jan 21 2010

alartigue

Marchons, marchons… avec les pro-vie

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En marche avec les pro-vie…
par SociodesmediasIPJ_274

Aurore Lartigue.

“IVG t’es foutu, les cathos sont dans la rue.” Slogans syndicalistes détournés, discours anti planning familial acharné et ambiance délibérément festive. Dimanche, les pro-vie ont défilé dans les rues de Paris, de la place de la République à la place de l’Opéra. IMG_2422Et ils étaient beaucoup. 18 000 selon les organisateurs à marcher pour la vie. Ce qui fait de cette 6e édition de la marche un meilleur cru que tous les précédents. Et, espèrent les anti-avortement, un moins bon que l’année prochaine.

Il faut dire que l’organisation avait de quoi faire pâlir d’envie les syndicalistes les plus avertis. Aux quatre coins de la France des bus avaient été affrétés pour transporter les manifestants provinciaux dans la capitale.

En tête de cortège, Benjamin Izarn, le président des Etudiants pro-vie

En tête de cortège, Benjamin Izarn, le président des Etudiants pro-vie

Des délégations venues des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de Belgique, d’Allemagne et de Roumanie étaient même présentes.

Dans le cortège, les représentants des principales association pro-vie (Cécile Edel, Clotilde Yvan, Benjamin Izarn, …), beaucoup de familles et pas mal de jeunes. Les élus, écharpes tricolores en bandoulière, se comptent sur les doigts de la main. Frontistes pour la plupart. Pas de trace de Christine Boutin en ce dimanche ensoleillé. Une date qui ne doit rien au hasard. Il y a 35 ans, la loi Veil était promulguée. Aujourd’hui, ces manifestants demandent toujours son abrogation. IMG_2432

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déc 02 2009

alartigue

Les lois de bioéthique, le combat de l’année

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Des manifestations annuelles rythment la lutte des anti-avortement. Le mode d’action est le même. Le mot d’ordre, en revanche, change au gré de l’actualité. En ligne de mire cette année : la révision des lois de bioéthique et comment peser dans les débats.

La Life parade, comme la Marche pour la Vie qui aura lieu le 17 janvier 2010, sont des temps forts pour les associations pro-vie. Le 25 mars, consacrée Journée européenne de l’enfant à naître aussi. L’objectif des anti-IVG. Se rendre visible et faire parler d’eux.marche_pour_la_vie_3_2009_01
Cette année plus que jamais, les slogans sur les banderoles dénonceront « les dérives eugénistes des lois de bioéthiques. Et pour cause, elles doivent être révisées au premier semestre 2010. Au programme, le diagnostic prénatal, les tests prédictifs, les recherches sur les cellules souches embryonnaires. Des questions sensibles pour les associations pro-vie qui voit dans tous ces progrès scientifiques des risques de dérives eugénistes.
Début 2009, ce sont déjà tenus les états généraux de bioéthique. On a pu voir que
Les conférences des association de lutte contre l’avortement portent sur ce thème. « Brouillard sur la filiation » qui s’est tenue le 20 novembre 2009 à Paris. Et une conférence intitulée « La crise de la conscience bioéthique » est organisée le 30 novembre par l’AFS, l’AVANDA et Renaissance catholique. Présidée par Jean-Marie Le Mené de la Fondation Jérôme Lejeune.

Sur tous les fronts
Mais cette année, les associations célèbrent aussi en 2009 les 20 ans de la Convention européenne pour les droits de l’enfant. A cette occasion, une coalition des pro-vie et des groupes pro-famille, dirigée par C-FAM (Catholic Family and Human Rights Institute) propose une pétition en 15 langues « pour l’enfant à naître et la famille ». Le but : obtenir un millions de signatures d’ici décembre 2009. Signatures qui seront ensuite adressées à l’ONU.
Le 19 novembre 2009, l’association Droit de naître profite aussi de cette date anniversaire pour lancer un appel aux députés européens afin que l’intergroupe « Famille, protection de l’enfance et solidarité entre les générations ». Un groupe qui exerce un lobbying pro-vie au Parlement européen.
Un projet de résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe déposé en novembre, et portant sur « le problème du recours non réglementé à l’objection de conscience » risque de faire monter les anti-avortement au créneau. Son but : limiter la possibilité pour le personnel médical de refuser de fournir certains services de santé pour des motifs religieux, philosophiques ou moraux.

Les défenseurs du droit à l’IVG contre la loi Hôpital, patients, santé et territoire

Côté défenseur du droit à l’avortement, on a, semble-t-il, d’autres chats à fouetter. Les efforts se concentrent sur la lutte contre certains aspects de la loi Hôpital, patients, santé et territoire qui menacent, selon eux, le droit à l’avortement. Notamment sur les diminutions des dépenses qui entraînent la fermeture de structures qui pratiquent les IVG. L’Ancic (Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception), la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) et Le Planning Familial ont lancé une pétition le 16 novembre : « Parce que l’avortement est un droit humain fondamental, nous demandons le maintien des structures existantes et l’ouverture de nouveaux lieux dédiés à l’avortement, pour une véritable égalité d’accès pour toutes par une offre de proximité partout en France. »manif-ivg-6

Tandis que le 14 novembre, le collectif unitaire pour le droit des femmes organisait une manifestation pour demander la réouverture des centres IVG de proximité, notamment celui de Tenon dans le 20e arrondissement.
Parmi les autres rendez-vous, la Cadac organise un colloque intitulé « Conquêtes inachevées : la santé des femmes face aux inégalités de genre » le samedi 5 décembre 2009. Et les 20 et 21 novembre ont eu lieu les Journées de l’Ancic. Un colloque intitulé : 30 ans d’actions et de luttes.

Les jeunes créent l’actualité
La première association d’Etudiants Pro-Vie, créé en juillet 2009 a donné sa première conférence le 20 novembre. Eux aussi axent leur actions sur le thème de la bioéthique. « Nous lançons un cycle de conférences dans toutes nos villes sur le thème « Une urgence : respecter la vie humaine dès son commencement », explique Benjamin Izarn, le président de l’association. De plus, nos équipes pro-vie alertent les populations sur l’enjeu de ces lois qui ont en charge le destin de la dignité de la personne humaine. Nos équipes de communication préparent une campagne d’information à ce sujet.
Et toutes les occasions sont bonnes pour faire entendre leur voix. Le Téléthon, par exemple. « L’argent reçu n’est pas entièrement utilisé pour le bien des malades, précise Benjamin Izarn. Une part de ces dons est malheureusement orienté vers le dépistage, la sélection et donc l’élimination d’enfants myopathes. C’est contre cette dérive que nous devons lutter : certaines équipes locales EPV vont donc alerter les populations sur l’enjeu des quêtes de Téléthon. »
Les jeunes veulent aussi créer l’événement à l’étranger et « créer une nouvelle génération de défenseurs de la vie ». Dès janvier, des étudiants mettront à profit un mois d’étude pour développer les réseaux pro-vie locaux en Europe. Des Erasmus pro-vie.

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déc 01 2009

alartigue

« Notre groupe Facebook regroupe déjà plus de 2000 jeunes »

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a-2A 18 ans, Benjamin Izarn étudie le droit à Assas. Il est aussi à l’origine de la création, en juillet dernier, de la première association française d’Etudiants Pro-Vie.

J’ai l’impression que les mouvements pro-vie connaissent un renouveau. Non?

Dans l’association, beaucoup de gens se disaient pro-avortement ou n’avait pas vraiment d’avis avant. Mais il y a un sentiment d’écœurement qui monte. Les jeunes ne comprennent pas pourquoi, malgré tous les moyens de contraception, le nombre d’avortements ne baisse pas. Et ils ne comprennent pas qu’aucune alternative à l’avortement ne soit proposée.

Et vous, depuis quand avez-vous envie de lutter contre l’avortement?

J’ai participé à beaucoup de marches pour la vie. Je m’occupais et je m’occupe toujours d’une association d’aide aux SDF. C’est par ce biais-là que j’ai compris que si on voulait que la dignité de l’homme soit respectée, il fallait s’attaquer à la défense du plus petit.

De là à créer une association de jeunes pro-vie ?

Il fallait lancer une nouvelle dynamique du mouvement pro-vie à travers le net et beaucoup de jeunes étaient motivés. Dans beaucoup de pays, il existe des groupes de jeunes pro-vie. Pas en France. Alors nous avons décidé de créer un groupe sur Facebook pour tester la popularité du projet. Et on a vu de suite que beaucoup de gens adhéraient. On recevait des mails qui nous demandaient : comment créer un groupe étudiant pro-vie dans notre ville? Aujourd’hui, le groupe compte plus de 2000 personnes.

Vous avez des équipes en province?

On est présent à Paris, Toulouse, Bordeaux, Toulon, Nîmes, Pontoise, Nanterre, Versailles. A chaque fois, il s’agit d’initiatives locales au départ. Même si on est derrière pour les aider. L’idée, c’est que, d’ici à la fin de l’année, on ait des équipes dans toutes les villes universitaires.

Etudiants Pro-Vie à la conquête de la France
9 juillet : Les Etudiants Pro-Vie voient le jour. En quatre mois une dizaine d’équipes se sont formées. L’objectif : être présent dans toutes les villes universitaires.

Afficher Etudiants pro-vie en France sur une carte plus grande

Un mouvement pro-vie étudiant, c’est nouveau ?

Oui, c’est la première fois. Il y avait des mouvements confessionnels comme les Jeunes témoins de la vie humaine par exemple. Nous nous sommes aconfessionnels. On considère qu’il n’y a pas besoin d’être catholique pour défendre la vie. Ces associations abordent des thèmes comme le mariage homosexuel, la laïcité. Nous, on parle juste de l’avortement, de la recherche embryonnaire et de l’euthanasie.

Et apolitique ?

Oui, ou plutôt apartisans. On n’appartient et on ne soutient aucun parti politique.

Vous avez tenu votre première conférence le 20 novembre dernier. Et maintenant?

Nous participerons à La Marche pour la vie le 17 janvier prochain. L’année dernière 10 000 personnes ont défilé. Cette année, l’objectif est d’arriver à 20 000 personnes. On ira aussi à une marche en Belgique en mars. Et à Bordeaux en mai. Nous avons prévu une série de conférence sur l’avortement dans toutes les villes où nous sommes présents.
Et avant la fin de l’année, on organisera des happenings, des manifestations improvisées et pacifistes comme les free hugs.

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Salle comble. Plus de 200 jeunes ont assisté à la première conférence des Étudiants Pro-Vie du 20 novembre. Cécile Bonavia, membre de la Fondation Lejeune a abordé la question de l’avortement d’un point de vue éthique.

Vous avez aussi un projet d’Erasmus Pro-vie…

Des étudiants du Burkina Faso nous ont contactés. Et nous ont dit : « Super, votre idée! Ici aussi, il y a beaucoup d’avortements. Comment peut-on faire pour inverser la tendance? » De là est partie l’idée qu’il fallait développer une thématique internationale. Les lobbies des plannings familiaux sont associés, eux, au sein de l’IPPF (les plannings familiaux internationaux).

Le projet des Erasmus pro-vie doit être lancé dans deux mois. Pour l’instant, des étudiants testent la bonne tenue du projet en Suède et en République Tchèque. Le but, c’est que des étudiants qui partent pour une année Erasmus ou un stage à l’étranger découvrent les mouvements prolife locaux. Qu’ils voient leur fonctionnement, qu’ils apprennent les techniques locales. Comment ils arrivent à sauver des vies et à aider les gens. Et qu’ils importent ces techniques en France si elle sont bonnes. L’idée, c’est de s’enrichir avec les différences.

J’ai vu que vous organisiez des actions pendant le Téléthon.

Le Téléthon, c’est une formidable initiative. Le problème, c’est que tout l’argent récolté n’est pas mis au service des malades. Une partie est aussi utilisée au dépistage et à la sélection embryonnaire. On voit par exemple que 84% des enfants dépistés trisomiques sont avortés. Est-ce que ce serait la même chose si les parents savaient qu’il y a des associations pour les aider, les écouter et qu’il existe des aides financières?

PParleriez-vous de dérive eugéniste ?

Je ne sais pas si en France on peut parler de dérive eugéniste. Parce que d’un côté, il y a toutes les aides qui existent pour les familles qui ont un enfant handicapé. Mais d’un autre côté, il y a une tendance à dire aux parents qu’il vaut mieux avorter. On organise donc des actions de sensibilisation, avec la distribution de tracts. Mais pas plus. Ce n’est pas au Téléthon qu’on s’attaque, c’est à certaines dérives du Téléthon.

Pas question de revenir à des actions musclées, type commandos anti-IVG ?
On refuse tout acte de violence. On ne va pas dire qu’on est pour la vie et en même temps accepter de blesser quelqu’un. Ce serait ridicule.

Avez-vous des relations avec les associations pro-choix ?

Non, ils refusent tout dialogue. On les voit seulement quand on fait des manifestations. Malheureusement, il y a de plus en plus de violence dans le milieu pro-choix, un peu comme il y en avait dans le milieu pro-vie auparavant.

Vous pensez pouvoir peser face aux associations qui défendent le droit à l’avortement?

Oui. Pour l’instant, on n’est qu’un petit mouvement étudiant. Mais on a déjà contacté des politiques pour leur faire des propositions : créer des maisons d’accueil pour futures mères dans différentes villes, aider financièrement les femmes enceinte en difficulté. On a peu de réponse. Mais lorsqu’on en a, ils se disent intéressés par nos idées.6a01156fa733b9970c0120a541233b970b-800wi
On trouve inacceptable que l’Etat subventionne le planning familial, qui est un lobby. Et qu’il ne faut pas confondre avec les centres de planification qui ne sont pas des lobbies. Tout le monde trouverait cela inadmissible si le lobby pro-vie était financé pas l’Etat! Vous vous souvenez des centaines d’affiches dans le métro pour le planning familial. Cette campagne était subventionnée par l’Etat. On a calculé qu’avec cet argent, on aurait pu construire une maison d’accueil à Paris.

Vous vous considérez comme un lobby ?

Pour l’instant nous ne sommes pas un lobby. Mais on a le projet d’en intégrer un : l’Alliance universelle de la jeunesse, un mouvement international. Pas seulement prolife, mais qui défend l’idée qu’il faut développer une politique d’accueil de la vie : construire des maisons d’accueil pour les jeunes mères, proposer une alternative sérieuse à l’avortement. Ils nous ont contactés. Cela devra se faire d’ici la fin de l’année scolaire.

Quelle est votre ambition à terme ?

Nous aimerions qu’il n’y ait plus aucun avortement ni légaux, ni illégaux. Ce qui est complètement utopique, je suis d’accord. Mais en gros l’idée c’est qu’il faut développer une politique pro-life. C’est toute une mentalité qu’il faut changer.

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nov 28 2009

alartigue

Intégration

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Faute de pouvoir assimiler, intégrons. Doit-on parler d’assimilation ou d’intégration des immigrés dans la société française? Se demandait-on il y a 10 ans.
Assimiler. Demander aux étrangers de se fondre dans la société française en s’adaptant à la culture. Jusqu’à absorption totale. Et disparition. Comme dans une mayonnaise qui aurait bien pris. Trop violent.
Alors ce sera l’intégration. Et voici les immigrés devenus un ingrédient à part entière. Le vinaigre d’une vinaigrette dans laquelle on aurait oublié de mettre de la moutarde. Et où l’huile cohabite avec le vinaigre. Sans plus. La mayonnaise a bien mal tourné.

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nov 28 2009

alartigue

Dans la peau des Inrocks

Filed under Exercice de style

Inrockigibles Inrockuptibles inrocks

Regardez-moi le, ce grand dadet, s’avancer avec nonchalance. Aucune chance qu’il vienne pour moi. Sinon, il fondrait sur moi, le news culturel par excellence, la quintessence de la branchitude et du bon goût. Bref l’hebdo kulturel avec un grand K. J’ai tout : « Je suis à la fois généraliste et spécialiste dans chacun des domaines que je traite (culture, musique, cinéma, littérature, société, arts plastiques etc.). » C’est Christian Fevret – un père pour moi – qui le dit.
Oui je parle tout seul, et alors. C’est cette petite musique dans ma tête, en permanence.
Et dire qu’on m’a collé entre Rock and Folk et Télérama. Quelle insulte ! Quel manque de lucidité ! Je ne tire peut-être qu’à 39 000 exemplaires. Mais combien de lecteurs occasionnels. Comme le dit souvent Christian Fevret, « mon influence s’étend au-delà de mon lectorat strictu sensu, auprès des leaders d’opinion par exemple. » Et surtout quels lecteurs. Le fin du fin. La crème de la crème des lecteurs. Je privilégie la qualité moi, pas la quantité. Et me voilà engoncé dans ce satanée portique métallique, obligé de supporter ces deux ringards à moitié réacs. Moi qui ait toujours été très indépendant.
A moins que. Il me dévore des yeux là, non ? Ma couverture glacée lui plait je crois. A moins qu’il regarde seulement son reflet. Pour qui il se prend, Narcisse ! Impossible, c’est sûr, ma police branchée lui a tapé dans l’œil. Tout juste s’il ne commence pas à m’effeuiller en pleine boutique. En même temps avec une couverture pareille, si élégante, si… Je suis quand même plus trash que les autres coincés. Ah ! Mon dieu, ça y est ! Le voilà qui m’agrippe avec délicatesse. Cet homme lit en moi comme dans un livre ouvert. Tu peux m’appeler, « Les Inrock ».
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Un peu dandy. Très bobo. Le genre de gars à qui on ne la fait pas. Avec ses écouteurs vissés sur les oreilles et son look électro-rock, le mec se la joue hype, in quoi.
A moi non plus on ne la fait pas. Monsieur fait mine d’hésiter, d’être attiré par d’autres. Monsieur se la joue désinvolte. Mais au fond, il venait pour moi.
Tout à fait mon type, qui plus est. Urbain, instruit. On a le lectorat qu’on mérite, que voulez-vous. De gauche. Ecolo. Qui n’a pas oublié de renouveler son abonnement au cinéma. Mais pas abonné au plus grand mag culturel. Bizzare, plus de la moitié de mes fréquentations sont des abonnés, des fidèles.
23 ans. On peut dire que j’ai pas mal changé. Il doit avoir mon âge. Un peu plus jeune que d’habitude. A peine. Ce n’est pas pour me déplaire. Finalement, j’aime bien ce garçon. Il me ressemble tellement. Un peu pédant peut-être.
On pourrait être amis. Sur facebook. J’ai pas mal d’amis. Et d’ennemis. Forcément, quand on a une personnalité d’écriture comme la mienne, on ne peut pas plaire à tout le monde. Certains m’appellent même Les Insup’.
Faut que je lui plaise. J’ai une heure, c’est le temps moyen que mes lecteurs me consacre.
Mais où m’emmène-t-il donc ? Il va bien finir par m’ouvrir, c’est pas possible. Comment fait-il pour résister. Mon numéro 723 n’est pourtant pas mal foutu : Chritian Lacroix et La Roux en Une. Du film écolo. Et quels titres : Comment ne pas être saisi par cet art de la formule et du jeu de mot. La contrepéterie de mon nom n’est qu’un avant goût. Un article sur le nucléaire intitulé, « C’est fûts, non ? » Un autre sur le crack dans les quartiers, sobrement baptisé « Ma cité a cracké ». Enfin, un audacieux « Filles de pub » pour parler des actrices qui se reconvertissent dans la pub.
Je fais ma pub. Oui, c’est vrai. Je suis un peu comme une marque. Un peu moins commercial, c’est tout.
Chez le coiffeur. Ca m’apprendra à être si curieux. J’aurais préféré ne pas le savoir. Dans la salle d’attente. Il a pas intérêt de m’abandonner là, comme une vulgaire revue féminine. Moi, snob ? Critique, d’accord. C’est juste que je n’aime pas qu’on mélange les torchons et les serviettes. Un peu élitiste peut-être.
Ca y est, il me feuillette enfin. Je m’oublie.
Où-tu vas ? Non ne me laisse pas. Je vaux mieux qu’internet. J’ai plus de contenus, je suis plus agréable à regarder. Tu ne me regardes plus, de toute façon. Tu ne me touches plus. Si tu t’abonnes, je t’offrirai le coffret sextape, « 50 chansons pour le sexe ».
Branché, tu parles. Espèce de geek, va. Faut toujours qu’ils prennent tout au premier degré. Pas de quoi créer un buzz. On a vraiment que le lectorat qu’on mérite.

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nov 27 2009

alartigue

Herman Van Rompuy, l’inconnu(e) de l’Europe

Filed under International

« Herman qui ? » s’interrogeait-on encore il y a quelques semaines. En devenant le premier président permanent du Conseil européen le 19 novembre, le premier ministre Belge s’est fait un nom en Europe. Mais cet habile négociateur à la personnalité ambiguë saura-t-il faire entendre sa voix au-delà.

van rompuy«Cheveux dans le vent, le vent rattrape les années, partis les cheveux. » Herman Van Rompuy manque peut-être de panache, mais sa formule, elle, n’en manque pas. Le Haïku lui ressemble. Pas parce qu’il est tendance mais parce que, dire beaucoup en peu de mot, c’est un peu sa religion. Le premier ministre belge qui a su pacifier le pays en un record, après un an et demi de crise, se veut un « facilitateur ». Le consensus il connaît. Et c’est un talent dont il compte user au niveau européen.
«Tout être humain doit choisir entre l’absurde et le mystère. Moi, j’ai choisi le mystère.» Pas vraiment bling-bling le nouveau président permanent de Conseil européen. Lunettes et cheveux blancs. Intellectuel, catholique et Atlantiste. A 62 ans, Van Rompuy a ce petit côté désuet des hommes politiques d’antan. Une sorte d’anti Tony Blair qui n’est pas pour déplaire aux grands pays qui craignaient qu’on leur fasse de l’ombre. Un Belge comme les autres en somme. Qui a passé ses dernières vacances en short et camping-car, à visiter l’Australie avec femme et enfants.
Classique aussi son parcours à l’université catholique de Louvain où il fait ses humanités et obtient une licence d’économie. Jeune diplômé, il entre dans les rangs du parti social-chrétien. A 30 ans, il s’impose dans l’état-major des chrétiens-démocrates flamands. Dix ans plus tard, il en prend les commandes.
Une main de fer dans un gant de velours. Sous son apparente modestie et ses airs de sage, prompt à rougir sous les applaudissements de la Chambre des députés, se cache « un cynique, » affirme certains. « Cet homme peut tuer ses rivaux sans laisser de traces. » Il peut être inflexible mais a toujours l’intelligence de négocier, lâche un ministre.
Œil vif et sourire en coin, le Belge sait se faire désirer. Par fierté, plus que par modestie. L’année dernière, il s’était fait prier pour prendre les rênes du gouvernement. Cette fois, il ne s’est jamais porté candidat, ni même exprimer publiquement. Allant jusqu’à déclarer au soir de sa nomination : « Je n’ai pas sollicité cette haute fonction. Je n’ai entrepris aucune démarche. »
De sa vision de l’Europe, on sait bien peu de chose. Peu disert sur le sujet comme sur le reste. Seulement qu’il est un fervent opposant à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. En 2004, invoquant les valeurs chrétiennes de l’Europe, il avait déclaré : « La Turquie ne fait pas partie et ne fera jamais partie de l’Europe. »
« On a beaucoup débattu sur le profil du futur président des réunions du Conseil, mais il n’y a qu’un profil possible, a commenté Van Rompuy, celui du dialogue, de l’unité et de l’action. » Un profil finalement bien insaisissable.

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nov 27 2009

alartigue

L’Europe du droit à l’avortement

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nov 26 2009

alartigue

Pro et anti avortement : Naissance d’un lobby

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35 ans après la loi Veil, une multitude de groupes continuent toujours de lutter pour son abrogation. Ces pro-life ont su s’adapter aux évolutions des lois et de la société pour faire évoluer leurs méthodes d’action. Finis les commandos anti-IVG, la lutte est devenue plus politique. Et aujourd’hui, loin d’être ringardisés, les associations anti-avortement s’affichent sur la toile et dans les rues.

Séance nocturne, bancs de l’assemblée clairsemés et vote à main levée : le 19 décembre 1967, Lucien Neuwirth, un député gaulliste réussissait à faire voter en catimini la loi qui autorisait la pilule contraceptive. Abrogeant ainsi la loi du 31 juillet 1920 qui interdisait toute contraception.
« Fossoyeur de la France », « assassin d’enfants », « Lulu la pilule » comme on le surnommait, a dû batailler contre sa propre majorité pour obtenir cette autorisation. Et la proposition de loi qui est définitivement votée l’est dans une version très édulcorée. Excluant dans un premier temps les mineures. Et promettant une lutte compliquée pour autoriser l’avortement. Mais cette loi donne un élan aux mouvements féministes qui commencent à revendiquer la suppression de la loi de 1920.
Sans compter que Mai 68 passe par là. Dans les années 1970, le débat sur l’avortement devient incontournable. D’ailleurs, en mars 1971, a lieu le premier congrès de « Laissez-les vivre, première association anti-avortement française, fondée par le docteur Jérôme Lejeune. Déjà, les féministes se manifestent à l’occasion de ce rassemblement.
Et preuve que la pression contre l’autorisation de l’avortement, bien qu’embryonnaire, a déjà commencé, les pro-avortement s’organisent pour faire front commun. En 1973 est créé le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) qui regroupe des militants du Planning familial, du Mouvement de libération des femmes (MLF), et du Groupe intervention santé (GIS).
Du côté de l’Eglise aussi, on prend position. En 1974, l’assemblée de l’épiscopat français se prononce contre l’avortement. Depuis, elle prend régulièrement position contre.
Le 17 janvier 1975, la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse, appelée loi Veil, est votée à titre provisoire pour cinq ans. « La loi garantit le respect de tout être humaine dès le commencement de la vie… » Elle autorise l’IVG dans un délai de 10 semaines, sur simple demande à un médecin. Mais les restrictions sont nombreuses, signe des pressions : elle laisse la possibilité à tout médecin ou à tout établissement hospitalier privé de refuser de donner suite à une demande d’IVG ; elle s’efforce de limiter les IVG à des cas de nécessité et d’empêcher qu’elles ne deviennent un moyen de réguler les naissances ; elle ne prévoit pas le remboursement par la Sécurité sociale, mais une prise en charge sur demande au titre de l’aide médicale.
1979, la loi Pelletier est bien votée définitivement. En contrepartie, elle augmente des peines pour les femmes et les médecins en cas d’IVG illégale.


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Simone Veil devant les députés en 1074.

1980-1993 : Les associations entrent en action
Loin de mettre un point final aux débats, la loi pousse les associations pro-vie à l’action. Dans les années 1980, les associations se multiplient. Et le lobbying s’organise. En 1986, Xavier Dor médecin à la Salpétrière et chercheur en embryologie à l’Inserm crée avec Françoise Robin, une ancienne infirmière anesthésiste, SOS Tout-Petits. Et le Comité pour sauver l’enfant à naître voit le jour en 1980. Des mouvements tous deux issus de l’association Laissez-les vivre. La Trêve de dieu est fondée en 1988, présidée par Claire Fontana. SOS la vie, en 1986. Des associations toujours actives aujourd’hui.
Les pro-avortement remporte une autre victoire : en 1982, l’avortement devient remboursé.
Mais le mouvement pro-vie cherche une visibilité et va s’inspirer des pro-life américains. Dès 1987, des commandos anti-IVG, comme on les appelle passent à l’action. Souvent violente. Le centre d’interruption volontaire de grossesse de Tenon est prise pour cible. Les locaux sont occupés, du matériel dégradé. Ce type d’action reste surtout le fait de deux associations : SOS-Tout Petits et La Trêve de Dieu.
Du côté des défenseurs du droit à l’avortement, on se fédère aussi. Pour créer, en 1990, la Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (CADAC). Une anomalie demeure. Dans le Code Pénal, l’article 317 de la loi de 1920 réprime toujours l’avortement. En 1992, l’article est remplacé. Encore une fois, les peines en cas d’avortement sont durcies.

L’évolution du nombre d’avortements en France

Sources : Estimations de l’Institut national d’études démographiques (INED).
Interruptions de grossesse pratiquées dans les établissements de santé de France métropolitaine.

1993- 2005 : Le lobbying obligé d’en passer par l’Assemblée
Sous la pression des mouvements féministes, les pouvoirs publics vont prendre des mesures. Sollicitée par la CADAC, Véronique Neïertz adresse une circulaire aux directeurs d’hôpitaux leur demandant de prendre des mesures de sécurité et de porter plainte. En 1993, la loi Neïertz crée un délit d’entrave à l’avortement et met un coup d’arrêt aux commandos anti-IVG. Quoique. Certains comptent sur l’amnistie de 1995 pour passer à travers les mailles du filet, ce qui suscite pas mal de débats. Finalement, l’amnistie exclut les commandos. Après quelques procès perdus, les associations se voient donc dans l’obligation de changer de méthode.
Le combat se jouait déjà au niveau politique. Depuis 1986, le lobbying politique est organisé autour du Club Renaissance (FN, PR, Christine Boutin). Le lobbying parlementaire devient à présent le principal moyen d’action. En 1988, Christine Boutin recrée un autre groupe parlementaire, le groupe Démographie et accueil de la vie. Ainsi, en 1990 quelques députés demandent la « création d’une commission d’enquête sur les procédés nouveaux permettant l’avortement et les moyens mis en oeuvre pour en contrôler l’utilisation ». En 1996, une proposition de loi (Beaumont) est déposée pour faire reconnaître « l’objection de conscience au bénéfice des membres du personnel non médical des établissements de soin dans les cas d’avortement.
En 2000, 30 ans après les lois Neuwirth et Veil, Martine Aubry, alors ministre de l’Emploi et de la Solidarité, envisage une réforme. Les anti-IVG montent au créneau. Ils requièrent devant le Conseil d’Etat l’annulation des circulaires permettant la délivrance du Norvelo, la pilule du lendemain par des infirmières d’établissements scolaires. Les Pro-choix contre-attaquent un mois après, en envoyant une lettre aux députés.
En 2001, le délai légal d’IVG passe de 10 à 12 semaines.
En janvier 2005, Christine Boutin dépose, en tant que députée, une « Proposition de loi tendant à favoriser l’aide aux femmes enceintes en difficulté » qui consiste en une « prévention de l’IVG » par un financement public de campagnes anti-IVG.

pro-vie

2005-2009 : Les anti-avortement s’assument sur la toile et dans la rue
Depuis les dernières condamnations en 1998, les anti-avortement s’emploient à changer leur image. Et y parviennent. Rassemblant plusieurs associations dites pour la culture de vie, la Life Parade émerge en 2004 et donne une dimension culturelle aux valeurs des pro-life. Depuis 2005, la majorité des associations pro-vie co-organise la Marche pour la vie, une manifestation annuelle unitaire à Paris. L’édition 2009 a rassemblé 2800 personnes selon la police, et de 15 à 20 000 selon les organisateurs. Le look est jeune, la musique et l’aspect bon enfant des manifestants leur attirent la sympathie des passants.
Le nombre d’associations a explosé. Une cinquantaine environ si l’on en juge par leurs sites internet. La Fondation Jérôme Lejeune est aujourd’hui en France l’une des principales associations pro-vie. Elle se distingue par le fait que l’essentiel de son argumentation se fonde sur des travaux scientifiques.
Des mouvements pro-vie modérés, se donnant pour but de défendre la vie de la conception à la mort naturelle, tel l’Alliance pour les droits de la vie, mènent leur combat par des actions de lobbying politiques et de presse. Ils militent pour les soins palliatifs, la mise en place d’alternatives à l’avortement pour les femmes enceintes en difficultés et la hausse des aides sociales.
En juillet dernier, un mouvement des Etudiants Pro-Vie a même été formé ! Dont le groupe Facebook compte déjà près de 2000 membres.
Sur le plan politique, la lutte est plus discrète mais aussi plus organisée. Né d’abord en Italie mais se voulant européen, « Solidarité – Liberté, justice et paix » a présenté deux listes (Île-de-France et Sud-Est) aux élections européennes de juin 2009.

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oct 29 2009

alartigue

Marie-Pierre Planchon, Miss météo marine

Filed under Portrait

Personne (ou presque) ne sait où se trouvent iroise, viking ou cantabrico. Tout le monde, en revanche, connaît Marie-Pierre Planchon. Et surtout, sa voix. Ou plutôt son flot. Sa météo marine est comme un poème. Pas besoin de comprendre pour la trouver belle.

Des années, qu’elle faisait la pluie et le beau temps sur France Inter. Mais depuis un an, sa météo n’est plus diffusée que sur les grandes ondes. De quoi provoquer une dépression atmosphérique, chez certains auditeurs.


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oct 29 2009

alartigue

Les Guinéens ne veulent plus de Dadis Camara

Filed under International

Le 28 septembre dernier à Conakry, une manifestation contre la candidature de Moussa Dadis Camara à la prochaine élection présidentielle, a dégénéré en bain de sang. Aujourd’hui, la communauté internationale craint une nouvelle dégradation de la situation en Guinée.

Comment une simple manifestation a-t-elle pu se terminer en bain de sang ?

Lundi 28 septembre à la mi-journée, des dizaines de milliers de manifestants se rassemblent dans un stade de Conakry. Alors qu’il avait promis, qu’au terme de la transition, il confierait le pouvoir à un président civil, le chef de la junte au pouvoir envisage d’être candidat à la présidentielle prévue pour le 21 janvier 2010. Le 23 décembre 2008, Moussa Dadis Camara a été porté au pouvoir par un coup d’Etat sans effusion de sang, après la mort du dictateur Lansana Conté. La junte a décidé, au dernier moment d’interdire la manifestation, mais les « forces vives » (partis politiques, syndicats et société civile) l’ont maintenue. Dans la confusion, des militaires de la garde présidentielle tirent sur la foule. Un carnage : au moins 150 morts selon l’ONU et plus de 1200 blessés.dadis

Faut-il craindre une guerre civile en Guinée ?

Et un embrasement de la région. Déjà, le Quai d’Orsay, craignant de nouveaux affrontements, a recommandé à ses ressortissants de quitter le pays. Après plus de 40 ans de dictature, des présidents Sékou Touré puis Lansana Conté, les Guinéens sont à bout. La prise de pouvoir par les putschistes était vécue comme un espoir. Mais à présent, l’opposition exige que les militaires mettent un terme à cette transition du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD). Et réclame l’organisation d’une élection présidentielle libre et démocratique. Ce serait une première dans l’histoire de ce pays devenu indépendant de la France en 1958.

La communauté internationale peut-elle efficacement faire pression sur la junte?

L’Union africaine avait fixé un ultimatum aux membres de la junte pour qu’ils s’engagent à ne pas se présenter aux élections. Une menace sans grand effet puisque Dadis Camara a demandé que la question de sa candidature soit inscrite dans la médiation du président burkinabè, Blaise Compaoré. Peut-être les pressions économiques auront-elles plus d’impact. L’Union européenne a décidé d’imposer un gel des avoirs et un embargo sur les armes. Elle a également retiré un projet d’accord de pêche avec la Guinée, estimant qu’il était « politiquement inacceptable » d’aider la junte au pouvoir après sa répression sanglante contre l’opposition. La Commission de l’UA prévoit de son côté de maintenir la pression pour faire partir la junte en mettant à exécution ses menaces de sanctions. Et le 16 octobre dernier, l’ONU a annoncé la création d’une commission internationale d’enquête sur les violences. Il a prévenu : « L’impunité n’est plus acceptable en Guinée. »

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