Le blog de Marie-Laure
Entre la Seine, les voies ferrées de la Gare d’Austerlitz et le boulevard périphérique, le quartier Paris Rive Gauche a commencé à sortir de terre au début des années 1990. Autour des quatre tours de la Bibliothèque Nationale de France, une petite ville s’est développée. Des immeubles d’habitation à l’architecture moderne, une université…
Une petite rue du XIIIème arrondissement est envahie par les bulles de BD… Hommage à René Goscinny.
En 1979, d’étranges créatures débarquent dans les rues. Leurs oreilles sont masquées par des casques et leur tête remue en rythme. Le Walkman s’invite dans les poches.
Un pavé bleu et orange de près de 500 grammes. C’est ce qui a révolutionné la musique à l’aube des années 80. Le japonais Sony lance le premier lecteur de cassettes portable. Le succès est immédiat et le TPS-L2 (c’est son joli nom) est en rupture de stock pendant presque deux ans.
Toujours à la pointe de la recherche, Sony ne cesse de lancer des nouveaux modèles. En 1983, la marque japonaise s’attaque à une nouvelle innovation : le CD. Le Discman permet d’emporter encore plus de musique – 5 heures pour le premier modèle. Puis c’est le Mini Disc, qui prend encore moins de place dans les sacs de filles et dans les poches des garçons.
Juste avant l’an 2000, la musique « virtuelle » arrive. Mais Sony fait le pari de développer sa propre norme, l’ATRAC, et boude le mp3. Une erreur qui lui coûtera cher car l’ATRAC est peu pratique et les consommateurs qui ne s’y trompent pas. Ils se tournent massivement vers son concurrent Apple, et son iPod.
Aujourd’hui, les lecteurs numériques permettent d’emporter plus de 10 000 chansons, soit 650 cassettes… de 60 minutes !
Beaucoup plus sur l’année 1979 sur TroisZéro, le blog des étudiants en presse écrite de l’IPJ.
Disco. Punk. Heavy-metal. Ska. Les oreilles de la fin des seventies n’ont que l’embarras du choix.
Si les boules à facettes du disco ne tournent plus très rond, les groupes contestataires montent en puissance. AC/DC prend l’autoroute vers l’enfer alors que Gloria Gaynor s’accroche pour survivre. Les Gaulois, eux, résistent encore et toujours à la modernité. Chantal Goya nous présente sa cousine et Sheila connaît son plus grand succès avec son Spacer, « un chasseur d’étoiles, un homme à femmes »…
TroisZero – Rangers et Paillettes from Marie-Laure on Vimeo.
Beaucoup plus sur l’année 1979, sur TroisZéro, le blog des étudiants en presse écrite de l’IPJ
La crise donne-t-elle des insomnies aux hommes d’affaires au point qu’ils ne boivent plus de café ? Howard Schultz, le patron de la chaîne de cafés de Seattle, vient d’annoncer la suppression de 6 700 emplois et la fermeture de 300 cafés.
Cet article, publié dans Les Echos en juillet 2006, expliquait pourquoi un petit pays résistait encore et toujours à l’envahisseur…
Mardi 20 janvier. 17ème chambre du Palais de Justice de Paris, la chambre de la presse. Ce jour-là, c’est l’ancien caricaturiste de Charlie Hebdo, Siné, qui attaque le journaliste Claude Askolovitch pour diffamation. Et à 80 ans, le dessinateur n’a rien perdu de son insolence et de son culot. Il a même un peu déteint sur le reste de la salle…
Pendant les questions des avocats de Siné à Claude Askolovitch :
- Allez-y Maître poursuivez votre interrogatoire, vous êtes chez vous…
- Mais oui je continue, et vous allez voir ça va être de plus en plus intense…
Quand un avocat met la parole d’Askolovitch en doute :
- Pour la fluidité de notre conversation, c’est plus simple si vous me croyez. Mais vous avez le droit de ne pas me croire…
De la réputation des journalistes :
- Vous savez certainement que les journalistes sont mauvaise langue…
- Si vous saviez !
Siné n’a pas sa langue dans sa poche :
- Pouvez-vous nous rappeler comment vous avez traité Dieudonné ?
- Probablement, j’ai dû dire que c’est une ordure, une crapule, un connard…

Siné, un dangereux gangster ?
- Ce Monsieur s’est conduit comme un grossier personnage qui m’a fait beaucoup de mal et que j’ai envie de tuer
- Est-ce que je dois demander une protection policière pour mon client ?
« Je n’ai jamais dit que mon ADN était à moi… » L’audition d’Antonino Di Mino devant la cour d’assises de Paris, vendredi, avait un petit air de surréalisme. Chemise noire, veste beige et grosse croix en or autour du cou, le garagiste de Drancy a joué au chat et à la souris pendant près de cinq heures avec la présidente de la cour, Janine Drai. Un jeu dangereux…
(Crédit photo AFP)
Un temps soupçonné de complicité dans l’évasion d’Antonio Ferrara de la prison de Fresnes, Di Mino avait admis connaître trois des accusés avant de se rétracter. C’est sur la base de ces déclarations que Zaher Zenati, qui lui « donnait un coup de main de temps en temps au garage », se retrouve dans le box des accusés. C’est aussi dans son garage de Drancy (Seine-Saint-Denis) que stationnait une ambulance dont la trousse de secours a été utilisée pour soigner un membre du commando blessé dans l’attaque à l’explosif de la maison d’arrêt.
Mais Zenati a toujours nié. Sa mère avait écrit au juge d’instruction pour clamer l’innocence de son fils. Une lettre « signée par la main maladroite de quelqu’un qui ne maîtrise pas l’écriture, mais qui a osé », précise la présidente. Elle serait même, selon Zaher Zenati, allée au garage pour dire deux mots à Di Mino. « Tu as gâché ma vie en envoyant mon fils en prison », lui aurait-elle dit.
« On n’est pas dans un film ni au théâtre ! »
A la barre pourtant, Di Mino affirme n’avoir jamais causé avec la mère de Zenati ni même l’avoir vue dans son garage. « C’est un menteur !! Il a rencontré ma mère. Elle passe devant son garage quand elle va au marché. Elle lui a parlé ! », s’insurge Zenati, qui s’est levé d’un bond dans le box des accusés.
De moins en moins convaincant, Di Mino persiste : « Elle passe peut-être devant mon garage pour aller au marché mais elle n’est pas rentrée dedans… » Dans le public, les remarques fusent. « Il le fait exprès ? », demande une habituée. « C’est un clown ! », s’exclame un autre. La présidente Drai commence à perdre patience : « Est-ce qu’on pourrait savoir la vérité, Monsieur Di Mino ? » « Allez-y, je vous écoute », lui répond-il.
Puis, il finit par lâcher du bout des lèvres : « Oui, j’ai vu Mme Zenati. Elle est passée devant mon garage mais elle n’est pas rentrée. Je lui ai parlé ». Stupeur. Dans son fauteuil, Janine Drai se redresse. « Monsieur, vous avez fait un faux témoignage, tonne-t-elle. Soit ce soir, soit ce matin. A la question de l’avocate de M. Zenati, vous avez dit que vous n’avez pas vu sa mère. Tout à l’heure je vous l’ai demandé aussi, vous avez dit non. Vous voulez que je vous lise les textes sur le faux témoignage ? »
Impassible, Di Mino s’enfonce dans ses réponses fumeuses : « Vous m’avez demandé si elle était rentrée dans le garage. Mais si je l’ai vue devant le garage, c’est qu’elle n’est pas rentrée. » La présidente s’impatiente : « On n’est pas dans un film ni au théâtre ! Vous savez ce qu’est un faux témoignage ? » « Oui. » « Vous admettez avoir fait un faux témoignage ? » « Non. »
Dans le box Ahmed Illouli se lève. « Monsieur Illouli, comme votre avocat n’est pas là, vous saviez bien que je vous autoriserais toujours à poser des questions », lui indique la présidente.
« J’ai entendu dire que Monsieur Di Mino a été mis en examen dans cette affaire. Je voulais savoir s’il avait subi une expertise psychiatrique ? » Murmures dans la salle. La présidente Drai semble perplexe. « Non », répond-elle. « Ca aurait peut-être été utile », lance Illouli, goguenard. Rires nourris dans le box. La mine déconfite, Di Mino quitte la salle.