Interview de Joël Mansel

Travail IPJ

Note biographique

 Joël Mansel, actuel candidat UMP à la mairie de Trielle sur Seine, dans les Yvelines, est un homme politique autodidacte.

Très jeune, il a commencé sa carrière professionnelle dans une grande entreprise de télécommunications. Bien des années après, il est nommé au poste de chargé des relations extérieures des Yvelines, toujours dans cette même entreprise.

En 1995, la mairie de Trielle lui propose le poste de président d’association sportive. Il abandonne alors son poste pour celui de conseiller municipal aux Sports.

En 2001, il devient adjoint du maire.

Lors de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, dont il est un sympathisant de longue date, c’est “tout naturellement”, d’après ses propres termes, qu’il rejoint l’UMP.

Son objectif est aujourd’hui de remporter la mairie de Trielle sur Seine, ville de 12.000 habitants, se posant ainsi comme dissident face au maire sortant.

Interview de Joël Mansel sur la question de la nationalisation des élections municipales de mars 2008

Question : Nicolas Sarkozy a qualifié les élections municipales de mars prochain de test national. Qu’en pensez-vous ?

Joël Mansel : Les enjeux des élections municipales de mars 2008 sont des enjeux à la fois locaux et nationaux, cela ne fait aucun doute. Ce qui d’ailleurs représente pour moi un problème de taille. Il y a un risque important que ce soit l’action du gouvernement qui soit jugée. Il existe un danger que les gens votent pour ou contre le gouvernement, et non pas pour ou contre les élus locaux. Le soir des résultats du deuxième tour de scrutin, il y a de fortes chances que l’on entende les journalistes faire des commentaires à l’échelle nationale. Du type : le gouvernement a gagné, ou a été sanctionné.

Q : Comment jaugez-vous l’appréciation du travail de l’UMP au niveau national en ce moment ?

 J.M : La cote de popularité de Nicolas Sarkozy a été dernièrement évaluée à la baisse, ce qui est problématique. On est tous mal à l’aise avec ça, car cela ne fait aucun doute que cela va peser dans la balance.

Q : Comment vous sentez-vous à la veille des élections municipales ?

J.M : Je me présente en tant que dissident contre le maire sortant. Je suis donc dans une position difficile pour me faire connaître. Mais je continue à privilégier les enjeux locaux, en allant régulièrement à la rencontre des habitants de Trielle. Je me sens proche des gens, et j’essaye de leur montrer du mieux que je peux. Je suis convaincu que je peux apporter une alternative à la mairie d’aujourd’hui.

Q : Recevez-vous un bon accueil de la part des électeurs ?

J.M : Le manque d’intérêt des habitants de la commune pour les enjeux locaux de leur ville me désole. Lorsque je vais à la rencontre des électeurs, il me posent plus de questions sur mon avis concernant l’action du gouvernement et les multiples polémiques qui déchirent le monde de la politique en ce moment, que sur mes propositions pour améliorer leurs propres condition de vie. A croire que l’idylle entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni intéresse plus que l’amélioration des transports ou la réduction de la pollution dans les zones citadines.

Q : Comment expliquez-vous ces comportements ?

J.M : Les médias sont responsables de cet engouement des gens pour les histoires privées des politiques. On est à des milliers de lieues des préoccupations locales.


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