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« J’ai failli tout arrêter »

 

RUSSIA/

 

Elle n’a pas encore rangé son épée dans son fourreau. Maureen Nisima continue en 2010, de martyriser les spécialistes mondiales de l’épée féminine. Oubliés les moments de frustation, l’incompréhension et la colère. Non sélectionnée aux Jeux Olympiques de Pékin, l’actuelle numéro 15 mondiale a hésité à stopper net sa carrière sportive.

Bien lui en a pris car il y a deux semaines, la pensionnaire du Levallois Sports a remporté à Budapest, la première épreuve sélective de la saison. Toutes ont succombé à son jeu offensif, forgé dans la pure tradition de l’escrime français. « Un escrime propre, agressif et batailleur. Depuis toujours, on nous apprend à tout faire: attaquer, provoquer et être en capacité de parer à toute situation sur la piste » précise celle qui a débuté l’escrime à Aulnay-sous-Bois, par le fleuret à l’âge de 6 ans, l’immuable arme d’apprentissage, avant de passer à l’épée à 15 ans.

Cette première victoire a été obtenue dans un tournoi sélectif, une des compétitions décisives dans le choix des deux épéistes françaises qualifiées pour les futures grandes échéances internationales. Une victoire déterminante ou un coup d’épée dans l’eau car la concurrence en équipe de France est rude? Ce week-end, Laura Flessel, sa principale rivale dans la course aux deux sésames tricolores qualificatifs, l’a vaincue en quart de finale de l’étape romaine de la Coupe du monde 2010. « La Gûepe » est éternelle qui en dépit de la quarantaine approchant, continue de s’accrocher à son épée et d’asséner des touches fulgurantes.

« Une deuxième chance »

La tête de gondole de l’escrime féminin capte toujours toute l’attention médiatique. Un plébiscite unanime alors que Maureen exerce sa passion au quotidien dans un anonymat quasi total. La championne d’Europe 2002 en individuel et la double championne du monde par équipes en 2005 et en 2007 n’est pas suivie par une meute de journalistes demandeurs de ses moindres faits et gestes. Elle s’en satisfait même si point un certain agacement face à cette immuable préférence. « Aujourd’hui, si les médias décident de parler de l’escrime, ils font appel à Laura Flessel. Elle peut imposer qu’on parle d’elle parce qu’elle donne toujours quelque chose. »

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A l’évocation de sa relégation dans l’ombre de la glorieuse aînée, Maureen pique. Heureusement qu’elle n’a pas son arme avec elle, sinon elle tailladerait de la pointe de son épée. « Tout le monde dit sans arrêt que je suis dans son ombre. Mais, j’ai gagné plein de titres y compris quand Laura était là. » corrige-t-elle. Elle espère la battre comme toutes les autres aux prochains championnats d’Europe de juillet puis aux mondiaux de novembre. Surtout aux Jeux olympiques de 2012, histoire d’oublier définitivement sa non-participation à la dernière olympiade chinoise. Le CIO avait supprimé du programme olympique, l’épreuve par équipes et Maureen avait été écartée de la sélection pour la compétition individuelle. Entourée aujourd’hui d’un staff élargi où elle s’appuie notamment sur un préparateur physique et un médecin, Maureen Nisima se sent plus forte. « Une deuxième chance » s’ouvre à elle pour arracher enfin l’or olympique et pourquoi pas devenir la nouvelle égérie de l’escrime féminin tricolore.

L’amitié guide ses derniers pas de footballeur

Le chant du cygne avant la toujours délicate retraite sportive. A 36 ans, Steve Marlet a accepté un ultime défi. L’ancien attaquant de l’équipe de France a rechaussé en juillet dernier, les crampons dans un club amateur de CFA2.

Shooté à l’amitié, il poursuit sa dépendance au ballon rond. Steve Marlet évolue au Football Club municipal d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), promu en CFA2. Une gageure pour l’ex-attaquant des Bleus que de fouler les terrains souvent abîmés de la cinquième division française devant une assistance quasi inexistante. Loin des pelouses impeccables et des chants des supporters d’Auxerre, de Lyon, de Fulham, de Marseille, de Wolfsburg et de Lorient scandés à son nom. Pourtant, un coup de fil de son ami Abdellah Mourine l’entraîneur de l’équipe séquano-dyonisienne convainc l’ancien champion de France lyonnais. Steve Marlet sait que sa carrière est derrière lui mais, par passion et amitié, il replonge quelques mois supplémentaires. « Je ne me fais plus d’illusions. Mais je donnerai tout pour faire monter Aubervilliers en CFA. »


reportage sur Steve Marlet
envoyé par youssofana. – Découvrez les dernières vidéos de sport.

Rencontrés au centre de formation du Red Star, les deux hommes nouent alors une amitié forte et durable. Un exemple rare dans un monde où la concurrence permanente et l’individualisme forcené compliquent le rapprochement des hommes. D’autant que le milieu lui a brutalement tourné le dos. « C’est la règle du jeu. Je ne suis ni aigri ni revanchard, même si j’ai vécu une période difficile. Mais j’ai eu le temps de me préparer à ce retour à l’anonymat ». Sans club depuis mai 2007, Steve Marlet avait toujours l’envie en dépit de deux ans de chômage et d’une flopée d’essais infructueux.Steve Marlet1 Le dernier remontait à août 2008 au Stade de Reims. Non concluant. Le pensionnaire de Ligue 2 a fermé la porte. Comme la formation anglaise d’Ipswich Town ou les américains de Chicago Fire avant lui. L’expérience du haut niveau, le palmarès, ne comptaient plus. Qu’importe un titre de champion de France, une Coupe de la Ligue, deux Coupes des Confédérations glanées avec l’Equipe de France. La planète foot est cruelle et rejette souvent ses astres marcescents, autrefois au firmament. Oublié le faste d’antan quand Steve Marlet convertissait en but les centres distillés par Zidane, Henry, Pires ou Sonny Anderson.

« Il n’y a plus de Zidane, de Thuram en équipe de France »

En 2002, il est champion de France avec l’Olympique lyonnais malgré cinq matchs seulement disputés à l’orée de sa deuxième saison sur les bords du Rhône. Car entre-temps, Steve Marlet a filé à l’anglaise renforcer le club du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed. Son départ pour Fulham, nouveau promu en Premier League marque le commencement de son déclin sportif. Le départ de l’entraîneur Jean Tigana, le poids de son transfert mirobolant et la détermination d’Al-Fayed à limiter le nombre de joueurs français au sein du club londonien sont les raisons de son échec outre-Manche.

Steve Marlet2Son principal regret reste sa non-sélection à la Coupe du monde 2002. « Je méritais de la jouer » plaide celui qui avait participé à tous les matchs préparatifs avant l’annonce de la liste des vingt-trois sélectionnés. Dans la dernière ligne droite, le sélectionneur Roger Lemerre lui préféra l’auxerrois Djibril Cissé. Sans lui, les Bleus se feront hara-kiri lors de ce dix-septième mondial, le premier sur le sol asiatique.

Steve Marlet suit l’actualité du football. Il s’exaspère des critiques incessantes contre Raymond Domenech qui « à peine sa nomination effective, essuyait déjà de vives critiques. Tous pointaient du doigt son palmarès vierge de tout titre avec les Espoirs ». Sans pour autant défendre les choix du sélectionneur, il « n’aime pas l’acharnement contre une personne ». Comme beaucoup, son favori à la succession de Domenech à la tête des Bleus est l’actuel entraîneur des Girondins, Laurent Blanc. Un ancien joueur-cadre de l’équipe de France triomphante. Selon lui, les manques de l’équipe de France actuelle résultent « de l’absence de joueurs cadres. Thierry Henry n’a jamais été un leader. Il n’y a plus de Zidane, de Thuram, de Makelele.FRANCE SOCCER WORLD CUP 2010 QUALIFICATION

En revanche, il dédouane l’actuel capitaine des Bleus de toute culpabilité quant à sa main qui a propulsé honteusement la France à la Coupe du monde de juin prochain. « Son geste est un réflexe malheureux. C’est un fait de jeu. » Il pointe plutôt du doigt la responsabilité des défenseurs irlandais. « Ils se sont arrêtés avant le centre d’Henry pour signaler à l’arbitre la main. ». Erreur fatale. « La première chose apprise dans les écoles de jeunes est de ne jamais s’arrêter sans un coup de sifflet de l’arbitre ».

D’ailleurs, la formation constitue l’une des pistes privilégiées pour sa reconversion. Steve Marlet prépare en ce moment, son brevet d’éducateur au CREPS de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Pourquoi ne pas avoir opté pour le cursus accéléré mis en place par la Fédération française de football (FFF) pour les anciens joueurs professionnels? « C’est plus valorisant de commencer à la base. Comme ça je ne devrai rien à personne. » Il a surtout préféré suivre cette formation en compagnie de Mourine Abdellah. Par amitié. Comme toujours.

Quand les footballeurs poussent la chansonnette

boliWaddleUne fois les crampons définitivement remisés au vestiaire, il est tentant pour un footballeur en manque d’exposition médiatique et d’argent facile de se mettre en tête de sortir un disque. Un caprice qui immanquablement se transforme en ignominie sonique.

Pousser le bouton « ON » dans les vestiaires pour que les décibels galvanisent l’équipe devrait être l’unique incursion d’un footballeur dans l’univers musical. Que nenni! Beaucoup ont tenté et s’essayent encore aujourd’hui à caresser la mélodie et à jongler avec les mots comme jadis avec le ballon rond sur le pré carré.Sauf qu’ici on parle d’une chose que les moins de 80 de QI ne peuvent connaître. La justesse de la voix, la maîtrise harmonique, le sens de la mélodie..Le footballeur expédie en touche tous ces ingrédients indispensables à un cocktail musical stylé.

Quel ancien professionnel a déchaîné les foules devant un micro? Le champion du monde 98 Youri Djorkaeff a tenté sa chance. Lamentable échec. Grâce à l’inoubliable « Vivre dans la lumière », « The Snake » a validé son entrée au panthéon des bides musicaux. Autre exemple mémorable: l’horripilant « Je te survivrai » auquel la carrière musicale de l’ancien joueur de Saint-Etienne, Jean-Pierre François n’a pas survécu.

 

Que leur apporte ces tours de chant ridicules? De l’argent? Ils en ont déjà plein les fouilles. Champagne et mannequins sur un plateau?
tresorIl a été scientifiquement prouvé que courir après un ballon fonctionne mieux que postillonner sur un micro.
En France, Just Fontaine est le premier à avoir commis un disque. L’homme aux 13 buts enregistre en 1960 l’improbable
« Moi, j’ai une gosse ». Beaucoup suivront. Comme le jovial Marius Trésor qui en 1980 s’offre une biguine à sa propre gloire, « Sacré Marius ». On peut aussi citer Pascal Olmeta, l’ex-gardien volant de l’OM aux tenues flashy qui sort en 1994 un premier single rap « Tape dans le ballon », écrit par Jean-Pierre Savelli, alias Peter sans Sloane. L’année suivante, le duo récidive avec « C’est la folie ». Mouais.. A l’écoute, toute oreille sensible aura envie de se crever le tympan pour en finir avec cette bouillie infâme. Il y a peu, le quart relayeur du carré magique, Luis Fernandez profite de l’été 2004 pour enregistrer « Luis attaque ». Une nullité comme tout le reste. A chacun son métier.

Raymond, il est temps de faire des choix

Des éliminatoires désespérants, un jeu indigent et un sélectionneur tâtonnant. Depuis le 12 juillet 2006, les Bleus n’avancent pas. Aucune ambition dans le jeu, un système tactique frileux. La finale berlinoise semble bien loin, plongée dans les limbes d’un passé glorieux qui semble aujourd’hui révolu.

Où sont passés les leaders? Quels joueurs cadres tirent le groupe vers le haut? Il n’y en a aucun. A l’ancienneté, Thierry Henry et William Gallas sont les plus gradés. Problème, ce ne sont pas des leaders naturels et ne le seront jamais. La fracture générationnelle a-t-elle été résolue? On se souvient lors du dernier Euro de l’épisode pathétique du car. Quand le jeune Samir Nasri s’était assis à la place de William Gallas, l’ancien provoquant l’ire des cadres de l’équipe, révoltés par le sans-gêne des nouveaux arrivants. Comme dans la cour de récréation. Sans parler des anicroches entre Claude Makélélé et Karim Benzema.

Une énorme attente
Raymond Domenech saura-t-il insuffler un souffle nouveau à son groupe, lui apporter un regain de sérénité? Surtout le guider vers la victoire. Difficile à dire pour un entraîneur qui n’a jamais rien gagné. Sous ses ordres, les plus brillantes générations d’espoirs français ont toujours échoué. Le crédit capitalisé au moment de l’épopée miraculeuse de la Coupe du monde allemande n’existe plus. L’attente est énorme. Le capital joueurs de l’Equipe de France entretient l’espoir d’un long parcours au Mondial sud-africain. Comme en 2006.

Le potentiel offensif des Bleus peut éreinter n’importe quelle défense. Le trio Henry-Anelka-Benzema est un atout inestimable. L’assurance de marquer à tout moment. Qui pour leur donner les ballons de but? Là encore, Raymond Domenech a sous la main des joueurs décisifs. Le tandem Gourcuff-Ribéry au meilleur de sa forme physique sera le dépositaire du jeu tricolore. Un duo d’accélérateurs de particules dans un cocktail souvent fade, qui manque cruellement de liant. A eux de faire le lien entre le milieu et l’attaque. Propulsés chefs d’orchestre, ils auront à impulser le tempo à l’équipe. Sans fausse note. Mais quelle configuration adopter pour accorder au mieux leurs géniales partitions et sublimer leurs folles inspirations? Ribéry ou Gourcuff en meneur axial? Aligner le Munichois sur le côté droit pour l’équilibre collectif ? Domenech devra trancher.

Les gardiens Lloris et Mandanda sont deux valeurs sûres. Enorme de présence, imperméable à la pression, le portier lyonnais grâce à la double rencontre décisive contre l’Eire a gagné ses galons de titulaire indiscutable. Mieux, il a fait un bond dans le gotha européen des meilleurs gardiens.

Reste à résoudre les chantiers permanents de la défense centrale et du duo de milieux défensifs. Qui pour accompagner l’indéboulonnable William Gallas en défense centrale? Relancer Mexès? Faire confiance à l’un des deux sévillans, Squillaci ou Escudé? L’option Abidal est-elle sécurisante au plus haut niveau? Quant aux deux sentinelles du milieu de terrain, le débat est récurrent mais pourquoi ne pas tenter l’association entre un joueur de pressing, costaud dans les duels et un profil plus technique capable de jouer long comme dans les petits espaces? Aligner d’entrée aux côtés de Lassana Diarra des joueurs habiles balle au pied comme Nasri ou Cheyrou offrirait au jeu tricolore une option offensive supplémentaire.

Les matchs préparatoires servent à faire des essais, tester plusieurs formules, différentes combinaisons. Que Raymond Domenech s’en serve comme tel et expérimente enfin. Le temps presse. Il a jusqu’au 11 juin prochain, date du coup d’envoi de la Coupe du monde pour trouver son onze gagnant. Et pourquoi pas, faire mieux qu’en 2006.

.. Quoi qu’il en soit, Raymond Domenech a d’ores et déjà fait un choix important. Non pas tactique mais logistique. Il a dégoté l’hôtel où résideront les Bleus durant la prochaine Coupe du monde organisée en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet.
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Villégiature des Bleus en Afrique du Sud sur une carte plus grande

Un Eire de déjà vu

Un but inscrit à l’extérieur pour une victoire étriquée. Mais, un pas de géant vers une qualification définitive à la Coupe du monde de juin prochain. Comme en 2005. Quand Thierry Henry d’une merveille de frappe enroulée avait poinçonné le billet des Bleus pour le Mondial allemand.

Hier soir, c’est Nicolas Anelka qui a fait sauter le verrou du coffre-fort irlandais. D’une frappe contrée, déclenchée aux 20 mètres, l’attaquant de Chelsea a trompé Shay Given pris à contre-pied. Une action pauvre, résumé accéléré d’un match où les artistes étaient restés aux vestiaires pour faire place à des combattants, des durs au mal. Comme en 2005. La tactique mise en place par Trapattoni était simple. Imposer un défi physique permanent et jouer à fond les coups de pied arrêtés. Un plan de jeu efficace durant les éliminatoires pour les Irlandais, invaincus de leur groupe de qualification.

  

Lloris impérial

Dans l’enfer de Croke Park, la déferlante verte n’a pas submergé l’équipe de France. Les Bleus ont accepté la bataille et soutenu la comparaison dans les duels. Agressifs dans l’engagement, les joueurs français sont restés corrects. Aucun des joueurs sous la menace d’une suspension n’a écopé d’un carton jaune. Disciplinés, les joueurs de Raymond Domenech ont concédé peu de coups de francs excentrés et repoussé loin de la surface de Lloris, la bataille des airs tant attendue.

Le portier lyonnais était lui, attendu. Il a été décisif. Impérial dans les airs, il a réalisé deux arrêts déterminants. A la 27ème minute, il gicle dans les pieds de Robbie Keane pour détourner une frappe du bout du pied du capitaine irlandais mis sur orbite par une déviation de Doyle devant Gallas. Il préserve la victoire à la 87ème en se couchant parfaitement sur un tir à bout portant de Whelan après une grossière erreur d’Abidal. Hugo Lloris a fait régner l’ordre dans sa surface de réparation. Les cinq buts encaissés contre Marseille sont loin derrière lui. Excepté ces deux actions, les Bleus n’ont pas été inquiétés par une équipe d’Irlande trop limitée techniquement pour avoir la maîtrise du ballon.

Manque de vitesse, de percussion, de précision dans les passes, les symptômes récurrents d’une équipe de France en panne d’inspiration ont refait surface. Le porteur du ballon n’a pas de solutions; autour de lui, trop peu d’appels, de courses. Le trident offensif Henry-Gignac-Anelka était privé de soutien. Yoann Gourcuff a été inexistant. Positionné en première mi-temps en soutien de Gignac, le meneur de jeu français censé faire justement le lien entre le milieu de terrain et l’attaque n’a pas su imprimer le tempo à l’équipe. En redescendant trop bas pour prendre les ballons, Anelka et Henry n’ont pas animé leurs couloirs. Les Bleus n’ont pas su étirer la défense irlandaise en passant trop souvent dans l’axe. En deuxième mi-temps, l’équipe de France est repartie avec des intentions de jeu plus affirmées. Le bloc sous l’impulsion de Lassana Diarra est remonté d’un cran. Les Irlandais moins fringants physiquement ont abandonné la possession de balle. En jouant plus haut, l’équipe de France a imposé son jeu dans la moitié de terrain irlandaise et inscrit ce but libérateur.

Les Bleus ont remporté la première-temps et avancent tranquillement vers l’Afrique du Sud. Mercredi, ils devront jouer comme hier soir. Pour la gagne et arracher leur billet pour le Mondial. Comme en 2005.

Silvio pose un pied à terre

Silvio2Le Cavaliere très à cheval sur les pratiques de corruption de tout poil est au bord de la sortie de piste. Longtemps, il a slalomé avec panache entre les divers obstacles juridico-financiers. Silvio Berlusconi paraît aujourd’hui désarçonné.

La Cour constitutionnelle italienne a levé l’immunité pénale garantie aux quatre plus hautes personnalités de l’Etat pendant la durée de leur mandat. De quoi rouvrir les procédures classées à franc-étrier à l’encontre du président du Conseil italien. Mais, Silvio Berlusconi n’est pas une vulgaire bourrique qu’on fait tourner sans un retour de cravache garanti. Ce cavalier chevronné et rusé qui a l’Italie à sa botte, saura sans aucun doute se remettre en selle pour un énième tour de piste.

M ressurgit en Mister Mystère

Album-M

Son dernier opus « Qui de nous deux » posait la question. Qui du fantasque showman M et de son alter légal Matthieu Chédid allait prendre le dessus? Roulement de batterie..C’est M qui signe un quatrième album studio de cette initiale qui a propulsé Matthieu Chédid au firmament pop hexagonal. Après une absence de six ans mais entrecoupée de diverses aventures musicales et cinématographiques (guitariste sur le récent « Divinidylle » de Vanessa Paradis et compositeur césarisé de la BO de « Ne le dis à personne ») M dévoile sa part d’ombre avec Mister Mystère .

Entouré d’un groupe rajeuni comprenant son frère Joseph à la batterie et sa soeur Anna au clavier, il livre treize chansons plutôt rock, électrisées par son jeu de guitare incisif. Instrument qu’il maîtrise décidément bien dont les riffs tranchants portent les titres « Mister Mystère » et « Destroy ».

Tout comme sa voix haut-perchée. Exit les réglages sophistiqués et les reverbs de la première mastérisation enregistrée à Londres. Ramenée à l’état brut par le second mixage de Papa Louis, la voix du fiston caresse les cages à miel. Elle étreint les textes mélancoliques de ses dealers de mots George Kretek, Hocine Mérabet et Brigitte Fontaine. Connecté avec Amadou et Mariam, il nous embarque même au Mali avec son africanerie « Amssétou ». Enfin, M transforme le « Hold-up » de son père en délire disco avec grosse caisse et sirènes de police. Mais calme le jeu juste après, avec l’ultime et doucereuse « Délivre ».
 
 

Analyse tactique de France-Autriche


France Autriche

Toujours privée de ses deux chefs d’orchestre, Franck Ribéry et Yohann Gourcuff, l’équipe de France a évolué comme face aux Iles Féroe en 4-4-2 avec le tandem franco-malien Moussa Sissoko-Alou Diarra à la récupération. Juste devant une défense remaniée en intégralité où la paire sévillane Escudé-Squillaci a démontré sa complémentarité et son habileté dans les duels aériens.

Florent Malouda dans tous les bons coups en première mi-temps a pris le jeu à son compte, multipliant les initiatives aussi bien dans le couloir gauche que dans une position inhabituelle de meneur de jeu axial où sa vitesse et sa maîtrise technique dans les petits espaces ont gêné l’arrière-garde autrichienne. Comme sur le premier but où remis en jeu par une passe en retrait de Maierhofer, il offre un caviar à son ancien coéquipier lyonnais Karim Benzema qui sur une tête plongeante inscrit son 8ème but en bleu. Etincelant à Chelsea, Florent Malouda a aimanté le ballon en première mi-temps, à la fois sur le côté gauche et dans l’axe quand il repiquait. Son activité dans le couloir soutenue par sa bonne entente avec Clichy plus les décrochages successifs d’Henry et de Benzema ont fait nettement pencher le jeu tricolore à gauche. Le piston droit de la machine bleue a été moins en vue, le duo Govou-Fanni n’apportant pas le même punch que son pendant gauche. Le Rennais et le Lyonnais ont pris leur couloir à tour de rôle mais jamais dans un élan commun pour alimenter en bons ballons le duo d’attaquants 100% Liga Benzema-Henry.

Auteurs d’un but, tous deux ont balayé le front de l’attaque sans se marcher sur les crampons, l’un occupant l’axe quand l’autre décrochait côté gauche. Chahutés dans le premier Tactiquequart d’heure, les Bleus après l’ouverture du score ont pris l’ascendant face à une équipe autrichienne limitée techniquement qui a abusé de longs ballons vers l’attaquant de Salzbourg, le grand et rugueux Janko.

Même positionné assez bas, le bloc-équipe français protégé par l’activité et la puissance de ses deux sentinelles, Alou Diarra et Moussa Sissoko est resté compact. Dès que les joueurs de Raymond Domenech ont accéléré le jeu, le milieu de terrain autrichien articulé autour de Pehlvian et Baumgartlinger, tous deux 20 ans et zéro sélection, a été dépassé. Incapable tout comme la défense lourde et coupable de fautes de concentration d’enrayer les offensives tricolores.

Port du casque obligatoire, les concerts font silence

silent-discoSilentDISCO2Le dance-floor vibre au son… du silence. Dans la salle, pas une note de musique audible alors que sur scène, le DJ chauffe les platines et enchaîne samples et scratchs. Le son est transmis grâce à des casques sans fil.
Baptisées “Silent Disco”, ces nouvelles soirées proposent deux cadences différentes. Soit techno puis slow, soit rock et disco et c’est party pour plusieurs heures de dandinement sans heurt. Fini les nuisances sonores et plaintes pour tapage nocturne, fini les voix cassées d’avoir trop crié pour couvrir le brouhaha ambiant, fini les quiproquos dans les tentatives maladroites de drague.

Le concept est né en 2002 lors d’un festival batave de théâtre itinérant sous les platines de Nico Okkerse. Flair payant car depuis, ce dernier ravit les clubbers du monde entier en fournissant casques et DJ’s. Les “Silent Disco” sont encore rares en France: quelques tentatives seulement aux festivals de Solidays et des Eurockeennes.
Pourtant, notre pays connaît d’autres concerts silencieux. “Le Placard” imaginé par Erik Minkkinen, permet d’écouter l’intégralité d’un concert au casque. Le fondateur raconte: ” J’ai organisé ça chez moi, à Paris, dans une chambre de bonne guère plus grande qu’un placard. Je voulais proposer aux musiciens un endroit de travail, d’écoute et de détente sans gêner le voisinage.”
Aujourd’hui, les “Placards” se déclinent à l’international, le plus souvent dans des festivals ou des galeries. La raison de son succès? Une connexion plus intimiste entre l’artiste et son public. Chut! On danse.

Quand le frigo crie: «Famine!»

L’homme moderne est un homme pressé. Pas le temps d’embrocher perdrix ni de lustrer poularde. Deux sushis avalés dare-dare, le tout arrosé d’un «diet soda» et il repart au bureau, détourner quelques milliards supplémentaires estampillés «Société Générale» ou retrouver sa bande en «before» avant de se finir en «after» .
La cuisine? Seulement, par intermittence. Poulet far-ci, japonais far-là, l’homme moderne privilégie surtout, la livraison à domicile. Chaque jour, c’est la loterie dans le frigo. Ce soir, les boules, c’est vide.

Que faire? Rôtir les pieds vernis de sa table basse Ikea? Arracher quelques feuilles du bonsai pour une salade agrémentée du fond de sauce soja? Que nenni, l’homme moderne a de la ressource. Comme Macgyver qui confectionne une bombe nucléaire avec une feuille A4 et deux trombones rouillés, il peut concocter une recette explosive en un minimum d’ingrédients. Il fouille le frigo et dégote une aubergine, un fond de crème anglaise, 2 tranches de jambon blanc et un oeuf.

Roulement de batterie de cuisine, le chef entre en piste. Il enfile son tablier «Hype et j’régale», aiguise son outil et s’installe aux fourneaux.

Hara-kiri sur l’aubergine puis osotogari dans l’eau bouillante: deux minutes environ pour un dépeçage en règle. Pendant ce temps, jeté de jambon dans la poêle pour un duo baveux avec le jaune d’oeuf. Puis, enroulage du jambon autour de la moitié d’aubergine ébouillantée. Pour le dessert, en confiance, il improvise une île flottante avec le fond restant de crème anglaise et le blanc d’oeuf battu fermement en neige. A table et bon appétit bien sûr.