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Je ne l’ai pas aimé
février 7, 2010 | Leave a Comment
C’est sur un grand écran bien pâle que Zabou Breitman lève le rideau. En 2009, la réalisatrice de “se souvenir des belles choses” se lance dans une adaptation cinématographique du roman “Je l’aimais”, drame romantique de Anna Gavalda écoulé à 370 000 exemplaires en moins deux mois.
Il est vrai que lorsqu’on lit un bon ouvrage, il est humain, voire nécessaire d’imaginer les scènes, d’envisager le décor, de fabriquer une ambiance. Conséquence: on s’emballe sans doute un peu trop vite, lorsqu’un succès littéraire se trouve en haut de l’affiche. Car si certains livres ne sont pas faits pour être adaptés au cinéma, d’autres ne sont pas tombés sur le bon réalisateur. Et visiblement, le best seller de l’auteur la plus courrue de France et de Navarre n’a pas été mis entre deux bonnes mains.
Mornes et sans relief, les scènes se suivent et se ressemblent. Chloe, abandonnée par son mari, séloigne de la vie urbaine pour quelques jours en compagnie de son beau-père. En une nuit, celui-ci va lui avouer que pendant quatre ans, il a aimé une autre femme que celle qu’il a épousé sans avoir le courage de tout quitter pour elle. Tantôt assis, tantôt debouts, les personnages se perdent dans une tristesse fade, toujours muette, comme débarassés de leurs réflexes physiques. Des fantômes errants, enfermés dans des hôtels ou des maisons aux portes fermement closes. Seul Daniel Auteuil donne une once de vie à une ‘intrigue absente, sans doute grâce à sa notoriété. Peu d’intérêt.
Je l’aimais Bande-Annonce
envoyé par COMME-AU-CINEMA. – Court métrage, documentaire et bande annonce.