Le blog de Marie-Laure
Il y a quelques jours, le musée du Quai Branly organisait une soirée Melting Pot. A cette occasion, l’entrée du musée était gratuite. J’en ai donc profité pour découvrir le musée et visiter l’exposition Bénin, cinq siècles d’art royal.
En sortant, un seul mot suffisait à décrire ce que je ressentais : magnifique !
L’expo est divisée en neuf parties : Cités et palais, Hiérarchie au palais et cérémonial de cour, commerce avec l’Europe, l’Oba - le roi, l’Iyoba - la reine mère, autels et divinités, rois guerriers au XVIème siècle, conflits internes et mutations (XVIIème-XIXème siècles), la chute de Bénin. Chacune d’elles nous fait découvrir un pan de culture et d’histoire du royaume de Bénin.
Ainsi dans la partie Hiérarchie et cérémonies, nous comprenons l’organisation complexe de la cour avec ses rangs, ses codes et ses usages. Chaque personnage a un costume spécifique en fonction de son rang. Du plus simple au plus bizarre…
L’Oba et l’Iyoba sont évidemment les deux personnages les plus importants du royaume. L’exposition présente de nombreuses sculptures de têtes d’Oba et d’Iyoba. On peut également admirer des sculptures de coq. Quel rapport avec l’art béninois me direz-vous ? Eh bien, sachez que le coq représentait l’aînée des épouses de l’Oba ! En effet, on la désignait par l’expression « le coq qui chante le plus fort » en raison de son rôle de chef.
Le Bénin a noué très tôt (dès 1486) des relations commerciales avec l’Europe, et particulièrement les Portugais. Ces derniers sont donc très présents dans l’art béninois. Ils sont toujours représentés avec les cheveux longs et une longue moustache… Heureusement que la mode change !
Pour ceux que cette expo intéresse, dépêchez-vous d’aller au Musée du Quai Branly. Vous avez jusqu’au 6 janvier 2008. Après il faudra aller à Berlin (du 7 février au 25 mai) ou à Chigaco (du 8 juillet au 21 septembre), mais ça fait un peu cher le billet !
Un peu de Copains d’avant et de Myspace, un arrière goût de Secret Story et une touche de Big Brother, voilà Facebook ! Lancé en 2004 par trois copains de Harvard, Facebook était au départ, pour les étudiants de cette prestigieuse université américaine, le moyen de mieux se connaître. Puis le réseau s’est étendu à d’autres facs américaines et enfin au web entier. Aujourd’hui Facebook compte plus de 55 millions d’utilisateurs actifs.
Grande nouveauté ces derniers jours : Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, vient d’annoncer que les publicités seront désormais ciblées en fonction des informations personnelles contenues dans les profils des utilisateurs. Le Monde rappelle cependant que Facebook n’est pas le premier à se lancer dans une telle opération. Myspace et Google ont déjà leurs outils de publicité ciblée.
Sur Facebook, c’est Virgin Mobile qui sera la première marque française à participer à l’opération, nous apprend 20 Minutes. Une application permettra de trouver son double, en fonction de plusieurs critères, dont la question “êtes-vous détendu?” en référence au slogan de Virgin Mobile.
Mais depuis quelques jours la colère monte chez certains utilisateurs. Des groupes ont déjà été créés pour appeler à la résistance. “Contre la publicité sur Facebook” compte déjà 4192 membres et ” Non à la vente de nos données personnelles Facebook aux sociétés marketing” rassemble 2780 personnes. Une goutte d’eau dans l’univers Facebook.
Certains sont même prêts à quitter le réseau, annonce Le Monde.
Jacques Rosselin, un internaute, signe une tribune dans Métro pour nous expliquer “pourquoi (il) quitte Facebook…” Outre l’annonce de l’arrivée des publicités ciblées, c’est l’intérêt de Facebook que Jacques Rosselin remet en question. “C’est gratifiant au début, puis on comprend vite ce que le mot ‘friend’ veut dire au sens Facebookien : c’est quelqu’un qui veut ‘réseauter’ socialement avec vous” écrit-il. Et que sa fille veuille devenir son Friend, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !
Quant à moi, je suis sur Facebook depuis seulement un mois et si la pub ne m’envahit pas j’y resterai. Facebook m’a permis de retrouver des amis perdus de vue depuis longtemps. Je vais d’ailleurs en revoir quelques uns au café d’en bas dans cinq minutes…
Aujourd’hui, 6ème jour de grève dans les transports en commun. 8h16, heure de pointe, gare Saint-Lazare, je sors de la ligne 14. Je m’attends à mettre plus de dix minutes à sortir.
En effet, depuis une semaine, remonter les cinq escalators qui amènent à la surface s’apparente plutôt à un parcours du combattant… Jouer des coudes dans les escaliers, éviter les coups de sac des femmes pressées, faire attention aux papis et mamies un peu perdus au milieu de cette foule hostile de travailleurs en retard, les obstacles sont aussi nombreux qu’inattendus.
Mais ce matin, surprise ! Les couloirs ne sont pas bondés, pas besoin de marcher sur les pieds de son voisin pour se frayer un chemin… que se passe-t-il ?
Un coup d’oeil à la une du journal que me tend “Monsieur 20 Minutes” devant la gare : Mobilisation tous publics. Tout s’éclaire ! Que n’y ai-je pensé plus tôt ? La moitié des fonctionnaires est en grève aujourd’hui, ils n’ont pas besoin de prendre le métro…
Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui j’ai pu dire “Merci les fonctionnaires !” et “Merci la grève !”
Image insolite après une conférence de presse donnée par Hillary Clinton dans l’Iowa. Alors que la candidate démocrate à l’investiture pour les élections présidentielles de 2008 s’apprête à prendre congé des journalistes, un de ses assistants soulève un rideau pour lui permettre de s’eclipser. Il fait alors vaciller un des drapeaux qui entraine toute la rangée dans sa chute.
Mauvais présage pour l’ancienne Première Dame des Etats-Unis qui doit faire face aux critiques grandissantes ? Depuis l’incident, de nombreuses mauvaises langues ne cessent de répéter que “quand Hillary passe, l’Amérique trépasse”.
Mais un bloggeur défend bec et ongles sa candidate préférée. Selon lui, il ne peut s’agir que d’un coup monté de ses adversaires et le prouve à grand renfort de captures d’écran ! Vous laisserez-vous convaincre par sa brillante démonstration ?
Parmi ceux qui râlent en ce moment, n’oublions pas les étudiants. Une partie d’entre eux refuse la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Univeristés (LRU) de Valérie Pécresse. Ceux de la fac de Tolbiac le font savoir !
Amis journalistes, bloggeurs, IPJistes,
Vous ne savez plus comment analyser de façon originale la grève des cheminots et des traminots ? Vous avez épuisé toute vos sources d’inspirations ? Vos proches aimeraient que vous arrêtiez de les harceler pour vous aider à trouver un angle génial ?
Bruno Frappat est votre sauveur ! Dans La Croix des 17-18 novembre, le directeur de la publication du quotidien vous propose “une série de variations de ce qui pourrait se dire au sujet de cette grève”. Il ne s’agit pas de “plat du jour imposé” mais plutôt de “commentaires à la carte, comme au restaurant”.
Morceaux choisis :
“Matamore. - Moi je te les collerais au mur, tous ces nababs du rail et ouste, au boulot ! Et pas de rouspétance !”
“Vague. - Bien sûr à tout considérer, il se peut que, mais enfin, tout de même, toutes choses égales par ailleurs, encore qu’il faille être prudent, même si, cependant, à certains signes…”
“Etranger en rade. - Merci de votre accueil.”
“Parisien. - Il est sûr que si nous habitions en régions nous serions moins ennuyés.”
“Régional. - Paris, toujours Paris ! Et nous ? S’ils croient que c’est agréable les grèves…”
“People. - On a vu Christine Lagarde sur un Vélib’.”
“Conclusif. - En attendant quelle barbe !”
En tout, trente-deux idées loufoques (ou pas) pour rendre cette grève un peu plus passionnante !
« La France est une République laïque. » Vraiment ??
Le 20 décembre prochain, Nicolas Sarkozy, en visite au Vatican, recevra son titre de premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique du Latran. Cette tradition remonte au roi Henri IV.
Pour mieux comprendre, faisons un peu d’histoire. Henri IV est l’héritier du royaume de France, divisé entre catholiques et protestants. Lui-même est protestant. Mais pour accéder au trône de France il doit se convertir au catholicisme, obtenant ainsi l’absolution du Pape. L’Edit de Nantes qu’il proclame en 1598 ramène la paix dans le royaume de France. Pour remercier le Pape, dont le pardon avait permis la pacification, Henri IV fait une donation au Chapitre du Latran.
C’est donc en tant que « successeur des rois de France » que tous les Présidents de la République française sont également chanoine honoraire de Saint-Jean du Latran. Seul François Mitterrand avait refusé ce titre.
Autre détail, parmi les clauses de la donation d’Henri IV, il était spécifié que le Chapitre devrait célébrer chaque année une messe « pro felici ac prospero statu Galliae » (c’est-à-dire pour la prospérité de la France) le jour de l’anniversaire du roi, soit le 13 décembre. Jusqu’à présent, la tradition a été respectée.
Pour rire, signalons l’interrogation de Pascal Riché sur Rue89 : « La France est « la fille aînée de l’Eglise ». Or la basilique de Saint-Jean du Latran est « Mère et tête de toutes les Eglises ». J’en déduis que la basilique est la grand-mère de la France. »
Enfin, sachez que le Président est également proto-chanoine de la cathédrale d’Embrun dans les Hautes-Alpes (depuis Louis XIII) et chanoine de Saint-Jean de Maurienne en Savoie (depuis François 1er).
Vous pouvez lire ici l’allocution de Jacques Chirac à l’occasion de sa visite à Saint-Jean du Latran en 1996.
Une silhouette noire, un slogan choc, une signature énigmatique… Miss.Tic vient encore de frapper.
Ses « pochoirs des rues », disséminés dans la capitale, et particulièrement dans le quartier de la Butte aux Cailles (XIIIème), représentent des « femmes indépendantes ». Depuis 1985, Miss.Tic sillonne la capitale la nuit ou au petit matin pour imprimer sa marque. Depuis qu’elle a perdu un procès contre un propriétaire, elle demande toujours l’autorisation de « bomber ».
Qui est-elle ? Mystère !! Elle refuse de dévoiler son nom. Seuls la police (elle s’est fait arrêter plus d’une fois) et le fisc le connaissent. Elle se décrit simplement comme enfant des fifties, artiste parisienne, plasticienne et poète.
Longtemps marginalisée, Miss.Tic est devenue une artiste reconnue. Le Victoria and Albert Museum de Londre lui a acheté deux oeuvres en 2005, le loueur de voiture Ucar lui a demandé de créer un nouveau logo et c’est encore elle qui a signé l’affiche du dernier film de Claude Chabrol, La femme coupée en deux.
Si vous ne connaissez pas encore Miss.Tic, voici quelques photos prises dans le XIIIème.
PARIS (AP) _ True camembert, the pungent and oozing king of French cheeses, is made from raw milk from Normandy cows, unpasteurized, unsterilized and largely untouched by modern technology.
That recipe, dating back to the 18th-century advice of a priest from Brie, is under threat: One of France’s elite producers wants to treat milk used for the cheese to respond to growing health concerns and competition and to appeal to globalized palates.