Interview de Jean-Marie Le Pen, réalisée le 28 janvier 2008.

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6-jean-marie-le-pen.jpg (photo FN)

Hortense VILLATTE: Comment appréhendez-vous cette élection ?

Jean-Marie Le Pen: Nous sommes dans une situation particulière à cause de l’échec électoral des dernières législatives. Cet échec n’est pas grave en lui-même car l’opinion ça va et ça vient. En revanche, la perte est très lourde sur le plan financier et les répercutions sont directes sur notre présence aux élections municipales. La présence aux municipales exige de gros crédits et cette baisse électorale a pour conséquence de rendre plus difficiles les emprunts et donc la constitution de listes. Nous ne serons présents que dans 150 à 200 communes. Nous espérons les plus emblématiques mais nos espoirs sont limités.

HV: Quels sont les enjeux nationaux de ces municipales pour le FN ?

JMLP: Ils restent globalement les mêmes. La situation de la France ne s’est pas améliorée et ne cesse de s’aggraver. Le facteur essentiel est l’immigration massive qui a fait rentrer depuis 30 ans plus de 10 millions d’étrangers. Des étrangers qui pèsent lourdement sur nos budgets sociaux et rendent insolubles des problèmes comme celui du logement.
Mais il n’y a pas que cela. Il y a tous les déficits de nos budgets, celui de la balance commerciale, de la sécurité sociale, et des retraites. Il y a aussi les délocalisations de nos entreprises, la soumission à des directions étrangères comme en matière de défense nationale pour l’OTAN, l’alignement sur les Etats-Unis en matière diplomatique. Bref nous avons beaucoup de raisons d’être dans l’opposition.

HV: Votre tract pour les municipales dit « l’immigration choisie fait baisser vos salaires ». Pourquoi avoir choisi d’angler votre campagne spécialement sur cette thématique ?

JMLP: L’immigration choisie, selon M. Sarkozy, c’est l’immigration de gens qui viendraient, dotés d’une spécialité quelconque, comme travailleurs. Ils se placent en situation de concurrence sur le marché du travail car ils sont prêts à travailler pour moins cher que des travailleurs français. Ces concurrents font donc baisser le niveau des salaires et par conséquent les rémunérations françaises.

HV: On vous entend souvent communiquer à propos de l’adoption du nouveau Traité Européen. Entendez-vous faire également reposer votre campagne municipale sur ce thème?

JMLP: Bien évidemment. L’Europe à 27 agit comme un destructeur des nations sans créer pour autant une force correspondante. N’ayant plus de frontière, ayant autorisé la circulation et l’établissement des étrangers quel que soit le pays dans lequel ils ont été régularisés, nous offrons un champ libre à l’immigration. L’Europe agit à partir d’un slogan faux qui est « l’union des faibles fait la force ». Non « l’union des faibles fait la faiblesse ». Donc nous voulons communiquer sur notre euroscepticisme qui grandit.

HV: Sarkozy avait chassé sur vos terres pendant la présidentielle avec sa politique sécuritaire et sur l’immigration contrôlée. Beaucoup de votre électorat traditionnel s’est tourné vers lui. Pensez-vous que sa faiblesse dans les sondages actuellement puisse faire revenir ces électeurs au Front National?

JMLP: Tôt ou tard je pense que oui. Peut-être pas aux élections municipales parce que ce scrutin est complexe et est le moins politisé de tous. Mais peut-être plus aux cantonales qui sont plus politisées. Un jour les écailles tomberont des yeux et les oreilles se déboucheront. Les gens jaugeront la politique française à l’aune de leurs caddies et là ils seront bien obligés de voir que leur niveau de vie se dégrade et que la solution peut venir de nous.

HV: On parle beaucoup de la mairie d’Hénin-Beaumont et de la candidature de Marine Le Pen. C’est un très gros enjeu pour le FN. Tout le monde aura les yeux rivés sur cette mairie le soir du premier tour. Une victoire de Marine Le Pen serait-elle le signe de sa future mise en orbite pour prendre votre suite?

JMLP: Plus les gens qui sont appelés un jour à me succéder sont connus, et plus ils peuvent s’appuyer sur des succès, plus ils auront sans doute de chance de le faire. C’est toute la grâce que je leur souhaite, mais ils ne savent pas à quoi ils s’exposent. Pour l’instant en principe, et pourvu que Dieu me prête vie, c’est une hypothèse qui ne fera jour que dans trois ans. Donc d’ici là on a le temps.

HV: Cette victoire est-elle probable?

JMLP: Je ne sais pas si elle est probable mais elle est possible. D’ailleurs les élections législatives ont montré que Marine avait fait un bon score. Un score qui est un peu emblématique dans la mesure où c’est une région elle-même emblématique car c’est une région minière. On peut donc y faire coïncider les valeurs de droite et la défense du travail, traditionnellement un domaine de la gauche.

(PROCHAINEMENT L’INTERVIEW AUDIO EN LIGNE)

35 heures : Sarkozy rectifie le tir

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L’annonce le 8 janvier de Nicolas Sarkozy de supprimer les 35 heures a pris tout le monde de cours. Dès le lendemain, il est revenu sur sa déclaration. Mais la confusion persiste sur les intentions du gouvernement, qui dit vouloir assouplir les 35 heures sans les supprimer.

« Il n’est pas (dans) l’intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail (…) parce que c’est le point de départ du calcul des heures supplémentaires ». Conscient d’avoir soulevé une polémique en souhaitant, lors de sa conférence de presse à l’Élysée, la fin des 35 heures en 2008, Nicolas Sarkozy a dû rectifier le tir, dès le lendemain, lors de ses vœux aux parlementaires. Alors même que son Premier ministre avait, le jour même, soutenu son intervention en déclarant à l’Assemblée que les 35 heures sont « l’une des erreurs économiques et sociales les plus graves qui aient été commises (…) depuis 25 ans ». Read the rest of this entry »

Otages des Farc : Uribe défend sa stratégie face à Nicolas Sarkozy

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Le président colombien rencontrait, lundi 20 janvier, Nicolas Sarkozy. Il entendait bien à cette occasion convaincre le président français de sa stratégie de lutte contre les FARC.

Au centre de la discussion le sort des otages en Colombie. Mais Uribe craint que dans le but de favoriser la libération d’Ingrid Betancourt la France tente de convaincre l’Union européenne de retirer les FARC de la liste des organisations terroristes. Ce qui n’est pas sans conséquence selon Olivier Roubi vice président de la fédération internationale des comités Ingrid Betancourt.

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Alvaro Uribe tentera également d’obtenir l’appui de Nicolas Sarkozy à une médiation de l’église catholique qui propose qu’une zone de rencontre sans présence militaire soit mise en place. Un statut de médiateur qui ne convainc pas la France.

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Au moment où Alvaro Uribe n’écarte pas un probable recours à la force pour « écraser les terroristes », un accord entre la France et la Colombie semble donc aujourd’hui très difficile.

Avis loue les grèves de novembre

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Les grèves du 14 au 22 novembre 2007 ont coûté cher. 3,6 milliards d’euros au total selon les chiffres officiels. Chez le loueur de véhicules Avis, les comptes ont été faits. Le bilan est positif, aussi bien au niveau des revenus que dans l’organisation du travail pendant ces neuf jours.

A l’évocation des grèves, A.B, responsable de l’agence Gare de Lyon chez Avis, laisse échapper un large sourire. A l’inverse de beaucoup de gérants de commerces, cette jeune femme dynamique de 36 ans, tailleur bleu, chaussures à talons et cheveux sévèrement attachés, a assez bien vécu cette période. « Les grèves ont eu un impact bénéfique dans mon agence. Mon équipe s’est rapidement adaptée à la situation et les retombées économiques ont été positives », affirme-t-elle, en fouillant dans ses feuilles de comptes du mois dernier. Mais les gestes sont confus et incertains. La veille au soir, A.B était à Disneyland Paris pour la soirée annuelle Avis. « Nous avons fêtés les très bons résultats de la société hier soir, tout le personnel d’Avis était là, et je me suis couchée à 5h30 du matin », confie-t-elle.

S’organiser pour contrer les difficultés
L’organisation des journées de travail n’a pas été aussi perturbée que ce qu’A.B craignait. La responsable d’agence gère pourtant trois équipes différentes : celle des préparateurs qui travaillent dans les garages, celle des loueurs aux comptoirs, et enfin celle des convoyeurs qui permettent de déplacer les voitures sur les différents sites de la gare. En tout, Madame B. dirige au total 32 personnes, uniquement des hommes. « Mon équipe est très jeune. Mes hommes ont entre 20 et 27 ans. C’est sans doute ce qui nous a sauvé, car seulement deux sont papas et m’ont demandé des horaires décalés pour s’occuper de leurs enfants », explique-t-elle. La gestion de la grève a été aussi simplifiée grâce aux arrangements entre responsables d’agences. « Pour faciliter la venue du personnel sur le lieu de travail, je me suis entendue avec des collègues. On s’est échangé nos équipiers pour réduire les temps de transport et minimiser les conséquences du mouvement et éviter les pertes », indique A.B. Read the rest of this entry »

Mohamed Sifaoui, un homme en colère

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Lors d’une conférence donnée à l’IPJ le jeudi 10 janvier 2008, Mohamed Sifaoui, célèbre journaliste d’investigation, s’est longuement exprimé sur son métier et ses enjeux. Un métier menacé par les craintes des journalistes face à leurs rédactions, selon lui, et par la mort de l’information. Read the rest of this entry »

Municipales à Paris : des jeunes très populaires dans le XVème.

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Depuis deux semaines, les jeunes militants de l’UMP ont investi les marchés du XVème arrondissement. Six mois après la présidentielle, ils n’ont pas abandonné la bataille. Leur but : montrer que la politique locale les intéresse et mener leur candidat à la victoire le 16 mars prochain.

Dimanche matin, sur le marché de Grenelle. L’équipe des jeunes militants UMP, les Jeunes Populaires, déploie l’attirail du combat. Plots à l’effigie de Philippe Goujon, sacs de tracts, affiches destinées à être collées, tout est prêt pour commencer la journée. Les trois jeunes militants présents (deux garçons et une fille) se répartissent les tracts et définissent le point d’ancrage du jour. Il n’est que 9h45, et malgré la pluie battante et le vent, ils affichent de larges sourires. Pourtant, les yeux sont encore gonflés et les traits sont tirés. « La nuit a été courte. On devait préparer le tractage et finalement on a fait la fête », confie H.J., 24 ans, militant depuis trois ans.
Le marché est encore calme, et les habitants ne se pressent pas autour des étals. « C’est bien comme ça pour le moment, ça nous permet de nous organiser et de débriefer sur le déroulement de la matinée », explique A.M., 28 ans, délégué des Jeunes Populaires du XVème arrondissement. Il est présent presque tous les dimanches en temps de campagne électorale. Les trois jeunes sont rejoints par deux autres militants, un thermos de café dans le sac.

« Missionnaires » politiques
Vers 10h30, les Quinzièmois du quartier Dupleix remplissent peu à peu l’allée principale. Les jeunes VRP du parti commencent à s’activer. « Vous êtes fous mes poussins ! Par ce temps vous feriez mieux de rester au lit ! », leur lance une grand-mère qui traîne derrière elle son chariot. Pour la peine, elle repart avec un tract glissé dans un de ses cabas. « Les gens ne comprennent pas forcément notre engagement. Presque tout notre temps libre y passe », confie A.. « Et encore, on ne colle pas des affiches à 4h du matin comme pour la présidentielle ! », rebondit H. en lui jetant un clin d’œil.
« Il y a un peu plus de six mois, nous étions là à tracter pour la candidature de Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, on montre qu’on s’investit dans la vie de notre arrondissement », raconte H.. Les attentes des sympathisants, ou des électeurs potentiels sont précises. « Les gens attendent de nous qu’on leur présente le candidat Philippe Goujon et ses projets pour le XVème », explique A-C.B., 23 ans, jusque là restée discrète. « On prêche la bonne parole. On est comme des missionnaires », ironise A. Read the rest of this entry »

Défense du droit à l’image du fils de Carla Bruni

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 (Par Hortense)

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Raphaël Enthoven défend le droit à l’image de son fils

Paris, 11 janvier 2008 (AFP) – Le philosophe Raphaël Enthoven, père du fils de Carla Bruni, a adressé lundi 7 janvier une mise en demeure au groupe de presse Mondadori Magazines France (Closer), pour faire respecter le droit à l’image de l’enfant très photographié aux côtés de sa mère et de Nicolas Sarkozy.

« Monsieur Raphaël Enthoven, dont je suis l’avocat, m’a chargé de vous mettre en demeure d’avoir à respecter la vie privée et de le droit de son fils mineur Aurélien », a écrit Maitre Angélique Berès dans la lettre adressée à Mondadori.

« En particulier, Monsieur Raphaël Enthoven s’oppose à toute reproduction sans son autorisation de photographies qui le représenteraient ou permettraient de l’identifier dans des moments d’intimité et de détente. A défaut, il m’a donné pour instructions de prendre à votre encontre toutes mesures propres à assurer la sauvegarde de ses droits », précise l’avocate.

Aurélien est né de l’union de l’ex-top model et du philosophe en 2001. Plusieurs titres de presse avaient publié des photos de l’enfant en compagnie de Carla Bruni et du président de la République, notamment lors de leur voyage en Jordanie le week-end dernier.

Le visage du fils de Raphaël Enthoven avait été flouté par de nombreux titres de presse, mais certains n’avaient pas pris la peine de le faire. L’identité de l’enfant avait ainsi été révélée.

Paul McCartney en concert

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Le 22 octobre, Paul McCartney, ex-Beatles, jouait pour un concert unique à l’Olympia. A cette occasion, je suis allée rencontrer les fans devant la salle, à l’ouverture des guichets. 

PARIS, 22 oct 2007 – Près de 3000 fans faisaient la queue devant la mythique salle de l’Olympia lundi matin, espérant acheter un billet pour le concert de Paul McCartney prévu à 20h30, après avoir, pour beaucoup d’entre eux, passé la nuit sur place et bravé le froid.
Dès 11h, les guichets ont ouvert leurs portes et ont été pris d’assaut par les aficionados qui ont enfin pu échapper aux barrières de contrôle installées par la sécurité sur des centaines de mètres, jusque dans la rue Scribe.
Vers 13h, seules 500 à 600 personnes ont été récompensées. Les plus chanceux ont obtenu les rares places assises numérotées en balcon et mezzazzine (77 euros), alors que celles en placement libre dans l’orchestre valent 55 euros.
Pour éviter tout risque de revente au marché noir, le billet est délivré avec un bracelet accroché directement au poignet du titulaire.
« Je suis là depuis 5h ce matin mais mon mari est arrivé hier soir à 17h, sac de couchage sous le bras et thermos rempli de café chaud » explique Martine, 48 ans, qui en est à son troisième concert de l’artiste. « Je vais ce soir exaucer un rêve, je ne l’ai jamais vu dans une salle si intime » poursuit-elle.
Mais la file d’attente n’est pas seulement constituée de cinquantenaires, de nombreux jeunes attendent aussi, patiemment, leur tour. « Je baigne dans la musique des Beatles depuis que je suis née, mon père est pianiste et il m’a transmis le goût de leurs mélodies. En voyant Paul McCartney ce soir, je ressentirais peut-être ce que mon père a vécu, jeune » témoigne Justine, 16 ans.
Sur les 2000 places que contient l’Olympia, seulement 1700 places ont été mises en vente, les 300 autres étant réservées pour des VIP. Beaucoup n’accèderont donc pas aux portes de la salle de concert.
« Il va y avoir beaucoup de déçus, on savait qu’il y aurait beaucoup de monde, mais là ça commence à être dur car les gens prennent conscience qu’ils n’auront pas de place » explique Hervé, agent de sécurité.
On peut donc s’attendre à ce que certains fans, submergés, s’évanouissent, comme en 1964 ou 1972, lorsque McCartney s’était produit avec les Beatles puis les Wings, dans cette même salle. Le dernier concert de l’artiste en France remonte à 2004, au Stade de France.

Levez les yeux! Les façades parisiennes vous dévoilent des surprises…

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Même en habitant Paris depuis dix ans et en empruntant le même chemin tous les matins, on peut encore découvrir sa ville. Comment? en levant les yeux et en observant les façades des immeubles, souvent très riches en atypismes. Petit aperçu.

Le Contrat nouvelles embauches (CNE) enterré

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L’Organisation internationale du travail (OIT), installée à Genève, a signé mercredi 14 novembre, l’arrêt de mort du Contrat nouvelles embauches (CNE). Créé en août 2005 malgré l’opposition des syndicats, le CNE est un contrat de travail à durée indéterminée destiné aux entreprises de moins de 20 salariés. L’OIT a notamment estimé que la période d’essai de deux ans du contrat n’est pas « raisonnable ».

Le Figaro explique les causes de ce rejet. Selon le quotidien, le comité chargé d’examiner la réclamation faite par Force Ouvrière a déclaré « être dans l’incapacité de conclure qu’une durée aussi longue que deux ans soit raisonnable ». En outre, l’article précise que l’OIT a aussi jugé qu’un contrat de travail ne peut être rompu « en l’absence d’un motif valable », comme le CNE le prévoyait.
Cette période de consolidation pendant laquelle l’employeur pouvait licencier son salarié sans fournir de justification valable avait entrainé la grogne des travailleurs et des syndicats devant la justice. Selon Libération, « 800 litiges ont atterri devant les tribunaux ». Le quotidien explique également que la justice française a apprécié de façon contrastée cette période d’essai: le Conseil d’Etat l’a jugée raisonnable, alors que la Cour de cassation a estimé qu’une période d’essai supérieure à 6 mois est excessive. Le Monde poursuit, précisant que le comité de l’OIT « note que la durée normalement considérée comme raisonnable de la période d’ancienneté requise n’excède pas six mois en France ».
Le patronat, dans le contexte actuel, n’a pas eu d’autre choix que de proposer l’abandon du CNE en l’échange d’une plus grande flexibilité. Dans les Echos, Cathy Kopp, chef de file de la délégation patronale, prévoit dans un projet d’accord que tout licenciement soit « fondé sur un motif valable qui doit être porté à la connaissance du salarié concerné ».
S’interrogeant sur le devenir des employés embauchés en CNE, Libération donne la parole à Jean-François Veysset, vice-président de la CGPME, qui représente les PME: « Il faudra désormais que le gouvernement nous dise ce que les employeurs peuvent proposer à leurs CNE en pleine période d’essai! ». Les Echos eux, affirment que les contrats signés depuis août 2005 ( il y a eu environ 1,1 million d’intentions d’embauches en CNE depuis son lancement) ne seront pas remis en cause. Les employeurs auront cependant intérêt à justifier leurs licenciements.