Le 22 octobre, Paul McCartney, ex-Beatles, jouait pour un concert unique à l’Olympia. A cette occasion, je suis allée rencontrer les fans devant la salle, à l’ouverture des guichets. 

PARIS, 22 oct 2007 – Près de 3000 fans faisaient la queue devant la mythique salle de l’Olympia lundi matin, espérant acheter un billet pour le concert de Paul McCartney prévu à 20h30, après avoir, pour beaucoup d’entre eux, passé la nuit sur place et bravé le froid.
Dès 11h, les guichets ont ouvert leurs portes et ont été pris d’assaut par les aficionados qui ont enfin pu échapper aux barrières de contrôle installées par la sécurité sur des centaines de mètres, jusque dans la rue Scribe.
Vers 13h, seules 500 à 600 personnes ont été récompensées. Les plus chanceux ont obtenu les rares places assises numérotées en balcon et mezzazzine (77 euros), alors que celles en placement libre dans l’orchestre valent 55 euros.
Pour éviter tout risque de revente au marché noir, le billet est délivré avec un bracelet accroché directement au poignet du titulaire.
« Je suis là depuis 5h ce matin mais mon mari est arrivé hier soir à 17h, sac de couchage sous le bras et thermos rempli de café chaud » explique Martine, 48 ans, qui en est à son troisième concert de l’artiste. « Je vais ce soir exaucer un rêve, je ne l’ai jamais vu dans une salle si intime » poursuit-elle.
Mais la file d’attente n’est pas seulement constituée de cinquantenaires, de nombreux jeunes attendent aussi, patiemment, leur tour. « Je baigne dans la musique des Beatles depuis que je suis née, mon père est pianiste et il m’a transmis le goût de leurs mélodies. En voyant Paul McCartney ce soir, je ressentirais peut-être ce que mon père a vécu, jeune » témoigne Justine, 16 ans.
Sur les 2000 places que contient l’Olympia, seulement 1700 places ont été mises en vente, les 300 autres étant réservées pour des VIP. Beaucoup n’accèderont donc pas aux portes de la salle de concert.
« Il va y avoir beaucoup de déçus, on savait qu’il y aurait beaucoup de monde, mais là ça commence à être dur car les gens prennent conscience qu’ils n’auront pas de place » explique Hervé, agent de sécurité.
On peut donc s’attendre à ce que certains fans, submergés, s’évanouissent, comme en 1964 ou 1972, lorsque McCartney s’était produit avec les Beatles puis les Wings, dans cette même salle. Le dernier concert de l’artiste en France remonte à 2004, au Stade de France.