Le blog de Marie-Laure
Cette année encore les talons aiguilles n’étaient pas les chaussures les plus appropriées pour se rendre au Panthéon pendant le week-end de Pâques… Après trois jours de pluie presque ininterrompue, la pelouse installée au pied des “marches de la place des grands hommes” ressemblait plus au gazon du Stade de France après un match du Tournoi des VI Nations qu’à un green de golf bien entretenu. Mais pour faire une BA il faut parfois salir ses chaussures…
L’institut Curie organisait pour la cinquième année consécutive l’opération “Une jonquille pour Curie” destinée à récolter des fonds pour la recherche sur le cancer. Le principe : en échange d’un don, on repart chez soi avec des jonquilles fraîches ou même un pot de bulbes de jonquilles.
Les éditions précédentes ont permis de réunir près de 400 000 euros. Cette année les fonds seront consacrés à la recherche en immunothérapie.
Si vous avez raté le “vrai” jardin, vous pouvez toujours planter des jonquilles dans le jardin virtuel ici.

Pour Olivier Dussopt, benjamin de l’Assemblée Nationale, les élections municipales sont avant tout un enjeu national.
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Les municipales doivent-elles être un enjeu national ou local ?
C’est une élection donc c’est forcément un enjeu national. C’est une élection qui se déroule le même jour partout en France et qui se fait sur la base, en tout cas dans les plus grosses communes, d’orientations politiques pour la définition des programmes donc c’est forcément une élection nationale. Le facteur local entre également en compte puisqu’on parle de projet local, de gestion de commune, de sanction positive ou négative de bilan ou de projet. Il y a donc les deux, mais c’est une bonne occasion de donner un message politique au niveau national.
Est-ce que ca peut être un vote sanction ?
Ca ne sera pas que ça, heureusement d’ailleurs. Mais ça peut l’être aussi. C’est l’occasion pour les Français de dire, par les choix qu’ils font aux municipales, que ça suffit. Sur les questions du pouvoir d’achat, les questions de sécurité sociale, aujourd’hui c’est le temps de la désillusion. Les Français qui ont cru aux prommesses de Nicolas Sarkozy en sont pour leurs frais. C’est aussi l’occasion de le dire et de le regretter. Le gouvernement doit écouter ce que disent les Français. Par conséquent, il faut que les Français lui disent des choses.
Quelle peut être l’influence des municipales sur les partis ?
Pour le PS, si nous gagnons les municipales nous serons dans une dynamique plus positive et nous sortirons de nos affrontements de tribus, de tout ce qui nous ravage ces derniers temps.
Qui a plus à perdre ou à gagner lors de ces élections ?
Il suffit de regarder les déclarations de tel ou tel responsable national. C’est la droite qui a tout à perdre. Puisqu’ils s’évertuent à nous dire, à nous répéter que ça ne doit plus être, contrairement à il y a dix jours d’ailleurs, un enjeu national mais un enjeu local. Je crois qu’ils ont pris conscience des limites de leur politique, des limites de l’acceptation de leur politique et des risques qu’ils prennent lors des municipales.
Les municipales sont-elles l’occasion de plus d’ouverture ?
Les municipales doivent se faire sur des valeur et des programmes. Je suis candidat aux municipales, soutenu par le MoDem mais sans qu’il y ait un d’accord politique et programmatique parce que les différences étaient encore trop fortes. Le MoDem considère simplement dans ma ville que le projet que je porte répond mieux, en tout cas moins imparfaitement, à leurs attentes que celui porté par l’UMP donc je n’ai pas à craindre l’ouverture. Là où je la crains c’est quand on renonce à nos valeurs pour aller ratisser, non pas des électeurs, mais des candidats issus d’un peu partout sous prétexte de stratégie.
Elu député en juin 2007 à 28 ans, Olivier Dussopt est le benjamin de l’Assemblée Nationale. Opposé au député UMP sortant, Gérard Weber, dans une circonscription qui avait majoritairement voté pour Nicolas Sarkozy, il l’emporte pourtant.
Malgrés son jeune âge, Olivier Dussopt n’est pas novice en politique. Entré au Parti socialiste en 2000, il devient l’année suivante l’assistant du sénateur Michel Teston, également Président du Conseil général de l’Ardèche. Dès 2004, il se présente sur la liste socialiste des élections régionales mais n’est pas élu. Il multiplie alors les engagements au sein du Parti socialiste au niveau local en Ardèche et devient le numéro 2.
Olivier Dussopt a été élu secrétaire de l’Assemblée Nationale et siège à la Commission des Affaires économiques, de l’environnement et du territoire.
En décembre dernier, il a annoncé sa candidature aux élections municipales de mars 2008 dans la ville d’Annonay.
« L’homme qui valait 5 milliards »… Depuis le 24 janvier, le monde de la finance ne parle que de lui. Lui ? Jérôme Kerviel, le trader accusé par la Société Générale de lui avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros.
Et pourtant depuis la révélation de la fraude, Jérôme Kerviel est devenu invisible. De lui, on connaît peu de choses. Hormis son visage et sa troublante ressemblance avec l’acteur Tom Cruise, mais aussi un parcours universitaire et professionnel classique.
Avant de travailler, dix heures par jour, rivé à ses quatre écrans et ses deux téléphones, Jérôme Kerviel a grandit en Bretagne, à Pont-l’Abbé. Sa mère y tient un salon de coiffure et son père est forgeron. Chez les Kerviel, on a l’esprit d’entreprise et Jérôme rêve de réussite financière.
Se faire une place, un nom
Après un Master en finance de marché à l’Université de Lyon II, où il n’a pas marqué les esprits, Jérôme est embauché à la Société Générale. Mais pas comme trader. Il travaille d’abord dans le «middle office », où il acquiert la connaissance « aussi intime que perverse » des procédures de contrôle de la banque, confie Jean-Pierre Mustier, le patron de la division banque d’investissement et de financement de la SG.
En 2005, Jérôme Kerviel passe du côté des traders. Il ne pense plus alors qu’à se faire une place, un nom. Et pour y arriver, une seule solution : se démarquer en gagnant beaucoup d’argent. Ainsi, peut-être, se dévoile le mobile. Mais Kerviel est un trader « sans génie particulier ». Sa rémunération s’élève à moins de 100 000 euros par an, bonus inclus, ce qui le situe dans les tranches les plus basses du métier. 100 000 euros, c’est aussi le prix que sont prêts à payer les journaux du monde entier pour avoir une photo exclusive du trader.
Kerviel et frère
Dans la famille Kerviel, Jérôme n’est pas le seul à faire parler de lui. Son frère aîné, Olivier, a été poussé à démissionner, il y a un an, de son poste de courtier pour une filiale de BNP-Paribas pour avoir détourné des plus-values à son profit. Jérôme a-t-il voulu imiter et dépasser son frère ?
Quels que soient ses motifs, Jérôme Kerviel est aujourd’hui un homme traqué, mais populaire. 87% des Français pensent qu’il n’est pas le premier à incriminer dans les pertes subies par la SG.
Après 10 jours de vente, les 40 000 exemplaires du magazine XXI sont déjà épuisés. Un démarrage sur les chapeaux de roue pour un journal qui sort des sentiers battus.
(photo DR)
198 pages d’actualité tous les trois mois, des photos, de la bande dessinée, pas de publicité… un ovni est arrivé en librairies le 17 janvier. XXI se veut « 100% de création et 0% de publicité ».
Face au constat que les formats des articles sont de plus en plus courts, Laurent Beccaria, co-fondateur du journal et directeur de la publication, souhaite prendre le contre-pied de la tendance. « C’est parce que la presse délaisse les formats longs et s’épuise dans la course à la publicité et à Internet que nous pensons avoir un espace éditorial devant nous », explique-t-il. XXI propose donc de « l’information grand format » avec des articles de 15 pages.
Un concept qui va certes à l’encontre de toutes les tendances de la presse. Mais Laurent Beccaria et Patrick de Saint Exupéry, également co-fondateur et rédacteur en chef, sont confiants car selon eux ce genre a fait ses preuves à l’étranger. Vanity Fair ou The New Yorker en sont les modèles.
“Des histoires qui nous emportent”
Pour Laurent Beccaria, XXI répond à un besoin des lecteurs d’aller au plus profond de l’actualité. « Le temps où l’on ouvrait un journal pour apprendre des nouvelles du monde est révolu. Il faut retrouver ce frisson-là. Sous l’écume, il existe une actualité profonde, qui n’est pas ou peu explorée », regrette-t-il.
Le « narrative writing », c’est ce que vise XXI. Un journalisme de récit, et non d’analyse, « qui prend le temps d’aller voir », explique Laurent Beccaria. «Pas de commentaires, mais des choses vues, des couleurs, des odeurs, de l’humanité, des histoires qui nous emportent. »
Les journalistes ne sont pas non plus oubliés. Selon Patrick de Saint Exupéry, « tous les envoyés spéciaux ont le même problème : on leur demande de faire court, ils se retrouvent obligés de synthétiser et de résumer. Notre volonté c’est de raconter une histoire de dedans, où le journaliste voit, entend et raconte de dedans. »
Des journalistes qui viennent de tous horizons. La rédaction leur ouvre « les portes et les fenêtres », lance Laurent Beccaria. Une diversité qui fait aussi l’originalité et la force de XXI. Car pour Laurent Beccaria, « l’important c’est la qualité du regard. »
Le jeune Louis XIV est un roi très riche et plutôt que de conserver son argent dans des coffres, il le confie aux orfèvres de la manufacture royale des Gobelins. Ces derniers ont pour mission de le transformer en objets et meubles d’apparat. L’objectif est simple : Louis XIV veut éblouir…
A l’époque la plus faste, la collection royale compte près de deux cent pièces d’argent massif. Le roi Soleil émerveille les courtisans lors des “soirées d’appartement” qu’il donne trois fois pas semaine.
La réception du Doge de Gênes et celle des ambassadeurs de Siam (en 1685 et 1686) dans la Galerie des Glaces, tout juste achevée, finissent de bâtir la renommée du mobilier d’argent de Louis XIV.
Mais dès 1689, le roi doit faire fondre ses meubles pour financer la guerre. En moins de six mois, les fours de la Monnaie font disparaitre vingt tonnes de meubles. Une très mauvaise opération, puisque le roi n’en retire que deux millions de livres, bien moins de les dix millions que lui avaient coûté les meubles.
Ce sont donc des meubles des cours étrangères, principalement du château danois de Rosenborg, qui sont présentés à Versailles jusqu’au 9 mars. Tables, miroirs, plateaux, bassins… le tout éclairé à la bougie, pour recréer l’ambiance de l’époque.
Une exposition magnifique à découvrir rapidement, malgré la foule…
« Mon rêve serait de créer ma propre entreprise de commerce équitable. » A 24 ans, Hélène Grossetie sait qu’elle ne changera pas le monde mais elle fait tout de même des efforts à son échelle. Faire évoluer les mentalités, c’est la mission qu’elle s’est fixée.
(photo DR)
Après deux ans d’études à l’Institut Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, Hélène, aînée de trois enfants, décide d’apprendre le chinois – effet de mode, confesse-t-elle – et part effectuer son année de césure à Pékin. Sur place, c’est le choc pour la jeune aixoise. « La Chine, ça n’est pas le tiers-monde. Mais tu vois vraiment les conséquences de la pollution », raconte Hélène, un bol de thé équitable à la main. De retour en France, elle décide de s’investir dans le développement durable.
Deux stages plus tard, dont un auprès d’Elisabeth Laville, la papesse du développement durable en France, Hélène est convaincue qu’elle veut en faire son métier. Malgré un prêt étudiant à rembourser, elle refuse de sacrifier son projet pour un métier « emmerdant mais bien payé ». Mais elle sent qu’il manque quelque chose à sa formation. Elle choisit alors l’ESSEC et sa Chaire d’entreprenariat social pour continuer sur sa voie.
« Personne ne se soucie de l’impact écologique de ce yaourt ! »
Elle s’y épanouit dans les cours sur le commerce équitable ou lors des journées d’insertion chez Emmaüs. Mais elle est choquée par l’absence de réflexion éthique et écologique des élèves et des professeurs dans les matières communes. « En cours de marketing, on nous demande de développer un nouveau yaourt. Tout le monde pense aux coûts et aux bénéfices, mais personne ne se soucie de l’impact écologique de ce yaourt ! », s’écrie Hélène. Pourtant, rien ne la destinait à un tel parcours : elle vient d’une famille aisée mais pas spécialement sensibilisée à l’écologie.
Mais après avoir « baigné » dans le développement durable pendant un an, toutes ces réflexions lui paraissent évidentes et Hélène a du mal à concevoir que les autres ne se posent pas les mêmes questions. « Malgré le Grenelle et Al Gore, les gens ne voient pas l’urgence », regrette-t-elle.
Alors elle s’investit dans l’association Oikos dont l’objectif est de faire changer les comportements en matière de développement durable au sein de l’école. Mais là encore, ça n’est pas simple. « On essaie de toucher des gens qui ne sont pas sensibilisés. Il faut les flatter pour qu’ils nous accordent leur attention », poursuit Hélène amèrement.
« Le développement durable, ça n’est pas encore sexy »
En parlant de développement durable dès qu’elle le peut, elle espère influencer peu à peu ses amis. Mais « le développement durable, ça n’est pas encore sexy », regrette-t-elle. Auprès de ses amis, Hélène a la réputation d’être une « bobo ». « Elle mange du topinambour ! », se moquent souvent Vivien et Arnaud, deux amis de l’ESSEC.
Pourtant Hélène ne leur en veut pas. Elle sait que mettre ses idées en pratique n’est pas toujours évident. Si elle trie ses déchets, évite de prendre des bains, fait des efforts pour acheter des produits bio ou porte des baskets Veja équitables, tout n’est pas vert chez elle. « Le jour où les ampoules basse consommation ne feront plus une lumière glauque j’en achèterai ! », promet-elle en souriant.