L’échec de Copenhague, analysé par Olivier Nouaillas, journaliste.
Fiasco, échec, déception, calamité, les qualificatifs ont été nombreux à l’issue de la conférence des Nations unies sur le climat, à Copenhague, le vendredi 18 décembre 2009. Pourtant, l’enthousiasme de la population du monde entier, des jeunes, des associations, était immense. Olivier Nouaillas est journaliste au magazine La Vie. Invité de l’IPJ en janvier, ce spécialiste des questions environnementales était sur le lieu des discussions, à Copenhague. Il revient sur les raisons de cet fin de sommet en queue de poisson.
Elle est rouge, bleu, argent ou or, mesure 75 millimètres de diamètre et pèse 52 grammes. Jusque-là, rien d’exceptionnel pour une boule de Noël. Sa particularité ? Elle est électrique, et sans fil. Voici Looly.
“Je voulais mettre quelque chose qui n’avait pas de fil sur mon sapin, explique François Mérour, l’inventeur français de cette petite boule révolutionnaire. Il y a cinq ans, j’ai commencé à chercher dans les magasins, puis sur Internet, mais rien. Du coup, au troisième hiver, j’ai décidé de créer ma propre boule lumineuse sans fil”, continue le Haut-Savoyard de 54 ans. Son invention est ainsi brevetée depuis deux ans par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).
A l’intérieur, Looly – du surnom d’une ex petite amie du fils de François Mérour – est un condensé de technologie. Éclairée par deux petites ampoules LED, elle est alimentée par deux piles LR3 (d’où son poids un peu plus élevé qu’une boule traditionnelle). Cette boule en plastique isolant dispose d’un capteur qui mesure l’intensité de la lumière de la pièce. Pour l’allumer, pas besoin d’interrupteur. Une rupture totale de lumière d’une seconde enclenche Looly pour deux heures. “On peut donc aller se coucher sans appréhension, d’autant que selon les tests, le risque d’incendie est inférieur à ce qui est mesurable”, précise François Mérour, directeur général de Whynot System SA, la société suisse qu’il a créé pour lancer son produit.
25 000 exemplaires disponibles en France, 80 millions dans le monde
Armé de son bâton de pellerin, l’ancien gendarme et chauffeur de bus reconverti s’est attaqué à la grande distribution. Quelque 180 points de vente français se partagent les 25 000 exemplaires de Looly qu’il a pu produire, en Chine et aux Philippines. “Mais étonnamment, c’est une part dérisoire du marché, ajoute l’entrepreneur. Pour ce premier Noël de commercialisation, 80 millions de boules sont disponibles dans le monde entier.” Premiers consommateurs, les pays d’Amérique du Sud et la Chine. La production n’a pas pu être suffisante pour couvrir l’ensemble de l’Europe cette année. Seuls la France et deux marchés de Noël suisses ont pu être livrés. La région parisienne n’en profitera pas.
Ces boules de Noël nouvelle génération sont aujourd’hui proposées en quatre coloris et commercialisées à 9,50€ la paire. Dans les prochains mois, la gamme Looly devrait s’élargir à neuf teintes, dont certaines à paillettes. “D’ici là, on sera sans doute copié, ce qui va nous obliger à innover pour garder la main”, analyse l’inventeur. L’Amérique du Nord et l’Europe seront les nouvelles cibles pour 2010. Panne de courant ou pas.
(Article à retrouver sur le blog tendance de l’IPJ, Hors les Murs)
Gilets rouges, peurs bleues. Reconnaissables entre mille, les agents de sécurité sont régulièrement pris à partie par le public des concerts. Pour le symbole surtout, et ils le savent. Mais ces “messieurs muscles” sont aujourd’hui confrontés à un nouveau phénomène : l’invasion des scènes par des fans en délire, en plein concert. De quoi avoir le cafard.
La scène se déroule à la Cigale à Paris, début novembre. Un slameur monte sur la scène où se produit le groupe de rock Black Lips pour se lancer dans la foule enthousiaste. Puis deux, puis trois. En quelques secondes, une trentaine de joyeux lurons investit les planches. Le seul agent de sécurité dépêché par l’organisateur sort ses gros bras, mais avec timidité. Et pour cause. Les consignes données par le staff du groupe divergent. Le manageur souhaite une intervention après le dépassement de la batterie. Le régisseur, sûrement plus au fait de la valeur de son matériel (plusieurs milliers d’euros), fixe la limite au devant de la scène. L’agent se retrouve donc pris entre deux feux.
“Il y a un vrai problème dans cette situation, explique le gilet rouge Rosebud ciblé ce soir-là. Nous devons assurer à la fois la sécurité des biens et personnes. Les artistes d’une part, mais aussi le public de l’autre, qui ne se rend pas compte des dangers de la scène, au milieu des câbles et des musiciens”. En cas de casse, le spectateur peut donc être tout naturellement poursuivi pour dédommagement. “C’est encore plus ennuyeux quand, comme pour Black Lips, il y a de très jeunes fans, poursuit-il. Bilan : une arcade ouverte et des hématomes. Ça fait peur, mais c’est la face moins rock’n roll du boulot. On est seuls contre tous”.
Ce genre de débordement est rendu possible par l’absence, dans certaines petites et moyennes structures, de devants de scène, qui empêchent l’accès à la scène depuis la fosse. Reste que les services de sécurité, autrefois appelés services d’ordre, regrettent le manque de prévision des organisateurs. “C’est clairement une volonté de groupe d’être laxiste sur ce point là, conclue l’agent. Aux organisateurs de prendre les devants pour y faire face”.
(Article à retrouver sur le blog tendance de l’IPJ, Hors les Murs)
Elle restera la sensation du Festival des Inrocks 2009. Rayonnante dans sa robe noire sobre, la Britannique Florence Welch – Florence and the Machine sur scène – a bluffé le public parisien samedi soir. La chanteuse de 23 ans a distillé ses titres soul rock extraits de « Lungs », son premier album sorti cet été. Au final, cinquante minutes intenses dans une Cigale pleine à craquer. La voix impressionne, le décor est fleuri, la claque assurée. Quelques notes de harpe, le rideau se ferme. On en redemande.
Florence + the Machine, « Lungs », Universal / Island Records.
Concert au Bataclan, à Paris, le 24 février 2010.
1,7 degré de plus que la normale saisonnière et des taux de précipitations bas. Pourtant, Genève aura été en septembre loin des records.
Lunettes de soleil sorties et terrasses pleines, seules les quelques feuilles brunies des marronniers rappellent que l’automne est bel et bien arrivé. A Genève, le mois de septembre qui vient de s’achever a enregistré des températures supérieures à 1,7 degré par rapport à la norme, à 16,6 °C. Et même avec des précipitations plutôt faibles – près de quatre fois moins que le record de l’année passée – la fin de l’été n’aura pas été atypique.
«C’est un peu tôt pour parler d’été indien, explique Dominique Stussi, prévisionniste à MétéoSuisse. Ce début d’automne est beau, mais il n’a rien d’exceptionnel.» Sur les dix dernières années, 2009 est le sixième mois de septembre le plus chaud, et le douzième depuis 1864. «Cela confirme que le réchauffement climatique est enclenché», précise le météorologue.
Sécheresse et brouillards La sécheresse est en revanche plus marquée, mais reste loin de celle observée en 2004, où les précipitations avaient été trois fois moins importantes que cette année. «Le déficit n’est que léger par rapport à la moyenne 1998-2008», poursuit Dominique Stussi.
La première raison à ce temps clément réside d’abord dans la présence d’un anticyclone et de zones de hautes pressions constantes sur l’Europe centrale. Ensuite, les perturbations ont été maintenues au niveau de la Manche, et la dépression qu’a connue l’Italie a été retenue par la barrière des Alpes. S’en sont suivies des températures douces.
Malgré cela, le soleil de septembre aura relativement peu brillé, la faute aux brouillards matinaux nombreux. Mais rassurons-nous, c’est de saison.
(Article paru dans la Tribune de Genève du jeudi 1er octobre 2009)
Mycologie | Une salle de Sciences III se transforme tous les lundis soir en champignonnière.
Les stores sont fermés, les portes closes et la nuit tombée. Seuls les agents Securitas gardent les longs couloirs déserts de la Faculté des sciences après 20 heures. Mais derrière la porte de la salle 009 de la section de biologie, une vingtaine de personnes s’activent sous les néons blancs. Rien de mystique ou de criminel pourtant. Il s’agit des membres de la Société mycologique de Genève (SMG), qui se réunit chaque semaine depuis 1913. Leur plat de résistance? Déterminer les 120 espèces de champignons ramassés le week-end dernier.
«J’ai découvert la SMG lors du contrôle gratuit de ma cueillette au Service de la consommation ce matin, explique Irène Schlemmer, psychothérapeute genevoise, au milieu d’assiettes en plastique et Tupperware bien remplis. L’ambiance est idéale pour échanger avec les plus anciens. »
Car s’il y a d’autres novices, comme cet étudiant en sciences de l’environnement de 27 ans, d’autres sont plus chevronnés. «Quand on a mordu dedans, on ne lâche plus, confirme Alfred Sterchi, ancien typographe de 83 ans et grand maître de la mycologie, avec son ami Oscar Röllin, depuis un demi-siècle. C’est plus intéressant que d’aller boire des coups au bistrot!»
Grimoires de 1780 Chaque participant pioche dans l’une des huit armoires de la petite salle. Plus de 800 volumes, tous consacrés aux champignons, y sont entreposés pour l’identification des espèces. Parmi eux, des grimoires datant de 1780. «C’est notre trésor, accumulé depuis bientôt cent ans, confie Jean-Jacques Roth, président de la SMG. Et il nous permet d’avoir une vraie analyse scientifique. »
Reste qu’à la veille de la Journée nationale du champignon de samedi, la haute saison devrait déjà avoir commencé. «La sécheresse actuelle est problématique, tout va être décalé, constate le président. Heureusement, il y a quand même des brumes matinales. »
Stars de l’automne Connus de tous, chanterelles et cèpes restent à l’automne les stars des cueillettes genevoises. Quid des toxiques? «Quand le champignon à une volve (son œuf), un anneau et des lamelles blanches, il y a de gros risques qu’il soit vénéneux», avertit un fin connaisseur.
Mais ça ne suffit pas. Avec sa forme élégante et sa couleur gris pale, l’Entolome livide est responsable d’intoxications fréquentes à Genève. Angoisses, sueurs et très fortes gastro-entérites suivent son ingestion. Cette soirée hebdomadaire rappelle aussi les règles de prudence à tenir.
Il est déjà 22 heures. Les armoires se referment et le dernier coup de balai est donné. Seul indice laissé aux étudiants du lendemain, une légère odeur. De champignons.
➜ http://champignons-geneve. ch
(Article paru dans la Tribune de Genève du 30 septembre 2009)
Une feuille de brouillon blanche posée sur une planche en bois, un mètre, un crayon, et le tour est joué. Ou presque. William Lobb, arrière-arrière petit-fils du célèbre bottier anglais John Lobb, était de passage hier à Genève, rue de la Tour-de-l’Ile, pour rencontrer ses clients. Sans dédicaces toutefois, même si la maison londonienne a chaussé certains Pulitzer ou Sinatra, et aujourd’hui encore la reine d’Angleterre et le prince Charles.
William Lobb s’est donc contenté de prendre une quinzaine de mesures, première étape du processus de fabrication à la main d’une paire de souliers d’exception. Il durera six mois.
Car concevoir des chaussures sur mesure n’est pas une mince affaire. «Je me déplace de ville en ville à travers le monde voir les clients, et sur rendez-vous, explique William Lobb. C’est inclus dans le service.»
Ils ne sont en effet plus qu’une poignée de bottiers à perpétuer la tradition, les autres s’étant tournés vers une production industrielle. Et les clients, aussi prestigieux soient-ils, ne courent pas les rues. Même à l’heure du déjeuner. Un seul rendez-vous était planifié à Genève. Gary Levy, le propriétaire de la boutique Brogue qui l’accueillait, avait donc envoyé quelques invitations.
Faire partie du club
Richelieu, Derby ou William – noms des principaux modèles – noirs ou bruns, et toujours en cuir, les escarpins Lobb sont tout sauf modernes. «Nous prenons soin des valeurs traditionnelles que la famille avait lors de la création de l’entreprise en 1849, explique William Lobb, 43 ans, qui a pris le flambeau depuis ses 18 ans. C’est cette continuité que les gens apprécient. Ils cherchent aussi à faire partie du club des célébrités qui portent nos chaussures.»
Une fois les mesures prises, William Lobb dessine la forme du pied pour qu’elle soit ensuite façonnée par l’artisan formier, toujours à la main, dans une bûche de charme blanc. C’est à partir de là que les différentes pièces de la chaussure seront assemblées pour créer le soulier, qui pourra repartir aux ateliers londoniens, une fois la livraison faite, pour des ajustements.
Plus de 4500 francs
A Genève, les clients sont peu nombreux, discrets et préfèrent souvent se rendre directement aux ateliers de Londres, où trente artisans travaillent. Hier, deux habitués ont finalement passé commande. L’un pour quatre paires, l’autre pour une.
Un sacré investissement, puisqu’il faut débourser plus de 4500 francs pour porter ces petits bijoux aux pieds! «C’est mythique, un peu comme une Rolls-Royce faite sur mesure, lâche Valentin Faleni, hôtelier de 34 ans, et client de la boutique. C’est dix fois plus qu’une belle paire en cuir standard!» Peu importe, puisque le célèbre bottier attend quatre clients demain. A Zurich cette fois-ci.
(Article paru dans la Tribune de Genève du 29 septembre 2009)
Alors que les voyagistes européens font grise mise, la Suisse tire son épingle du jeu. La grippe A ne freine plus les vacanciers. Et les réservations sont en hausse jusqu’à 20%.
Le scénario catastrophe est évité. Pour ces premières vacances d’automne de récession, qui débutent à Genève le 16 octobre au soir, les voyagistes pouvaient s’attendre au pire, coincés par la crise d’un côté et les risques d’épidémie de grippe A (H1N1) de l’autre. Il n’en est rien. Les voyageurs s’estiment bien informés sur la maladie, et les réservations pour le mois d’octobre ont augmenté jusqu’à 20% comparé à l’automne 2008. Les opportunités sont nombreuses.
«Tout le monde baisse les prix, car la demande est moins importante qu’il y a un an, constate Claude Luterbacher, vice-président de la Fédération suisse des agences de voyages. Mais avec les bonnes affaires du marché, le nombre de client est inchangé. » Cela s’explique par l’effort des compagnies aériennes, mais aussi celui des hôteliers à baisser leurs prix. «Une chambre coûte 15% de moins aujourd’hui qu’il y a un an», rappelle Pierre-Alain Regali, directeur du site ebookers. ch. Ainsi, ces vacances d’automne ont été réservées avec un mois de retard par rapport à l’année dernière, d’où l’explosion des billets «last minute».
Charters supplémentaires
Reste que les tours opérateurs ont tenté d’anticiper la crise. La capacité globale des avions a été réduite de 15 à 20% pour octobre. «Finalement, les avions sont complets, reconnaît Roland Schmid, responsable chez TUI Suisse. Nous avons dû mettre en place huit rotations supplémentaires. » Et Genève n’est pas en reste. «Le nombre de réservations sur les vols charters, caractéristiques de Cointrin, est en hausse de 40% par rapport à la même période l’an dernier, alors qu’il baisse de 20% à Zürich», précise Peter Brun, chez Kuoni.
Les destinations les plus prisées par les Genevois sont donc cette année les court et moyen-courriers, tels que la Tunisie, l’Egypte ou Londres. L’Italie, qui a peu baissé ses prix, attire moins. Quant à New York, la destination reste plus que jamais attractive, à cause de la faiblesse du dollar et de ses prix cassés.
(Article paru dans la Tribune de Genève du mardi 29 septembre 2009)
Bouchon en bout de piste. Hier à 14heures, le trafic commercial a été interrompu une dizaine de minutes à l’aéroport de Cointrin. La raison?
L’atterrissage bruyant de six avions militaires, et pas n’importe lesquels. Mirage III, Vampire Trainer, Venom, F/A 18, Hunter et Tiger II, tous ont été utilisés par l’armée suisse ces cinquante dernières années. Ils volaient pour la première fois ensemble, avant d’être exposés dès aujourd’hui à Palexpo, à l’occasion du quatrième salon Geneva Classics. En tout, vingt-deux aéronefs sont présents, répartis sur 12 000 m2 – deux fois plus que l’an dernier – devant la Halle 7. Les passionnés sont servis.
A l’intérieur, les amoureux de belles cylindrées peuvent admirer 28 modèles historiques d’Aston Martin, notamment de compétition, comme l’AM DBR1 qui a remporté les 24 Heures du Mans en 1959. Les Audi ou Cadillac d’antan se taillent aussi une part belle dans le salon. Enfin, le centenaire du Chantier naval de Corsier est célébré, avec des bateaux construits entre 1919 et 1959.
Un «Espace club» sera également installé ce week-end, ouvert gratuitement aux particuliers pour exposer leurs véhicules historiques.
➜ Geneva Classics, à Palexpo, jusqu’à dimanche. 15 francs, gratuit pour les moins de 16 ans.
(Article paru dans la Tribune de Genève du 25 septembre 2009)
Les gardes de l’environnement enregistrent pourtant une baisse de cette population sur le territoire genevois.
Bas les pattes! Avec un taux de fécondité de 200%, les sangliers prennent leurs quartiers dans les campagnes genevoises, entraînant des dégâts importants aux cultures. Depuis le début des tirs en juillet, la tendance est toutefois à la baisse. Cinquante bêtes ont été abattues par les douze gardes de l’environnement du canton, contre 200 pour la même période en 2008. Mais les bois de Versoix connaissent pourtant une augmentation de sangliers marquée cette année.
«La principale raison de cette hausse de population vient du fait que les tirs ont été insuffisants dans le secteur, reconnaît Gottlieb Dandliker, inspecteur cantonal de la faune. L’effort a été mis sur les zones où les dégâts sont les plus importants, notamment autour des vignes. Nous devons donc accentuer la pression des tirs à Versoix. » Autre explication à cette hausse, la bonne glandée des chênes qui les nourrit et l’arrivée de hardes en provenance de Vaud et de France voisine, régions où la chasse est ouverte.
Reste que cette recrudescence préoccupe surtout les agriculteurs versoisiens. «Depuis quelques semaines, il y a beaucoup de traces dans les cultures», s’inquiète Michel Serex, qui a semé il y a peu son colza. «On les voit un jour sur deux, et maintenant, ils s’approchent à quelques mètres de la maison», continue Yves Falconnet, lui aussi agriculteur à l’orée des bois. Pour la première fois cette année, il a perdu un tiers de son champ de pois. Dès l’an prochain, maïs et pois devront être clôturés pour pouvoir bénéficier des assurances.
Actuellement, la population des sangliers des bois de Versoix est estimée à une soixantaine de bêtes, sur les 600 que compte le canton. A l’issue de la période de tirs, en mars, elle sera réduite, au minimum, de moitié.
(Article paru dans la Tribune de Genève du 24 septembre 2009)