Le blog de Marie-Laure
Après un dernier combat, Hillary Clinton s’apprête à reconnaitre sa défaite dans la bataille qui l’opposait à Barack Obama pour l’investiture démocrate à l’élection américaine. Elle devrait annoncer demain son soutien au sénateur de l’Illinois.
Il y a deux ans déjà, l’ancienne Première Dame ne cachait pas ses ambitions mais les sondages n’étaient pas au rendez-vous. Trop frileux pour élire une femme à la tête de leur pays, les Américains ??
Article publié dans Les Echos, le 17 juillet 2006.
Pour tous ceux qui ont un peu de mal en maths…
En cette période d’élections primaires aux Etats-Unis, voilà un petit article sur la place des femmes dans la politique américaine.
Publié dans Les Echos, le 12 juillet 2006
Image insolite après une conférence de presse donnée par Hillary Clinton dans l’Iowa. Alors que la candidate démocrate à l’investiture pour les élections présidentielles de 2008 s’apprête à prendre congé des journalistes, un de ses assistants soulève un rideau pour lui permettre de s’eclipser. Il fait alors vaciller un des drapeaux qui entraine toute la rangée dans sa chute.
Mauvais présage pour l’ancienne Première Dame des Etats-Unis qui doit faire face aux critiques grandissantes ? Depuis l’incident, de nombreuses mauvaises langues ne cessent de répéter que “quand Hillary passe, l’Amérique trépasse”.
Mais un bloggeur défend bec et ongles sa candidate préférée. Selon lui, il ne peut s’agir que d’un coup monté de ses adversaires et le prouve à grand renfort de captures d’écran ! Vous laisserez-vous convaincre par sa brillante démonstration ?
Alors que ce matin encore, les Français ont eu du mal à aller travailler, nos voisins européens parlent de plus en plus de la grève qui paralyse nos transports.
La BBC s’interroge sur les raisons de ce mouvement. Nicolas Sarkozy a été élu parce qu’il promettait une « rupture » et que les Français voulaient du changement. Alors pourquoi, seulement sept mois après son élection, les cheminots, mais aussi les électriciens, les gaziers, les enseignants, les magistrats, les étudiants et les fonctionnaires, se mettent-ils en grève ? Pour les Anglais, les syndicats suivent une procédure bien établie : le gouvernement appelle à un changement radical et fait des propositions, les catégories concernées paralysent le pays et la réforme est suspendue. Le blocage serait donc le seul moyen de se faire entendre. Pour Le Temps, c’est même une “idéologie”. La défense des intérêts d’un groupe ne passe que par la perturbation de l’espace public. Mais avec 69% des Français qui soutiennent Nicolas Sarkozy, la révolution n’est pas encore pour demain affirme le Financial Times Deutschland.
Le Président n’est d’ailleurs pas disposé à abandonner la réforme. Il ira “jusqu’au bout”, rappelle le Tagesspiegel. Frédéric Dabi, le directeur des études politiques de l’Ifop, explique, dans Le Soir, la stratégie de Nicolas Sarkozy. Être “en première ligne sur tous les dossiers” c’est sa position. Analyse différente pour Le Temps qui décrypte la stratégie médiatique du Président. Rester en retrait puis s’exprimer à la fin de la crise pour annoncer sa victoire, tout en veillant à ne pas humilier les syndicats, c’est l’équilibre difficile à atteindre. Mais comme le rappelle le Süddeutsche Zeitung, Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont tenté jusqu’au dernier moment d’éviter la grève. Les portes de l’Elysée sont restées ouvertes même après le début du mouvement. Bernard Thibault, de la CGT, est lui aussi ouvert au dialogue. Le Tagesspiegel brosse d’ailleurs le portrait de ce syndicaliste au “look de Beatles” avec sa “coupe champignon”.
La grève des cheminots français a également touché les pays voisins, puisque à l’instar des liaisons entre la France et la Luxembourg de nombreux trains frontaliers ont été supprimés. L’Eurostar a aussi été affecté. Les passagers qui l’empruntaient pour sa première sortie de la Gare de Saint-Pancras à Londres avaient été invités à reporter leur voyage. La BBC note que les voyageurs ont dû user de malice pour pouvoir se rendre au travail. Et certains ont même su tirer profit de la grève.
Un mont Jackie Chan ? C’est ce qu’a promis le Kirghizistan à l’acteur de films d’action et spécialiste de kung-fu. Jackie Chan devrait, en effet, se rendre au Festival de cinéma d’lssyk-Koul en septembre et, « lorsqu’il viendra, nous lui offrirons une montagne », à annoncé l’organisateur du festival, Bolot Chamchiev.
Connu pour ses cascades l’acteur, originaire de Hong-Kong, n’est pas le premier à voir une montagne kirghize rebaptisée en son honneur. L’ancien président russe Boris Eltsine ainsi que le cinéaste Sergueï Guerassimov ont déjà leur sommet. Avec près de la moitié de son territoire au-dessus de 3 000 mètres d’altitude, le pays a de quoi honorer d’autres personnalités.
La présence de Jackie Chan pourrait être une aubaine formidable pour le festival kirghiz. Le ministre des Finances s’est, en effet, déclaré prêt à faire le nécessaire pour qu’il devienne le « Festival de Cannes kirghiz ». Tout un programme !
Publié dans Le Point, n°1820, paru le 2 août 2007
Quand les élèves notent les profs
En Allemagne, “évaluation” est devenue un mot magique. Pas une semaine ne passe sans qu’un président d’université ne déclare fièrement que son établissement ou l’une des matières qui y est enseignée figure parmi les dix premiers de sa catégorie. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’évaluer les professeurs, le son de cloche est tout à fait différent.
Un étudiant berlinois a créé en novembre 2005 le site Internet www.meinprof.de afin de permettre aux étudiants de tout le pays d’évaluer leurs enseignants. 30.000 étudiants ont déjà sauté sur l’occasion de remplir le bulletin de leurs profs. Ils ont ainsi pu les évaluer en fonction de sept critères dont l’intérêt et la clarté du cours, le matériel mis à disposition ou l’aide apportée. Les concepteurs du site établissent ensuite des classements des quelque 24.000 enseignants répertoriés à partir des données récoltées.
Mais ces classements ont mis le feu aux poudres. Les professeurs les moins bien notés craignent que leur réputation soit ternie par ces résultats. D’autres voient dans ce site une atteinte à leur vie privée.
L’autorité de surveillance en matière de protection des données personnelles de Berlin soutient d’ailleurs les opposants au site. « Vu la tonalité subjective, la faible possibilité de contrôle et le fort risque de malentendus », cet organisme considère que l’évaluation par les étudiants viole les droits des enseignants. Et ajoute que l’appréciation pourrait causer d’« importants préjudices» à certains d’entre eux. L’organisme laisse jusqu’à demain aux administrateurs du site pour le remanier complètement ou le supprimer. Les étudiants berlinois à l’origine du projet se retranchent derrière l’argument de la liberté d’opinion et d’expression.
Certains professeurs regrettent tout de même cette levée de boucliers contre le site. Parmi eux, Martin Reuter, numéro un du classement, qui permet depuis plusieurs années déjà à ses étudiants d’évaluer ses cours. Selon lui, « les étudiants paient et exigent, à raison, de recevoir de bonnes prestations ».Mais il comprend les critiques adressées au site Internet − les notes données par des étudiants étrangers à l’université ne sont pas représentatives. Quoi qu’il en soit, le site risque de continuer à faire parler de lui car il entretient un vieux rêve d’écolier : pouvoir régler ses comptes avec les « tortionnaires » qui font souffrir tout au long de l’année.
“En Marge” publié le 14 août 2006 dans Les Echos