Archive for the 'Travaux IPJ 1ère année' Category

avr 05 2009

Un sommet pas très au rabais…

De l’agneau rôti gallois, des pommes de terre, tout droit venues de l’île de Jersey, et du saumon d’Ecosse. Jamie Oliver avait mis les petits plats dans les grands à l’occasion du repas du G20 au 10, Downing Street. La note de ce célèbre chef britannique fut certainement salée. Tout comme celle des frais d’organisation du sommet de Londres.

 

Au menu : 19 à 20 millions de livres dépensées, selon le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Mark Malloch-Brown. Si l’addition n’atteint pas les milliards perdus depuis le début de la crise financière, elle passe tout de même mal. Ainsi, Murray Benham, du Mouvement pour le développement mondial, regrettait le coût « incroyablement élevé » du sommet. Face à la fronde, le détail de la facture a été rendu public.  Une façon de justifier l’absence de petites économies.

La mobilisation de milliers de policiers pour prêter main-forte à Scotland Yard constitue le poste de dépenses le plus élevé, soit 7,2 millions de livres. Jours de repos annulés compris. Bravant la critique, Mark Malloch-Brown a tenu à préciser que certaines rencontres ont coûté « plusieurs fois plus cher » que ce G20, et que « si cela marque le signal d’une confiance retrouvée dans l’économie mondiale, alors cela vaudra chaque centime dépensé ».

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mar 23 2009

“Hole in one” dans le 13ème

Le premier practice de golf “grands coups” de Paris intra-muros ouvre aujourd’hui. Plus besoin de se déplacer aux portes de la capitale pour pratiquer. C’est l’association Team JPA, comprendre “jouer, pratiquer, s’amuser”, qui organise l’événement. Si le practice grands coups n’est en place que pour 4 lundis, l’association souhaite pérenniser l’opération, en accord avec la mairie de Paris… Rencontre avec les golfeurs de la pause déjeuner…

Swinguer au pied des tours ? C’est original ! Ambiance bruits du périph garantie ! Pas de quoi effrayer les golfeurs du Stade Georges Carpentier, porte d’Ivry. Ici, ils peuvent s’initier ou se perfectionner au grand air. Pour Norbert Oury, président de la Team JPA, l’objectif affiché c’est la démocratisation du golf.

Stéphane Callem, joueur de golf professionnel, enseigne les rudiments de ce sport aux néophytes.

Le bruit du périphérique ne semble pourtant pas déranger les joueurs. Confirmés ou débutants, ils tapent la balle dans la bonne humeur…

En attendant l’ouverture hebdomadaire du practice grands coups, Norbert Oury se prend à rêver un peu…

Un projet bien ambitieux. En attendant, l’entrée à 5 euros devrait attirer un public nombreux.

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mar 20 2009

Parlons peu, parlons bien

Le mot du jour c’est nanan. Lisez le blog d’Alain Horvilleur et vous deviendrez incollable sur ce mets exquis. L’homme est un passionné de la langue française et publie deux fois par semaine un mot nouveau. Le garde-mots, c’est un peu comme un outil internet de protection de la langue française…Un jour de pluie d’avril 2005, Alain Horvilleur décide de mettre en ligne sa collection de mots rares. Son ordinateur en contient plus de 8000. Aujourd’hui, ce sont 800 articles qui ont été publiés sur son blog. Son auteur nous en explique la genèse et les raisons de son succès…

Le garde-mots c’est aussi une façon pour Alain Horvilleur, médecin de formation, de partager sa passion de la langue française. Il ne boude d’ailleurs pas son rôle de gardien de mots. Et s’amuse à interagir avec ses lecteurs via les commentaires. Et parmi cette collection, quel est son mot préféré ?

Derrière le médecin se cache donc un philosophe. Un philosophe correcteur d’orthographe. L’homme avoue effectivement corriger les commentaires de ses lecteurs étourdis….

(sujet réalisé à l’occasion de la semaine de la langue française, du 16 au 23 mars)

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fév 01 2009

Le Nouvel An chinois était tricolore

La Chine entre dans l’année du Buffle. Le 26 janvier, Bertrand Delanoë a inauguré en grande pompe la Fête du Printemps, l’autre nom du Nouvel an chinois. Point d’orgue des festivités : le défilé du samedi 31 janvier. Départ place de l’Hôtel de Ville. Le 3ème arrondissement est l’un des foyers parisiens de la diaspora chinoise. Moins connu que le 13ème arrondissement. Et pour cause. Ici les Chinois sont en minorité.

 

« C’est notre Nouvel An à nous du premier janvier. Sauf que chez les Chinois ça change tous les ans. Et puis ils croient pas aux mêmes trucs que nous. Eux, ce sont des Orientaux », résume Martine. Une Malboro au bord des lèvres et les cernes marquées, elle explique à sa fille Julie, dix ans, les origines du Nouvel An chinois. À faire trop simple, elle a tendance à caricaturer. Julie est circonspecte. Derrière ses lunettes roses de Barbie, ses yeux bleus trahissent une soif de connaissance. Elle n’ira pas plus loin. Sa mère l’a amenée là pour lui faire plaisir. Pas pour jouer les maîtresses du week-end. Julie se met sur la pointe des pieds et se penche dangereusement contre la barrière de sécurité. Elle attend, sans broncher, l’arrivée du défilé. À l’angle de la rue de Rivoli et de la rue du Temple, mère et fille se trouvent à une place de choix. Bientôt, les dizaines de groupes associatifs qui constituent le cortège passeront devant elles.

En face, place de l’Hôtel de Ville, la foule est au rendez-vous. Il est 13 heures 30. Le défilé commence dans une heure. Dans le public, les Chinois ne sont pas majoritaires. Aucun dragon ne foule encore le pavé de la mairie. Tout ici respire Paris et la France. Le manège et ses chevaux pastel, le Bazar de l’Hôtel de Ville, ce grand-père qui tend des viennoiseries à ses petits-enfants. Martin, grand et élancé, monte les marches du métro quatre à quatre. À sa famille qui le suit, il scande un : « on va dans la même rue que l’année dernière ». Aguerri, il sait que son mètre quatre-vingt-dix ne lui permet pas d’apercevoir l’ensemble du spectacle. Martin n’est jamais allé en Chine. Mais c’est un habitué des lieux. « Je viens tous les ans. C’est un vrai rendez-vous parisien. Toutes ces couleurs m’inspirent. Je suis illustrateur de livres pour enfants. Alors j’en profite pour puiser de nouvelles idées ici », explique-t-il. Comme Martin, plusieurs milliers de Parisiens se sont amassés dans les rues du troisième arrondissement de Paris. Le défilé doit traverser toute la rue du Temple jusqu’à la place de la République. Sur le parcours, à l’image des pierres du Petit Poucet, les lanternes illuminées de rouge, considérées comme des chasseurs de mauvais esprits, ont fleuri. Les commerçants ont tous joué le jeu de la fête du printemps et décoré leur devanture.

14 heures 20, l’explosion de couleurs commence. Les Chinois affluent des artères de la place, comme sortis de nulle part. Ils sont vêtus de rouge tomate, de jaune d’or ou de bleu électrique. Leurs costumes en satin participent au feu d’artifice pigmenté. Les rayons du soleil font briller les lourdes robes et les tuniques drapées. Les traits des visages sont accentués au pinceau noir. Les crèmes teintées ont été appliquées en dégradés raffinés. En Chine, chaque type de maquillage a sa propre signification. Le hasard n’existe pas. Le maquillage rouge signifie la loyauté et la bravoure. Le bleu correspond à la brutalité et à l’arrogance. La logique chromatique ordonne la parade. Les joueuses de cymbales en tailleur bleu ne se mélangent pas aux porteurs de dragons habillés de jaune. Chacun prend place derrière sa banderole. De l’association sino-française d’entraide et d’amitié à celle des commerçants chinois de Paris : aucune catégorie de la diaspora chinoise ne manque à l’appel. La place de l’hôtel de ville prend des allures de fourmilière. Et la densité de population du personnel de sécurité est impressionnante. Une organisation digne de la Chine des années Zedong.

14 heures 30 : le défilé débute. Les dragons portés à bout de bras par des Chinois déchaînés ondulent dans les airs. Le cortège s’introduit dans le couloir qui mène de l’Hôtel de Ville à la rue du Temple. Contre toute attente, les gamins ne crient pas lors du passage des dragons et des jeunes filles aux allures de princesses. Marion, cinq ans, admire les drapeaux français qui passent devant ses grands yeux verts. Pierre, son frère, lance avec fierté : « Des drapeaux français ! Super ! Y’en a plein ». L’étendard français fait effectivement figure de vedette du défilé. Qu’il soit porté par les hommes de la légion étrangère ou par un petit commerçant de quartier, il fait de l’ombre au drapeau chinois. Pour suivre le cortège, rien de plus simple : il suffit de courir après les tissus bleus, blancs et rouges. En prenant soin d’éviter les rouleaux de pétards qui jonchent la rue.

Les « bonne année » fusent. Ceux qui pensaient apprendre quelques mots de mandarin sont déçus. Lu Han s’amuse à répéter en choeur les vœux de bonne année. Lycéenne d’origine chinoise, elle n’a adhéré à aucune association. Jean slim, petit blouson au col de fausse fourrure, elle dénote dans la vague rouge satinée.  Elle s’est pourtant immiscée au plus près du cortège. Depuis la rentrée de septembre, elle a choisi le chinois en troisième langue. « Je suis née à Paris et mes parents aussi. À la maison, on parle seulement français. Ça ne m’a jamais dérangée, jusqu’à l’été dernier. Avec ma famille, on a séjourné à Pékin quelques semaines. C’est là que j’ai voulu apprendre chinois. Mon lycée proposait cette langue en option. Alors je me suis lancée » détaille la jeune fille avec passion. Aujourd’hui Lu Han est surtout là « pour le fun » et parce que c’est une bonne occasion de faire la fête.

16 heures : les festivités se terminent dans le calme. Les décibels s’arrêtent. Les derniers rouleaux de pétards étincellent. Leur odeur et leur fumée se dissipent rapidement. Au milieu de la rue du Temple, un camion bloque le passage. Il sert d’entrepôt de fortune aux costumes du Nouvel An. Un dragon multicolore tombe le masque. Dessous : Antoine, 19 ans ; Un blond vénitien aux cheveux ondulés, Parisien pure souche. 

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