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Article publié dans L’Yonne Républicaine du jeudi janvier 2005 (rubrique “Temps Fort”)

Félix Dutrinus : “La France oublie son passé”

Félix Dutrinus, Martiniquais d’origine qui réside en France depuis 40 ans, est le président de l’association des dom-tom d’Auxerre. Selon lui, ce qui a été écrit dans l’article 4 de la loi du 23 février 2005 est “aberrant“.

“Depuis la dispariton du général de Gaulle, la République est prise en otage et il n’y a plus d’histoire pour les colonies. La France est devenue une république bananière”, regrette-t-il.

“Tout est permis, il n’y a plus que des excès de langage. Les hommes politiques tiennent des propos insultants envers les colonies, très sensibilisées aux mots qui blessent. Mais il ne faut pas oublier que ce sont elles qui ont enrichi le pays. La France a trop tendance à occulter certains épisodes de son passé.”

Lorsqu’on lui demande si la colonisation a eu un rôle positif pour les populations, et notamment dans le domaine de l’enseignement, Félix Dutrinus s’indigne : “A l’école, on nous enseignait l’histoire de nos ancêtres les Gaulois…Mais regardez-moi. Croyez-vous vraiment qu’ils étaient mes ancêtres ? On est en train d’essayer de nous faire avaler que les colonisateurs ont été des bienfaiteurs. Mais ils ont pillé les colonies. Aujourd’hui on nous parle d’intégration, mais les ethnies ne s’intègrent pas, elle s’adaptent. Après la Seconde Guerre mondiale, on a condamné les Allemands et des Français pour crime contre l’Humanité. Pourquoi ne condamne-t-on pas les responsables de l’esclavage de la même façon ? Pourquoi la France ne punit-elle pas ses coupables ? Nous aussi avons le droit d’être reconnus par la République ! “

L’Association des dom-tom d’Auxerre a pour but de réunir toutes les sensibilités d’outre-mer et de rassembler les membres de ce que Félix Dutrinus appelle “une France multicolore”. Pour lui, les populations des dom-tom sont en mal de reconnaissance.

Prenant plaisir à citer La Bruyère, il conclut : “Nous voulons être des Français à part entière et non plus des Français entièrement à part”.

Caroline Thabeault

Articles publiés dans L’Yonne Républicaine du samedi 31 décembre 2005-dimanche 1er janvier 2006 (rubrique “Temps Fort”)

Réunis par Passerelle à Migennes

Après le repas de Noël organisé le 17 décembre dernier dans la salle de Charbuy avec 115 convives, l’association Passerelle organise cette année un repas pour le réveillon du 31 décembre. 150 personnes environ sont attendues le soir de la Saint-Sylvestre dans la salle Jacques-Brel, à Migennes.

“La salle est mise à disposition gratuitement, ainsi que le service de sécurité. Le Caisse centrale d’activités sociales de Migennes met également la main à la poche. Le repas est offert pour les enfants de moins de cinq ans et un forfait de trente euros est mis en place pour les familles d’au moins quatre membres. La CCAS paye la différence, explique la directrice de l’asociation, Caroline Sischer-Bichot. Cette année, un grand partenariat a été mis en place au niveau des dons dans le domaine de l’alimentation. ous avons reçu beaucoup d’aide des petites et moyennes surfaces, ainsi que des artisans et des industries de l’agroalimentaire”, ajoute-t-elle.

Le but de cette soirée est de faire se rencontrer des gens de tous âges, de tous milieux et de toutes cultures. Seuls ou accompagnés, ils oublieront à l’occasion de ce grand dîner leur solitude. Lancé depuis l’année dernière, ce partenariat entre Auxerre et Migennes a encore de beaux réveillons devant lui. Pour le bonheur de tous.

Caroline Thabeault

“On a tous le droit aux loisirs”

Créée en 1996, Passerelle est une association d’insertion sociale par le loisir. Comme l’explique la présidente Caroline Sisher-Bischot, son but est “de mettre en place une dynamique pour montrer à ceux qui ont des problèmes ou peu de moyens financiers, que leur situation ne les empêche pas d’aller au restaurant, au cinéma ou à la patinoire. On a tous le droit au loisirs”.

Cette année, l’association a mis en place trois grandes opérations. Elle propose aux familles des séjours de quatre jours au ski au mois de février. Des séjours de 14 jours sont également organisés en camping au Cap d’Agde pendant l’été. L’association fournit le matériel et le moyen de transport; seuls l’alimentation et le couchage restent à la charge des familles. Enfin, l’animation de quartier, qui dure toute l’année, permet aux personnes qui le souhaitent de participer à des sorties culturelles ou d’assister au repas à thème qui est organisé tous les mois à la maison de quartier.

“On organise également des sorties dans des parcs d’attraction pour les jeunes. Cela évite qu’ils restent dehors ou qu’ils s’ennuient à la maison”, explique la présidente de l’association.

Les membres de l’association, également bénévoles, mettent la main à la poche pour toutes les opérations. Le reste est financé par des subventions et par des actions d’autofinancement.

“L’association mise surtout sur la participation active. Tout le monde met la main à la pâte. Salariés à revenus modestes comme érémistes“, ajoute la directrice. “Même si l’on est de condition modeste, c’est important de continuer à avoir des loisirs. Cela égaye un peu la vie de tous les jours, et évite de rester seul et de se renfermer sur soi-même. C’est la motivation de tous ceux qui font partie de l’association.”

Passerelle apporte à ses adhérents la possibilité de “mettre un peu de soleil” dans leur vie quand celle-ci prend un tour un peu sombre.

Caroline Thabeault

Articles publiés dans L’Yonne Républicaine du vendredi 30 décembre 2005 (rubrique SOCIETE / Formalités administratives)

Dernières démarches avant 2006

Le 31 décembre est non seulement la fin de l’année, mais également la date butoir de nombreuses démarches à effectuer. Tour d’horizon.

CHOIX DU MEDECIN TRAITANT. Avant le 31 décembre 2005, chacun doit avoir choisi son médecin traitant. Pour cela, il faut envoyer à la Sécurité sociale le formulaire de “déclaration de choix du médecin traitant”, que l’on peut obtenir auprès de sa caisse d’Assurance maladie ou sur le site de celle-ci, à l’adresse www.ameli.fr. Ce formulaire devra être rempli et signé par le patient et par son médecin traitant.

Dès le 1er janvier 2006, le patient devra donc obligatoirement consulter son médecin traitant avant d’aller voir un spécialiste, exception faite des gynécologues, ophtalmologistes et psychiatres (pour ces derniers seuls les jeunes de 16 à 25 ans sont concernés). Le patient allant consulter un spécialiste sans avoir consulté son médecin traitant sera alors moins bien remboursé. Et il faut savoir qu’il est possible de choisir comme médecin traitant un généraliste comme un spécialiste. De plus, les membres d’une même famile ne sont pas obligés d’avoir le même : chacun peut, à partir de 16 ans, faire on propre choix et le déclarer. Enfin, il est possible de changer de médecin traitant. Il suffit de remplir et de signer, avec le nouveau médecin choisi, une nouvelle déclaration et de l’adresser à sa caisse d’Assurance maladie.

INSCRIPTIONS SUR LES LISTES ELECTORALES. Pour ceux qui ne sont pas encore inscrits sur les listes électorales ou qui souhaitent se réinscrire sur les listes de leur commune suite à un changement de domicile, pas de panique. Il vous reste jusqu’au 31 décembre à midi pour le faire. Il faut savoir cependant que vous ne pourrez pas voter jusqu’au mois de mars 2006, le temps de recevoir votre carte d’électeur.

Lors de leur inscription, les intéressés devront se munir d’une photocopie de leur pièce d’identité et d’un justificatif de domicile de moins de trois mois.

“Attention, malgré ce que l’on croit souvent, faire sa Journée d’appel pour la défense ne signifie pas l’inscription automatique sur les listes électorales. Cela reste un acte civique”, rappelle un employé de la mairie, notamment à l’attention des jeunes. “Et il faut se dépêcher, car en fin d’année notre bureau connaît toujours un pic. Depuis le début de la semaine on a déjà eu près de 65 inscriptions”, ajoute-t-il.

Rappelons enfin que les personnes ayant déménagé et qui ne seront pas inscrites sur les listes électorales de leur nouveau lieu de résidence au 1er janvier 2006 auront bien entendu la possibilité d’aller voter dans leur ancienne commune.

EXONERATION DES DONS EXCEPTIONNELS. En plus de la donation habituelle d’un montant maximal de 50 000 euros, il est possible jusqu’au 31 décembre de faire une donation de liquidités d’un montant maximum de 30 000 euros à ses enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants (ou, à défaut à ses neveux et nièces), âgés d’au moins 18 ans. Le donateur n’aura aucun droit à payer. La Direction générale des impôts rappelle que les dons exceptionnels versés jusqu’au 31 décembre 2005 pourront être enregistrés dans un délai d’un mois auprès du service des impôts du donataire. En outre, dès janvier 2006, il sera possible de faire une donation d’un maximum de 50 000 euros sans payer de droits tous les six ans. (On ne pouvait auparavant le faire que tous les dix ans).

CHIFFRES. Alors que plus de 33 millions de personnes ont désormais choisi et déclaré leur médecin traitant depuis le début du mois de décembre 2005, (soit 70 % des assurés de plus de 16 ans concernés), on recense encore plus de 1,5 million de Français non-inscrits sur les listes électorales.

Caroline Thabeault.

ENCADRE : Ce qui va changer au 1er janvier

C’est le domaine médical qui est particulièrement concerné cette année. Il y aura du nouveau en 2006 dans les remboursements des soins médicaux et dans notre bon vieux carnet de santé. Ainsi, pour les consultations de plus de 91 euros, 18 euros seront à la charge de l’assuré. Ils lui seront ensuite remboursés par sa mutuelle. Mais petit bémol, cela risque d’augmenter les cotisations de mutuelle. Par ailleurs, notre carnet de santé change : plus complet, il contiendra désormais une rubrique pour les soins bucco-dentaires.

Du nouveau aussi pour la Sécurité sociale dans l’Yonne. Dès janvier, cinq bornes interactives seront mises à disposition du public dans cinq points d’accueil permanents. Les assurés pourront ainsi mettre facilement leur carte vitale à jour, consulter leur compte, la situation de leurs droits ou encore obtenir des imprimés tels qu’une commande de la Carte Européenne d’Assurance Maladie.

Enfin, quelques petits changements annuels : le plafond de la Sécurité sociale sera au 1er janvier 2006 de 2589 euros, le Revenu Minimum d’Insertion (RMI), qui était de 425,40 euros au 1er janvier 2005, augmentera de 1,8 % et le plafond périodique des cotisations sera de 7767 euros par trimestre.

Caroline Thabeault.

Microtrottoir : Comment fêtez-vous la nouvelle année ? (Rubrique temps Fort)

“J’ai horreur des réveillons” Contrairement à ceux qui depuis longtemps déjà ont prévu de faire la fête entre amis ou en famille, Martine Lhoste, 60 ans, confie qu’elle n’a encore rien prévu pour le dernier soir de l’année : “J’ai horreur des réveillons et de tous les préparatifs que cela nécessite. Ou alors il faut que ce soit moi qui organise tout, et que tout soit méticuleusement préparé. Mais d’une manière générale, je préfère les petites fêtes organisées entre amis à l’improviste. Pour moi, l’idéal le soir d’un 31 décembre, c’est d’être dans mon lit, devant la télévision ou avec un bon bouquin !” A chacun sa manière d’accueillir la nouvelle année.

“Les traditions se perdent” : Aymeri Gérard, 27 ans, a bien l’intention de fêter l’arrivée de la nouvelle année. “J’invite des amis chez moi pour réveillonner. Même si je suis plutôt du genre à m’organiser à la dernière minute, je tiens à marquer le coup ce soir-là.” Néanmoins selon lui, les traditions se perdent et les fêtes ont de plus en plus tendance à dégénérer. ” Avec tous ces jeunes qui vont en discothèque ou qui boivent, les gens sont de plus en plus vigilants le soir du réveillon.” D’après lui, cela crée une atmosphère de méfiance générale qui altère l’ambiance. La dernière fête de l’année aurait-elle perdu de son charme ?

“Les cotillons ne font pas tout” : Jocelyne Vexenat, 49 ans, part pour le week-end du réveillon à Honfleur avec un ami. Elle confie ne jamais prévoir ce qu’elle fera le dernier jour de l’année. D’une manière générale, elle n’aime pas réveillonner. “C’est toujours la même chose, la même organisation, les mêmes traditions…ce n’est pas parce qu’il y a des cotillons qu’on s’amuse. De plus, ces derniers temps n’ont pas été faciles dans le domaine familial. Pour moi, ce jour de l’année est plus une occasion de se rappeler ceux qui ne sont plus là qu’une occasion pour m’amuser. Je préfère partir à la montagne ou au bord de la mer, comme cette année.” 

Caroline Thabeault

                    Le réveillon n’a plus la cote

Le décompte familier qui s’entend tous les ans risque cette année de perdre des voix. La tendance générale qui émane des propos que nous avons recueillis trahit, si ce n’est un fort pessimisme, du moins une grande lassitude.

Peu nombreux sont ceux qui ont encore réellement envie de le fêter. Alors que Noël reste pour la majorité un moment agréable à passer en famille, le réveillon de la nouvelle année a lui, perdu de son symbolisme : “Pour moi le soir du 31 décembre n’a rien de symbolique. C’est juste une occasion de passer une soirée entre amis”, explique Jean-Claude Tassié, propriétaire du bureau de tabac de la rue Joubert à Auxerre.

Beaucoup trouvent que fêter la nouvelle année est devenu un produit marketing, et avouent ne plus le fêter. Cotillons, champagne et meilleurs voeux ne suffisent plus à créer la magie tant attendue par la tradition.

Et pour ceux qui le fêtent, rien d’exceptionnel au tableau. Peu d’entre eux prévoient à l’avance ce qu’ils feront de leur réveillon. En tout cas rien de très original. La soirée passée entre amis remporte le plus de voix, tandis que les sorties au restaurant ou en discothèque se font de plus en plus rares.

Il semblerait donc que pour un certain nombre d’Icaunais, la dernière fête de l’année ait perdu la cote.

Caroline Thabeault.

Article publié dans L’Yonne Républicaine du mardi 27 décembre 2005 (rubrique Temps Fort)

                    “Comment résister au téléchargement ?”

Depuis longtemps ouvert, le débat sur le téléchargement de musique et de films sur Internet est revenu à l’ordre du jour. Entre des jeunes qui prônent le droit à la musique gratuite et des générations élevées aux 45 tours qui crient au vol de la création artistique, le fossé se creuse.

Cécile Lepage, étudiante de 22 ans en école de commerce à Dijon, reconnaît que lorsque l’on est étudiant les prix souvent élevés sont un frein à l’achat : “Pour les jeunes qui n’ont pas beaucoup de moyens, le téléchargement sur Internet est idéal. C’est gratuit et facile. Mais il est vrai qu’il faut aussi se mettre à la place des auteurs. On comprend qu’ils veuillent faire valoir leurs droits par rapport à leurs créations. C’est normal.”

Agnès Chin, comptable de 39 ans, ne partage l’avis de Cécile qu’à moitié. Pour elle, le téléchargement est un acte illégal. Elle regrette la disparition des contacts humains occasionnée par la folie Internet. ” Même si j’ai accès à Internet chez moi, je continue à aller acheter la musique que j’aime dans les magasins. Je trouve que l’on doit respecter le travail de l’artiste. Le respect du droit d’auteur est une reconnaissance.”

“Comment résister au téléchargement quand on voit aujourd’hui tout ce qui est mis à la vente ?” s’interroge un commercial travaillant pour une société de vente de matériel informatique. “Lecteurs MP3, graveurs…C’est comme si on vous donnait une voiture qui peut rouler à 300 km/h et qu’on vous limite à 50 ! D’autant plus qu’on vous parle de droits d’auteur, mais qui sait vraiment à qui va l’argent que l’on dépense lorsque l’on achète un disque ?”

Difficile donc de trancher sur la question. Le débat reste ouvert…

Caroline Thabeault.

Articles publiés dans L’Yonne Républicaine du 22 décembre 2005 (rubrique Temps Fort)

Portraits

                    Philippe, le banquier Père Noël

Habit rouge, bottes montantes et barbe blanche. Il ne manque plus que la hotte remplie de jouets à Philippe, banquier à Avallon et Père-Noël à plein temps à l’approche des fêtes dans les allées du marché de l’Arquebuse, à Auxerre.

Du haut de son mètre quatre-vingt-deux et de ses 130 kilos, ce Papa Noël copie conforme, qui fait partie de l’association “Animations loisirs et services”, a tout d’abord commencé dans les écoles. Lorsque la ville d’Auxerre l’a contacté pour lui demander de porter la barbe pour une semaine entière, il a accepté avec joie. Cela fait deux ans qu’entouré de ses lutins aujourd’hui au nombre de quatre, il demande aux enfants ce qu’ils voudraient trouver sous le sapin.

“Et c’est là que vous rigolez, raconte Philippe, hier encore j’ai demandé à un petit garçon ce qu’il voulait pour Noël et il m’a répondu une tronçonneuse ! Et un autre m’a bien fait rire en me demandant un château de dinosaures…”

Lorsqu’il ne pose pas avec les enfants dans son habit rouge, Philippe participe à d’autres activités au sein de l’association, notamment à “Fleur de vigne”, grand rassemblement de vignerons qui a lieu au printemps sur les bords de l’Yonne.

Mais malgré toutes ses activités, lorsqu’on lui demande quel est son métier préféré, il ne peut s’empêcher de répondre : “Père Noël bien-sûr…”

Caroline Thabeault

                   Denis : ” Un grand moment d’émotion”

Cela fait trois ans que Denis Gourguechon endosse son habit rouge et blanc pour le spectacle de Noël oganisé par le Secours populaire. Musicien de profession, mais artiste bénévole dans cette circonstance, il s’occupait auparavant de la sonorisation. Un jour, il a accepté le rôle de Père Noël aux côtés des membres de la troupe Les Enchanteurs qui se produisent dans la région depuis une dizaine d’années pour les enfants dans le besoin.

L’émotion et l’excitation des petits, à l’approche du début du spectacle se joint à celle de Denis, qui confie qu’il les aime beaucoup. “Je suis ému aux larmes de voir tous ces enfants réclamer le Père Noël. C’est un grand moment d’émotion.”

Et un véritable bonheur pour eux de voir finalement apparaître sur scène, après les chanteurs et les clowns, ce grand bonhomme rouge avec sa longue barbe blanche. “Certains enfants ont même peur du Père Noël ! Pour eux c’est un personnage très impressionnant”, dit Denis avec un sourire. Face à lui, les clowns n’ont qu’à bien se tenir…

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