Un autre slide de N-D-L

313435756_119bee3a401.jpgReuters rapporte aujourd’hui que les pompiers californiens ont enfin pu progresser sur le front des incendies grâce à l’accalmie du vent et la chute des températures. Selon l’agence, près de 9.000 pompiers restent mobilisés sur une quinzaine de foyers. Alors que le président George W. Bush doit se rendre sur place aujourd’hui, la presse se montre déjà très critique sur la réactivité des autorités. Le New York Times révèle ainsi que l’Etat de Californie a rechigné à demander l’aide de l’Agence des situations d’urgence (Fema) jusqu’à au moins mardi, ce que le bureau du Gouverneur dément. Du coup, les pompiers fédéraux ne seront tous sur place que ce week-end. De son côté, le Los Angeles Times pointe la lenteur de l’administration Schwarzenegger à mettre en oeuvre les recommandations faites par un comité après les incendies de 2003. Par exemple, seuls 19 camions de pompier sur 150 préconisés ont été commandés.

Dans le même journal, Michael Rothfeld estime néanmoins que la catastrophe pourrait jouer en faveur d’Arnold Schwarzenegger, « à l’aise dans un rôle qui le met sous le feu des projecteurs ». « Les incendies ont mis en lumière une réalité politique embarrassante, écrit-il. Pour un leader politique, les catastrophes naturelles peuvent aussi avoir des qualités fortifiantes. » The Associated Press souligne d’ailleurs le bon timing choisi par le Gouverneur de Californie et le président américain pour organiser une visite commune des localités sinistrées, alors que George Bush reste marqué par le souvenir de l’ouragan Katrina en 2005.

Article publié dans Les Echos du 3 septembre 

Le gouvernement veut donner un coup d’accélérateur à l’application de la loi Handicap de 2005. Prenant acte des retards accumulés dans lamise en placedes commissions communales pour l’accessibilité aux personnes handicapées, Xavier Bertrand, ministreduTravail et de la Solidarité, vient d’annoncer que toutes lescommunes de plus de 5.000habitants devront en être dotées d’ici à la fin de l’année.

« Diagnostic d’accessibilité »

Composées de représentants des communes, d’associations d’usagers et de personnes handicapées,

ces commissions, qui peuvent aussi être intercommunales, devaientétablirun « diagnosticd’accessibilité » pour que lesmaires et les autorités compétentes puissent adopter un plan d’action avant février 2008 pour les transports et décembre 2009 pour la voirie et les espaces publics. Le délai pour parvenir à l’accessibilité généralisée aux handicapés étant fixé à 2015. Début août, le ministre avait déjà annoncé une accélération du calendrier, notamment pour les obligations des établissements recevant du public (ERP). Pour l’heure, très peu de communes disposent d’une commission pour l’accessibilité (à ne pas

confondre avec les « commissions d’accessibilité » chargées dans certaines villes de se prononcer sur l’octroi des permis de construire). « On fait le constat d’une extrême lenteur, regretteNicolasMérille, de l’Association des paralysés de France. Les élus locaux voient souvent l’accessibilité comme une revendication d’une population particulière alors que c’est une question d’aménagement durable. » Pour justifier leur inertie, les communes mettent en avant le coût des travaux à prévoir, la complexité des procédures ou encore l’absence de certains décrets d’application (le ministère a promis de les publier avant la fin de l’année). Gérard Chabert, conseillermunicipal délégué aux personnes handicapées àRouen, estime que « ce sont plusieurs centaines de millions d’euros qu’il faut mettre sur la table ».Deleur côté, les élus des communes de montagne ou de celles qui ont des quartiers historiques importants font valoir qu’ils ne pourront jamais atteindre une accessibilité totale. « Ce n’est pas demain qu’on rendra le mont Blanc accessible », explique l’un d’eux. Enfin, l’approche des élections municipales risque fort, selon les associations, de ralentir davantage le mouvement. Cela dit, à Clichy (Hauts-de-Seine),une ville qui travaille sur le handicap « depuis une vingtaine d’années », on assure que c’est d’abord « une question de volonté politique ». Ici, la commission pour l’accessibilité a été installée en novembre 2006 et un diagnostic devrait être présenté avant la fin de l’année. « Il existe d’autres bons élèves, comme Roubaix ou Grenoble, nuance également Patrick Gohet, auteur d’un rapport sur l’application de la loi. Mais la question est souvent abordée de manière exceptionnelle, après coup, alors que cela doit être un paramètre de l’excellence, comme la sécurité ou le respect de l’environnement. »