30 ans d’Indochine : Kissing my Songs

Voilà 30 ans qu’Indochine existe. Pour fêter cet anniversaire, la journaliste-écrivain Agnès Michaux choisit d’explorer l’histoire du groupe au travers ses chansons, « le cœur même du processus de création ». Pour l’aider dans cette tâche, elle fait appel à Nicola Sirkis, leader charismatique et seul membre d’ « Indo » présent depuis les débuts.
Ensemble, ils remontent le temps et refont le chemin, de A à Z. « A » comme L’Aventurier, le premier disque paru en 1982. « Z » comme Mexicane Syndicate, chanson présente sur le dernier album, La République des Météors.
Au total, 123 chansons servent de prétexte pour retracer l’histoire d’Indochine : sa naissance, « en réaction au rock social de Téléphone ou Trust » ; ses premiers succès grâce à L’Aventurier, Canary Bay et Trois nuits par semaine ; sa difficile traversée des années 90 ; la mort de Stéphane Sirkis, guitariste du groupe, jumeau de Nicola ; puis sa « renaissance », avec la sortie en 2002 de l’album Paradize, vendu à plus d’un million d’exemplaires.
En même temps qu’il commente les textes, Nicola Sirkis se dévoile. Il révèle les livres, les films, les voyages qui l’ont influencé. Il n’hésite pas à revenir sur les périodes de doute, les frictions au sein du groupe. Multiplie les anecdotes sur 30 ans de carrière. Avec pudeur, il parle de ses aventures amoureuses et de sa fille, Théa, née en 2001. L’histoire du chanteur et celle d’Indochine se confondent alors. Kissing my Songs devient biographie.
” Je veux qu’il me parle de ses textes.Qu’il me raconte Nicola par les textes.
Nicola et Indochine. Mais c’est presque la même chose. “
Audrey Bourdier
Kissing my songs, d’Agnès Michaux, chez Flammarion. 379 pages. 19,90€.
