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De superman au Chat du rabbin : la BD s’expose au musée d’art et d’histoire du judaïsme

November 14th, 2007 · No Comments
Culture

 

Le musée d’art et d’histoire du judaïsme présente De Superman au Chat du rabbin du 17 octobre 2007 au 27 janvier 2008. L’expo présente un siècle de l’histoire de la BD et l’impact de l’expérience juive dans l’évolution du 9è art.

Articulée en cinq chapitres qui retracent l’histoire de la BD de 1912 à 2007, l’exposition rassemble 230 œuvres (dessins, originaux, planches imprimées et documents d’archive), issues du travail d’une trentaine d’artistes. Un voyage en cinq étapes au travers un siècle d’histoire, depuis les premiers comic strips jusqu’aux oeuvres mémorielles des contemporains, en passant par les super héros et l’Underground des années 70.

New-York dans les anées 1900, les vagues successives de migrants inspirent aux premiers auteurs de bandes dessinées des situations et des personnages particuliers. Les vignettes publiées dans les journaux de la grosse pomme font évoluer des personnages bouffons qui parlent en yinglish (mix d’anglais et de yiddish) . Leurs mésaventures cocasses témoignent des défis de l’intégration dans la « métropole dévorante ».

La période qui s’ouvre avec la crise de 29 et la chute des démocraties européennes accouche du mythe des super-héros. Superman, Batman et Captain America combattent nazis et soviétiques dans les cases des illustrés. Le personnage de la chose des Fantastic Fours (sorte d’homme de pierre dotée d’une force extraordinaire) s’inspire directement de la légende du Golem.

Le traumatisme de la Shoah constitue une matrice importante pour bon nombre d’œuvres. En 1992, Art Spiegelman reçoit le prix Pulitzer pour Maus, récit qui met en scène le témoignage de son père rescapé des camps nazis.

La période de l’après-guerre est également celle de la contestation. Les problèmes sociaux, le sexe et la drogue sont traités par les auteurs issus du mouvement Underground. En 1952, Harvey Kurtzmann fonde la revue Mad, un magazine populaire à l’esprit déjanté. D’autres auteurs sont issus de cette mouvance comme Harvey Peckar et Robert Crumb. Ils accèdent à la notoriété en mettent en images leur vie quotidienne.

La visite s’achève au sous-sol du bâtiment, par la présentation d’artistes européens. L’exposition se clôt comme l’indique son titre avec Le chat du rabbin du Français Joan Sfar.

Autour de cet événement, sont organisées des rencontres avec des auteurs, des conférences, des projections de films. Les inrockuptibles, France culture et avec le soutien du Festival International de la BD d’Angoulême.



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