La démission du n°2 du gouvernement allemand, Franz Müntefering
15 November, 2007
En Allemagne, comme chez nous, la grève des transports fait la une de beaucoup de journaux, mais la démission de Franz Müntefering (SPD) constitue l’autre évènement politique majeur de la semaine.
Mardi 13 novembre, le quotidien Berliner Zeitung a rapporté sur son site Internet la démission de Franz Müntefering de ses deux postes, celui de vice-chancelier et celui de ministre du travail, officiellement pour des “raisons exclusivement familiales”. Mais le doute plane : Est-il uniquement parti pour des raisons personnelles ? Ou bien jette-t-il l’éponge après avoir été désavoué au sein du gouvernement allemand de grande coalition et au sein de son propre parti ?
Selon le Figaro, il semblerait que l’ancien vice-chancelier souhaite rester auprès de sa femme, Ankepetra, atteinte d’un cancer depuis quelques années. Libération insiste plutôt sur les “récents revers subis par le ministre”, pour expliquer son départ. Surnommé le “soldat du parti”, M.Müntefering, refusait de revenir sur la législation de l’agenda 2010, le programme de réformes sociales instauré par l’ancien chancelier Gerhard Schröder. Or, lundi 12 novembre, les deux partis de la grande coalition, les unions chrétiennes CDU-CSU et le parti social-démocrate SPD, se sont mis d’accord pour modifier une des mesures-phare de l’agenda 2010. Ils ont en effet décidé de prolonger la durée de versement des indemnités pour les chômeurs de plus de 50 ans. Isolé dans son parti, le ministre du Travail a présenté sa démission le lendemain.
Outre-Rhin, plus que les raisons du départ de Müntefering, ce sont les répercussions de cette décision qui inquiètent, notamment sur la stabilité du gouvernement et la place qu’occupera désormais le SPD au sein de la coalition.
Khmers rouges : enfin le procès ?
14 November, 2007
Le 20 juin 2007, une conférence, organisée par le Collectif des Victimes des Khmers rouges et Amnesty, s’est tenue à Paris afin de faire le point sur le tribunal chargé de juger les Khmers rouges.
Le règlement de procédures est arrivé le matin même, par fax. Le procès des Khmers rouges peut enfin commencer. 30 ans après les faits, la phase d’instruction va être lancée, et si tout se passe bien, Read the rest of this entry »
Antoinette Chahine, portrait d’une femme courageuse
14 November, 2007
En février 2007 s’est tenu à Paris le 3e Congrès Mondial contre la Peine de Mort. A cette occasion, des victimes et d’anciens condamnés à mort sont venus témoigner. Parmi eux, Antoinette Chahine, ancienne condamnée à mort innocentée au Liban.
“J’ai vécu les pires tortures, les pires injustices”, voilà comment Antoinette débute le récit de son histoire. Read the rest of this entry »
La politique fait son show
14 November, 2007
La politique est devenue un one man show. Comme dans le monde du spectacle, l’exercice du pouvoir tourne autour de vedettes, derrière lesquelles s’effacent idées, actions et partis. Pour répondre aux exigences médiatiques, ces nouvelles stars calibrent leur discours, adressé non plus à un citoyen mais à un spectateur désormais simple témoin. Ainsi tombe le rideau sur la scène démocratique. Thomas Cholet, Nadir Chougar, Ioana Doklean.
McCartney à l’Olympia
14 November, 2007
(écrit le 22 octobre)
Environ 3000 fans patientaient depuis dimanche soir devant l’Olympia, malgré le froid, pour acheter des places du concert évènement de l’ex-Beatles Paul McCartney, qui se produit dans la capitale, lundi soir.
A 11h, les quatre guichets de l’Olympia ouvraient et accueillaient les premiers acheteurs. Ils ont, pour la plupart, dormi sur place, car la vente des billets se fait exclusivement aux guichets de la célèbre scène parisienne. 2000 places sont disponibles, dont 300 VIP. Une affiche à l’entrée annonce les tarifs : 55 euros pour une place dans la fosse, 77 pour une place assise. L’affiche précise aussi que “seules les personnes présentes pourront acheter un billet” et recevront un bracelet, pour éviter le marché noir.
A 13h, la queue fait toujours plusieurs centaines de mètres, et la fatigue commence à se faire sentir. Certains dans la file entonnent joyeusement “Yellow Submarine” pour faire passer le temps. D’autres discutent. C’est alors qu’arrive Philippe, 46 ans, élu parmi les élus, l’air victorieux, le précieux sésame bleu au poignet : “J’attendais depuis 4h30 ce matin et je viens seulement d’acheter ma place. Je pourrais faire la deuxième queue pour être dans les premiers rangs de la fosse, mais je préfère rentrer chez moi et prendre une douche. C’est une petite salle, j’arriverai bien à me glisser jusqu’au devant de la scène !”. Il a déjà vu McCartney en concert 6 fois et ne regrette en aucun cas d’avoir passé plusieurs heures à attendre.
Un peu plus loin dans la queue, les gens patientent sagement, un rien désabusés. Marc, 38 ans, emmitouflé dans sa parka verte, a pris pour l’occasion une demi-journée de RTT et attend depuis ce matin, 9h : “Mais, j’ai peur de faire tout ça pour rien. On est encore loin des guichets et les places sont comptées. En plus, c’est pas très bien organisé, des gens arrivent à se faufiler et à passer devant les autres”.
Paul McCartney s’était produit dans le temple parisien du music-hall en 1964 avec les Beatles, puis en 1972 avec son autre groupe, les Wings. Son dernier concert en France remontait à 2004, dans un cadre moins intimiste, le Stade de France.
Chose vue
14 November, 2007
L’église de la Trinité, ce matin. Pas d’office prévu, ni de confessions. L’église est vide, seuls deux ou trois badauds se relaient dans les allées désertes. Ils ne se croiseront jamais, car l’église est grande et le temps long. Certains prient, d’autres visitent. Des touristes bruyants passent la grande porte d’entrée. Guide de Paris en mains, parka épaisse et sac-à-dos, c’est un groupe de retraitées. Elles parlent fort, beaucoup trop fort pour un lieu de recueillement. Une d’entre elles entreprend au pas de charge la découverte de la nef, puis revient aussitôt. La Trinité n’était vraisemblablement qu’une courte étape de leur circuit dans la capitale…A l’orgue, une femme répète des morceaux. De loin, on ne voit qu’une tête blonde s’agiter au-dessus d’un clavier et on devine aisément que ses mains le parcourent frénétiquement. Elle joue, s’interrompt, corrige sa partition et reprend. A la fin de chaque chanson, les couples de touristes repartent sur la pointe des pieds. L’organiste tourne la page et entame un nouvel air.