Des annonceurs inhabituels séduits par « Puissance PQN »

Treize quotidiens ont décidé de s’allier au mois de janvier pour attirer à eux les annonceurs de France Télévisions. Une offre qui séduit déjà plusieurs d’entre eux pourtant peu accoutumés à choisir ce support pour leurs campagnes publicitaires.

 

Dans la presse écrite la loi sur l’audiovisuelle fait débat et nombreux sont les quotidiens comme Libération à émettre des réserves. Mais pour autant la presse quotidienne nationale n’oublie pas les profits financiers qu’elle pourrait tirer de ce chantier. Pour cela treize quotidiens nationaux dont L’équipe, le Parisien, Libération ou même Paris Turf ont lancé « puissance PQN », une offre alléchante à destination des annonceurs de France Télévisions. Ces journaux se sont engagés du 1 et au 31 janvier, pour un prix dérisoire de 200000 euros net, à réserver à un même annonceur une double page dans chaque quotidien ainsi qu’un encart en une et un habillage sur leur site Internet.

 

« Un très bon démarrage »

 

Et manifestement cette opération séduit déjà les publicitaires. « Dès le premier jour de cette offre nous avons été contactés par trois annonceurs, ING, Crédit Foncier et AXA France, ce qui représente pour nous un très bon démarrage » explique Jean Pierre Leroux, directeur de la publicité de l’Humanité. « Ce qui nous a surpris c’est que ces entreprises ne sont pas des interlocuteurs avec qui nous avons l’habitude de traiter, on peut donc espérer à plus long terme récupérer de nouveaux budgets publicitaires ».

Pour les annonceurs qui se sont manifestés, Puissance PQN avait tout pour les séduire. « D’un point de vue financier c’est très attractif notamment pour lancer une nouvelle campagne » souligne Julien Corcellut, responsable de la communication médias à ING France. Cette entreprise souhaite également tirer profit du regroupement de ces quotidiens qui permettra de toucher près de onze millions de Français. « Habituellement nous sommes essentiellement présents à la télévision ou dans la presse spécialisée mais si cette campagne remporte le succès escompté nous penserons sérieusement à changer de support de diffusion » ajoute Julien Corcellut.

Mais les responsables des quotidiens concernés veulent éviter un

bilan trop hâtif, c’est pourquoi ils préfèrent attendre fin décembre pour se faire une idée chiffrée du succès ou non de « Puissance PQN ».

 

 

 

 

L’introspection par la correspondance

 

L’idée avait de quoi intriguer. Bernard Henry Lévy et Michel Houellebecq, deux écrivains que tout oppose, tant par leur style que par leur tempérament,  décident de s’écrire et de publier leur correspondance.

La lecture d’  Ennemis public  dévoile aux lecteurs leur représentation de la vie, de la religion ou encore les secrets de leur enfance.

Surtout, cet ouvrage brise l’image première qu’un lecteur peut se faire de l’auteur des Particules élémentaires. Michel Houellebecq profite de l’occasion qui lui est faite grâce à cette correspondance pour livrer quelques traits de son caractère, parler de ses ennemis et des rapports tumultueux qu’il connut avec sa mère. Ainsi découvre-t-on un écrivain non pas pervers, suffisant et désorienté comme il aurait été facile de se l’imaginer, mais quelqu’un de sensé, faisant preuve d’humilité. A l’inverse Bernard Henry Lévy exaspère à se présenter comme le Zorro des grandes causes, indifférent aux critiques qui l’entourent.

Ce qui peut sembler manquer à la lecture de ces lettres serait les points de vue de chacun sur des faits d’actualité comme la présidence française ou les conflits internationaux. Cela encrerait davantage l’ouvrage à la réalité et ferait oublier la longueur de certains passages dédiés à la philosophie.

 

 

 

 

 

L’obamania des médias

Au lendemain des élections présidentielles, les médias saluent la victoire de Barack Obama et à l’unisson font part de leur satisfaction.

Il suffit de se pencher sur les différentes unes des quotidiens américains et étrangers pour s’en faire une idée.

Chez nos confrères anglo-saxons, pas de titres à rallonge, seulement des mots simples inscrits près du visage du nouveau locataire de la Maison Blanche. A la une du Chicago tribune, ville d’adoption du démocrate, on peut lire: Obama, our next président alors que pour le Herald Tribune deux mots suffisent: Obama Wins. Enfin, plus sobre mais tout aussi fort, le New York times titre un limpide: Obama.

 

En France aussi on croit en Obama

 

En France même son de cloche. Quelle que soit la ligne éditoriale des quotidiens, tous espèrent beaucoup de cette victoire. Libération ou le Figaro pour n’en citer que deux, titrent respectivement : Obama un rêve d’Amérique et le Figaro : Ce que va faire Obama. Dans l’édito du Monde, Eric Fottorino voit en lui : l’homme qu’il faut.

Credo similaire pour les hebdomadaires, plein d’espoir après l’élection d’Obama. Le Point titre ainsi: un président historique et l’Express : l’homme qui peut changer le monde. Seul le nouvel observateur reste plus pragmatique en décrivant les difficiles dossiers qui attendent le nouveau président.

 

Réconciliation avec le passé

 

Pourquoi tant d’admiration chez les journalistes pour ce nouveau président ? Certainement parce qu’il réconcilie les Etats-Unis avec leur passé et permet à ce pays de franchir un pas historique. Longtemps marqué par la ségrégation, les Américains n’hésitent aujourd’hui pas à élire un président métis.

A cela s’ajoute l’envie de changement souhaité après les huit années chaotiques du président Bush. Barack Obama a semblé le plus à même pour incarner ce renouveau.

 

Reste que le nouveau président a désormais devant lui de lourdes tâches à accomplir. Sans remettre en cause les talents d’Obama, rien ne prédit qu’il pourra y répondre rapidement. Et après l’avoir tant adulé, c’est peut être la désillusion qui nourrira le cœur des médias.

1100 caméras installées à Paris: les Parisiens donnent leur avis

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Toulouse stoppe l’invincibilité parisienne

 

Dépêche : Stade Français-Toulouse

 

PARIS – 25 oct 2008 (AFP) – Le Stade Français, leader du top 14, s’est incliné 26 à 13 (mi temps 13-20) face à son éternel rival et dauphin du championnat, le Stade Toulousain, samedi sur la pelouse du Stade de France.

 

Auréolés de dix victoires d’affilée, les Parisiens ont chuté face à des Toulousains plus réalistes. Trop timorés et visiblement fatigués, les joueurs du Stade Français ont concédé trop d’en-avant (11) et de pénalités que Jean Baptiste Elissade a transformé par trois fois.

 

Dès la deuxième minute, David Skrela, l’ancien parisien, réussissait un drop et inscrivait du même coup les trois premiers points du match pour Toulouse.

Piqués au vif, les Parisiens réagissaient en marquant le premier essai du match à la 14e minute par une percée de Julien Arias. Poitrenaud redonnait rapidement l’avantage à Toulouse par un essai transformé à la 20e minute, suivi de celui de Jauzion à la 27e.

 

Distanciés, les Parisiens n’ont pas trouvé la clef d’une éventuelle remontée au score. Pire lors de la seconde période, les joueurs du Stade Français n’ont inscrit aucun point. A l’image de l’impuissance parisienne, Beauxis perdis par deux fois l’occasion pour son équipe de se rapprocher des Toulousains en ratant deux pénalités (45e 46e) alors qu’Elissade creusait, lui, un peu plus l’écart avec deux pénalités réussies (52e 57e).

 

Toujours premier du championnat avec 31 points, le Stade Français voit se rapprocher à grands pas le Stade Toulousain qui affiche désormais 27 points au compteur et qui devrait profiter de la rentrée de Michalak, victorieux avec les Sharks de la Currie Cup.

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