 4192 membres et ” Non à la vente de nos données personnelles Facebook aux sociétés marketing” rassemble 2780 personnes. Une goutte d’eau dans l’univers Facebook.
Certains sont même prêts à quitter le réseau, annonce Le Monde.
Jacques Rosselin, un internaute, signe une tribune dans Métro pour nous expliquer “pourquoi (il) quitte Facebook…” Outre l’annonce de l’arrivée des publicités ciblées, c’est l’intérêt de Facebook que Jacques Rosselin remet en question. “C’est gratifiant au début, puis on comprend vite ce que le mot ‘friend’ veut dire au sens Facebookien : c’est quelqu’un qui veut ‘réseauter’ socialement avec vous” écrit-il. Et que sa fille veuille devenir son Friend, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !
Quant à moi, je suis sur Facebook depuis seulement un mois et si la pub ne m’envahit pas j’y resterai. Facebook m’a permis de retrouver des amis perdus de vue depuis longtemps. Je vais d’ailleurs en revoir quelques uns au café d’en bas dans cinq minutes…
Aujourd’hui, 6ème jour de grève dans les transports en commun. 8h16, heure de pointe, gare Saint-Lazare, je sors de la ligne 14. Je m’attends à mettre plus de dix minutes à sortir.
En effet, depuis une semaine, remonter les cinq escalators qui amènent à la surface s’apparente plutôt à un parcours du combattant… Jouer des coudes dans les escaliers, éviter les coups de sac des femmes pressées, faire attention aux papis et mamies un peu perdus au milieu de cette foule hostile de travailleurs en retard, les obstacles sont aussi nombreux qu’inattendus.
Mais ce matin, surprise ! Les couloirs ne sont pas bondés, pas besoin de marcher sur les pieds de son voisin pour se frayer un chemin… que se passe-t-il ?
Un coup d’oeil à la une du journal que me tend “Monsieur 20 Minutes” devant la gare : Mobilisation tous publics. Tout s’éclaire ! Que n’y ai-je pensé plus tôt ? La moitié des fonctionnaires est en grève aujourd’hui, ils n’ont pas besoin de prendre le métro…
Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui j’ai pu dire “Merci les fonctionnaires !” et “Merci la grève !”