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Les pire tendances du net qui font le buzz
Le bernard-l’hermite, le nouvel animal domestique à la mode
Le bernard-l’hermite terrestre (ou BHT, pour les initiés) est-il devenu notre nouveau poisson rouge ? De Rennes à Dijon en passant par Pontoise, le petit crustacé envahit les animaleries, marchés et foires de Noël. Facile à vivre et peu contraignant, ce NAC (Nouvel animal de compagnie) aux coquilles bling-bling fera la joie des enfants, des adultes, ou… du chat.
Des coquilles colorées comme appât. Pour attirer les clients et surtout les jeunes enfants, les vendeurs de bernards-l’hermite customisent des coquilles vides, futures maisons du BHT. Ce sans carapace fixe protège son abdomen tout mou en squattant les coquilles des autres. Sur le site du Point, Guillaume Somazzi, vendeur de bernards-l’hermite témoigne : “J’en vends de plus en plus aux jeunes enfants grâce à leurs drôles de coquilles peintes, par exemple sur le thème du dessin animé, comme le modèle Bob l’éponge pour les garçons et Blanche-Neige pour les filles”.
Ci-dessous, une interview de Guillaume Somazzi.
Intérêt du petit animal : contrairement au poisson rouge, on peut le manipuler. “Il vient même manger dans la main”, explique Guillaume Somazzi. Et surtout, il est inoffensif.
Les prix de vente d’un BHT sont très variables. Sur le marché de Rennes, chaque spécimen importé du Sri Lanka coûte 25 € pour le kit de base (un bernard-l’hermite, le vivarium, du sable et une coquille de rechange), 65 € pour la version “luxe” (grotte, piscine et une bébête supplémentaire). Mais on peut en trouver en animalerie, à partir de 4,90 € pour un petit spécimen et jusqu’à 40 € pour une bestiole plus rare et plus grosse.
Le bernard-l’hermite à Pontoise.
Une fois dans son vivarium, le bernard-l’hermite est assez facile à élever, quoiqu’un tantinet exigeant. Il lui faut un peu d’humidité, une température entre 23 et 28 degrés grâce à une ampoule ou plaque chauffante, des gamelles pour l’eau et la nourriture, du sable ni trop fin, ni trop gros et une petite cachette. L’idéal est de faire le ménage dans la maison du BHT tous les six mois.
Mais comment donner à manger à ce nouvel animal de compagnie ? Selon un forum entièrement consacré au bernard-l’hermite, sa nourriture doit être riche et variée. Omnivore, il consomme une grande variété d’aliments dans la nature. Si des croquettes et granulés spécialisés disponibles en animalerie font office d’aliments de substitution, son propriétaire doit aussi lui donner des aliments frais (fruits, légumes, poissons, viandes). Mais attention, comme pour les Mogwai, il y a certaines règles à respecter. D’après le forum The American Epicurean Hermit, le chocolat, l’oignon et les feuilles d’arbres fruitiers sont fatals au petit animal.
S’il est bien traité, Bernard l’hermite (qui peut également s’appeler Jean-Yves l’hermite, au choix) peut vivre entre 2 et à 10 ans. Il changera tout seul de coquille au fur et à mesure qu’il grandir, à condition, bien sûr, de lui en fournir de nouvelles. Mais le BHT n’aime pas la solitude. Il est donc conseillé de l’installer en collocation avec d’autres congénères. Il s’entend aussi très bien avec certains serpents. Attention toutefois, chien ou chat pourraient vouloir croquer ses petites pinces.
Au final, ce NAC apportera beaucoup d’harmonie dans votre maison, même s’il est encore difficile d’aller le promener aux Buttes Chaumont.
Les singes aussi font leur crise de la quarantaine
Les grands singes souffrent de la crise de la quarantaine. C’est ce que veut démontrer une étude de l’université d’Edimbourg. Cela signifierait que cette dépression serait biologique et non culturelle.
Il est stressé, dépressif, distant. En pleine crise de la quarantaine, il a des coups de blues à répétition. Non il ne s’agit pas d’un homme… mais bien d’un singe. Les primates subissent, comme les humains, des crises existentielles au milieu de leur vie, entre 28 et 35 ans.
Une étude du psychologue Alexander Weiss, publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), explique qu’au milieu de l’existence, chimpanzés et orangs-outangs trahissaient une diminution de leur bien-être. Ils suivraient une courbe en U, heureux dans leur jeunesse, sereins pendant leur vieillesse et tristes entre les deux.
L’équipe de chercheurs de l’université d’Edimbourg (Ecosse) a étudié le comportement de 508 primates vivant en captivité, dans le monde entier. Les gardiens devaient remplir un questionnaire et dire si l’animal était de bonne humeur, si celui-ci prenait plaisir à interagir avec ses congénères et s’il se montrait prêt à des efforts pour atteindre ses objectifs…
Cette similitude avec l’être humain tendrait à prouver que des facteurs biologiques et physiologiques seraient impliqués dans la crise de la quarantaine et que celle-ci ne serait pas uniquement liée à des facteurs culturels ou sociaux. Mais l’étude ne dit pas si le démon de midi attaque aussi les singes.
