Co-réalisé avec Ioana Doklean.
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Martine Malinbaum lit un des poèmes que Mesrime lui a écrit
Grande, charismatique, les yeux verts. On ne doute pas que Martine Malinbaum ait pu faire tourner la tête des hommes. Mesrine le premier. Agée de 26 ans à l’époque, elle explique sans fausse modestie : “J’étais un oiseau tout frais qui se posait sur la cage de la prison”. Accueillante, l’avocate reçoit dans son cabinet situé sur la très chic avenue Foch, dans le XVIe arrondissement de Paris. Accrochée au mur de son bureau, trois croquis de ses plaidoiries. Dont un lors du procès de Jacques Mesrine. C’est sa fille (et collaboratrice) qui ouvre la porte. Près du bureau, un manteau de fourrure est posé sur une table, quasi identique à celui que Martine Malinbaum portait à la fin des années 70. “Mesrine m’avait désignée pour que je sois son avocate. D’autres détenus de la prison de la Santé que je défendais à l’époque ont dû lui parler de moi”. Aucune appréhension du côté de la jeune femme, qui rejoint alors une dizaine d’avocats défendant Mesrine. “Il faut replacer les choses dans leur contexte. La première fois que je rencontre Mesrine, c’est en 1976, au Quartier de Haute Sécurité (QHS) de la Santé. Il n’est pas encore l’Ennemi public n°1″.
