Elena Dementieva : «C’est le rêve de gagner ici»

14 février, 2010

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Elena Dementieva a remporté dimanche  la XVIIIe édition de l’Open GDF Suez face à la Tchèque Lucie Safarova (6/7 [5], 6/1, 6/4) en 2h17′. Quelques minutes plus tard, tout sourire, la Russe a répondu aux questions des journalistes.

Quels sentiments prédomine après cette victoire ?

Je me sens vraiment heureuse. Ce tournoi est spécial pour moi. Je viens ici tous les ans pour essayer de remporter le titre. Je n’en ai pas été loin à plusieurs reprises. Donc gagner ce trophée signifie beaucoup pour moi. Je me sens toujours très soutenue par le public quand je joue à Paris. Cette année, j’étais tête de série n°1 mais cela ne m’a pas rendu la tâche plus facile. Toutes les filles ont vraiment très bien joué contre moi. Elle étaient jeunes et n’avaient rien à perdre. Mes matches ont été très serrés. Mais je suis vraiment satisfaite de ma façon de servir aujourd’hui [en finale] mais également toute la semaine. Cela fait une grande différence dans mon jeu car j’ai eu des points faciles.

Comment as-tu trouvé l’énergie pour revenir après la perte du premier set?

Au début du match, Lucie [Safarova] a très bien joué, elle était très agressive et servait très fort. Perdre 7/6, cela signifie que je n’étais vraiment pas loin. Je faisais ce qu’il fallait, je n’ai juste pas été assez agressive sur certains points dans le jeu décisif. J’ai essayé de rester positive, plus agressive, de me concentrer sur mes jeux de service. J’avais ma tactique et j’ai essayé de la suivre.

Es-tu supérieure aux autres physiquement ?

Je ne sais pas. C’est vrai que samedi, lorsque j’ai joué contre Melanie [Oudin], elle ne se sentait peut-être pas aussi bien que moi. Et c’était un match très difficile physiquement. Aujourd’hui aussi, il y a eu beaucoup de longs échanges et ce n’était pas un match facile. Mais j’ai peut-être l’expérience de jouer et de gagner en trois sets et cela ma beaucoup aidé.

Pourquoi est-ce aussi émotionnel pour toi de gagner ici ?

J’ai toujours voulu l’emporter à Paris. C’est l’un de mes tournois préférés. C’est le rêve de gagner ici. Pouvoir enfin soulever ce trophée signifie beaucoup pour moi. C’était super de jouer avec le soutien du public cette fois. Amélie [Mauresmo] était toujours favorite ici et jouer sans elle était un peu bizarre. Mais je suis contente de l’avoir vu à la remise des trophées. J’adore jouer à Paris. Je veux remercier le public pour son soutien durant toute la semaine. Il me donne beaucoup de courage et de force pour gagner. C’était vraiment une atmosphère incroyable.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Baretta, à Coubertin.


OA, Day 14. Papa Federer roi d’Australie

31 janvier, 2010

Chaque jour durant l’Open d’Australie, nous reviendrons sur l’un des matches fort de la journée. Aujourd’hui: Roger Federer (SUI) vs Andy Murray (GB).

Roger Federer a remporté aujourd’hui son 16e titre du Grand Chelem en s’imposant en finale de l’Open d’Australie face à Andy Murray (6/3, 6/4, 7/6[11]).

«J’ai joué un des meilleurs matches de ma carrière ». Le constat est net et sans bavure. Il est signé Roger Federer après sa victoire en trois sets contre Andy Murray en finale de l’Open d’Australie. L’Ecossais n’en menait pas large après le match. Il a vu débouler le rouleau compresseur Roger Federer et ne sera pas le premier britannique à s’imposer en Grand Chelem depuis…1936 et le succès de Fred Perry à Wimbledon.

Le Suisse a tout simplement été injouable durant deux sets avant de connaître un passage à vide dans la toisième manche, où il a été mené 5-2 par Murray. Il a ensuite repris son entreprise de démolition pour forcer l’Ecossais à disputer un tie-break d’une rare intensité.

«J’ai pris des risques à la fin, c’est phénoménal»

t_federer_31_17[1]Dans le jeu décisif, sur sa 1ere balle de match, Federer laisse filer un passing de revers de Murray, pourtant à sa portée, qui retombe à l’intérieur des limites du terrain. Le Suisse se prend la tête dans les mains mais ne se décourage pas pour autant. Il sauve cinq balles de set avant de s’imposer sur sa troisième balle de match. «Je joue rarement ce genre de tie-break, peut-être à l’entraînement parce qu’on fait souvent des tie-breaks. Mais cela se termine rarement à 13-11, s’amuse le Suisse. Terminer un match sur un long tie-break, c’est très stressant car on peut se retrouver à vingt-quatre points de la victoire ou à un point. Je suis donc allé chercher les points, j’ai pris des risques à la fin, c’est phénoménal.»

Avec un service des grands jours (11 aces et 66% de premières balles), un jeu à la volée quasi parfait (72% de réussite) et un coup droit remarquable, on ne voit pas comment l’issue aurait pû être différente pour le Suisse. Murray a bien essayé de le forcer à jouer le plus souvent possible sur son revers mais même ce coup était impérial aujourd’hui chez Federer.

t_murray_31_20[1]Battu pour la seconde fois en finale de Grand Chelem par Roger Federer, le britannique est logiquement déçuà l’issue de la rencontre. Incapable de retenir ses larmes lors de la cérémonie de remise des trophées. «Je peux pleurer comme toi, malheureusement je ne peux pas jouer comme toi», dit-il seulement à Federer en référence aux sanglots du Suisse l’an passé sur ce même podium.

«C’est mon premier Grand Chelem comme papa»

Roger Federer est lui radieux. Il est le premier joueur à remporter un Grand Chelem en tant que père depuis Agassi en 2003.  «C’est mon premier Grand Chelem comme papa, insiste-t-il. Quand je suis parti pour le match, je leur ai dit : “ah c’est une bonne journée, vous avez dit bonne chance, j’ai bien compris”. Elles ont fait du bruit, je me suis dit c’est peut-être ça. Cela m’a donné envie de bien faire. Cela fait très plaisir de commencer une saison de cette manière car je me suis entraîné comme un fou en septembre et en décembre. C’est vraiment super de voir que cela paie.»


OA, Day 13. Serena Williams gagne le combat des n°1

30 janvier, 2010

Chaque jour durant l’Open d’Australie, nous reviendrons sur l’un des matches fort de la journée. Aujourd’hui: Serena Williams (USA) vs Justine Henin (BEL).

Serena Williams conserve son titre à l’Open d’Australie. En finale, elle s’impose face à la revenante Justine Henin (6/4, 3/6, 6/2) en 2h02′ de jeu.

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Serena Williams a enfin vaincue la malédiction des années paires à l’Open d’Australie. Vainqueur en 2003, 2005, 2007 et 2009, l’Américaine n’avait jamais réussie à s’imposer lors d’une année paire. C’est désormais chose faite après son succès aujourd’hui sur Justine Henin.

Une finale de rêve entre les deux meilleures joueuses des années 2000. Une finale où Serena Williams ne se présentait pas sous les meilleures dispositions physiques. «Je me suis fait mal aux ischio-jambiers à Sydney, puis à l’intérieur de ma jambe, explique la n°1 mondiale.  Au troisième tour ici je me suis foulé la cheville. J’ai eu mal au poignet en quarts de finale. Et, quelque part en route, j’ai eu un problème aux orteils. Mais je pense que je bougeais pas trop mal encore

b_WilliamWin_30_05[1]Au 1er set, l’Américaine dicte sa loi et mène rapidement 4-2 face à une Henin timide en ce début de partie. Avec panache et abnégation, la Belge parvient tout de même à faire son retour, égalise à 4-4 mais ne parvient pas à tenir son engagement à 4-5. Trop fébrile au service avec 4 double fautes et seulement 46% de premier service, Henin cède logiquement 6/4 en 51 minutes.

«J’étais un peu juste pour gagner ce match»

Dans le deuxième set, les deux joueuses se neutralisent jusqu’à 3-3. C’est le moment choisi par Justine Henin pour réaliser un véritable festival de points gagnants en fond de court et à la volée. Quatre jeux consécutifs et quinze points d’affilée pour la Belge qui s’octroie la manche face à une Serena Williams dubitative mais pas résignée.  «Je me suis dit que j’avais au moins gagné le premier set, reconnaît la cadette des soeurs Williams. Je suis restée positive, je savais que j’aurais des occasions au troisième set.»

Et la suite des évènements va lui donner raison. En cette fin de match Justine Henin n’a plus la même diversité de coups à opposer au punch de Serena Williams. «J’ai eu des opportunités, mais je n’ai pas su la breaker dans le premier set, analyse la Belge. Dans le troisième, il y a un moment clé qui m’a donné un petit coup au moral. Il manquait peut-être aussi un peu d’essence dans le moteur mentalement et physiquement. J’étais un peu juste pour gagner ce match

Serena Williams breake au 3e jeu. Henin ne reviendra pas. L’Américaine tient son service jusqu’au bout et l’emporte sur un dernier revers croisé gagnant. En remportant son 12e titre du Grand Chelem, elle égale l’une des légendes du tennis féminin, Billie Jean King. «C’est fabuleux, un tel honneur. Elle est un mentor pour moi, s’enthousiasme Serena. A un moment elle était même mon coach en Fed Cup et on avait bien rigolé

«Je veux absolument un autre Roland-Garros»

b_Henin_30_12[1]Serena Williams a donc fait respecter son rang de n°1 mondiale. Justine Henin, elle, ne sera pas parvenue à réaliser le même exploit que sa compatriote Kim Clisjters sortie de sa retraite avec une victoire à l’US Open. La Wallone tire tout de même un bilan positif de son Open d’Australie : «Quand j’ai battu Dementieva, c’était un très grand moment parce que la qualité de jeu était vraiment très, très bonne. Plus généralement, je viens de vivre des dernières semaines fantastiques. Je repars avec seulement des bonnes choses

Serena Williams, quant à elle, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. «Je veux absolument un autre Roland-Garros», a-t-elle avouée. Pas sûr que Justine Henin, quadruple vainqueur à Paris, soit du même avis. Revenue à un niveau encore supérieur à celui de sa “première” carrière, il sera difficile de lui barrer la route dans son jardin de la Porte d’Auteuil.


AO, Day 12. Federer assomme Tsonga

29 janvier, 2010

Chaque jour durant l’Open d’Australie, nous reviendrons sur l’un des matches fort de la journée. Aujourd’hui: Roger Federer (SUI) vs Jo-Wilfried Tsonga (FRA).

Roger Federer n’a laissé aucune chance aujourd’hui à Jo-Wilfried Tsonga. Le Suisse l’emporte dans un match à sens unique (6/3, 6/2, 6/2) et se qualifie ainsi pour la finale de l’Open d’Australie.

b_Federer_25_03[1]Impressionnante. Remarquable. Parfaite. Il n’existe pas assez d’adjectifs pour qualifier la prestation de Roger Federer en demi-finale de l’Open d’Australie face à Jo-Wilfried Tsonga. Le n°1 mondial en a conscience. A l’école la maîtresse lui aurait certainement donné un 10/10. « Il y a parfois des matches où votre adversaire joue exactement comme vous le voulez. Ou le break tombe exactement au bon moment. C’est ce qui s’est passé aujourd’hui», avoue le Suisse. Aujourd’hui, le maître s’appelait Federer et il a donné une leçon au petit Tsonga.

Dans un stade comble, le Suisse a sorti sa palette d’artiste du tennis et n’a jamais laissé respirer un Tsonga impuissant et défait en à peine 1h30′. Le Français est pris à la gorge dès son deuxième jeu de service. Breaké, il ne pourra jamais recoller au score. En trente minutes, le Suisse empoche la première manche. Tsonga est dépassé. Contre-pieds, amorties gagnantes, revers long de lignes, Federer démontre tout l’étendue de son talent. Il ne propose jamais deux balles de suite identique au Français qui en perd son tennis.

«Il y a des moments de frustration, mais c’est le tennis. C’est beau»

«Il y a des moments où c’est frustrant car tu ne mets pas la balle où tu as envie, tu commets une faute bête ou ton adversaire te fait un point gagnant, analyse le Français. C’est énervant. Il y a des moments de frustration, mais c’est le tennis. C’est beau

Les deuxièmes et troisième manches sont du même acabit. Roger est impérial sur sa mise en jeu avec 84% de points gagnés derrière son premier service. Trop timide et irrégulier en retour, Tsonga ne se procure aucune balle de break tout au long de la rencontre.

b_tsonga_30_01[1]Car si Federer a joué le match parfait, le constat est loin d’être le même pour le Français. Le Manceau accumule les fautes directes (27 au total) et est en difficulté sur son engagement. Federer le pousse à la faute sur son deuxième service en utilisant le chip and charge à merveille.

Tsonga est tellement accablé lors du dernier set qu’on pourrait le croire blessé. Honnête après la rencontre, “Jo” rejette cette excuse. «Je ne me sentais pas trop mal, mais je manquais du coup de rein nécessaire, explique-t-il. Je manquais de tonicité. Sur la durée, j’aurais tenu mais j’ai eu du mal à suivre l’intensité

Roger Federer peut désormais se projeter avec confiance vers son prochain match. Sa 22e finale en Grand Chelem. Et son adversaire, Andy Murray, s’il a visionné cette demi-finale, peut commencer à se faire du souci. Le roi Federer est prêt au combat et veut reconquérir un titre qui lui échappe depuis trois ans.


OA, Day 7. Andy Roddick saisi sa chance

24 janvier, 2010

Chaque jour durant l’Open d’Australie, nous reviendrons sur l’un des matches fort de la journée. Aujourd’hui: Andy Roddick (USA) vs Fernando Gonzalez (CHI).

Andy Roddick s’est qualifié aujourd’hui pour les quarts de finale de l’Open d’Australie en éliminant Fernando Gonzalez (6/3, 3/6, 4/6, 7/5, 6/2). Un match resté longtemps indécis.

b_roddick_22_05[1]«Il n’y a pas grand chose à faire quand vous tapez bien dans la balle mais que votre adversaire frappe des points gagnants de tous les coins du court.» La seule solution est d’attendre que l’orage passe. Andy Roddick l’a bien compris et c’est ce qui lui a permis de l’emporter, aujourd’hui en cinq sets, face à Fernando Gonzalez.

Après un bon début de match de la part de l’Américain, le Chilien devient injouable. «Si vous regardez les statistiques des sets que j’ai perdu, vous apercevrez que dans le troisième set, Fernando réussi 23 coups gagnants or il ne faut que 24 points pour remporter un set. Je ne pouvais tout simplement rien faire», explique Roddick.

«J’ai eu de la chance de m’en sortir»

Le tournant du match a lieu au douzième jeu du quatrième set. Après avoir sauvé quatre balles de deux manches partout, à 4-5, service adverse, Gonzalez se retrouve dans la même situation à 5-6, 40-A. Sur un coup droit croisé de l’Américain frôlant la ligne, Gonzalez ne semble pas pouvoir remettre la balle de Roddick. La balle est jugée faute. Roddick demande alors l’arbitrage vidéo.

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«Je ne me rappelle pas exactement ce qu’il s’est passé à cet instant, analyse Gonzalez. Est-ce que je la laisse passer ? Est-ce que je pouvais l’avoir ? Je ne sais pas.» Mais le hawk-eye donne la balle bonne et l’arbitre accorde le set à l’Américain. Gonzalez ne s’en remettra pas. Epuisé, il commet de nombreuses fautes directes dans la dernière manche face à un Roddick qui n’en demandait pas tant.

b_roddick_22_02[1]Le dernier set est bouclé en 34 minutes. Andy Roddick est en quart de finale à Melbourne pour la sixième fois de sa carrière. «J’ai eu de la chance de m’en sortir, estime l’Américain. Quand Fernando commence à être chaud, le match échappe vite à ton contrôle. Mon service m’a permis de rester dedans. Maintenant, j’aimerais vraiment aller plus loin.»

 Pour aller plus loin et égaler sa performance de l’an passé, il devra se débarasser du géant croate Marin Cilic, vainqueur en 4h38′ de la tête de série n°4 du tournoi, l’Argentin Juan Martin Del Potro. Un rude combat de cogneurs en perspective.


OA, Day 6. Baghdatis abandonne, blessé à l’apaule

23 janvier, 2010

Chaque jour durant l’Open d’Australie, nous reviendrons sur l’un des matches fort de la journée. Aujourd’hui: Lleyton Hewitt (AUS) vs Marcos Baghdatis (CYP).

Cela aurait dû être le match du jour. Lors de la dernière rencontre entre Lleyton Hewitt et Marcos Baghdatis à Melbourne, les deux hommes s’étaient quittés à 04h34 du matin, pour le match le plus tardif de l’histoire remporté par l’Australien au cinquième set. Aujourd’hui, après seulement 13 jeux (1/6, 2/4), le Chypriote a dû abandonné lors de ce match du troisième tour. Marcos Baghdatis fait le point après son retrait du tournoi.

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De quoi souffrez-vous Marcos ? Je ne les sais pas encore. J’ai juste mal à l’épaule. Je ressenti la douleur hier à l’entraînement et aujourd’hui, pendant le match, je ne pouvais tout simplement pas frapper un seul coup droit. Je ne pouvais pas contrôler la balle, je me contentais de la pousser. Et contre Hewitt, c’est donc dur de…

Vous avez donc ressenti la douleur dès hier mais vous pensiez pouvoir la surmonter ? Oui, cela ne m’inquiétais pas du tout. J’avais un peu mal mais rien de plus. Je suis habituer à avoir des douleurs un peu partout. Mais je ne pensais pas que cela serait si douloureux et si ennuyant durant le match. Le médecin dit que le tendon du biceps est touché. Je vais donc passer une IRM demain et voir de quoi il retourne.

Y a-t-il un moment du match où vous avez vraiment eu mal ? Non. J’ai eu mal tout le match. Au début, je ne servais pas au-dessus de 200 km/h. Je sentais la douleur lorsque je frappais la balle à l’impact. Vous savez, quand vous ressentez cela, tout commence à aller mal parce que vous ne pensez qu’à la douleur et non plus à votre coup droit ou votre service.

Que vous a dit Lleyton Hewitt à la fin de la rencontre ? Rien de spécial. Il a dit qu’il était désolé pour moi. Il m’a souhaité un bon rétablissement. C’est tout. Il était sympa comme d’habitude.

Que pensez-vous de ses chances contre Federer au prochain tour ? Je ne sais pas. Je n’ai pas envie de parler de cela. Désolé.

Propos traduits du site de l’Open d’Australie www.australianopen.com.


OA, Day 5. Clijsters prend la porte

22 janvier, 2010

Chaque jour durant l’Open d’Australie, nous reviendrons sur l’un des matches fort de la journée. Aujourd’hui: Kim Clijsters (BEL) vs Nadia Petrova (RUS).

La Belge Kim Clijsters a été balayée 6/0, 6/1 au 3e tour de l’Open d’Australie par la Russe Nadia Petrova. Incapable de se relâcher et d’éviter les fautes directes face à un joueuse ne ratant rien, Clijsters, favorite pour le titre, sort de ce tournoi par la petite porte.

1. C’est le nombre de jeu marqué par Kim Clijsters en seulement 52′ de jeu (18′ pour le 1er set, 34′ pour le second). Une véritable correction. La Belge n’vait pas connu pareil déroute en Grand Chelem depuis 2003 et sa défaite en finale de Roland-Garros face à Justine Henin 6/0,6/4. C’est également la première victoire de Petrova face à Clijsters en cinq confrontations.

b_clijsters_22_01[1]Le commentaire d’après-match de Kim Clijsters. «J’étais complètement éteinte, je n’ai pas senti la balle. C’est dur à expliquer et même à comprendre. C’est ce qui est le plus frustrant. Un jour comme ça t’arrive une fois par an… Moi ça fait des années que je n’avais pas vécu ça… Je ne sais vraiment pas pourquoi j’ai joué comme ça… Je veux vite oublier cette défaite même si c’est frustrant que cela se passe dans un tel événement. Mais ça ne doit pas occulté tout ce que j’ai réussi depuis mon retour. Je ne laisserai pas ce match me faire douter de mes capacités

b_petrova_20_01[1]La stat: 52 vs 22. 52, c’est le nombre de points inscrits par la Russe soit 30 de plus que son adversaire. Petrova a marqué la moitié de ses points sur des fautes directes de la Belge (26/52). La Russe a également frappé 15 coups gagnants contre 5 à son adversaire et n’a eu qu’a sauver qu’une seule balle de break durant toute la rencontre.


OA, Day 4. Fin de l’aventure pour Stéphane Robert

21 janvier, 2010

Chaque jour durant l’Open d’Australie, nous reviendrons sur l’un des matches fort de la journée. Aujourd’hui: Stéphane Robert (FRA) vs Albert Montanes (ESP).

Le beau parcours de Stéphane Robert à l’Open d’Australie a pris fin aujourd’hui. Il n’a manqué qu’un seul set au Français âgé de 29 ans pour avoir le privilège de rencontrer Roger Federer au 3e tour.

atpr612[1]Toutes les belles histoires ont une fin. Admis directement dans le grand tableau suite au forfait de David Nalbandian et vainqueur avec autorité de son premier match dans le tournoi face à l’Italien Potito Starace, Stéphane Robert s’est incliné aujourd’hui en cinq sets face à l’Espagnol Albert Montanes (4-6, 6/7[3], 6/2, 6/3, 6/2).

«J‘ai donné tout ce que j’avais et c’est le plus important»

Pour son premier Open d’Australie et son deuxième Grand Chelem (après Roland-Garros 2004), Stéphane Robert, n°104 a l’ATP, a réalisé un bon tournoi. Il a rivalisé pendant la moitié du match face au 32e joueur mondial avant de craquer physiquement. «C’était intéressant en termes de la gestion d’un match en cinq sets, analyse-t-il. J’étais un peu affaibli à la fin du deuxième set où j’ai commencé à avoir des crampes, j’ai laissé passer l’orage pour essayer de retrouver un peu de fraîcheur. Malheureusement, j’avais un peu atteint mes limites. Mais j’ai donné tout ce que j’avais et c’est le plus important

A 29 ans, Stéphane Robert perce enfin sur le “grand” circuit. Vainqueur de nombreux challengers, il n’avait jamais réussi à être performant face aux meilleurs joueurs. Après une très bonne fin d’année 2009, il va enfin entrer dans le top 100 et ainsi pouvoir figurer dans des tableaux principaux. Un objectif mais pas un rêve pour le Français.

«Cela n’a jamais été un rêve»

«Cela n’a jamais été un rêve, insiste Robert. Je travaille et je suis conscient de tout ce qui se passe. Je trouve génial de me laisser aller sur le terrain et de ne pas me poser de question. Je suis là pour jouer au tennis, je suis pro et j’essaie de gagner des matches, mais cela ne m’affole pas plus que ça. Le but est de profiter de tous ces moments.»

Une carrière à la Marc Gicquel et un jeu à la Fabrice Santoro. «Je suis arrivé assez tard sur le circuit, je suis parti de très loin, explique-t-il. J’essaie de varier et de ne pas m’enfermer dans les stéréotypes. C’est intéressant de se rendre compte que le tennis n’est pas de frapper comme un malade dans la balle. J’observe le tennis et je vois que les changements de rythme perturbent les adversaires.»

Stéphane Robert a donc rater l’occasion d’affronter le n°1 mondial Roger Federer au 3e tour de cet Open d’Australie. Mais il a gagné une certitude. Il sait désormais qu’il peut rivaliser avec le gotha des joueurs de tennis et que la meilleure partie de sa carrière ne fait que commencer.