août
01
Filed Under (Diaporama, Découverte, Insolite, Photos, Sortir) by Marie-Laure on 01-08-2008

Après avoir découvert les échoppes de la cité médievale, il est temps de penser à ripailler ! Toute la bonne société est invitée au banquet.

Pour animer le repas, les troubadours viennent pousser la chansonnette et faire danser les invités.

août
01
Filed Under (Diaporama, Découverte, Insolite, Photos, Sortir) by Marie-Laure on 01-08-2008

Point de Jacquouille la Fripouille ou du Comte Hubert de Montmirail à l’horizon. Ils n’auraient pourtant pas déparaillé au milieu des échopes de Souvigny.

Pendant une semaine, la cité clunisienne fait un bond dans le passé et revit à l’heure du XIIIè siècle. Gueux, troubadours, gentes dames et damoiseaux se croisent dans les ruelles pavées, sous l’oeil bienveillant de Dame Béatrix et Sire Robert de Clermont, les seigneurs des lieux.

juil
24
Filed Under (Diaporama, Découverte, Paris, Photos) by Marie-Laure on 24-07-2008

Après avoir passé sept ans sous les échaffaudages pour se refaire une beauté, la Tour Saint-Jacques dévoile enfin ses plus beaux atours. Balustrades, gargouilles et chimères ont été rénovées par une armée de tailleurs de pierre et de sculpteurs.

L’ancien clocher de l’église Saint-Jacques, point de départ du pèlerinage vers Compostelle et reconverti en station météo, avait bien besoin d’un petit lifting. Les Parisiens n’en gardaient que le souvenir d’une tour noircie par la pollution et les intempéries.

Vingt à trente compagnons ont donc pris soin de la tour pendant deux ans et demi. Les pierres ont été nettoyées par projection de minuscules grains. Certaines pierres, trop abîmées ont été déposées et remplacées par des matériaux provenant des mêmes carrières. Au total, ce sont 925 pièces de remplacement qui ont été sculptées.

juil
21
Filed Under (Diaporama, Découverte, Paris, Photos) by Marie-Laure on 21-07-2008

A l’occasion de la présidence française de l’Union Européenne, la Tour Eiffel s’habille en bleu. Toutes les nuits, pendant deux mois, Parisiens et touristes pourront admirer le monument le plus visité de France, éclairé en bleu et paré des douze étoiles de l’Europe.

juin
24
Filed Under (Diaporama, Découverte, Paris, Photos) by Marie-Laure on 24-06-2008

Jusqu’au 1er juillet, le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris accueille un jardin éphémère. Rheum Palmatum ‘Atropurpureum’, Festuca glauca et Carex Buchanaii font partie des 119 000 plantes que vous pourrez y découvrir.

Un petit bassin où flottent nénuphars et lentilles d’eau vous attend également. Attention, la baignade n’y est pas autorisée (si tant est que la couleur et l’odeur de l’eau ne vous en n’aient pas dissuadé…) !

juin
17
Filed Under (Diaporama, Découverte, Paris, Photos) by Marie-Laure on 17-06-2008

mai
02
Filed Under (Découverte, Paris, Sortir) by Marie-Laure on 02-05-2008

Pour réussir à Hollywood, il faut faire parler de soi. Une histoire d’amour, c’est bien. Avec une femme, c’est mieux.

Mitchell, jeune premier de son état, de passage à New-York, tombe amoureux… d’Alex, un séduisant gigolo. Pour Diane, son impresario, c’est la fin du monde. Avec un cynisme à toute épreuve, elle va s’attacher à faire de lui la gloire que tout Hollywood s’arrache. Quel qu’en soit le prix…

Avec un humour grinçant, Douglas Carter Beane décrit l’univers impitoyable, non pas de Dallas, mais du monde du cinéma. Pour son rôle, Raphaëline Goupilleau vient de recevoir le Molière de la révélation théâtrale. Elle présente, avec Arnaud Binard, la pièce en vidéo ici.

Une souris verte, au théâtre Tristan Bernard

De Douglas Carter Beane
Adaptation de Jean-Maris Besset
Mise en scène de Jean-Luc Revol
Avec Raphaëline Goupilleau, Julie Debazac, Edouard Collin, Arnaud Binard

Jusqu’au 31 mai 2008
du mardi au samedi (deux représentations le samedi)
64 rue du Rocher
75008 Paris

mar
24
Filed Under (Diaporama, Découverte, Paris) by Marie-Laure on 24-03-2008

Cette année encore les talons aiguilles n’étaient pas les chaussures les plus appropriées pour se rendre au Panthéon pendant le week-end de Pâques… Après trois jours de pluie presque ininterrompue, la pelouse installée au pied des “marches de la place des grands hommes” ressemblait plus au gazon du Stade de France après un match du Tournoi des VI Nations qu’à un green de golf bien entretenu. Mais pour faire une BA il faut parfois salir ses chaussures…

L’institut Curie organisait pour la cinquième année consécutive l’opération “Une jonquille pour Curie” destinée à récolter des fonds pour la recherche sur le cancer. Le principe : en échange d’un don, on repart chez soi avec des jonquilles fraîches ou même un pot de bulbes de jonquilles.

Les éditions précédentes ont permis de réunir près de 400 000 euros. Cette année les fonds seront consacrés à la recherche en immunothérapie.

Si vous avez raté le “vrai” jardin, vous pouvez toujours planter des jonquilles dans le jardin virtuel ici.

mar
03
Filed Under (Articles, Diaporama, Découverte, Photos) by Marie-Laure on 03-03-2008

 

Le jeune Louis XIV est un roi très riche et plutôt que de conserver son argent dans des coffres, il le confie aux orfèvres de la manufacture royale des Gobelins. Ces derniers ont pour mission de le transformer en objets et meubles d’apparat. L’objectif est simple : Louis XIV veut éblouir…

A l’époque la plus faste, la collection royale compte près de deux cent pièces d’argent massif. Le roi Soleil émerveille les courtisans lors des “soirées d’appartement” qu’il donne trois fois pas semaine.

La réception du Doge de Gênes et celle des ambassadeurs de Siam (en 1685 et 1686) dans la Galerie des Glaces, tout juste achevée, finissent de bâtir la renommée du mobilier d’argent de Louis XIV.

Mais dès 1689, le roi doit faire fondre ses meubles pour financer la guerre. En moins de six mois, les fours de la Monnaie font disparaitre vingt tonnes de meubles. Une très mauvaise opération, puisque le roi n’en retire que deux millions de livres, bien moins de les dix millions que lui avaient coûté les meubles.

Ce sont donc des meubles des cours étrangères, principalement du château danois de Rosenborg, qui sont présentés à Versailles jusqu’au 9 mars. Tables, miroirs, plateaux, bassins… le tout éclairé à la bougie, pour recréer l’ambiance de l’époque.

Une exposition magnifique à découvrir rapidement, malgré la foule…

fév
07

2008, année du rat 

Le 7 février 2008, les asiatiques entrent dans l’année du rat. Pour fêter la nouvelle année, ils organisent des défilés en Asie mais aussi dans toute la diaspora. La danse du lion, qui chasse les mauvais esprits et apporte la prospérité pour toute l’année, est le point d’orgue des festivités qui durent une semaine. Dans le XIIIè arrondissement de Paris, les jeunes asiatiques du quartier chinois préparent cet événement dès le mois de décembre.

« Lâchez et envoyez ! Je veux du mou ! Pensez à une trompe d’éléphant ! » Drôles d’exercices sous les paniers de basket du gymnase de la rue Caillaux, dans le XIIIè arrondissement de Paris. Le cours de kung-fu de Maître Quach vient de commencer. Une trentaine d’élèves, de 7 à 25 ans, enchaîne les mouvements que montre le Maître. Dans un coin de la salle, huit garçons s’entraînent à part avec un professeur. Ils préparent la danse du lion.

La danse du lion est un art martial pratiqué dans les écoles de kung-fu traditionnelles. « Tous les pas de base de la danse du lion sont dérivés du kung-fu. » explique Sébastien, 19 ans, dont quatre de danse du lion. Il faut donc maîtriser parfaitement la technique. Et gare à celui qui n’est pas assez précis dans ses mouvements. « Ce n’est pas le cours de tecktonik ici ! », s’écrit le professeur en se moquant de ceux qui ont plus l’air de se recoiffer que de combattre.

Pour Sébastien, faire la danse du lion s’est imposé comme une évidence. « Je n’ai pas l’esprit communautariste, mais quand même, c’est important que ça soit asiatique » explique l’étudiant d’origine vietnamienne. L’école de danse du lion, c’est aussi une seconde famille pour tous les danseurs. « Il y a une bonne ambiance, on fait des soirées » apprécie le jeune homme. La troupe passe effectivement beaucoup de temps ensemble. Les répétitions du samedi après-midi se prolongent parfois jusque dans la soirée et finissent souvent autour d’une soupe de nouilles au restaurant voisin.

Chance et prospérité

Pour Nach, 17 ans, la danse du lion « c’est un sport comme les autres. Certains font du volley, moi j’ai choisi la danse du lion. » Et c’est effectivement sportif. Force et précision sont les éléments de base de la danse du lion. Deux danseurs sont nécessaires pour animer l’animal : un pour la tête et un pour la queue. Le premier, debout, manœuvre la tête du lion, fait bouger ses yeux, ses oreilles et sa bouche. Le second, recouvert de tissu, est courbé et tient son partenaire par la taille. Il doit aussi porter le premier danseur pour réaliser des figures. Il lui faut donc suffisamment de force pour supporter le poids de son camarade et de la tête du lion qui pèse environ trois kilos. Les danseurs évoluent au rythme d’un tambour, d’un gong et des cymbales qui rappellent une musique de guerre.

La danse du lion symbolise une légende ancestrale chinoise. On raconte que dans les temps anciens, un lion affamé descendit d’une montagne pour se nourrir. Il arriva dans un village où ne se trouvaient que des enfants, dont les parents étaient partis aux champs. Le lion fouilla les maisons mais ne trouva que de la salade à manger. Pour alerter leurs parents, les enfants firent le plus de bruit possible avec ce qu’ils pouvaient trouver : des tambours, des pétards, … Effrayé par le bruit, le lion s’enfuit.

La danse reproduit cette légende du lion à la recherche de nourriture. Il se nourrit des offrandes qui sont faites aux dieux et de la salade qu’il trouve sur son chemin. Une fois rassasié, il est surpris par les pétards et s’enfuit après avoir apporté chance et prospérité. Le lion, que nombre de spectateurs prennent pour un dragon, ressemble plutôt à un gros chat avec de grands yeux et une bouche barbue. Il se caractérise aussi par une corne pointue sur le front, symbole de puissance. A l’origine, les couleurs des lions étaient codifiées : jaune pour la majesté et la bienveillance, rouge pour la bravoure et l’intelligence, noir pour le physique et vert pour la jeunesse.

« Les Chinois gardent toujours leur culture »

Patrick, un fervent admirateur des danseurs, assiste à toutes les répétitions, aux démonstrations et donne parfois un coup de main pour jouer du tambour ou des cymbales. Originaire du Vietnam, mais né au Cambodge, il est arrivé au début des années 1970 à Paris. « J’aurai bien aimé faire la danse du lion. Mais à cette époque, il n’y avait pas encore vraiment de communauté asiatique ici. Maintenant je suis trop vieux » raconte-t-il. Au fur et à mesure de l’arrivée des boat people, le quartier chinois du XIIIè arrondissement est né. Et les traditions ont pu se perpétuer. Selon Patrick, « les Chinois gardent toujours leur culture, où qu’ils soient et qu’elle que soit la modernité qui les entoure. Ils peuvent rouler en Mercedes, prier les dieux devant l’autel ou assister à la danse du lion sera toujours très important pour eux. »

Pour les répétitions de la danse du lion, point de tutus ou de ballerines. Tous les élèves portent un pantalon sombre, une ceinture noire et le T-shirt à l’effigie de l’école : sur la poitrine trois idéogrammes chinois pour le nom de l’école, Yeng Mow Tang (littéralement, « l’école des héros en arts martiaux ») et dans le dos, un tigre et la constellation du Tigre qui représentent la force.

Après une heure et demi d’entraînement, les élèves doivent libérer le gymnase. Mais le cours n’est pas terminé pour autant. Les danseurs continuent dehors, devant le local de l’école. Malgré le froid cinglant qui touche Paris depuis deux jours, ils enchaînent portés et sauts. Ils ont enfilé les bas de costume du lion, des pantalons orange à fourrure blanche ou argenté à fourrure rouge. Sébastien a même apporté ses chaussures recouvertes de fourrure rouge. C’est lui qui les a fabriquées, raconte-t-il fièrement. Les costumes de l’école ont été fabriqués en Malaisie. « Il y a beaucoup de gens qui nous demandent si on les vend », s’amuse Patrick, « mais non, ils sont tellement beaux qu’on les garde ! Et puis ça coûte cher.»

« Les conditions de répétitions ne sont pas faciles ici »

Les mouvements des lions s’apparentent à de vraies chorégraphies que les danseurs répètent sans relâche. Le moindre faux-pas peut entraîner une chute. Lorsqu’ils dansent au sol, ça n’est pas très grave. Mais il leur arrive aussi de danser sur des poteaux de 1 mètre à 1,70 mètre de hauteur, qui représentent les obstacles que le lion rencontre sur son chemin. Les élèves de Maître Quach s’entraînent particulièrement à danser sur les poteaux car l’année dernière, lors de leur démonstration devant le magasin Tang Frères, le plus important du quartier, ils sont tombés. Le patron, Bounmy Ratanavan, n’était visiblement pas content, se souvient Patrick. « Ca porte malheur ! », explique-t-il. Il faut dire que les Chinois sont très superstitieux. Selon une autre croyance, les lions doivent être en nombre impairs sinon cela porte également malheur.

« L’écart de niveau entre les danseurs français et asiatiques est de plus en plus grand », regrette le Maître, « car les conditions de répétition ne sont pas faciles ici. » « En Asie, il fait plus chaud, et ici nous n’avons pas l’autorisation de jouer du tambour », poursuit-il. L’école participe tous les deux ans aux championnats mondiaux de danse du lion en Malaisie, mais les résultats ne sont pas brillants. En revanche, les danseurs de l’école Yeng Mow Tang sont champions de France de leur discipline. Leur renommée leur a valu la visite du Maire de Paris, Bertrand Delanoë, mais aussi de Nicolas Sarkozy, alors ministre et même de François Mitterrand lorsqu’il était Président. Ce dernier a baptisé la tête d’un lion noir, qui trône aujourd’hui au dessus de la porte du local de l’école.

Demain, tous les danseurs se retrouveront pour une démonstration à la sortie de la messe en chinois de l’église Notre-Dame de Chine qui jouxte l’école. Malgré la température glaciale et l’interdiction de porter des gants, ils seront tous là, plus motivés les uns que les autres. « Ils sont amoureux de la danse du lion ! », résume Patrick.