Archive for décembre, 2008

déc 24 2008

Un p’tit tour et puis s’en vont… (choses vues)

Le restaurant « La terrasse » est fermé, comme désaffecté. Quelques téméraires se pressent pourtant tout en haut des Galeries Lafayette. Une visite expresse.

En été, la vue sur Paris y est imprenable. Aujourd’hui, la brume s’est déposée sur l’horizon des monuments célèbres. Il est 14 heures. La Tour Eiffel, l’Opéra Garnier, l’Arc de triomphe, et même la grande roue sont figés dans la torpeur hivernale. C’est une vraie expédition que de sortir sur la terrasse des Galeries Lafayette. Car, à l’intérieur du célèbre magasin du boulevard Haussmann, la chaleur est exotique, les rayons colorés, le choix de boissons chaudes de la cafétaria varié. Les visiteurs arrivent au compte-goutte au huitième étage. Des couples pour la plupart. Presque déçus de ne pas pouvoir donner à cette virée glaciale la dimension romantique qu’elle mériterait. L’un se presse pour prendre des photos. L’autre pose. Au pas de course. Deux Britanniques sortent arrivent sur la plate-forme. Leçon particulière d’architecture pour elle. Bavards, ils font figure d’exception. Comme si les gens arrêtaient de communiquer sous la barre des 5 degrés. Sept Chinois débarquent. Ils s’observent et contemplent vaguement la vue. L’un d’eux semble être préposé aux photos. Cinq minutes top chrono, c’est le temps moyen de présence sur la terrasse haussmanienne. Et puis il y a les grands aventuriers. Ces jeunes femmes en débardeurs et lunettes de soleil vissées sur la tête. Ces jeunes parents qui ont emmitoufflé leur fillette dans un camaïeu de bleu pour lui faire voir la vue de là-haut. Accompagnée par sa mère, elle enchaîne les poses devant l’objectif paternel. Ils resteront une demie-heure. Les Galeries Lafayette se sont transformées en un immense terrier. De retour dans le sas, les escalators ramènent les frileux pressés dans le temple du shopping parisien. Une douce voix venue d’ailleurs annonce les promotions du jour. L’hibernation peut recommencer.

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déc 23 2008

En attendant Noël rue des Martyrs, Paris (IX, XVIII)

Published by ehelmbacher under Apprentie photographe

Parfois, arriver trop en avance à un rendez-vous a du bon. Une heure devant moi. Une rue à explorer. Et mon tout nouveau joujou en main. Je décide de réaliser mon premier photo-reportage.

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déc 15 2008

Photographier l’Amérique (Exposition Evans, Cartier-Bresson)

 

La Fondation Henri Cartier-Bresson célèbre le centenaire de la naissance du pionnier du photo-journalisme, en l’associant à Walker Evans, son double photographique. Retour sur une exposition-miroir. Emilie Helmbacher.

On y entre par une porte dérobée. Comme pour mieux pénétrer l’univers d’Henri Cartier-Bresson. Au bout de l’impasse la fondation qui porte son nom et une exposition, « Photographier l’Amérique ». Accrochés aux murs immaculés, les 86 tirages d’époque nous font voyager dans l’Amérique des années 30 et 40, en proie à la crise et à la précarité. Une Amérique d’inégalités où les Noirs ne côtoient pas les Blancs, et où les manteaux de fourrure fuient les bouches d’aération. La critique sociale est latente. Premier point commun Cartier-Bresson / Evans.

Outre l’intérêt esthétique des photos, l’exposition nous apprend une chose essentielle   : sans Walker Evans, Cartier-Bresson n’aurait pas été photographe. Objectif du Français : « tenter d’égaler » l’Américain devenu son maître à penser et à voir l’Amérique. « Cartier-Bresson fut l’un des rares innovateurs en photographie » avait confié un jour Walker Evans. Réinventer la photographie. Second point commun des 2 hommes.

Entre la sensibilité à fleur de peau de Cartier-Bresson et la brutalité de point de vue d’Evans, le jeu de miroir est permanent. La complémentarité des deux est très bien mise en valeur. Les regards confrontés avec justesse. 

(Papier écrit pour IPJ Mag, la radio d’une belle brochette d’étudiants de l’IPJ)

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déc 10 2008

Crise en Thaïlande : des touristes en attente mais pas inquiets

La crise politique qui secoue la Thaïlande semble moins inquiéter ceux qui sont présents sur place que nous autres Européens…
Témoignage de Tristan Beau de Loménie, directeur du Novotel Swarnabhumi de Bangkok, situé juste à côté de l’aéroport.

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