Space Invaders : l’invasion continue…

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De petits aliens à la tête ronde qui dévorent tout sur leur passage et trépassent au moindre tir de rayon laser… Si ce scénario de jeu vidéo ressemble à celui qui que vous avez récemment installé sur votre téléphone mobile, sachez qu’en 1979 les amateurs de gaming se bousculaient dans les salles d’arcarde pour goûter aux joies de l’extermination intergalactique. Créé par Tomohiro Nishikado, Space Invaders, tout comme son homologue Pac-Man, est l’un des précurseurs du jeu vidéo. Et si trente ans plus tard les effets spéciaux semblent un peu démodés, les fans, eux, sont toujours là.
Parmi eux un Français, connu uniquement sous le pseudo « Invader ». Comme il l’explique lui-même, il « envahit l’espace ». Plus précisément, il parcourt les grandes villes depuis dix ans et laisse une trace de son passage. Sa technique ? La mosaïque, méthode artistique se rapprochant le plus du pixel. Sa signature ? La tête du petit personnage.
Sur un pont à Los Angeles, au coin d’une rue à Paris, sur le bord d’un trottoir à Berlin, jusque sur une lettre du mot « Hollywood » sur la colline éponyme… l’artiste est partout. Même dans les galeries d’exposition. Car son action est devenue emblématique de développement du street art, un « art de la rue » revendiqué par de plus en plus de créateurs. « Je joue avec l’esthétique du pixel, explique l’artiste. Mes œuvres sont faites pour être mises dehors. Je fais du bien aux gens. Sinon il y aurait de la pub partout ! »
Et quand la mosaïque le lasse, il passe au Rubix Cube. Seulement il ne se contente pas de remettre les couleurs dans l’ordre. Il fait des portraits, comme celui du Dalaï-lama Lama, son préféré, symbole d’un message de paix et de réconciliation … d’autant qu’il est fait avec des cubes chinois. Grand artiste mais mauvais diplomate ? Pour l’heure, « Invader » ne se lasse pas de  son activité. Et quand bien même. S’il venait à s’arrêter, il sait déjà ce qu’il ferait : « Participer aux championnats de Rubix Cubes ! » Avec la certitude de l’emporter.

La “vente du siècle” au profit de la recherche contre le Sida

 Pierre Bergé. DR

« Etre fou, aveugle ou lâche, n’est-ce pas ce qu’il faut être pour se résigner au Sida, alors que ce fléau concerne 40 millions de personnes dans le monde ? Pour accepter que le virus contamine 14.000 adultes et enfants par jour ? Pour constater, une fois encore, qu’en un an, la vie de 3 millions de personnes a été fauchée ? » Pierre Bergé n’est donc pas fou, ni aveugle, ni lâche. Ce collectionneur d’oeuvres d’art, ami et compagnon de vie d’Yves Saint-Laurent, s’illustre tant par son engagement  pour l’art que pour les nobles causes. Fondateur et aujourd’hui président d’Ensemble Contre le Sida-Sidaction, il envisage de créer sa propre fondation de lutte contre le virus. Comment la financer ? Par une vente aux enchères que les professionnels appellent déjà “la vente du siècle“.
Le 23 février 2009, le  Grand Palais sera en effet tranformé en réceptacle de l’oeuvre de toute une vie. Ou plutôt de deux vies. Celles de Pierre Bergé et d’Yves Saint-Laurent. Le résultat d’une existence passée à amasser la quintessence du grand goût français. Au total, 700 pièces rares et uniques, seront exposées puis vendues aux enchères en partenariat avec Christie’s. Les création de Picasso, Matisse, Ingres côtoieront celles de Duchamps, les bronzes de la Renaissance et les émaux de Limoges.
Pierre Bergé veut mettre un terme à sa vie de collectionneur. Un clap de fin qui devrait rapporter entre 200 et 300 millions d’euros selon les spécialistes. « Le monde ne peut que répondre présent à une vente pareille. Cette exposition est un large éventail du meilleur », déclarait encore il y a quelques jours  Thomas Seydoux, directeur Europe chez Christie’s.
Le produit de la vente reviendra donc à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent, créée en 2002, et à celle que l’homme d’affaires compte lancer pour aider la recherche médicale sur le Sida. Mais pour l’instant l’homme reste discret. « Une fondation Bergé sera créée après la vente pour la recherche contre le Sida. C’est tout ce que je peux vous dire », déclare-t-on dans l’entourage du bienfaiteur.

Exposition de la collection Bergé / Yves Saint-Laurent, du 21 au 23 février 2009. Vente aux enchères les 24 et 25 février. Nef du Grand Palais.

Bharati : Il était une fois l’Inde…

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L’Inde. Un vaste pays aux paysages chargés de légendes et d’histoire. Qu’une vie ne suffirait pas à découvrir. Pourtant, la troupe de Bharati a fait le pari de faire voyager son public, le temps d’une soirée, dans les contrées lointaines d’Orient. Inspiré des grandes productions bollywoodiennes, le spectacle livre aux spectateurs toutes les facettes de la culture indienne. Les danseurs, environ une centaine, en costumes traditionnels multicolores, évoluent sur le rythme des mélodies jouées et chantées par les artistes du cru. L’histoire est simple. Un jeune occidental d’origine indienne revient dans son pays d’enfance. Il tombe alors amoureux de Bharati, une jeune femme à la beauté inégalable mais promise à un autre. S’engage alors un combat, celui d’un homme décidé à gagner la main de l’élue de son coeur. A la fois raconté et chanté, parfois agrémenté d’une pointe d’humour, le spectacle offre un merveilleux avant-goût de la magie de la culture indienne.

“Bharati”, jusqu’au 15 février au Palais des Congrès. Places de 28,50 € à 90 €. Réservations au 01.40.68.00.05.

Chose vue – Reportage

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A deux pas de la rue Cadet, rue de Châteaudun, la vitrine du magasin « Les mariages d’Élodie » exhibe ses parures pour jeunes promises. Courtes, longues, claires ou sombes, les robes de mariée se tiennent droites comme des « i » sur leurs mannequins. Derrière la vitre de droite, majestueuse, arrogante et provocatrice, une longue robe noire attire l’oeil du passant. Presque consciente de sa beauté choquante, le bustier brodé saisit le regard, qu’il fait glisser jusqu’au creux de la poitrine immaculée du modèle. Le tour des hanches, puis les contours du bassin… Rassasié de finesse, saupoudré de paillettes, l’oeil finit son voyage sur la traîne sombre de ce monument de couture.

Dans l’autre vitrine, la place est réservée aux blancs et ivoires plus conventionnels, ceux des femmes sages et bien élevées. Derrière jupons et voilettes se cache timidement une petite robe, minuscule derrière ces grandes dames, celle de la demoiselle d’honneur. Dans les mêmes tons que ses aînées, elle se pique de broderies rouge cerise, petite note de fantaisie enfantine.

Derrière la porte de la boutique se tient la bataille que se livrent perpétuellement les tissus. Entreposées sur deux portants, mousseline violette, soie rouge et dentelle rose se chevauchent, s’entremêlent, jusqu’à ne plus former qu’un amas doux et satiné de toile multicolore. Ici un bustier vert amande semble faire la cour à un foulard nacré, tandis que les blancs, blancs cassés, ivoires et autres dégradés de pureté dévoilent leurs courbes dans l’espoir d’attirer l’oeil de la future épouse. Un combat sans merci, qui après la mairie, l’église et le vin d’honneur les mèneront sur un autre portant, sur lequel elles finiront leur existence de robes nuptiales, parfois sorties, parfois montrées, rarement essayées, plus jamais remises. Mais toujours fidèles.

EyesLipsFace, les cosmétiques low-cost débarquent

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“Ma petite entreprise…ne connaît pas la crise…” Ces rimes d’Alain Bashung pourraient bientôt devenir le slogan d’EyesLipsFace, société américaine de vente de cosmétiques en ligne, nouvelle venue sur la toile. Le site propose 207 références au prix tout rond de 1 €, le concept a de quoi séduire. Aux Etats-Unis, 350.000 clientes achètent déjà leurs gloss, rouges à lèvres et autres blush en ligne. Le site déclare enregistrer 2.000 ventes par jour en moyenne. Read more »

Le futurisme s’expose à Beaubourg

© The Museum of Modern Art, New York

Le 20 février 1909, le poète italien Filippo Tommaso Marinetti publiait à la Une du Figaro son Manifeste du futurisme, mouvement dont les peintures célèbrent la ville, les foules urbaines, les masses des grandes métropoles. Cent ans après, le Centre Georges Pompidou en regroupe les œuvres emblématiques.

Au détour des dix salles aux thématiques variées, le visiteur découvre la Tour Eiffel de Robert Delaunay peinte en 1911, grande dame aux teintes orangées émergeant de la masse bleue des immeubles parisiens. Il s’interroge devant Souvenirs d’une nuit, huile sur toile de Luigi Russolo, où ombres et visages humains se mêlent aux reflets de points lumineux. Il reste interdit devant le film de Jeff Mills, Arrangements critiques, dans lequel images de feux d’artifices succèdent aux explosions de bombes de la Première Guerre mondiale.  Dans ce film,deux ampoules sont également mises en scène dans une parade érotique.
Certes certains travaux laissent perplexe. Néanmoins le travail des couleurs et des formes de certaines œuvres méritent d’être vues. Sachant qu’après le 26 janvier, un grand nombre d’entre elles rejoindront leurs galeries d’origine, à Londres, New York ou Milan.

Exposition « Le futurisme à Paris. Une avant-garde exposive », Centre Georges Pompidou, galerie 1, niveau 6. Tous les jours sauf le mardi de 11h à 21h, fermeture des caisses à 20h. Nocturnes les jeudis jusqu’à 23h, fermeture des caisses à 22h. Tarifs : 12 €, réduit : 9 €.

Premier secrétaire du PS : toujours pas de consensus

© europe1.fr

Au terme d’une campagne animée entre les trois prétendants au siège de Premier secrétaire du PS, les militants ont voté vendredi en faveur de Martine Aubry. Une courte victoire de 42 voix devant Ségolène Royal, qui a immédiatement dénoncé des erreurs et appelé à l’organisation d’un nouveau scrutin.

Unité. Cela aurait pu être le mot d’ordre du conseil national du PS du mardi 25 novembre. Unité des socialistes autour de leur nouveau Premier secrétaire, consensus autour d’un seul et même objectif : affronter la droite au pouvoir. Mais au lendemain du second tour, la division règne en maître.

Avec 42 voix de plus que Ségolène Royal, Martine Aubry est arrivée en tête. C’était sans compter sur les félicitations de sa rivale, qui a immédiatement invité à un nouveau vote des militants, dénonçant « des erreurs matérielles, techniques ». « Nous ne nous laisserons pas voler cette victoire », a déclaré Manuel Valls, soutien de l’ex-candidate à la présidentielle, tard dans la nuit de vendredi à samedi. Read more »

Parti socialiste : la gauche se cherche

Crise économique rime avec crise politique pour le parti de François Hollande. A deux semaines du congrès de Reims, les principaux leaders sont toujours divisés sur la stratégie à mener.

« Si je suis premier secrétaire du PS, j’essaierai de faire respecter la stratégie de rassemblement à gauche dans toutes les élections », déclarait Bertrand Delanoë le 24 octobre dernier, lors de sa visite à Tournefeuille, près de Toulouse.
Car de rassemblement au PS, il n’y a point. Tandis qu’au sommet les dirigeants s’affrontent, à la base les militants doutent. Read more »

Octobre noir

Travail IPJ – Observation d’une couleur

Sept heures. Le réveil sonne. J’ouvre un œil. Il est là. C’est lui que je vois en premier. Il a accompagné ma nuit, m’a bercée. Mais il faut qu’il s’en aille. Le noir. J’ai beau allumer la lumière, ouvrir les volets, il ne veut pas partir. Il insiste. C’est l’hiver. Le soleil lui, n’est pas encore debout. Dehors, il fait noir. C’est dur de se lever. Allez courage, c’est le dernier jour de la semaine. Je me traîne dans la cuisine. Quelques minutes plus tard, mes idées noires sont chassées par un café. Noir lui aussi. Puis direction la douche. Je me retrouve face au miroir. Un coup de mascara, de crayon noir.

Huit heures. L’heure de partir pour l’IPJ. Je rase les murs. Le noir se dissipe, s’affaiblit, passe au gris. Il n’apparaît plus que derrière quelques vitres d’appartements, dont les habitants dorment encore. L’aurais-je semé ? Illusion. Je rentre dans le métro. La rame est noire de monde. Il est revenu. Il est partout. Les manteaux, les chaussures, les sacs. Noirs. Les noms des stations défilent. Tous les voyageurs vivent un combat sans merci. Lumière, noir. Lumière, noir. Et puis ce n’est plus que le noir. Complet. La rame s’arrête. La voix du conducteur grésille dans un micro. « Mesdames et messieurs, suite à une panne de courant, nous sommes immobilisés. Merci de bien vouloir patienter. » Ceux qui étaient plongés dans leur lecture sont interrompus. Je devine les traits crispés de mon voisin. Personne n’aime être plongé dans le noir. C’est angoissant, le noir.

Les ampoules clignotent, se rallument difficilement. « Nous allons repartir, merci d’avoir patienté. »Avait-on le choix ?

La bouche de métro finit par me recracher. Fin du trou noir. Le soleil boude aujourd’hui. Il reste caché derrière de gros nuages. Il pleut. Deux gouttes comme on dit. Pas la peine de sortir mon parapluie.

Encore quelques mètres. Enfin arrivée. Il est huit heures et demie. C’est l’heure du premier cours de presse écrite. L’heure de rendre le texte que l’on devait écrire. Il s’agissait de suivre une couleur, de la faire vivre. C’est fait. Elle a vécu. Noir sur blanc.

Accusé de détention de faux documents administratifs, Hafid Jari veut retourner au Maroc

Travail IPJ – Compte-rendu de l’audience des comparutions immédiates de la 23ème chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris – Le 12 mars 2008.

« Monsieur Jari, levez-vous ». L’air soucieux, la démarche maladroite, c’est un homme courbé et inquiet qui se lève à la demande de la juge des comparutions immédiates de la 23ème chambre correctionnelle de Paris, ce mercredi 12 mars.Ce résident parisien d’origine marocaine est jugé pour détention frauduleuse de documents administratifs, plus particulièrement de trois attestations d’assurance maladie et d’un titre de séjour, dont il a tenté de se débarrasser lors de son interpellation. Read more »

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