Cette nuit, le syndicaliste Jacques Bino a été tué par une balle tirée «depuis un barrage tenu par des jeunes»  à Pointe-à-Pitre, d’après le préfet de guadeloupe, Jacques Desforges, qui a précisé que «ce n’est pas un mort lié aux forces de l’ordre».

“Contre les manipulateurs” photo  de Laurent Vielet – Manif du 16 février 2009

De son côté, le leader du collectif de grévistes Lyannaj’ kont pwofitasyon (ensemble contre les profiteurs/contre l’exploitation), Elie Domota, a déclaré n’avoir pas encore connaissance des circonstances exactes de sa mort. 

Il faut espérer que la préfecture aie raison. Car les cadres du LKP ont prévenu qu’ils ne tolèreraient aucune atteinte contre un des membres du collectif .

S’il s’averait que M. Bino, qui rentrait d’une réunion du groupe, avait été tué par les forces de l’ordre, il faudrait craindre un véritable embrasement de la guadeloupe, dès aujourd’hui. Avant-hier, déjà, Victorin Lurel, le président PS du conseil régional de guadeloupe, s’alarmait: “on est au bord de la sédition”.

 photo  de Laurent Vielet – Manif du 16 février 2009 

Pas besoin de traduction… photo  de Laurent Vielet – Manif du 16 février 2009

Dans la foule, le drapeau indépendantiste martiniquais.

Mon interview de laure-martin, journaliste à RFO Radio Martinique, pour le quotidien La Montagne de Clermont-Ferrand!

Ne vous fiez pas à son nom

14 janvier 2009

Si vous n’avez que peu de temps pour découvrir Paris, la rue des Martyrs est un aperçu idéal de la douceur de vivre de la capitale.

« Tout Paris dans une seule rue ». C’est de cette façon que Bernard définit la rue des Martyrs, une petite rue commerçante du 9e arrondissement de Paris. Pour rien au monde il ne le quitterait, ce quartier « bobo », comme il le moque affectueusement, où il tient un kiosque à journaux inchangé depuis bientôt 19 ans.

Arriver par la rue Bourdaloue qui longe l’église Notre-Dame de Lorette, donne déjà un aperçu de ce qu’est la vie ici. L’étonnante vitrine de la boutique « Les cakes de Bertrand »vous interpelle déjà, avec ses pochettes à l’éffigie de Catherine Hepburn et ses lustres baroques en cristal. Vous arrivez enfin au bas de la rue. Surplombant au loin, la Butte Montmartre, blanchie par le soleil, semble attester que le Paris que l’on rêve, le Paris typique, est bien là, juste en bas. L’odeur de primeurs qui règne, mêlée à celle de la poissonnerie juste en face contraste avec le quasi-silence de la foule aux manières distinguées.

marché rue des Martyrs

Un bar PMU – très populaire en France, on y parie depuis les années 30 sur les courses hippiques – côtoie un restaurant de sushi au design épuré très contemporain. Il faut s’approcher pour remarquer le passage qui sépare les deux commerces: un porche pavé vous mène jusqu’à une charmante cour-jardin centrale abritée dont on ne peut soupçonner l’existence de l’extérieur, et vous accédez à un monde qui semble avoir été figé dans le temps. Lucarnes en bois, lampes et façades datent du 19e siècle. Plus haut, le traiteur grec, son décor bleu et blanc, le sourire radieux de Maria, la vendeuse, vous éblouissent à peine plus que la coquette boutique provençale aux innombrables spécialités d’huile d’olive…Le luxe parisien est aussi représenté: des dames en bottes de créateur et sacs à main griffés se pressent dans une parfumerie pendant que leurs maris se font conseiller au « Repère de Bacchus » (vins et spiritueux) ou encore à l’épicerie « Paris Caviar ».

En quelques minutes, vous etes passé du Paris du 17e siècle à celui d’aujourd’hui, en faisant escale aux quatre coins du monde.