Une dizaine de désobéissants membres de la Coordination Eau ont investi le siège du Syndicat de l’eau d’Île-de-France (SEDIF) au coeur de Paris le 4 décembre 2009.

Le jour même de l’examen des dossiers déposés par les entreprises postulant à l’appel d’offre émis en mai 2009, des manifestants ont occupé le hall d’entrée du Sedif pendant plus de trois heures. Après s’être menotté aux bureaux, ils ont finalement été reçus par André Santini, le maire d’Issy-les-Moulineaux et président du syndicat.

Avec 4 millions de personnes sur 144 communes, le Sedif gère le plus important marché européen de l’eau. Veolia, qui détient le marché depuis plusieurs 1923, est le grand favori.


Manifestation de désobéissants au siège du Sedif
envoyé par eljuli01. – L’info internationale vidéo.

Julien Duriez

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A tout ceux pour qui le Grand Bond en Avant, le Petit Livre rouge et la Révolution Culturelle en Chine sont des notions un peu lointaines, le premier tome d’ « Une vie chinoise » propose une belle séance de rattrapage.

Entre manga, bande dessinée et autobiographie, le récit graphique de Li Kunwu, peintre officiel chinois et auteur de plusieurs milliers de portraits de Mao, propose au lecteur une plongée dans la vie quotidienne de la Chine du XXe siècle.
Légèrement naïfs, lyriques par moment, les dessins noirs et blancs tracés à l’encre de Chine servent une histoire qui sonne juste. On suit pas à pas l’enfance de Xiao Li, « petit Li », et les différents membres de sa famille alors que le pays est en plein bouleversement. Les politiques grandioses du régime communiste causent famines et catastrophes écologiques.
À l’école, Xiao Li apprend à lire en récitant des poèmes à la gloire de Mao. Progressivement, sous l’effet de la propagande et de la Révolution nationale, les écoliers se transforment en véritables petits gardes rouges faisant régner la terreur, y compris auprès de leurs professeurs. À l’âge de choisir un métier, Xiao Li hésite entre « paysan pauvre » ou militaire. Il choisit l’armée, où il exerce son talent de portraitiste.
Même s’il a toujours sa carte au PC, Li Kunwu prend beaucoup de recul sur le régime de sa jeunesse. La forme du récit graphique permet de mettre des visages sur toutes ces vies individuelles niées par la folie des grandeurs de Mao. Une histoire dans l’Histoire.
Ce premier tome s’achève sur la mort du Grand Timonier en 1976, qui laissera des millions de Chinois orphelins.

Une vie chinoise, de Li Kunwu (dessin et scénario) et P. Ôtié (scénario), préfacé par Pierre Haski. Editions Dargaud, 19,95 euros.

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