Archive for February, 2008

 

BONG a ouvert il y a juste un an dans le 15ème à Paris (45 rue Blomet).
Tenu par Kim son patron et son épouse au sourire asiatique des plus discrets, ce restaurant à la décoration simple affiche à travers son nom coréen, le respect qu’il souhaite donner au client.
Grill coréen, boeuf mariné, radis noir et Kimchi (légume pimenté délicieux)…

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 http://tbn0.google.com/images?q=tbn:i6hu6TOt6TM-3M:http://www.document.no/weblogg/archives/bilder« Exercer la profession de journaliste en France, c’est quelque chose d’important ». Mohamed Sifaoui, journaliste franco-algérien sait conquérir son auditoire. Devant les étudiants de l’IPJ, il porte un regard lucide sur un métier en pleine mutation. Le ton est provocateur. Volontairement. Ce spécialiste du monde arabe tout de noir vêtu, a passé sa vie à contourner la norme, infiltrant tantôt le réseau Al Qaida, révélant dans son dernier reportage les coulisses du banditisme chinois.

« Je suis controversé et j’en ravi », déclare-t-il dans un demi-sourire. Il rappelle la nécessité pour un journaliste de « montrer la réalité » même celle qui ne plait pas. Une liberté rendue difficile par ce qu’il appelle « la pression des lobbies idéologiques, dès qu’on touche aux phénomènes extrêmes et extrémistes. » Or, on est ici au cœur du journalisme d’investigation : « s’intéresser aux extrêmes, à la marge de notre quotidien », selon l’auteur de Mes Frères Assassins (Le Cherche Midi).

Le tableau qu’il dresse de l’information est sans concession. Il s’en prend à certains de ses confrères, « plus occupés à préserver leur carnet d’adresse que donner une information honnête et complète au citoyen ». Déplore leur manque de combativité face à la tentation d’un « journalisme institutionnel » dicté par une certaine culture de la connivence. Et condamne une information édulcorée, sans saveur, sans odeur.
« C’est de mon devoir de vous avertir sur ça », se justifie-t-il, « car, journaliste ou pas, il faudra se battre pour ces questions-là au nom des valeurs qui fondent les démocraties ».
Ces valeurs, ce provocateur assumé en a fait son credo. Même s’il affirme « s’arrêter quand la limite du travail journalistique est atteinte ». Quitte à déranger.

L’œil malicieux, il abat sa dernière carte : « Ma seule fierté ? », termine-t-il. « On ne m’a jamais donné l’occasion de démissionner… On m’a toujours viré ! »

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