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« Mommy Porn »: Mesdames, pas encore lassées du fouet ?
Alors que « 50 Nuances de Grey » de l’américaine Erika Leonard James s’est vendu à 44 millions d’exemplaires dans le monde, les éditions Bragelonne continuent de miser sur la tendance du porno pour mamans en sortant une sous-collection qui lui est dédiée : « Romantica ». Lancée le 25 janvier dernier avec le titre « 80 Notes de Jaune », cette gamme intégrée dans leur collection Milady se revendique comme de « la littérature féminine à la sexualité assumée ». Mais les lectrices sont-elles encore friandes de récits érotiques version BDSM ou ont-elles déjà tourné la page ?
Au vu des nombreux titres de porno pour mamans déjà publiés, on constate que les éditeurs, eux, n’ont pas rengainé leur fouet : « Tout ce qu’il voudra » de Sarah Fawkes (J’ai lu), « Dévoile-moi » de Sylvia Day (Marabout), « L’éveil des sens » de Christy Saubesty (Numeriklivres)… « Dévoile-moi » est le plus gros succès de cette série. Edité dans trente-quatre pays et best-seller dans dix d’entre eux, l’ouvrage de Sylvia Day s’est vendu à 3 millions d’exemplaires aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Avec de tels chiffres de vente, les lectrices semblent toujours être au rendez-vous d’un cinq à sept littéraire. Pour Vincenzo Susca, maître de conférence en sociologie de l’imaginaire et auteur de « Joie Tragique. Les formes élémentaires de la vie électronique. » (CNRS éditions, Paris, 2011), c’est l’omniprésence du porno dans le quotidien qui explique le succès du « Mommy Porn »: « Cette fascination montre une forme généralisée d’esprit ludique de la porno culture. »
Un nouveau genre de « Mommy porn »
« 80 Notes de Jaune » suit le même chemin que ses prédécesseurs, puisque le livre a été traduit dans quatorze langues et s’est classé dès sa sortie aux Etats-Unis dans le top dix des ventes du Sunday Times. Mais contrairement à « 50 Nuances de Grey » et à « Dévoile-moi », le premier titre de « Romantica » joue plus sur l’érotisme que la romance. Là où les héroïnes tombent éperdument amoureuses de leur partenaire, Summer, l’héroïne du duo d’auteurs cachés sous le pseudonyme Vina Jackson, met la satisfaction de ses fantasmes au premier plan. Exit donc le « sexe vanille », comme dirait Christian Grey, et bienvenue dans les expériences sexuelles sans limites de Summer: BDSM, exhibitionnisme extrême, échangisme…
« 80 Notes de Jaune » est donc une nouvelle variante du porno pour mamans. Trash et explicite. Il se distingue de la littérature érotique classique par une esthétique travaillée de sa couverture (voir photo ci-dessus) et un travail sur la « psychologie des personnages ». S’il s’agit avant tout de pratiques sexuelles, les auteurs développent en effet les sensations de leurs personnages et jouent sur leurs points de vue (les passages du point de vue de Summer sont à la première personne et ceux de Dominik à la troisième). Trois autres tomes sont prévus dans cette saga (« Eighty Days Red », « Eighty Days Blue » et « Eighty Days Amber » – titres anglais). Les éditeurs n’ont donc pas fini de nous fesser à coup de porno pour mamans. Pour Vincenzo Susca, l’avenir du Mummy Porn va continuer d’évoluer : « On continuera de se dévoiler mais on le fera auprès de cercles de gens de plus plus restreints. »
“80 Notes de Jaune” de Vina Jackson, Milady (25 janvier 2013), 9,99 euros en édition numérique et 15,11 euros en relié
Populaire, si kitch, si bon
La comédie de cette fin 2012 joue la carte rétro. Pour son premier film, le réalisateur Régis Roinsard a choisi de planter le décor en pleine Normandie des fifties. Au printemps 1958, une naïve jeune femme blonde, Rose Pamphyle, alias Déborah François, décide de quitter sa campagne natale pour devenir secrétaire à Lisieux. Lassée de la droguerie paternelle et désireuse d’exercer un métier qu’elle trouve résolument « moderne ». Tête en l’air et maladroite, elle réussit à se faire embaucher par un assureur trentenaire ambitieux, incarné par Romain Duris. Qui accepte de la garder à une condition : qu’elle remporte un concours de rapidité dactylographique. Sans surprise, l’amour ne va pas tarder à s’immiscer entre l’entraîneur et sa championne en machine à écrire.
Après The Artist et Cloclo, Populaire surfe délicieusement sur la vague régressive. Mais loin d’être un simple prétexte au « c’était mieux avant », l’histoire de cette romance acidulée happe vite le spectateur, sur fond d’esthétique fifties parfaitement reconstituée. Entre couleurs flashy, robes corolles et mobilier en formica, la mise en scène est soignée à l’extrême. Eddy Mitchell vient même y apporter sa caution d’époque dans un second rôle. Et un peu de sa discographie, puisque les secrétaires de compétition concourent sur Dactylo Rock, un vieux tube des Chaussettes Noires.
Crise oblige, la nostalgie semble ainsi avoir gagné ses galons de valeur refuge. Certains s’en désoleront. A tous les nostalgiques, un seul conseil : courez voir Populaire.
Laura Pouget
Il était une fois Florence and The Machine et les séries
Icône de la pop anglaise, Florence and The Machine sera en concert ce soir au Zénith. A l’occasion de sa venue en France, retour sur l’artiste la plus présente dans les séries télé, pour le meilleur et pour le pire.
2009, avec la troisième saison de la série anglaise trash, Skins, tombe plus bas que terre. Toujours précurseurs en matière de découvertes musicales, les producteurs décident de clore l’épisode 8 avec Dog Days Are Over.
2010, on reprend la même et on recommence mais en pire. Cette fois, c’est l’incontournable sketch-comédie-musicale-américaine, Glee, qui reprend le tube de la londonienne.
En bonus, la version live des acteurs de la série :
Après les ados drogués, les ados losers, c’est au tour des médecins tristes d’écouter le groupe. Cosmic Love sonne le glas à la fin de l’épisode 11 de la saison 6 de Grey’s Anatomy.
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Mais Florence and The Machine a aussi ajouté sa propre contribution, la voici en direct live dans l’épisode 14 de la saison 4 de la série pour, cette fois, les riches ados de l’Upper East Side : Gossip Girl.
Troisième chanson préférée des séries américaines, Never let me go, se retrouve dans l’épisode 11 de la saison 1 de The Vampire Diaries parce que les vampires aiment aussi le pathos.
Mais comment parler de Florence and The Machine sur petit écran sans citer One Tree Hill ? On rattrape ça tout de suite avec un extrait sur No light, No light.
2012, pour finir en beauté cette petite playlist visuelle et parce que parfois, c’est pas si mal, voici le teaser de la saison 2 de la série fantastique, Game Of Thrones, sur Seven Devils.
Infos pratiques : Concert à 20 heures au Zénith, 211 avenue de Jean-Jaurès, Paris 19ème.
www.florenceandthemachine.net

