Municipales à Paris : des jeunes très populaires dans le XVème.

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Depuis deux semaines, les jeunes militants de l’UMP ont investi les marchés du XVème arrondissement. Six mois après la présidentielle, ils n’ont pas abandonné la bataille. Leur but : montrer que la politique locale les intéresse et mener leur candidat à la victoire le 16 mars prochain.

Dimanche matin, sur le marché de Grenelle. L’équipe des jeunes militants UMP, les Jeunes Populaires, déploie l’attirail du combat. Plots à l’effigie de Philippe Goujon, sacs de tracts, affiches destinées à être collées, tout est prêt pour commencer la journée. Les trois jeunes militants présents (deux garçons et une fille) se répartissent les tracts et définissent le point d’ancrage du jour. Il n’est que 9h45, et malgré la pluie battante et le vent, ils affichent de larges sourires. Pourtant, les yeux sont encore gonflés et les traits sont tirés. « La nuit a été courte. On devait préparer le tractage et finalement on a fait la fête », confie H.J., 24 ans, militant depuis trois ans.
Le marché est encore calme, et les habitants ne se pressent pas autour des étals. « C’est bien comme ça pour le moment, ça nous permet de nous organiser et de débriefer sur le déroulement de la matinée », explique A.M., 28 ans, délégué des Jeunes Populaires du XVème arrondissement. Il est présent presque tous les dimanches en temps de campagne électorale. Les trois jeunes sont rejoints par deux autres militants, un thermos de café dans le sac.

« Missionnaires » politiques
Vers 10h30, les Quinzièmois du quartier Dupleix remplissent peu à peu l’allée principale. Les jeunes VRP du parti commencent à s’activer. « Vous êtes fous mes poussins ! Par ce temps vous feriez mieux de rester au lit ! », leur lance une grand-mère qui traîne derrière elle son chariot. Pour la peine, elle repart avec un tract glissé dans un de ses cabas. « Les gens ne comprennent pas forcément notre engagement. Presque tout notre temps libre y passe », confie A.. « Et encore, on ne colle pas des affiches à 4h du matin comme pour la présidentielle ! », rebondit H. en lui jetant un clin d’œil.
« Il y a un peu plus de six mois, nous étions là à tracter pour la candidature de Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, on montre qu’on s’investit dans la vie de notre arrondissement », raconte H.. Les attentes des sympathisants, ou des électeurs potentiels sont précises. « Les gens attendent de nous qu’on leur présente le candidat Philippe Goujon et ses projets pour le XVème », explique A-C.B., 23 ans, jusque là restée discrète. « On prêche la bonne parole. On est comme des missionnaires », ironise A. Read the rest of this entry »

Lutter contre la dépression

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A l’occasion des 4èmes journées européennes de la dépression les 9 et 11 octobre, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, annoncait qu’elle entendait axer la campagne d’information et de prévention contre la dépression sur les jeunes notamment. A cette occasion, j’ai interrogé à ce sujet le Docteur Gérard Robin, praticien hospitalier, pédopsychiatre, et responsable du Centre inter-hospitalier d’accueil permanent pour adolescents (CIAPA) de Paris.

Pourquoi les jeunes sont-ils plus vulnérables que le reste de la population face à la dépression?

Le principal facteur est celui de la fragilité liée aux remaniements sociétaux. Les adolescents ont un besoin fort de références identificatoires, et la société actuelle ne les aide pas toujours à ça. C’est bien là l’ambivalence de cette société qui pousse les jeunes à toujours avancer mais qui en laisse de plus en plus sur le bord de la route. Ces jeunes se perdent et on constate que les consultations augmentent.

Comment reconnaître la dépression et quels signes doivent alerter les parents?

La dépression ne se voit pas nécessairement mais je conseille aux parents de s’inquiéter du retrait soudain d’un jeune. L’affaiblissement scolaire et la difficulté à faire des projets sont aussi des signes. C’est pourquoi le travail avec la structure scolaire est important.

Comment peut-on la prévenir?

Il faut discuter et parler de la dépression. Expliquer que, même si elle comporte des risques, elle peut être structurante. C’est pourquoi je trouve l’initiative de Roselyne Bachelot intéressante : il faut dédramatiser le sujet et sensibiliser les jeunes à ce thème car l’information peut contribuer à la prise en charge.


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