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	<title>the new io times</title>
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	<description>"Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie" (Albert Londres)</description>
	<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 21:32:24 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Présidentielle et droits de l&#8217;homme en Russie</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 20:12:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 2 mars, les Russes éliront leur prochain Président. Le résultat étant connu d’avance, l’espérance d’un changement en matière de droits de l’homme dans le pays est illusoire. La majorité de la population soutient son gouvernement et ne semble pas s’offusquer de cette société liberticide.
Ils sont encore quatre candidats en lice pour la présidentielle russe.Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.lepoint.fr/content/system/media/2/20071210/2007-12-10T122819Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-RUSSIE-POUTINE-SUCCESSION-20071210.jpg" height="225" width="162" />Le 2 mars, les Russes éliront leur prochain Président. Le résultat étant connu d’avance, l’espérance d’un changement en matière de droits de l’homme dans le pays est illusoire. La majorité de la population soutient son gouvernement et ne semble pas s’offusquer de cette société liberticide.<span id="more-27"></span></p>
<p>Ils sont encore quatre candidats en lice pour la présidentielle russe.Le vice-Premier ministre Dmitri Medvedev, l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski, le communiste Guennadi Ziouganov et Andreï Bogdanov, un quasi-inconnu apparemment fidèle au Kremlin, ont été admis par une commission électorale peu impartiale, à participer à l’élection du 2 mars prochain, qui se déroulera donc sans candidat de l’opposition libérale. Les défenseurs des droits de l’homme, à l’instar de Lev Ponomarev de l’ONG Pour les droits de l’Homme, déplorent quant à eux que “les gens qui aspirent à la démocratie n’auront pas de candidat à la présidentielle”. En effet, de nombreux candidats ont été éliminés d’office par la commission, tel le candidat de l’opposition libérale Mikhaïl Kassianov, tandis que d’autres ont décidé de se retirer de la course, comme l’ancien joueur d’échecs Garry Kasparov. Le résultat de la présidentielle est cependant d’ores et déjà connu. D&#8217;après les spécialistes, tout s’est joué en décembre dernier lors des législatives. Medvedev, le dauphin de l’actuel président Vladimir Poutine, crédité actuellement de plus de 82 % des intentions de vote, est assuré de remporter l’élection. Selon la Constitution russe, Poutine, qui est au pouvoir depuis 2000, ne pouvait se présenter pour un troisième mandat. Toutefois, il a affirmé qu&#8217;il était prêt à devenir Premier ministre si  Dmitri Medvedev gagnait l&#8217;élection. Une façon comme une autre de contourner la Constitution. </p>
<p><strong>POUTINE OU LA NEGATION DES DROITS DE L’HOMME</strong></p>
<p> Sous les deux mandats de Poutine, le champ des libertés individuelles et des droits de l’homme s’est considérablement restreint. Le droit de manifester est désormais strictement encadré et souvent bafoué, la justice n’est plus indépendante, le racisme est de moins en moins puni&#8230;Mais l’exemple le plus significatif est le musellement des médias. La télévision, seule source d’informations nationale pour 80% de la population, est contrôlée par le gouvernement. Les deux chaînes publiques qui couvrent le pays sont entièrement sous tutelle étatique et célèbrent Poutine quotidiennement. Un an après l’assassinat d’Anna Politkovskaïa, les journalistes s’autocensurent, preuve que la répression “poutinienne” bat son plein. Pourtant, le gouvernement russe est fréquemment rappelé à l’ordre par la communauté internationale. En octobre dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a ainsi condamné la Russie pour ses actions en Tchétchénie, à travers trois jugements qui resteront sans doute lettre morte comme tous les précédents. Pourquoi Vladimir Poutine s’encombrerait-il de ces remarques, alors qu’il est soutenu par l’ensemble de la population russe ? Même dans les grandes villes, où il est plus facile de s’informer grâce à Internet et aux journaux indépendants, comme Novaïa Gazeta, le journal d’Anna Politkovskaïa, les Russes de la nouvelle classe moyenne s’accommodent de ce régime autoritaire simplement parce que leur vie de tous les jours s’est améliorée grâce aux bons résultats économiques de leur pays. Quant à la majorité de la population russe, elle n’a pour l’heure d’autre choix que d’accepter sa situation en espérant vivre un peu mieux demain.  </p>
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		<item>
		<title>Municipales : enjeu local ou national ?</title>
		<link>http://ipjblog.com/ioanadoklean/2008/02/11/municipales-enjeu-local-ou-national/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 22:23:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits IPJ]]></category>

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		<description><![CDATA[ A un mois du scrutin, la question reste entière : les municipales sont-elles un enjeu local ou national ? Croisé dans la salle des Quatre Colonnes, Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques et fidèle de François Bayrou, répond&#8230;
Les municipales représentent-elles pour vous un enjeu local ou national ?
Les municipales sont à la fois un enjeu local [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.rudy-salles.com/blog/images/jean-lassalle.jpg" width="141" height="192" /> A un mois du scrutin, la question reste entière : les municipales sont-elles un enjeu local ou national ? Croisé dans la salle des Quatre Colonnes, Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques et fidèle de François Bayrou, répond&#8230;<span id="more-21"></span></p>
<p>Les municipales représentent-elles pour vous un enjeu local ou national ?</p>
<p>Les municipales sont à la fois un enjeu local et national. L’enjeu est d’abord local, parce que c’est une élection qui met en place des maires. C’est une élection de proximité, qui permet d’organiser des rencontres entre les hommes. Et c’est très important de favoriser ces relations. Surtout à notre époque où on assiste de manière impuissante à des bouleversements, économiques notamment, et qui détruisent les relations humaines. De plus en plus en voit que les holdings, les commerces, pas tous mais les commerces de luxe, prennent la place des hommes et des femmes qui y habitaient depuis des années&#8230; Le maire semble être le dernier rempart de la démocratie sur lequel les citoyens peuvent s’appuyer.Mais les municipales sont également un enjeu national, car les choses sont forcément liées : les électeurs prennent en compte le contexte national. Je dirais donc que l’enjeu est national par ricochet. Chaque camp fera ses comptes au deuxième tour des municipales et la représentation politique qui remportera le plus de municipalités, le fera valoir. Si la droite remporte ces municipales,  le gouvernement en déduira que c’est encourageant pour Nicolas Sarkozy et sa façon de gouverner. Au contraire, si la gauche gagne ce scrutin, ce sera un avertissement pour le président et un message fort de la part des électeurs.</p>
<p>Vous considérez alors que les municipales peuvent être un “test” pour sanctionner le président Nicolas Sarkozy ?</p>
<p>Ce scrutin représente évidemment un test pour la politique de Nicolas Sarkozy, à l’issue duquel il pourra être sanctionné par les électeurs. D’ailleurs, jusqu’à maintenant, sous la Ve République, le parti du président au pouvoir a systématiquement perdu les élections municipales. Nicolas Sarkozy le sait et c’est pour cette raison qu’il avait voulu avancer les municipales au mois de septembre. Il savait que placer les municipales plus tôt sur le calendrier électoral ne pouvait être que bénéfique pour son parti.</p>
<p>Selon vous, les ministres qui se présentent aux municipales et qui les perdent, devront-ils démissionner de leurs fonctions ?</p>
<p>Evidemment qu’il faut démissionner ! Enfin, personnellement, si j’étais désavoué de cette façon, je démissionnerai. Ce serait faire injure au peuple que de rester au gouvernement, alors les citoyens en ont décidé autrement. Et puis ça ne sonne plus pareil : si ce ministre est désavoué au plan local, comment peut-il garder la tête haute au gouvernement ?</p>
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		<item>
		<title>Radio publique française exige garanties sérieuses</title>
		<link>http://ipjblog.com/ioanadoklean/2008/02/11/radio-publique-francaise-exige-garanties-serieuses/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 22:09:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits IPJ]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 16 janvier dernier, la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a indiqué que Radio France était concernée par le projet de suppression de la publicité, voulu par Nicolas Sarkozy pour l&#8217;ensemble de l&#8217;audiovisuel public. Cette annonce laisse Radio France dans l&#8217;expectative.

Exit la pub ! Au grand dam de Danielle Nizieux, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 janvier dernier, la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a indiqué que Radio France était concernée par le projet de suppression de la publicité, voulu par Nicolas Sarkozy pour l&#8217;ensemble de l&#8217;audiovisuel public. Cette annonce laisse Radio France dans l&#8217;expectative.<br />
<span id="more-20"></span><br />
Exit la pub ! Au grand dam de Danielle Nizieux, directrice de Radio France Publicité, qui estime que la publicité ne doit pas être totalement supprimée. Pour elle, c&#8217;est un &#8220;signe de modernité, nécessaire pour le tissu social d&#8217;un pays&#8221;. Au même titre que de savoir qui vient de publier un roman, il est important de savoir quelle entreprise communique. Mais elle ajoute : &#8220;tant que les contours de la loi ne sont pas définis, il est difficile de se prononcer&#8221;&#8230;<br />
Le &#8220;fleuron de notre service public&#8221; selon Christine Albanel, ne devait théoriquement rien avoir à craindre de ce projet, puisque, toujours selon la ministre de la Culture, la publicité représente &#8220;peu de choses&#8221; dans le budget de Radio France. Jusqu&#8217;à présent en effet, la radio ne pouvait diffuser que de la publicité dite &#8220;collective et d&#8217;intérêt général&#8221;. Faut-il alors oublier qu&#8217;en décembre, le président de Radio France, Jean-Paul Cluzel, avait demandé la possibilité de s&#8217;ouvrir plus largement à la publicité ? Demande qui avait créé la polémique chez les radios privées. </p>
<p>APPEL A LA GREVE</p>
<p>Les huit syndicats de France Télévisions appellent  l&#8217;ensemble des salariés de l&#8217;audiovisuel public à la grève le 13 février prochain, pour &#8220;exiger la pérennité du service public, de son financement et de son périmètre&#8221;, et entendent bien obtenir des garanties sur ces trois points. Car pour l&#8217;instant, les solutions avancées par le gouvernement pour compenser le manque à gagner de la suppression de la publicité ne sont pas satisfaisantes. Les propositions sont floues : Nicolas Sarkozy aurait promis une &#8220;compensation dynamique&#8221; pour remplacer les recettes publicitaires, à hauteur de 45 millions d&#8217;euros pour Radio France, mais &#8220;personne ne sait ce que ça signifie précisément&#8221; s&#8217;exclame Danielle Nizieux.<br />
Chez Radio France, aucun préavis de grève n&#8217;a été déposé. Le Syndicat national des Journalistes (SNJ) de Radio France affirme ne pas savoir encore s&#8217;ils se joindront au mouvement lancé par France Télévisions. Chez RFI aussi, la question de la grève reste en suspens. Une réunion en intersyndicale doit se tenir vraisemblablement le 6 février, pour mettre tout le monde d&#8217;accord, selon un membre de la SNJ, qui précise d&#8217;ailleurs : &#8221; Pour l&#8217;instant, on a pas trop de retour des rédactions. J&#8217;ai envie de dire que ça tombe mal&#8230;Bien sûr, la suppression de la publicité, c&#8217;est un sujet important dont il faut parler. Mais en ce moment, les journalistes sont très mobilisés à cause des municipales&#8221;. Danielle Nizieux pense que les syndicats de la radio publique finiront par se joindre à la grève, pour obtenir davantage de certitudes sur ces &#8220;compensations dynamiques&#8221;. Rendez-vous est pris pour le 13 février.</p>
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		<item>
		<title>SOS Papa, une bouée pour beaucoup d&#8217;hommes</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 21:43:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits IPJ]]></category>

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		<description><![CDATA[Les mots sont choisis avec une extrême prudence. La voix est claire, plus ou moins assurée, mais les propos sont toujours empreints de pudeur. Chacun leur tour, les hommes assis autour de la table présentent leur histoire. Ce samedi matin,
 
 l’animateur, Thierry, distribue la parole aux uns et aux autres, puis écoute attentivement celui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les mots sont choisis avec une extrême prudence. La voix est claire, plus ou moins assurée, mais les propos sont toujours empreints de pudeur. Chacun leur tour, les hommes assis autour de la table présentent leur histoire. Ce samedi matin,<br />
 <span id="more-19"></span><br />
 l’animateur, Thierry, distribue la parole aux uns et aux autres, puis écoute attentivement celui qui se lance. Lui-même a vécu une situation similaire. Papa de deux filles, âgées aujourd’hui de 15 et 20 ans, il ne les a pas vues pendant trois ans. Son ex-femme avait obtenu la garde de leurs filles, et  celles-ci refusaient de le voir. Thierry a alors demandé une enquête sociale, qui s’est avérée longue. A la même époque, il décide de s’investir dans l’association SOS Papa. Depuis, ses filles vivent avec lui.<br />
Créée il y a 18 ans par Michel Thizon, l’association, dont la marraine est Evelyne Sullerot, sociologue et cofondatrice du planning familial, voit son travail reconnu : l&#8217;association est entrée à l’UNAF, l’Union Nationale des Associations Familiales en 2005 et Michel Thizon a reçu la Légion d’Honneur en juillet dernier.  L’association tend aussi à se développer sur l’ensemble du territoire : 37 délégations contre 17 en 2005.<br />
Dans les locaux du boulevard Garibaldi à Paris(XVe), Philippe prend la parole à son tour, c’est un nouvel adhérent. Les traits sont tirés, les mains tremblent parfois. Il ne sait pas trop par où commencer. Papa de jumelles de 13 ans, il est séparé de leur mère depuis onze ans. Mais les relations tendent à se dégrader depuis deux ans. La mère des jumelles ne respecte plus le jugement, qui instaure les droits de visite. Elle décide des jours où il peut les rencontrer. Philippe n’a pas vu ses filles depuis cinq semaines, alors qu’elles habitent à 300 mètres de chez lui. Il a pensé à faire un panneau qu’il mettrait devant chez elles : “Audrey et Zoé, je vous aime, Papa”. Il craint que leur mère ne leur dise qu’il se désintéresse d’elles. Il vient chez SOS Papa pour trouver un peu d’écoute.</p>
<p>“L’homme doit convaincre qu’il est une bonne mère”</p>
<p>L’association, indépendante puisqu’elle elle ne fonctionne  qu’à l’aide des cotisations de ses 14 000 adhérents, s’est fixée comme principal objectif de défendre auprès des pouvoirs publics le principe de co-parentalité en cas de séparation des parents . Elle n’hésite pas à dénoncer aussi les affres de la justice familiale, par l’intermédiaire de son volubile président, Alain Cazenave : “Tout se joue en 10 minutes devant le Juge aux affaires familiales (JAF), c’est un coup de poker. L’homme, pour pouvoir continuer à voir ses enfants, doit réussir à convaincre le juge qu’il est une bonne mère.” Devant le JAF, s’il y a conflit, les parents sont mis en compétition. “Mais, c’est en quelque sorte une course handicap, pour laquelle la mère aurait 300 mètres d’avance”, ajoute-t-il. Pour autant le projet de réforme du divorce envisagé par le gouvernement n’enchante personne. L’UNAF se dit très réservée quant à cette réforme qui envisage de supprimer le recours au juge pour les divorces par consentement mutuel. L’association d’organisations parentales rappelle le rôle de juge dans un divorce, qui doit être celui du “garant de l’intérêt des enfants et du maintien des liens avec les deux parents”. L’autre objectif de SOS Papa est d’aider ces pères dans leur situation actuelle, grâce aux réunions pendant lesquelles ils peuvent s’exprimer, s’écouter. Un adhérent s’est récemment suicidé, preuve que certains de ces hommes se trouvent dans une situation de grande détresse. Il n’est pas rare de voir “s’effondrer en larmes des colosses de deux mètres”, confirme Thierry. La première fois que ces pères viennent, ils sont toujours abattus, persuadés que leur cas est unique et compliqué. Mais après quelques réunions, ils se rendent compte que les autres papas présents vivent les mêmes difficultés. “C’est un peu comme une thérapie. Ces réunions les aident à relativiser. Ensuite, ils reprennent du poil de la bête” se réjouit Alain Cazenave. Après les réunions, les adhérents peuvent se retrouver sur le site Internet de l’association et continuer à échanger leurs expériences sur le forum qui leur est réservé.</p>
<p>“Grâce à l’association, j’ai appris à garder le moral”</p>
<p>Marc vient régulièrement aux réunions depuis quelques mois. Il a une fille de 7 ans. La procédure de divorce va être lancée. Lui et sa femme étaient d’accord sur tous les points. Comme Marc est intermittent du spectacle, ses revenus sont irréguliers, il a donc jugé préférable pour leur fille qu’elle habite avec la maman. Sa femme et lui ont pris le même avocat. Sauf qu’au fur et à mesure, c’est devenu “son” avocat à elle. Depuis, les relations s’enveniment, la petite le sent et pose beaucoup de questions. Après avoir vu un reportage à la télé sur le divorce, elle demande à Marc : “Pourquoi vous divorcez avec maman ?” “Tu crois que les parents de mes copines divorcent aussi ?” “J’aurai deux maisons alors ?” Autant de questions auxquelles il n’est pas toujours facile de répondre. Pendant le témoignage de Marc, Philippe s’est éclipsé pour consulter l’avocat de SOS Papa. Ce matin, c’est une avocate qui reçoit les adhérents dans une petite salle au sous-sol. Guylène Rousseau, bénévole depuis deux ans et avocate au barreau des Hauts-de-Seine, vient donner un coup de main à l’association pour essayer d’aider et de défendre ces pères qui ne peuvent pas voir leur enfant. Selon Maître Rousseau, au moment de la séparation, la mère pense avoir le monopole de l’affection. Pour les hommes, la séparation avec la femme est d’autant plus douloureuse qu’ils savent qu’elle aura des conséquences sur leur relation avec leurs enfants. C’est pourquoi, l’un des chevaux de bataille de SOS Papa est la résidence alternée. La jeune avocate explique : “Le principe de la résidence alternée est posé dans le code civil, mais il n’est applicable que dans certains cas de figure”. Une importante réforme de l’autorité parentale intervenue en mars 2002, a eu pour objectif de renforcer la coparentalité, c’est-à-dire le fait pour l’enfant d’être élevé par ses deux parents au-delà même de la séparation du couple parental. La résidence alternée a ainsi été légalisée, mais SOS Papa souhaiterait que la France suive l’exemple de l’Italie, et la mette en place de façon systématique.<br />
Un homme arrive à midi dix, alors que la permanence est théoriquement fermée, juste pour parler. Il se présente : “Charles, papa d’une petite fille de 8 ans, adhérent à SOS Papa depuis cinq ans”. Les relations sont conflictuelles avec la maman depuis le divorce. Il est en train de monter sa propre entreprise, ce qui lui prend beaucoup de temps. Il ne peut voir actuellement sa fille que le mercredi après-midi et le dimanche. Il se bat pour obtenir le week-end complet. Il raconte que lorsqu’il est avec elle, il met ses problèmes de côté pour profiter au maximum de sa présence. S’il est venu à l’association aujourd&#8217;hui, c’est aussi pour proposer ses services en informatique, une à deux heures par semaine. Une façon de remercier ceux qui l’aident depuis tout ce temps : “Grâce à l’association, j’ai appris à garder le moral.”  </p>
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		<title>Interview de Mourad Benchellali, ancien détenu de Guantanamo</title>
		<link>http://ipjblog.com/ioanadoklean/2007/11/16/interview-de-mourad-benchellali-ancien-detenu-de-guantanamo/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 10:22:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors d’un rassemblement d’Amnesty pour la fermeture de Guantanamo le 6 janvier 2007, j’ai eu l’occasion de rencontrer Mourad Benchellali, un ancien détenu. Il a accepté de revenir sur ce chapitre de sa vie.
Jeux d&#8217;Encres : Pouvez-vous me décrire votre vie avant juillet 2001 ? Votre environnement familial et social ?
Mourad Benchellali : A l’époque je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<address><a href="http://ipjblog.com/ioanadoklean/files/2007/11/photo-manif-guantanamo-1.JPG" title="photo-manif-guantanamo-1.JPG"><img src="http://ipjblog.com/ioanadoklean/files/2007/11/photo-manif-guantanamo-1.thumbnail.JPG" alt="photo-manif-guantanamo-1.JPG" /></a>Lors d’un rassemblement d’Amnesty pour la fermeture de Guantanamo le 6 janvier 2007, j’ai eu l’occasion de rencontrer Mourad Benchellali, un ancien détenu. Il a accepté de revenir sur ce chapitre de sa vie.</p>
<p><strong>Jeux d&#8217;Encres : Pouvez-vous me décrire votre vie avant juillet 2001 ? Votre environnement familial et social ?</strong></p>
<p>Mourad Benchellali : A l’époque je travaillais et j’étais fiancé. Je vivais encore chez mes parents, dans une banlieue de Lyon, la cité des Minguettes. La place de la religion était très importante dans ma famille. Mais, en ce qui me concerne, ce n’est pas un élément déterminant de mon caractère.</p>
<p><strong>JE : Quelles étaient vos motivations pour partir en Afghanistan cet été-là ?</strong></p>
<p>MB : Mon grand frère m’en avait parlé et m’avait proposé d’y aller. Il m’a dit que ce serait une bonne expérience. J’ai pensé que c’était l’occasion de sortir de la banlieue, et de faire comme lui. Il me fascinait<span id="more-16"></span>: il voyageait beaucoup, dans des endroits différents. Ça me donnait envie de partir à l’aventure. Je ne suis pas parti pour des raisons religieuses. Quand je suis arrivé en Afghanistan, j’étais logé chez des “amis” de mon frère. Eux m’ont dit d’aller au camp, où je retrouverai plein de jeunes comme moi. </p>
<p><strong>JE : Vous dites avoir rencontré Oussama Ben Laden. Pouvez-vous en préciser les circonstances ?</strong></p>
<p>MB : C’était juste avant les attentats terroristes à New-York. Personne ne connaissait Ben Laden à ce moment-là. Un matin au mois d’août, je perçois une certaine excitation dans le camp. On me dit: “Quelqu’un d’important va venir aujourd’hui”. En effet, des 4&#215;4 arrivent en début d’après-midi et Ben Laden sort accompagné de gardes du corps. Sans savoir vraiment qui il est, je sens que c’est une personne essentielle de l’organisation.</p>
<p><strong>JE : Comment avez-vous été arrêté en  décembre 2001 ?</strong></p>
<p>MB : J’étais, avec d’autres, dans les montagnes de l’Hindu Kush. Des villageois nous ont attrapés, séquestrés, puis livrés à l’armée pakistanaise qui nous a gardés quelques jours, et nous a remis aux Américains.</p>
<p><strong>JE : Combien de temps êtes-vous resté emprisonné sur la base militaire américaine à Kandahar (Pakistan) ? Dans quelles conditions ?</strong></p>
<p>MB : J’y suis resté deux semaines. Nous étions placés dans un hangar. On a eu les premiers interrogatoires. Les humiliations, les coups, la peur. Pendant ces interrogatoires, nous étions menottés durant des dizaines d’heures, dans des situations inconfortables. Les gardiens nous menaçaient avec leurs chiens.</p>
<p><strong>JE : Comment s’est déroulé votre transfert à Guantanamo ?</strong></p>
<p>MB : On nous a rasé la barbe et les cheveux, mis des menottes et enfilé une cagoule noire. Nous avons fait le trajet en avion.</p>
<p><strong>JE : Quelles étaient vos conditions d’incarcération ?</strong></p>
<p>MB : Nous étions les premiers arrivés à Guantanamo, les différents camps n’existaient pas encore. Au début j’étais donc au X-Ray, puis j’ai été transféré au camp Delta. Nous étions  chacun dans un enclos fermé de 1m70 sur 2m. On peut d’ailleurs parler de “cage”.</p>
<p><strong>JE : Aviez-vous des contacts avec les gardiens ? les autres détenus ? accès au monde extérieur ?</strong></p>
<p>MB : Au début, on n’avait le droit de parler ni aux gardiens, ni aux détenus. On subissait les insultes en anglais à longueur de journée. Au fur et à mesure, les contraintes se sont allégées. Nous restions cependant complètement coupés du monde extérieur: pas de télé, pas de radio, pas de presse. Restaient les “on-dit”. Et le Coran, qui était la seule lecture autorisée.</p>
<p><strong>JE : Quelles activités aviez-vous ?</strong></p>
<p>MB: Les interrogatoires rythmaient nos journées. Quand nous n’étions pas interrogés, nous étions dans nos cages. J’avais le droit à une promenade de 15 minutes tous les trois jours. Nous avions à disposition des livres en arabe, mais comme je ne lis pas l’arabe ça ne m’a pas beaucoup servi, et le Coran, traduit en français.</p>
<p><strong>JE : Avez-vous subi des tortures psychologiques ? physiques ?</strong></p>
<p>MB : On était enfermés, coupés du monde, sans aucune occupation. L’ennui s’installe, la fatigue aussi. Il y a également eu des sévices corporels, des techniques d’interrogatoire pouvant s’apparenter à de la torture, comme mettre la climatisation au maximum. Mais c’était moralement que c’était le plus difficile.</p>
<p><strong>JE : Comment a évolué votre état d’esprit au fil des mois d’emprisonnement ?</strong></p>
<p>MB : Au début j’ai beaucoup souffert, ensuite j’essayais de relativiser et de comprendre pourquoi j’étais traité de cette façon par les gardes. Progressivement un dialogue entre eux et moi s’est instauré. Ils m’ont expliqué s’être engagés à cause du 11 septembre, mais qu’ensuite ils ont regretté et beaucoup voulaient arrêter.</p>
<p><strong>JE : Quand avez-vous quitté Guantanamo ?</strong></p>
<p>MB : Le 27 juillet 2004, je l’ai su le jour même. On ne m’a donné aucune raison, si ce n’est que les Etats-Unis n’avaient plus d’intérêt à me garder.</p>
<p><strong>JE : A votre retour en France, vous et les trois autres détenus français, avez été mis en examen par les juges Jean-Louis Bruguière et Jean-François Ricard pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”. Que s’est-il passé par la suite ?</strong></p>
<p>MB : J’ai été en détention pendant 18 mois à la prison de Fleury-Mérogis. J’ai été remis en liberté le 12 janvier 2005. En juillet 2006 le procès a été annulé pour vice de procédure. Le juge a demandé un complément d’enquête.</p>
<p><strong>JE : Que retirez-vous de cette histoire ?</strong></p>
<p>MB : Quand je suis parti, c’était sans mauvaise intention. Mais je me suis rendu compte que chaque décision était importante et pouvait avoir des conséquences graves.</p>
<p><strong>JE : Vous participez au Salon du livre d’Amnesty International “Plumes rebelles”. Quand et pourquoi avez-vous décidé de vous engager auprès d’Amnesty ?</strong></p>
<p>MB : Amnesty m’a contacté pour que je parle de mon expérience à Guantanamo et ainsi mobiliser les gens. De ma “cage”, j’ai eu vent de la mobilisation extérieure et ça m’avait beaucoup touché. A mon tour je veux aider les autres détenus toujours là-bas.</p>
<p><strong>JE : Vous avez choisi d’écrire et de publier “Voyage vers l’enfer” pour ces mêmes raisons ?</strong></p>
<p>MB : Oui, c’est exactement la même démarche. Mais l’écriture permet aussi d’exorciser les souffrances. Raconter soulage.</p>
<p><strong>JE : Quels sont vos projets pour l’avenir ?</strong></p>
<p>MB : Tout reconstruire. Trouver un emploi d’abord. Le reste suivra&#8230;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est déjà Noël&#8230;</title>
		<link>http://ipjblog.com/ioanadoklean/2007/11/15/cest-deja-noel-dans-les-vitrines/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 15:16:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits IPJ]]></category>

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		<title>La démission du n°2 du gouvernement allemand, Franz Müntefering</title>
		<link>http://ipjblog.com/ioanadoklean/2007/11/15/revue-de-presse-pourquoi-le-vice-chancelier-spd-franz-muntefering-a-t-il-demissionne/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 12:26:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits IPJ]]></category>

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		<description><![CDATA[En Allemagne, comme chez nous, la grève des transports fait la une de beaucoup de journaux, mais la démission de Franz Müntefering (SPD) constitue l&#8217;autre évènement politique majeur de la semaine.
Mardi 13 novembre, le quotidien Berliner Zeitung a rapporté sur son site Internet la démission de Franz Müntefering de ses deux postes, celui de vice-chancelier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://ipjblog.com/ioanadoklean/files/2007/11/munte-2.jpg" title="munte-2.jpg"><img src="http://ipjblog.com/ioanadoklean/files/2007/11/munte-2.thumbnail.jpg" alt="munte-2.jpg" /></a><a href="http://ipjblog.com/ioanadoklean/files/2007/11/munte-2.jpg" title="munte-2.jpg"></a><a href="http://ipjblog.com/ioanadoklean/files/2007/11/muntefering.jpg" title="muntefering.jpg"></a>En Allemagne, comme chez nous, la grève des transports fait la une de beaucoup de <a href="http://www.tagesspiegel.de">journaux</a>, mais la démission de Franz Müntefering (SPD) constitue l&#8217;autre évènement politique majeur de la semaine.</p>
<p>Mardi 13 novembre, le <a href="http://www.berlinonline.de/berliner-zeitung/print/seite_3/701757.html">quotidien Berliner Zeitung</a> a rapporté sur son site Internet la démission de Franz Müntefering de ses deux postes, celui de vice-chancelier et celui de ministre du travail, officiellement pour des &#8220;raisons exclusivement familiales&#8221;. Mais le doute plane : Est-il uniquement parti pour des raisons personnelles ? Ou bien jette-t-il l&#8217;éponge après avoir été désavoué au sein du gouvernement allemand de grande coalition et au sein de son propre parti ?</p>
<p>Selon <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2007/11/14/01003-20071114ARTFIG00004-la-grande-coalition-dangela-merkel-paralysee.php">le Figaro</a>, il semblerait que l&#8217;ancien vice-chancelier souhaite rester auprès de sa femme, Ankepetra, atteinte d&#8217;un cancer depuis quelques années. <a href="http://www.liberation.fr/actualite/monde/291555.FR.php">Libération</a> insiste plutôt sur les &#8220;récents revers subis par le ministre&#8221;, pour expliquer son départ. Surnommé le <a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-978188@51-971221,0.html">&#8220;soldat du parti&#8221;, </a>M.Müntefering, refusait de revenir sur la législation de l&#8217;agenda 2010, le programme de réformes sociales instauré par l&#8217;ancien chancelier Gerhard Schröder. Or, lundi 12 novembre, les deux partis de la grande coalition, les unions chrétiennes CDU-CSU et le parti social-démocrate SPD, se sont mis d&#8217;accord pour modifier une des mesures-phare de l&#8217;agenda 2010. Ils ont en effet décidé de prolonger la durée de versement des indemnités pour les chômeurs de plus de 50 ans. Isolé dans son parti, le ministre du Travail a présenté sa démission le lendemain.</p>
<p>Outre-Rhin, plus que les raisons du départ de Müntefering, ce sont les répercussions de cette décision qui inquiètent, notamment sur la stabilité du gouvernement et la place qu&#8217;occupera désormais le <a href="http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,517204,00.html">SPD au sein de la coalition</a>.</p>
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		<item>
		<title>Khmers rouges : enfin le procès ?</title>
		<link>http://ipjblog.com/ioanadoklean/2007/11/14/khmers-rouges-enfin-le-proces/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 21:57:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 20 juin 2007, une conférence, organisée par le Collectif des Victimes des Khmers rouges et Amnesty, s’est tenue à Paris afin de faire le point sur le tribunal chargé de juger les Khmers rouges.
Le règlement de procédures est arrivé le matin même, par fax. Le procès des Khmers rouges peut enfin commencer. 30 ans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 20 juin 2007, une conférence, organisée par le Collectif des Victimes des Khmers rouges et Amnesty, s’est tenue à Paris afin de faire le point sur le tribunal chargé de juger les Khmers rouges.</strong></p>
<p>Le règlement de procédures est arrivé le matin même, par fax. Le procès des Khmers rouges peut enfin commencer. 30 ans après les faits, la phase d’instruction va être lancée, et si tout se passe bien,<span id="more-11"></span> les auditions débuteront en 2008. En théorie tout du moins, car il a été très difficile d’arriver à ce compromis, et d’autres obstacles peuvent encore surgir. En 1997, il avait d’abord été question de créer un tribunal ad hoc, à l’instar du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ou de celui du Rwanda. Or, le gouvernement cambodgien, soucieux de sa souveraineté, s’était fermement opposé à ce projet. Finalement, Il a été décidé d’instaurer des Chambres extraordinaires, intégrées au système judiciaire cambodgien, et  auxquelles prendront part des juges internationaux, pour assurer le respect d’une justice conforme au droit international.</p>
<p>“ON NE TOURNE PAS LA PAGE SANS LA JUSTICE”</p>
<p>Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fédération Internationale des droits de l’homme (FIDH), d’après lequel “l’accouchement fut difficile”, estime que le procès est un élément indispensable pour les Cambodgiens dans le travail de deuil. Ce “tribunal hybride” a compétence pour juger, sur la période 1975-1979, les crimes suivants : génocide, crimes contre l’humanité, infractions graves aux Conventions de Genève de 1949, et autres crimes définis par la loi cambodgienne, en particulier le meurtre, la torture, la persécution pour des motifs religieux, la destruction de biens culturels dans le cadre d’un conflit armé, ainsi que les infractions aux conventions de Vienne protégeant les diplomates. Seuls les principaux dirigeants khmers rouges seront mis en accusation, afin de “ne pas jeter de vent de panique dans la population”, selon Florence Boreil, la coordinatrice Cambodge pour Amnesty International. « Une des particularités de ce tribunal est la place des victimes » a expliqué Jean Reynaud, avocat et président de l’association Justice pour le Cambodge.  Contrairement aux tribunaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, où elles étaient absentes, les victimes peuvent ici participer au procès en se constituant partie civile. Est considérée comme victime toute personne morale ou physique ayant subi un préjudice direct, qu’il soit physique (torture, malnutrition), matériel (perte d’un terrain ou d’une entreprise) ou moral (souffrance, perte d’un proche).  Aujourd’hui pour ces victimes, la seule forme de réparation envisagée est une “réparation collective et morale”. Concrètement, il peut s’agir de la publication du jugement ou du financement d’une activité caritative, mais en aucun cas d’une indemnisation.</p>
<p>QU’EN PENSENT LES CAMBODGIENS ?</p>
<p>La majeure partie de la population n’est pas informée, et de ce fait s’est complètement désintéressée de la tenue éventuelle d’un procès. Et quand bien même l’information arriverait dans les campagnes, il n’est pas certain que les paysans, qui doivent faire face à bien d’autres problèmes, comme la pauvreté, la corruption, etc., se préoccupent des Chambres extraordinaires chargées de juger les crimes des Khmers rouges. En France, au sein de la diaspora cambodgienne, les avis semblent partagés. Visal Kaing, jeune journaliste pour “L’écrit d’Ankor”, a l’impression que la jeune génération oscille entre curiosité et indifférence. En revanche, leurs aînés adoptent une position plus pessimiste. Ils se demandent quels nouveaux obstacles vont apparaître et retarderont d’autant le procès.  Ce sentiment de méfiance est justifié par les carences du système judiciaire cambodgien, ainsi que l’ingérence constante des politiques. Il est vrai que Phnom Penh se serait passé de ce procès et a intérêt à jouer la montre : les victimes et les accusés sont âgés, et pour beaucoup déjà morts. Mais justement, la création de ces Chambres extraordinaires n’est-elle pas l’opportunité pour la justice cambodgienne de se réformer ? Et restaurer ainsi la confiance d’un peuple dans ses institutions ?</p>
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		<title>Antoinette Chahine, portrait d&#8217;une femme courageuse</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 21:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>

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		<description><![CDATA[En février 2007 s’est tenu à Paris le 3e Congrès Mondial contre la Peine de Mort. A cette occasion, des victimes et d’anciens condamnés à mort sont venus témoigner. Parmi eux, Antoinette Chahine, ancienne condamnée à mort innocentée au Liban.
“J’ai vécu les pires tortures, les pires injustices”, voilà comment Antoinette débute le récit de son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En février 2007 s’est tenu à Paris le 3e Congrès Mondial contre la Peine de Mort. A cette occasion, des victimes et d’anciens condamnés à mort sont venus témoigner. Parmi eux, Antoinette Chahine, ancienne condamnée à mort innocentée au Liban</strong>.</p>
<p>“J’ai vécu les pires tortures, les pires injustices”, voilà comment Antoinette débute le récit de son histoire.<span id="more-10"></span>En mars 1994, alors qu’elle est âgée de 22 ans, des militaires de l’armée libanaise viennent l’arrêter chez elle, l’inculpant de complicité dans l’assassinat du père Sam’an al Khoury en 1992. D’après l’armée, le meurtre de ce prêtre aurait été préparé et effectué par les Forces Libanaises(1) et Antoinette Chahine aurait été membre de ces Forces. Or, c’est le frère d’Antoinette, Jean, qui faisait partie de cette milice. A la fin de la guerre, Jean est parti à l’étranger. Ce qui intéressait les militaires libanais, c’était de savoir où il se trouvait. Ils n’ont eu de cesse de poser cette question à Antoinette lors des interrogatoires. En vain. Libérée au mois de mai, elle est arrêtée un mois plus tard pour les mêmes faits. Cette fois-ci, elle est torturée pendant 8 jours avant d’être transférée à la prison pour femmes de Baabda au sud de Beyrouth. Elle attendra deux ans dans cette prison avant d’être jugée. Le verdict, rendu le 6 janvier 1997, condamne Antoinette à la peine de mort. Le Liban n’exécutant pas les femmes, sa peine est commuée en prison à perpétuité. A l’annonce de la sentence,  Antoinette s’évanouit. Lorsqu’elle se réveille, elle est incapable de parler et de bouger.  “J’ai alors écrit mon testament” me confie-t-elle. Testament dans lequel elle demande que la vérité soit faite, car elle est innocente.</p>
<p>SON COMBAT</p>
<p>Antoinette fait donc appel du premier jugement, et son avocat interpelle Amnesty International. Aussitôt, Amnesty publie un rapport dénonçant son procès inéquitable et les actes de torture qu’elle a subis. Dès lors, le courrier commence à affluer, des milliers de lettres de soutien lui parviennent. «Chaque matin j’attendais avec impatience les lettres des militants d’Amnesty et de l’ACAT(2)».Un jour, comme le courrier était trop abondant, « le facteur a pris un taxi pour pouvoir me le remettre». Son courage, elle le doit en grande partie à ces lettres. La décision en appel est prononcée le 24 juin 1999 ; Antoinette est alors déclarée innocente. C’est la fin d’un calvaire qui aura duré plus de cinq ans. Mais il faut désormais penser à vivre. Antoinette s’installe dans un premier temps à Paris, où elle reprend ses études. Elle retournera ensuite au Liban. La jeune maman se bat aujourd’hui pour l’abolition de la peine de mort, et n’hésite pas à venir témoigner pour, et au nom de tous les innocents emprisonnés, torturés et condamnés. Engagée auprès de différentes associations au pays du Cèdre, son rêve est de créer une structure pour aider les anciens détenus à leur sortie de prison. Car pour Antoinette, la remise en liberté fut presque aussi dure que les années d’enfermement, malgré “sa famille très unie, le soutien de ses amis” ainsi que les militants de plusieurs ONG, dont elle a le sentiment qu’ils l’ont sauvée par leurs actions et par leurs lettres.(1) Les Forces libanaises constituaient la principale milice chrétienne pendant la guerre civile du Liban, qui a duré de 1975 à 1990.(2) Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture. Association œcuménique créée en 1974, ayant pour objectif l’abolition de la torture et de la peine capitale partout dans le monde. Elle a également pour but de soutenir les victimes et concourir à leur protection. Pour en savoir plus : www.acat.asso.fr</p>
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		<title>La politique fait son show</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 20:49:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ioanadoklean</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits IPJ]]></category>

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		<description><![CDATA[La politique est devenue un one man show. Comme dans le monde du spectacle, l&#8217;exercice du pouvoir tourne autour de vedettes, derrière lesquelles s&#8217;effacent idées, actions et partis. Pour répondre aux exigences médiatiques, ces nouvelles stars calibrent leur discours, adressé non plus à un citoyen mais à un spectateur désormais simple témoin. Ainsi tombe le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La politique est devenue un <em>one man show</em>. Comme dans le monde du spectacle, l&#8217;exercice du pouvoir tourne autour de vedettes, derrière lesquelles s&#8217;effacent idées, actions et partis. Pour répondre aux exigences médiatiques, ces nouvelles stars calibrent leur discours, adressé non plus à un citoyen mais à un spectateur désormais simple témoin. Ainsi tombe le rideau sur la scène démocratique. Thomas Cholet, Nadir Chougar, Ioana Doklean.</p>
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