Clara Rojas and Emmanuel reunited

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Yesterday, released hostage of the Farc, Clara Rojas visited her son, Emmanuel. She had not seen him for three years. A great moment of emotion. The beginning of a new life for the four year old boy.

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Image : LCI

« Mummy », it’s what Emmanuel said when he was reunited with his mother.

Photographs of the reunion show him giving his mother a drawing he had made for her.

Before the meeting, child psychologists showed Emmanuel photographs of his mother to prepare him. The mother he didn’t know he had.

Three years ago, Emmanuel was taken from Clara Rojas while she was held captive by the rebels in Colombia’s jungle. The boy was suffering from malnutrition, tropical diseases and a broken arm. He was placed in an orphanage in Bogota.

His luck has now changed : reunited with his mother and a little of love from a family together again, after so many years of suffering.

Clara Rojas can live with her son but the administrative procedure will take time. « I feel very happy to be here, I am reborn, I am living again » she declared at Bogota’s military airport, a few hours before she went to meet her son.

Free, Clara Rojas cannot forget her guerilla hostage companions, especially her friend Ingrid Betancourt.

Conférence de Mohamed Sifaoui

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 Mohamed Sifaoui : « Je suis un journaliste controversé et je le revendique »

Journaliste d’investigation indépendant, Mohamed Sifaoui a animé, jeudi dernier, une conférence sur le thème « Qu’est-ce que le métier de journaliste d’investigation ? », à l’Institut pratique de journalisme à Paris.              

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« Un musulman laïque et démocrate qui refuse la compromission avec l’islamisme », c’est ainsi que Mohamed Sifaoui, journaliste, écrivain et réalisateur, se définit sur son blog (www.mohamed-sifaoui.com). Jeudi dernier, lors d’une conférence à l’Institut pratique de journalisme, il a insisté sur le cœur du journalisme d’investigation : s’intéresser « à des phénomènes en marge de notre vécu quotidien » et donner « une information honnête, complète aux citoyens ».

Très expressif dans ses gestes, Mohamed Sifaoui s’est appuyé sur ses expériences personnelles pour illustrer sa conception du journalisme d’investigation. Ainsi, lors d’une de ses enquêtes dans les milieux islamistes, face à la caméra l’interviewé tenait un discours qu’il contredisait quelques instants plus tard en aparté, moment filmé par une caméra cachée. « Pour ce reportage, j’ai décidé de montrer les deux déclarations, car ce qui a été dit devant la caméra était mensonge, a-t-il expliqué le poing serré. Si je n’avais passé que le premier passage, je me transformais en propagandiste. »

Fidèle à ses convictions, l’homme a dénoncé la connivence entre certains journalistes et personnalités publiques. « Aujourd’hui, des pressions sont exercées pour que l’information soit traitée d’une certaine manière. Si on ne se bat pas [là-dessus] cela signifie qu’on renonce aux valeurs qui font les grandes démocraties », a argumenté le journaliste indépendant. « À chaque fois qu’on a essayé de me censurer, on n’a pas réussi et j’ai pu retravailler avec le média en question », a-t-il poursuivi d’un ton toujours posé. Savoir marquer sa différence, son désaccord, c’est ce qui fait la force de Mohamed Sifaoui. « Je suis un journaliste controversé et je le revendique », a-t-il déclaré la paume de la main sur le cœur. « Ma seule fierté, c’est de ne jamais avoir eu l’occasion de démissionner, on m’a toujours viré ! »

Autre notion essentielle dans le journalisme d’investigation pour Mohamed Sifaoui : la confiance. L’homme explique qu’« on a besoin de la confiance pour soutirer aux personnes ce qu’elles pensent vraiment ». Passionné et engagé, il va au fond des choses mais reconnaît s’arrêter « quand les limites du travail journalistique sont atteintes. Il faut faire attention à ne pas se rendre complice d’un crime. »

Municiaples 2008 - Paris IIIe arrondissement

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Distribuer des tracts pour « prendre la température »

Les militants du Parti socialiste préparent les élections municipales de mars. Rencontre lors d’une distribution de tracts dans le IIIe arrondissement de Paris.

« Paris, un temps d’avance avec Bertrand Delanoë », c’est le slogan inscrits sur les tracts que distribuent les militants socialistes du IIIe arrondissement de Paris. Dimanche, 11h, à l’entrée du marché des enfants rouges, à l’angle des rue Charlot et Bretagne, ils sont quatre à tracter pour les municipales de 2008.

Le geste est mécanique mais le sourire spontané chez Flora Bolter qui se définit comme « une militante de terrain ». À 29 ans, elle est secrétaire de la section PS depuis 2005. Beaucoup des passants prennent le tract comme n’importe quel autre prospectus. Mais d’autres vont vers les militants pour avoir le tract du PS. L’intérêt des habitants pour les municipales est encore timide. « Le vote pour les listes des municipales a lieu le 13 décembre. Quand elles seront établies, cela permettra d’être plus visible et de faire des tracts avec des listes et des visages… », reconnaît Flora Bolter. Jeune femme dynamique, elle a adhéré au PS à 18 ans après les grandes grèves de 1995, malgré que « son bulletin d’adhésion se soit perdu dans le courrier », se souvient-elle. Une adhésion motivée par sa conviction que « pour changer et faire avancer le PS, il faut de nouvelles têtes ».

400 tracts distribués

La distribution des tracts continue. Des adhérents socialistes du quartier s’arrêtent pour discuter et demander les dernières informations de la section. « La prochaine AG a lieu mardi », leur répond Flora Bolter. Les militants des Verts viennent rejoindre ceux du PS devant l’entrée du marché des enfants rouges. Au parti écologique depuis 10 ans, Romain Biéssy, 36 ans, souligne que « le tractage est un moyen d’échanger, de prendre la température, de voir comment circulent les informations et rumeurs. C’est un terrain informel ». Après 400 tracts distribués en une heure et demi, Flora Bolter et les militants du PS quittent l’entrée du marché. Ils reviendront dimanche prochain. La bataille pour les municipales a bel et bien commencé.  

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 Pierre Aidenbaum (PS)          Martine Weill-Raynal (UMP)

Pierre Aidenbaum brigue son 3e mandat

Un troisième mandat, c’est l’objectif de Pierre Aidenbaum, maire socialiste sortant du IIIe arrondissement. La candidate UMP Martine Weill-Raynal est sa principale adversaire. Conseillère de Paris dans le IVe, elle a été préférée à Jack-Yves Bohbot, élu de l’opposition dans le IIIe, mais condamné dans l’affaire des faux-électeurs de l’arrondissement. Médecin et journaliste spécialisée sur les questions de santé, c’est sa première candidature à des élections municipales. « La campagne ne fait que commencer. Les gens s’intéressent au challenger et je vais multiplier mes rencontres avec les habitants du quartier », explique-t-elle confiante. Élu depuis 1995, Pierre Aidenbaum affiche lui aussi sa confiance : « À chacun son bilan. Le notre, il est là et il est visible. »

L’actualité politique

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L’événement de la semaine c’est la venue très controversée du président libyen Mouammar Khadafi. Un séjour de cinq jours qui a commencé lundi après-midi. Dans les colonnes du Parisien, Rama Yade a regretté le choix du 10 décembre – Journée mondiale des droits de l’homme – pour l’arrivée du dictateur libyen sur le territoire français. « Le choix de cette date est scandaleusement fort », a déclaré la secrétaire d’État aux Droits de l’homme. « La colère de Rama Yade est-elle feinte ? », s’interroge L’Humanité. Le quotidien souligne qu’« initialement très virulente contre la venue de Kadhafi, la jeune secrétaire d’État n’a pas voulu démissionner du gouvernement ». Face à la polémique, Le Canard Enchaîné ne manque pas d’épingler Nicolas Sarkozy. Le 2 mars dernier, alors qu’un n’était que candidat à la présidentielle, il annonçait son « refus de toute compromission avec des dictateurs, fussent-ils des amis de la France » en insistant sur la défense des droits de l’homme… Et des droits de l’homme, Sarkozy et Khadafi en ont-ils parlé lors de leur première rencontre lundi ? Oui, non, peut-être… Alors que le président français a affirmé que « oui », Khadafi a démenti. « Nicolas Sarkozy doit méditer la leçon… », estime L’Est Républicain. « À trop jouer au poker avec le diable, on n’est jamais sûr de récupérer sa mise… ». Mardi, le président Khadafi a poursuivi son séjour en se rendant à l’Assemblée nationale. Mais l’opposition a quitté l’hémicycle en signe de protestation. Le leader libyen achève son séjour samedi, et même si sa visite aura été très polémique, elle aura aussi été commerciale avec la signature de contrats pour 10 milliards d’euros. « Realpolitik et opportunisme, la recette de l’Élysée », résume le quotidien milanais Il Sole-24 Ore.

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Entre ses deux rencontres avec Khadafi, Nicolas Sarkozy a annoncé « une centaine d’idées pour réformer l’État », dixit Libération. Le premier Conseil de modernisation des politiques publiques, a adopté mercredi un premier volet de 97 mesures parmi lesquelles la délivrance par les mairies des cartes d’identité, passeports et permis de conduire, ou encore la suppression du recours au juge pour les divorces par consentement mutuel. Il est médiatiquement difficile d’exister face à un président qui n’est jamais à court d’idées. Et pourtant, cette semaine « Le PS travaille à la création d’un grand parti de gauche », indique Le Figaro. Les divisions au PS et au PCF profite à Olivier Besancenot qui voit sa cote de popularité grimpée. Le Monde va même jusqu’à titrer « La Gauche c’est moi » à propos du leader de la LCR.

Les enjeux du sommet d’Annapolis

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Sommet d’Annapolis : « Les négociations de la dernière chance » 

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« Si Annapolis échoue, ce serait une perte de crédit   de toutes les négociations », redoute Richard   Lebeau, spécialiste du Proche-Orient. Cet historien, égyptologue et archéologue a animé mercredi   une conférence à l’Institut pratique de journalisme à   Paris. Interrogé par un étudiant sur le sommet   d’Annapolis, Richard Lebeau considère que ce sont « les négociations de la dernière chance » pour résoudre le conflit israélo-palestinien. L’enjeu du sommet d’Annapolis c’est la paix. Mercredi, les négociations israélo-palestiniennes ont commencé à la Maison Blanche à Washington entre Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, et Ehud Olmert, Premier ministre israélien. « Aujourd’hui, tout le monde attend des résultats de la conférence d’Annapolis », a expliqué Richard Lebeau. Il a insisté sur l’importance de ces négociations : « Olmert, Abbas et Bush ont tous les trois besoin de succès. » Et les négociations s’annoncent difficiles car jusqu’à présent aucun calendrier imposé pour résoudre le conflit israélo-palestinien n’a été respecté. L’historien a indiqué que « la faiblesse d’Annapolis c’est que les négociateurs doivent aller vite pour trouver des solutions pour Jérusalem et ses réfugiés ». Cependant, l’espoir d’un accord de paix  réside dans le maintien « des négociations jusqu’en 2008 et l’élection du nouveau président américain », a-t-il précisé. Mais, comme l’a rappelé ce spécialiste du Proche-Orient, le problème de la paix n’est pas seulement politique, « c’est aussi un problème psychologique » avec la shoah, l’appel à mettre les juifs à la mer… Pour Richard Lebeau, une certitude : « la solution [au Proche-Orient] passera forcément par la reconnaissance de deux États : un État juif et un État palestinien. » 

Revue de presse

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L’actualité politique de la semaine 

« La visite de Sarkozy est un succès ! » titre le quotidien Xinwen Chenbao de Shanghai à l’issue de son séjour en Chine. Mais, à peine descendu de l’avion… The Independent annonce que « Sarkozy [est] à l’épreuve de la banlieue ». Pour le quotidien, « les violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel représentent un défi pour le président français. » 

Si la politique du chef de l’État est mise à l’épreuve, à gauche c’est le « PS Blues » selon Marianne qui publie une enquête sur la crise au parti socialiste. « Après une décennie au pouvoir, le premier secrétaire est très décrié », souligne Libération. Et pour succéder à François Hollande en 2008, Le Monde pressent « six outsiders » - Pierre Moscovici, François Rebsamen, Manuel Valls, Vincent Peillon, Benoît Hamon, Michel Sapin - dont « l’ambition repose sur un pari : le duel attendu entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë n’aura pas lieu ». 

Et si le PS a besoin de se moderniser, Jean-Marie Bockel lance aujourd’hui un nouveau parti : Gauche moderne. Cet ex-socialiste « veut faire bouger les lignes » indique Le Nouvel Observateur et présenter une centaine de candidats aux municipales de 2008. 

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Dessin de presse : Snut - www.snut.fr/

Justement, aux municipales de 2008, « Jean-Marie Cavada sera bien tête de liste avec l’UMP dans le 12e arrondissement » de Paris, a confirmé La Tribune. Une annonce qui n’a pas manqué de faire réagir François Bayrou qui estime qu’il « s’est vendu au plus offrant ». Reprenant les propos du député européen rapportés par Le Figaro – « J’ai épuisé tous les recours de la loyauté avec Bayrou » -, Le Canard enchaîné ironise : « Superbe innovation éthique ! Cavada vient d’inventer la loyauté à points, comme le permis. Ses nouveaux alliés sont prévenus… »

Quelle recherche française pour l’Europe ?

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Bertrand Monthubert : « Une politique de spécialisation
[de la recherche] serait extrêmement dangereuse »

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« La France a un rôle moteur à jouer en Europe », c’est en substance le message lancé par Bertrand Monthubert, président du collectif Sauvons la recherche (SLR), lors de la conférence autour du thème « L’Europe a-t-elle besoin des chercheurs français ? » qui a eu lieu mercredi à l’Institut pratique de journalisme à Paris. Mais dans un contexte européen, quel système de recherche pour la France ? « Une politique de spécialisation serait extrêmement dangereuse parce qu’aujourd’hui on est incapable de savoir les thématiques importantes de demain. Qui, il y a 20 ans aurait parié sur le climat ? », a demandé ce professeur des universités aux 80 étudiants en journalisme présents. L’identification du VIH (virus du Sida) comme rétrovirus, les recherches sur le prion décisives dans le traitement de la maladie de Crosfeld Jacob… Ces exemples illustrent une des spécificités du système français, défendue par Bertrand Monthubert, qui consiste à « prendre des risques c’est-à-dire à utiliser de l’argent pour rien ». Le président de SLR a insisté sur le fait que « si on n’est pas capable de lancer des travaux qui vont nulle part, on n’est pas capable d’avoir des travaux qui conduiront sur des avancées scientifiques ».Prenant l’exemple des pays nordiques comme le Danemark, la Finlande ou la Suède, Bertrand Monthubert a reconnu que ces « petits pays se sont spécialisés sur certains thèmes de recherche et ça marche très bien ». Néanmoins, il a mis en avant la nécessité pour la France de ne pas laisser de côté certains champs d’investigation. Le président de SLR a mis en garde : « Si on n’est pas capable d’être présent sur l’ensemble des champs du savoir, on va être dépendant des autres pour trouver des solutions à nos problèmes. »

Maltraitance d’une fillette de 4 ans

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Un couple de Sartrouville déféré devant le tribunal de Versailles
pour
« actes de torture »
sur leur fille adoptive de 4 ans

Un couple originaire de Sartrouville (Yvelines) a été déferé jeudi devant le parquet de Versailles pour « actes de torture et de barbarie » sur leur fille adoptive de 4 ans hospitalisée à l’hôpital Necker à Paris, selon une source judiciaire.

« Jamais une enfant aussi jeune n’a présenté un tel tableau clinique de sévices selon les médecins de Necker, à l’origine du signalement au parquet », explique Luc-André Lenormand, vice-procureur de Versailles. Les parents « nient tout », poursuit-il. « Pour eux, leur fille est une enfant fragile et malade. »

« Dents et cheveux arrachés, os fracturés, traces de morsures humaines sur les bras et de coups sur tout le corps, dépigmentation multiple de la peau due à l’ingestion de produits corrosifs, ulcération de la langue et de l’oesophage… », a détaillé le vice-procureur.

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Âgée de 4 ans, l’enfant d’origine marocaine est née à Meulan (Yvelines). Elle a été adoptée par le couple à 3 mois qui avait déjà une fille naturelle de 2 ans. « Les médecins pensent qu’elle a été frappée dès 6 mois, âge où elle a perdu l’usage d’un oeil, à la suite probablement de violentes secousses », a indiqué Luc-André Lenormand.

Le père, ingénieur agronome de 46 ans, sans emploi, et la mère, 40 ans, originaire d’Algérie, avaient « une excellente réputation, racontant à leur entourage que leur fille allait mourir », indique Luc-André Lenormand. « Ils consultaient constamment pour obtenir des examens complémentaires, prétendant ignorer la cause des symptômes de leur fille. »

Les parents souffriraient du syndrôme de Munchhausen, « pathologie rare d’affabulation de l’adulte qui inflige des sévices à un enfant pour attirer l’attention », précise Luc-André Lenormand.

Les parents adoptifs d’une fillette de 4 ans ont été écroués pour « acte de torture et de barbarie sur mineure de 15 ans ayant entraîné l’infirmité permanente par un acsendant adoptif ». Le couple, résidant à Sartrouville, encourt 30 ans de prison.

Entretien d’Hugo Chavez au Figaro

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Hugo Havez « espère pouvoir apporter une preuve de vie »
d’Ingrid Bétancourt à Nicolas Sarkozy

Hugo Chavez, le président vénézuélien, annonce qu’il « espère pouvoir apporter une preuve de vie » d’Ingrid Bétnacourt, mardi, à Nicolas Sarkozy,dans un entretien accordé au Figaro daté de vendredi.

Mardi, Nicolas Sarkozy doir recevoir Hugo Chavez à Paris. Médiateur dans l’affaire de l’enlèvement d’Ingrid Bétancourt par les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), Hugo Chavez indique que « le thème central de notre entretien sera : comment faciliter un échange de prisonniers, parmi lesquels Ingrid [Betancourt]. »

D’ici là, le président vénézuélien « espère pouvoir apporter une preuve de vie [d'Ingrid Bétancourt]. Je ne l’ai pas encore, mais j’espère l’obtenir avant avant d’arriver à Paris le 20 novembre. »

Dans cet entretien, Hugo Chavez explique aussi que, pour lui, le président français « peut aider à trouver une formule, un compromis, pour parvenir à un accord entre le président Alvaro Uribe et le secrétariat des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ».

La libération des otages des Farc pourrait peut-être intervenir lors d’une possible rencontre entre Hugo Chavez et Manuel Marulanda, leader historique des Farc. « J’ai dit à Sarkozy que la réunion avec Marulanda était nécessaire, explique le président vénézuélien. Si la rencontre entre moi-même et Marulanda a lieu, je ne peux pas en revenir les mains vides. »

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Procès au Palais de justice de Paris

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« Réseau Pachtou » : un responsable présumé
reconnaît partiellement son rôle dans la filière

Tashim Karim, l’un des principaux accusés, reconnaît partiellement les faits qui lui sont reporchés, jeudi, au deuxième jour du procès devant le tribunal correctionnel de Paris.

Dans l’affaire du « réseau pachtou » de clandestins entre l’Irak et la Grande-Bretagne, vint-cinq hommes, principalement des Irakiens, comparaissent du 14 au 30 novembre pour « aide au séjour irrégulier en bande organisée ». Ils sont soupçonnés d’être à la tête d’un vaste réseau de clandestins entre l’Irak et la Grande-Bretagne. Entre 1999 et 2005, des centaines de clandestins, peut-être des milliers, ont gagné la Grande-Bretagne grâcé à ce réseau dit « réseau Pachtou »

Tashim Karim dit « Sirwan » ou encore « Yassine » est soupçonné d’être l’une des têtes pensantes de cette filière de passeurs de clandestins. Cet Irakien de 30 ans a été arrêté le 1er septembre 2005 au cours d’une « interpellation mouvementée après une course-poursuite de 800 m », précise la présidente du tribunal, Anne-Marie Beauguillon.

Entre 2002 et 2005, l’homme a séjourné en Belgique puis en France où il aurait pris la succession de Ala Salah (actuellement en fuite et sous mandat d’arrêt ) à la tête du « réseau Pachtou » par lequel transitaient des clandestins irakiens pour rejoindre la Grande-Bretagne.

Les responsables du réseau auraient amassé entre 3 et 6 millions d’euros pendant ces six années de trafic illégal. Après dix-huit mois d’enquête, la filière de clandestins est démentalé, le 15 décembre 2005, par un vaste coup de filet des policiers de différents pays européens.

Interrogé par Olivier Bray, Procureur du tribunal, sur son rôle au sein du réseau, Tashim Karim reconnaît avoir « accueilli des gens à Calais » mais pas plus. Des explications qui ne suffisent pas à Anne-Marie Beauguillon, présidente du tribunal. « Le dossier suffit au tribunal. Votre intérêt est de reconnaître les faits car cela montre que vous avez pris conscience de ce qui vous est reproché et que vous n’allez pas recommencer… » L’argument de la présidente du tribunal restera vain. Tashim Karim n’a rien d’autre à ajouter.

Les responsables du « réseau pachtou » encourent 10 ans de prison.

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