Ancien secrétaire d’État communiste au patrimoine et à la décentralisation culturelle sous Jospin, Michel Duffour s’attache aujourd’hui à être un grand-père de qualité. Sans renier son goût pour le débat d’idées
Il a le sourire malicieux d’un papi jovial. Et la poignée de main ferme de l’homme politique. A 67 ans, Michel Duffour raconte trouver « une joie certaine » à accompagner ses petits-enfants au tennis, au cheval et à leur faire réciter leurs leçons. Ce temps qu’il leur donne est celui qu’il n’a pas consacré à ses propres enfants, trop pris par ses responsabilités publiques.
« Je suis en rêve plus quotidien, sourit-il, je tâche de bien faire ce que l’on me confie. » Être un bon grand-père, un bon père, un bon époux et un bon copain. Mais l’engagement politique lui colle à la peau. Parrain de sans-papiers, il tanne le préfet des Hauts-de-Seine pour obtenir des régularisations. Et hier encore, une vingtaine de voisins avaient rendez-vous chez lui, à Nanterre, avec le maire sortant, communiste et candidat de la gauche (PC-PS-Verts et MRC) aux municipales, Patrick Jarry.
Même s’il se considère « en bout de piste », Michel Duffour a encore envie de débattre.
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