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	<title>Fallait pas m'inviter</title>
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	<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 11:49:17 +0000</pubDate>
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		<title>Handicapés, amoureux et insérés</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 12:27:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits de l'ipj]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
&#160;
Corinne Taroni et Kefren Figueroa sont handicapés. Amoureux aussi. Une chance dans un monde où handicap reste trop souvent synonyme d&#8217;isolement. Et dans un monde où le handicap met encore mal à l&#8217;aise.  Rencontre avec ce couple (presque) comme les autres. 
«  Quand on me demande pourquoi on s&#8217;aime, je réponds : parce que c&#8217;est lui, parce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <img src="http://ipjblog.com/aureliefontaine/files/2008/06/corinne-et-kefren.jpg" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Corinne Taroni et Kefren Figueroa sont handicapés. Amoureux aussi. Une chance dans un monde où handicap reste trop souvent synonyme d&#8217;isolement. Et dans un monde où le handicap met encore mal à l&#8217;aise.  Rencontre avec ce couple (presque) comme les autres. </strong></p>
<p>«  <em>Quand on me demande pourquoi on s&#8217;aime, je réponds : parce que c&#8217;est lui, parce que c&#8217;est moi. C&#8217;est une phrase de Montaigne. Tu lis Montaigne ?</em> », questionne Corinne, entre deux bouchées de nem au saumon et une blague d&#8217;enfant. Béret vissé sur la tête, elle retrouve son air rieur et sourit à Kefren, son fiancé depuis huit ans.  </p>
<p>Considérés comme invalides à 80%, ils sont tous deux traumatisés crâniens graves. La vie ne les a pas épargnés. Deux accidents de voiture, une tumeur au cerveau et une hépatite C, contractée à l&#8217;hôpital, pour Corinne, 42 ans. Un accident de voiture à huit ans, six mois de coma et huit opérations pour Kefren. A 30 ans, ce fan de foot est condamné à prendre huit pilules par jour. Pilules amoureusement préparées et rangées par Corinne chaque semaine.</p>
<p>Leur chance, c&#8217;est de vivre une vie à deux. « <em>Dans leur souffrance ils ont pu avoir cet accompagnement extraordinaire</em>. <em>Leur rencontre est providentielle </em>», raconte Elisabeth Huppert, la marraine de Corinne. <span id="more-43"></span></p>
<p><strong>« Le coup des bisous »</strong></p>
<p>Ce qui les rendait faibles seuls, les rend forts à deux. <em>« Quand je suis malade, elle reste avec moi, quand elle est malade, je reste avec elle »</em>. Et tant pis s’il ne va pas au boulot.<em> « Peu importe ce qu&#8217;on en dit au travail</em> », insiste Kefren.</p>
<p>Quand Corinne parle très vite, Kefren l’aide à s’exprimer. Difficile de la comprendre sans la faire répéter car elle articule peu. Kefren a tendance à oublier, alors sa mémoire, c’est sa fiancée. Elle est aussi son livre de grammaire et d&#8217;orthographe. Kefren parle parfaitement français, anglais et espagnol. Alors, de temps en temps, il se « <em>mélange les pinceaux</em> ». Et comme si ce n’était pas suffisant, Corinne lui apprend un peu l&#8217;allemand, qu&#8217;elle maîtrise à la perfection.</p>
<p>D&#8217;origine cubaine, Kefren est naturalisé français depuis le 28 février 2008. Il a vécu six ans à Cuba d&#8217;où ses parents ont fuit le régime castriste. Direction Miami, puis la France, New-York et Miami, où il a obtenu l&#8217;équivalent du bac. Son annulaire droit arbore une grosse bague orné d&#8217;une pierre verte et gravé du nom de son lycée «<em> Braddock high school </em>».</p>
<p>Sur leur lit, Corinne joue avec une peluche et semble ne pas l&#8217;écouter. A l&#8217;évocation du « <em>coup des bisous</em> », un sourire malicieux se dessine sur ses lèvres. Le côté latino de Kefren prend les dessus. Il est fier de raconter comment Corinne l&#8217;a séduit, au centre d&#8217;accueil de jour. « <em>Elle venait me faire des bisous. Au début sur le haut de la joue et petit à petit tout près de la bouche. Je suis pas bête, j&#8217;ai bien compris</em> », explique Kefren.</p>
<p><strong>« Love me tender »</strong></p>
<p>Au septième étage d&#8217;un bel immeuble parisien, le couple s&#8217;est crée un nid d&#8217;amour. Le studio, acheté par le père de Corinne, est plein à craquer. Des photos de Corinne en noir et blanc, avant et après l&#8217;accident, sont punaisées sur les murs. La pièce ressemble à une chambre d&#8217;adolescent. Du temps de leur adolescence. Elvis Presley est en poster. Les Forban, les Platters, Sardou, Bruel et Voulzy en cassette audio. Kefren connaît les paroles par cœur. « <em>Pour les chansons j&#8217;ai de la mémoire, pas pour les leçons </em>», lance-t-il avant d&#8217;interpréter « <em>Love me tender</em> ». Assis sur une chaise, il regarde amoureusement Corinne. Puis ils chantent à deux, les yeux dans les yeux, « <em>Ne me quitte pas</em> ».</p>
<p>Leur chance, c&#8217;est aussi d&#8217;avoir une vie de quartier. Dans le coin, tout le monde les connaît. Au cinéma, où le couple se rend une fois par semaine. Au restaurant japonais, où la serveuse leur demande : <em>« je vous sers la même chose que d&#8217;habitude ?</em> ».</p>
<p><em>« Tous les matins  il prend un café, elle une grenadine.Ils viennent ici car ils ont confiance. Je ne les considère pas comme de simples clients. Ils viennent aussi chercher du contact, voir des gens qu&#8217;ils ne voient pas ailleurs. Kefren essaye de payer les verres des autres clients, ça les surprend, surtout avec son pas léger », </em> se moque gentiment Thierry Ribau, propriétaire du café le Gulf Stream.</p>
<p>« <em>Ils m&#8217;inspirent l&#8217;amour. C&#8217;est sûr, ils vivent mieux que nous. Leur vie c&#8217;est ma leçon d&#8217;humilité quotidienne</em> », ajoute Thierry Ribau.</p>
<p><strong>« Dans le coeur on est des enfants »</strong></p>
<p>La famille aussi est très présente. Le père de Corinne et sa compagne habitent le même immeuble. Savoir que quelqu&#8217;un peut leur venir en aide s&#8217;il se passe quelque chose les rassure. « <em>Si Kefren ne prend pas ses médicaments, il peut devenir violent, même si cela n&#8217;est jamais arrivé. Ou avoir des crises d&#8217;épilepsie</em> », explique Jacques Taroni, le père de Corinne. Cet été, ils partiront en vacances avec la mère de Corinne. « A<em> quatre à Sète dans une voiture. Pas à sept dans une voiture de quatre, mais à quatre à Sète. Tu comprends ?</em> », se marre le couple.  </p>
<p>Soutien moral donc, mais aussi financier. Kefren travaille à mi-temps dans un centre d’aide par le travail (CAT) et gagne 275 euros par mois. Leurs deux pensions d&#8217;invalidité s&#8217;élèvent à 700 euros mensuels. Pas assez pour vivre correctement. Corinne se rend quotidiennement dans un centre de jour, payant. Les parents sont là pour compléter. La mère de Kefren vit à Villeparisis (Seine-et-Marne). Ils se téléphonent plusieurs fois par jour et se voient un week-end sur deux.</p>
<p>Pas question de se sentir différents des autres. Certes, à 42 ans, Corinne parait 20 ans de moins. La faute aux hormones de croissances qui retarde le vieillissement de la peau. Certes le livre de recette est rédigé en gros caractère. Avec des dessins d&#8217;ustensiles de cuisine pour l’illustrer. Mais, « o<em>n est pas débile</em>. <em>On voyage, on prend les transports en commun tout seul, on cuisine. Je passe l’aspirateur.</em> <em>On est des gens sérieux. Et dans le cœur on est des enfants</em>», martèle Kefren. D&#8217;ailleurs, comme une évidence, Corinne demandera : « <em>comment tu savais qu&#8217;on était handicapés ? </em>».</p>
<p>Grâce à cette bulle protectrice, ils sont autonomes. Seule une aide ménagère vient trois fois par semaine. Et pourtant, deux choses manquent à leur vie de couple. Le mariage et un enfant. Tous deux sont croyants, et pour Kefren le mariage représente beaucoup. « <em>Je ne comprends pas pourquoi autour de nous on ne veut pas qu&#8217;on se marie. La musique, pendant la cérémonie, c&#8217;est tellement beau </em>», regrette-t-il. Question bébé, il chuchote pour que Coco, comme il la surnomme, ne l&#8217;entende pas. « <em>Moi je peux avoir un enfant, mais pas elle</em>. <em>On a deux peluches, ce sont nos fils</em> ».<br />
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		<title>La télévision en intra-veineuse</title>
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		<pubDate>Wed, 14 May 2008 11:56:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
« Vous voulez participer à l’émission Ce soir ou jamais ou T’empêches tout le monde de dormir ? Alors contactez Lydie au 06 65 44 14 32». Chercher sans relâche un public pour les deux émissions de France 3 et M6 et s’en occuper une fois sur le plateau. Voilà en quoi consiste le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <a href="http://ipjblog.com/aureliefontaine/files/2008/06/lydie.jpg" title="lydie.jpg"><img src="http://ipjblog.com/aureliefontaine/files/2008/06/lydie1.jpg" /></a></p>
<p><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em><strong>« Vous voulez participer à l’émission Ce soir ou jamais ou T’empêches tout le monde de dormir ? Alors contactez Lydie au 06 65 44 14 32»</strong></em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><strong>. Chercher sans relâche un public pour les deux émissions de France 3 et M6 et s’en occuper une fois sur le plateau. Voilà en quoi consiste le métier de Lydie Jaïd. En freelance depuis dix ans, les sociétés de production se l’arrachent. </strong></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><strong>Résultat : la jeune femme ne vit plus que pour son travail.</strong></font></font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">Collier, bracelet, ceinture et béret rouge. Le tout venant accessoiriser pantalon, tee-shirt et veste en cuir noir. Le look est minutieusement étudié, le visage parfaitement maquillé. Son image est son atout et Lydie Jaïd le sait. Elle en joue et en surjoue, pour </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« nourrir le côté paillette de la télé, qui fait fantasmer le public »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">. Un rôle de composition facile à interpréter : comédienne de formation, l’animatrice public de 39 ans n’a de toute façon pas </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« envie d’être perçue comme banale et ordinaire »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">. <span id="more-27"></span></font></font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">A 29 ans, alors stagiaire chez Karl Zéro, on lui propose d’être chauffeuse de salle</font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>. </em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">Elle saute aussitôt sur l’occasion, d’autant plus que le manque d’argent se fait sentir. Le milieu de la télévision lui plaît, le côté relationnel avec le public aussi. Et pas question d’être </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« secrétaire dans la plomberie »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">. Il y a dix ans, il existait peu d’émissions tournées avec un public. La jeune femme d’origine marocaine s’engouffre dans la brèche et est tout de suite sollicitée par les sociétés de production, qui produisent de plus en plus de talk-show. Aspirée par son nouveau métier, plus rien ne compte hormis dénicher le précieux public. </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« S’il le fallait je supplierais à genoux une personne pour qu’elle assiste à l’émission »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">, explique-t-elle en riant. Un rire franc qui ne fait pas douter une seconde dans sa capacité à le mettre en oeuvre.</font></font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><strong>Accro.</strong></font></font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">L’expression </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« vie sociale »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"> a disparu de son vocabulaire. </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« Je n’ai pas le temps d’avoir des amis. J’ai juste quelques copines à droite à gauche. Mais ça ne me manque pas »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">. Loin de s’en plaindre, Lydie Jaïd en a fait une règle de vie. Rien ne doit la détourner de ses missions. </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« La boulémique de travail »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">, comme elle se qualifie sans sourciller, ne sort pas, ne fume pas, ne bois pas et ne lis pas. Sa culture, elle l’acquiert sur les plateaux télés, en écoutant les invités du jour. Elle qui travaille sept jours sur sept, souvent jusqu’à deux heures du matin, essaye de beaucoup dormir, de manger équilibré et de faire du sport. Tout ça dans un même but : </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« garder le meilleur d’elle-même pour son travail </em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">». Car derrière l’apparence de star et le côté </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« j’amuse la galerie »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">, Lydie Jaïd table sur le sérieux et la régularité pour </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« être la meilleure »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">. </font></font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">Foncer, toujours. Pas le temps d’avoir des soucis. </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« On a tous nos problèmes. Mais le fait de ne pas les mettre en avant c’est déjà les régler »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">, affirme-t-elle avec aplomb. Et lorsque ses collègues l’interpellent sur la façon dont elle mène sa vie, elle ne les écoute pas. </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« Ils me freinent dans mon travail, et je ne travaille jamais au ralenti »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">, souligne-t-elle, implacable. Pas le temps non plus d’avoir la grosse tête. </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« Le monde de la télé est un milieu privilégié. Les places sont chères. Alors ceux qui y sont s’en vantent »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">, raconte-t-elle un peu gênée de critiquer le milieu qui fait </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« sa raison de vivre »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">. Entrée tard dans ce microcosme, elle avait </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« déjà assez pris de claques pour ne plus vivre dans l’illusion, celle que l’on peut avoir à 20 ans »</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">. Sa famille lui permet aussi de garder les pieds sur terre. </font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3"><em>« La télé n’intéresse pas mes parents. Ils vivent dans le sud, ils ont le soleil, la mer. Ils sont dans la vraie vie»</em></font></font><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">. </font></font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman, serif"><font size="3">Retour à Paris et au strass : ce soir Lydie Jaïd accueillera le public toute de verte pomme et de skaï vêtue. Ceux qui portent de tenue flashys seront au premier rang. La télévision ne souffre pas l’ordinaire.</font></font></p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
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		<title>Pizza molle, haricots verts au jus, choux blanc et banane</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 20:08:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[
C&#8217;est jeudi midi, et l&#8217;jeudi midi c&#8217;est pizza à la cantine du lycée Condorcet dans le 9ème arrondissement de Paris.
Alors avant de manger ses haricots verts trempés dans de la mayo et de se souvenir de nos midi lycées, on observe les cantiniers dans leur cuisine, celle qu&#8217;on entrevoyait au moment d&#8217;hésiter entre steak-frite ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ipjblog.com/aureliefontaine/files/2008/05/dscn0644ter.jpg" border="0" height="250" width="200" /></p>
<p>C&#8217;est jeudi midi, et l&#8217;jeudi midi c&#8217;est pizza à la cantine du lycée Condorcet dans le 9ème arrondissement de Paris.</p>
<p>Alors avant de manger ses haricots verts trempés dans de la mayo et de se souvenir de nos midi lycées, on observe les cantiniers dans leur cuisine, celle qu&#8217;on entrevoyait au moment d&#8217;hésiter entre steak-frite ou poisson pané-frite.</p>
<p>Pour voir, <a href="http://www.fontaineaurelie.canalblog.com">c&#8217;est ici !</a></p>
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		<title>&#8220;Je suis le Don Quichotte des temps modernes&#8221;</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 21:10:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits de l'ipj]]></category>

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		<description><![CDATA[
 Délégué filpac-cgt du personnel chez Publicis, Gilbert Bougreau se « bat contre toutes les injustices ». Syndicaliste chevronné depuis 2001 il est aussi technicien de maintenance depuis 12 ans. Avec sa collègue syndiquée Force Ouvrière, il représente les 428 salariés de l’agence de publicité. Pour lui, le syndicalisme est « un état d’esprit, pas un métier ». Et c’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img border="0" align="baseline" width="200" src="http://ipjblog.com/aureliefontaine/files/2008/05/firminy-eveux-014.jpg" height="250" /></strong></p>
<p> <strong>Délégué filpac-cgt du personnel chez Publicis, Gilbert Bougreau se « bat contre toutes les injustices ». Syndicaliste chevronné depuis 2001 il est aussi technicien de maintenance depuis 12 ans. Avec sa collègue syndiquée Force Ouvrière, il représente les 428 salariés de l’agence de publicité. Pour lui, le syndicalisme est « un état d’esprit, pas un métier ». Et c’est à ce titre qu’il combat, coûte que coûte, les « nombreuses injustices de la boîte ».</strong><strong> </strong></p>
<p>Lorsqu’il arrive à l’accueil vous pressentez que Gilbert Bougreau est un sacré bonhomme. Avec sa veste en jean des années 80 et son portable autour du cou il dérange dans un décor d’agence de publicité. Il a 67 ans, mais explique fièrement qu’il « ne les fait pas. Vous voyez, je n’ai même pas de cheveux blancs ». Autour de lui, des publicitaires trentenaires habillés à la dernière mode. Il n’est pas à sa place et le sait bien. Mais il s’en moque que son « attitude et son franc-parler » dérange. Il s’en « contrefous » que la direction l’ait isolé au dernier étage du bâtiment. Et c’est même tant mieux : « comme ça je peux griller ma cigarette tranquille dans mon bureau. Pas besoin de descendre ».<span id="more-22"></span>Pour comprendre l’engagement syndicaliste de Gilbert Bougreau on ne peut passer outre sa situation professionnelle. Depuis 2002 la direction l’a « mis au placard », comme il écrit sur son CV, envoyé à tous les salariés, « pour qu’ils sachent qui je suis ». On le ne laisse plus travailler. Le délégué du personnel poursuit alors son employeur au prud’homme. En novembre 2006, l’agence a été condamnée pour discrimination syndicale à hauteur de 18 500 euros et à 150 euros d’astreinte par jour tant qu’il n’est pas réintroduit dans sa fonction. Il n’a pas encore repris le travail mais fait acte de présence, notamment pour remplir sa mission de syndicaliste. </p>
<p><strong>Ouvrier et poète</strong></p>
<p>Autant dire que le « mal-aimé », comme il se qualifie lui-même n’est pas rendu très visible auprès des salariés. Le trouver n’est pas chose aisée. Arrivé au cinquième étage, il faut tourner à gauche, slalomer entre les imprimantes, monter un petit escalier et puis, enfin, ouvrir la porte de son minuscule bureau, situé sous les combles. Pourtant, il veut montrer qu’il est bel et bien là. Alors, au fil des couloirs il a placardé des petites affiches, « le délégué du personnel, c’est par là ». Dans son espace de travail, tout y est. Cafetière, chauffage électrique, piles de dossiers qui menacent de s’effondrer à chaque claquement de porte. Il y aussi une dizaine de photos de famille, dont lui, à 30 ans, en noir et blanc, façon James Dean. Il a vieilli mais raconte avec excitation tous ses exploits, qu’ils datent d’hier ou d’aujourd’hui. Meilleur ouvrier de France, ancien international de l’équipe de France de basket en 1957, « 1<sup>er</sup> père célibataire en 1990 », ou encore poète. Il a même affiché sur sa porte sa dernière composition, sur la vieillesse justement. Et puis une autre, en rapport avec son travail de syndicaliste, sur les négociations salariales annuelles. Il l’a intitulé « le chat et la souris », référence aux « patrons qui vont à la chasse aux sous et rognent toujours plus sur les salaires des employés ». Entre deux verres d’eau il parle de son combat de syndicaliste comme de ses déboires conjugaux. Car Gilbert Bougreau est un véritable moulin à parole. Il est de ceux qui n’aiment pas répondre aux questions mais préfèrent tout raconter en bloc, le plus vite possible, pour que rien ne soit oublié. Avec l’espoir que tout soit dit. </p>
<p><strong>Divorce et dépression</strong></p>
<p>Et il en a des choses à dire. Sa vie de syndicaliste est un combat qu’il évoque avec colère et acharnement. Mais surtout avec passion. Souvent dévastatrice. Son couple a bien failli exploser, avec un divorce évité de justesse. Si tout est rentré dans l’ordre, Evelyne, sa deuxième femme, peste encore : « notre vie dépend de ses horaires. On ne peut rien faire tant qu’il n’a pas finit de passer ses coups de fils et envoyé ses courriers. Il rapporte toujours du boulot à la maison. » Propos embrouillés du concerné : « Je ne suis pas dépendant de mon boulot de syndicaliste. Quand je sors de l’agence je n’y pense plus. Mais n’en parlez pas à ma femme, ça la gonfle le syndicat. » L’ombre du divorce n’était pas la seule à planer. Il y a eu la dépression, aussi. « Ne pas être soutenu par ceux que l’on défend, c’est difficile. Je lutte contre les injustices mais c’est dur psychologiquement d’être en conflit permanent. Heureusement, je suis un battant, je m’en suis sorti tout seul. A ma place, d’autres gens se seraient suicidés ». C’est de ce courage dont Evelyne parle, finalement, mais avec une pointe de défaitisme. « Il faut bien qu’il en y en ait pour faire ce travail. Il se donne beaucoup pour les autres, c’est tout à son honneur. »Surtout que Gilbert s’est formé tout seul, « sur le tas », au fil des cas qu’il avait à défendre ». Peu soutenu par les salariés, il n’a pas baissé les bras pour autant. Alors il s’est battu deux fois plus pour les autres et pour lui-même. Dans l’agence, il est tout à la fois maçon, plombier, serrurier et peintre. Alors « pour défendre les salariés », il s’est plongé dans les manuels de droit social.  </p>
<p><strong>Rage de vaincre</strong></p>
<p>Tout le monde l’aime bien mais « il est assez spécial », explique un salarié. Une fois, il s’est mêlé de « ce qui ne le regarde pas », écrit une jeune employée dans un mail. Sans la consulter, Gilbert Bougreau a contacté la direction pour une anomalie dans sa feuille de paye. Et surtout, a envoyé ses conclusions à tous les salariés. Il tape fort du poing sur la table. Peut-être trop. Monique Tanguy, sa collègue syndiquée chez Force Ouvrière, le confirme en souriant, avec de la compassion dans la voix. « Il fait carrément du forcing. Ici, les salariés sont des communicants, ils n’ont pas l’habitude de son vocabulaire dur et très direct. Ses méthodes sont un peu archaïques mais il faut reconnaître qu’au niveau juridique il est très fort ». Il y a 35 ans, Gilbert Bougreau a obtenu une licence de droit à Nanterre, en suivant des cours du soir. Et il a peaufiné ses connaissances au fil des années. Jusqu’à connaître parfaitement tous les rouages du code du travail. « C’est un peu ma revanche. Je suis fier d’être un manuel mais je voulais leur montrer que je sais aussi me servir de mon cerveau ». Il a bien eu quelques formations. Une de huit jours récemment pour apprendre à négocier les gestions prévisionnelles des emplois et des compétences. Une autre pour être formé à gérer droit et accidents du travail. Et une troisième de deux jours pour apprendre à se servir d’un ordinateur, il y  a deux ans. Avant, c’est son fils qui l’aidait pour l’informatique. Son fils, c’est son plus grand bonheur. Accroché en bonne place sur le mûr, un article salue son garçon de 24 ans, « meilleur jeune scientifique d’Europe ». </p>
<p><strong>« Faire abstraction de soi »</strong></p>
<p>Malgré toutes les difficultés il est de petites victoires qui lui réchauffent le cœur. Dernièrement il a reçu une lettre de bonne année d’une secrétaire de l’entreprise à qui il a fait gagné six mois de salaire brut. Et ce sont ces petites victoires sa plus grande fierté. « Avec la victoire de mon procès bien sûr. Moi je suis tout petit, eux ils ont des grands avocats et j’ai quand même gagné ». Gilbert Bougreau affirme que seul « l’intérêt collectif compte et qu’il faut faire abstraction de soi ». C’est un homme généreux qui parle. Mais comme tout être humain il a besoin de reconnaissance. Reconnaissance qu’il dit ne pas sentir assez parmi les salariés. Pour les excuser, le simple prétexte de l’âge : « ils sont jeunes ces publicitaires. Les mentalités ne sont plus les mêmes qu’à ma génération ». Mais l’arbre cache la forêt. Le besoin de reconnaissance est plus fort qu’il ne laisse paraître. Gilbert Bougreau a écrit aux magazines Challenges et Stratégie dans l’espoir que son combat contre Publicis soit relayé. Il attend toujours une réponse.  </p>
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		<title>&#8220;Je veux être un empêcheur de tourner en rond&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Jan 2008 20:41:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits de l'ipj]]></category>

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		<description><![CDATA[  « Essayer de découvrir ce que certains chercheraient à cacher ». Voilà ce que Mohamed Sifaoui n’a cessé de marteler jeudi dernier à l’Institut pratique de journalisme lors d’une conférence. Journaliste d’investigation indépendant et citoyen engagé, ce personnage haut en couleur s’insurge contre ce qu’il nomme la « culture de la connivence » entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>  </strong><img src="http://www.document.no/weblogg/archives/bilder/mohamed.sifaoui-thumb.jpg" height="176" width="230" /><strong>« Essayer de découvrir ce que certains chercheraient à cacher ». Voilà ce que Mohamed Sifaoui n’a cessé de marteler jeudi dernier à l’Institut pratique de journalisme lors d’une conférence. Journaliste d’investigation indépendant et citoyen engagé, ce personnage haut en couleur s’insurge contre ce qu’il nomme la « culture de la connivence » entre les journalistes et ceux qui font le débat public<em>. </em></strong><strong> </strong></p>
<p>Sûr de lui et de ses opinions, Mohamed Sifaoui choque volontairement pour mieux faire passer son message. « J’ai honte de la connivence assumée de certains journalistes français », qu’elle soit avec les politiques, les économistes ou les représentants de communautés. L’homme qui a infiltré pendant 14 mois une cellule d’Al-Qaida à Paris n’est pas là pour faire dans la dentelle, et tant mieux. Il est de ces bouffées d’oxygènes qui pourrait rassurer la moitié des français qui, en 2007, ne faisaient plus confiance aux journalistes.<span id="more-21"></span></p>
<p>Avec une facilité déconcertante et une carapace que l’on imagine épaisse pour faire face à ses nombreux détracteurs, il fustige « ces reporters qui préservent plus leurs carnets d’adresses que le citoyen envers lequel ils doivent être d’une droiture exemplaire ». C’est pourquoi Mohamed Sifaoui diffuse ce qu’on lui dit en « off », même s’il doit perdre sa source. Mais il le fait toujours avec le sentiment d’un devoir accompli. Car, pour lui, le rôle du journaliste est « de montrer la réalité », à ses risques et périls. Depuis la sortie en 2003 de son reportage « J’ai infiltré une cellule islamiste » il est sous protection policière 24 heures sur 24. Sa dernière enquête, sur le milieu asiatique parisien, lui a valu de nombreuses menaces de morts.</p>
<p>Fier « d’avoir été viré » à maintes reprises, se prouvant ainsi à lui-même son côté poil à gratter, il ne comprend pas que les cinq journalistes de TF1, auteurs du livre « Madame, monsieur, bonsoir » sur les coulisses de la chaîne ne révèlent pas leurs identités. « C’est gravissime si aujourd’hui, dans un pays démocratique, l’anonymat est requis pour critiquer le monde médiatique ».Courant 2008, son site d’information satirique verra le jour sur le web. Histoire de continuer sa bataille, celle de la transparence, coûte que coûte.</p>
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		<title>A vos marques, prêts, tractez !</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jan 2008 13:52:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits de l'ipj]]></category>

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		<description><![CDATA[ A trois mois et demi des municipales les socialistes du XIème  arrondissement de Paris sont sur le pont. Deux soirs par semaine ils se retrouvent métro Saint-Ambroise pour tracter. Leur candidat : Patrick Bloche. Rencontre sur le pavé avec des militants déterminés.  
          [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><font face="Times New Roman"> </font></strong><strong><font face="Times New Roman">A trois mois et demi des municipales les socialistes du XIème  arrondissement de Paris sont sur le pont. Deux soirs par semaine ils se retrouvent métro Saint-Ambroise pour tracter. Leur candidat : Patrick Bloche. Rencontre sur le pavé avec des militants déterminés.</font></strong><font face="Times New Roman"> </font><font face="Times New Roman"> </font></p>
<p><font face="Times New Roman">            Avec 1500 tracts sous le bras, Charles débarque à 18H30 métro Saint-Ambroise (XIème). Lui et trois autres militants du parti socialiste distribuent sans relâche les prospectus incitant à voter Patrick Bloche aux municipales. Ni la nuit ni le froid ne les détournent de leur mission. « Je m&#8217; investie à fond pour qu&#8217;il gagne  » explique Pascale avec enthousiasme. La jolie blonde de 36 ans, membre du bureau national, milite depuis dix ans. Depuis un mois que les tractages ont commencé elle se rend au moins une fois par semaine sur les marchés et à la sortie des métros.</font><span id="more-19"></span></p>
<p><font face="Times New Roman">Ce soir, elle est plutôt satisfaite. Une personne sur deux prend les tracts, et avec le sourire.  « Ils sont forcément plus intéressés par la vie de leur quartier. Surtout que ça va bouger à la mairie » assure la fonctionnaire. Car l&#8217;enjeu de mars prochain est grand. Georges Sarre, indéboulonnable maire depuis 1995 « risque fort de se faire prendre sa place » explique Ambroise en reprenant une pile de tract dans le panier de son vélo. « Il faut marquer le terrain dès maintenant, faire savoir que Patrick Bloche est tête de liste » renchérit Pascale. En attendant l&#8217;intensification de leur activité en janvier, la mécanique est déjà bien rôdée. Le responsable logistique est chargé d&#8217;évaluer le nombre de tracts à imprimer chaque semaine. Aujourd&#8217;ui, c&#8217;est Ambroise qui est allé chercher le matériel dans leur local rue des Boulets, loué à la fédération. </font></p>
<p><font face="Times New Roman"> </font></p>
<p><font face="Times New Roman">Pause clope pour Pascale qui en profite pour enfiler ses gants. Un oeil toujours rivé sur la bouche de métro elle confie son quart d&#8217;heure de gloire. A la suite d&#8217;une pétition qui a recueillie 1 000 signatures, elle a saisit la commission nationale des conflits pour que Georges Frêche soit exclu du parti, à cause de ses propos sur les harkis. Cigarette terminée il faut retourner tracter : «  Réunion publique demain avec Patrick Bloche ! Venez nombreux ! » lance-t-elle avec entrain aux badauds.</font></p>
<p><font face="Times New Roman">19H30. Les « 5% de mécontents habituels » comme les appelle Ambroise n&#8217;étaient pas au rendez-vous. Et aucune feuille A4 n&#8217;a fini dans les poubelles alentours. Plutôt encourageant pour ces jeunes militants.</font></p>
<p><font face="Times New Roman"> </font><font face="Times New Roman"> </font><font face="Times New Roman"> </font></p>
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		</item>
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		<title>Mâchons de l&#8217;insécurité. Et toi Martine, tu te sens sécure ?</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 17:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Mangeons de l’insécurité. Et toi Martine, tu te sens sécure ?
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://ipjblog.com/aureliefontaine/files/2007/12/rer-b-aurelie-nadir.mp3" title="Mangeons de l’insécurité. Et toi Martine, tu te sens sécure ?">Mangeons de l’insécurité. Et toi Martine, tu te sens sécure ?</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Chirac is back</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 14:56:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits de l'ipj]]></category>

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		<description><![CDATA[                      Disparu de la scène politique depuis l&#8217;élection de Nicolas Sarkozy le 16 mai dernier, feu notre président de la république revient de manière fracassante. 9h35, mardi 13 novembre (une heure avant Valéry Giscard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>                      <img src="http://www.infos-des-medias.net/mt4/mt-static/FCKeditor/UserFiles/Image/image%20people/chirac_guignol1.jpg" height="157" width="150" />Disparu de la scène politique depuis l&#8217;élection de Nicolas Sarkozy le 16 mai dernier, feu notre président de la république revient de manière fracassante. 9h35, mardi 13 novembre (une heure avant Valéry Giscard d&#8217;Estaing son <a href="http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=579794">&#8220;faux-frère de la droite&#8221;)</a>  Jacques Chirac franchit pour la première fois les portes du Conseil Constitutionnel. Au menu, l&#8217;examen de la loi Hortefeux sur l&#8217;immigration et les deux articles contestés sur les tests ADN et les statistiques ethniques. Refusant le 29 octobre à la cité de l&#8217;immigration d&#8217;évoquer la loi sur l&#8217;immigration, Chirac l&#8217;avait jugé, à <a href="http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=579794">titre privé</a>, blessante et inutile. <a href="http://ipjblog.com/aureliefontaine/2007/11/15/chirac-is-back/">Lire la suite&#8230;</a></p>
<p><span id="more-15"></span>Pour ce retour en force, (mais pas en forme : <a href="http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=579794">renforcement de ses problèmes d&#8217;audition</a>)  interview exclusive de Chichi à <a href="http://www.france2.fr/STATIC/video/index-fr.php?titre=JACQUES+CHIRAC%26nbsp%3B%3A+INTERVIEW+EXCLUSIVE+DE+L%26%238217%3BANCIEN+PRESIDENT+DE+LA+REPUBLIQUE&amp;url=mms://a988.v101995.c10199.e.vm.akamaistream.net/7/988/10199/3f97c7e6/ftvigrp.download.akamai.com/10199/sgv/diff/videotheque/info/bonus/51A36_f2_france_itwjacueschirac_20071113.wmv&amp;section=info_jt_20h_bonus&amp;rubrique=video">France 2</a> lors du 20h de mardi.  &#8220;Je vais assumer ma tâche à ce sujet le plus sérieusement possible. Ce sont souvent des sujets délicats, raison de plus pour les traiter avec délicatesse&#8221; explique-t-il, debout, dans son nouveau bureau de la rue Montpensier. Retraité super-actif, il évoque aussi les actions principales de sa fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures, dont &#8220;apporter une aide publique aux pays en voie de développement&#8221;.</p>
<p><strong>Deux interprétations dans les médias français</strong></p>
<p>Pour les uns, le retour de Chirac sonne comme un défi à Sarkozy. 20 minutes, qui titre <a href="http://www.20minutes.fr/article/194639/Politique-Chirac-contre-Sarkozy.php">Chirac contre Sarkozy  </a>, rappelle que les 11 membres qui siègent au Conseil Constitutionnel (CC) ne sont pas forcément favorables à la ligne dictée par Nicolas Sarkozy. Exemple : en août dernier, le CC a donné raison à l’opposition en annulant la portée du dispositif sur le crédit d&#8217;impôt des emprunts immobiliers du paquet fiscal. RTL table aussi sur un possible affaiblissement du chef de l&#8217;Etat en affirmant que l&#8217;Elysée redoute que <a href="http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=579794">Jacques Chirac ne convainque les autres sages de censurer </a>les deux articles de la loi d&#8217;Hortefeux. <a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31644">AgoraVox</a> est encore plus virulent :  &#8220;Chirac a entre les mains les moyens de faire écrouler comme un château de cartes le bel édifice érigé par Nicolas Sarkozy, édifice qui lui avait valu les voix des électeurs les plus conservateurs aux dernières élections&#8221;.</p>
<p>Pour d&#8217;autres, le duel VGE-Chirac prime. <a href="http://www.liberation.fr/actualite/politiques/291545.FR.php">Libération</a> ironise en débutant son article par &#8220;Plic et ploc de retour pour de nouvelles aventures au CC&#8221;. Le journaliste raconte comment l’attribution de leur bureau respectif au CC a donné lieu à un psychodrame feutré. Giscard a exigé d’être traité au moins aussi bien que le nouvel arrivant Chirac. Il a donc récupéré un nouveau bureau plus grand au même étage «noble» que lui. Jean-Louis Debré, président du Conseil, a dû gérer avec humour et diplomatie ces enfantillages. Désormais, il installera autour de la table Chirac à sa gauche et Giscard à sa droite.</p>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit, face à face difficile avec Sarkozy ou VGE, Chirac touchera 12 000 euros par mois pour son travail au CC. Au final, pension de retraite comprise, il percevra 31 000 euros mensuels. De quoi se faire une retraite dorée, en plus d&#8217;être active.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;envers de Drouot</title>
		<link>http://ipjblog.com/aureliefontaine/2007/11/14/lenvers-de-drouot/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 14:46:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits de l'ipj]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;occasion des dix ans de l&#8217;association du quartier Drouot, l&#8217;hôtel des ventes accueille, du jeudi 11 au samedi 13 octobre, les tableaux, oeuvres d&#8217;art et vidéos de dix-sept artistes internationaux. L&#8217;expo-vente, &#8220;Le temps du contemporain II&#8221;, nécessite une organisation bien rôdée. Reportage dans les coulisses. 
Ca s&#8217;agite dans la salle numéro huit de l&#8217;hôtel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&#8217;occasion des dix ans de l&#8217;association du quartier Drouot, l&#8217;hôtel des ventes accueille, du jeudi 11 au samedi 13 octobre, les tableaux, oeuvres d&#8217;art et vidéos de dix-sept artistes internationaux. L&#8217;expo-vente, &#8220;Le temps du contemporain II&#8221;, nécessite une organisation bien rôdée. Reportage dans les coulisses. </strong></p>
<p>Ca s&#8217;agite dans la salle numéro huit de l&#8217;hôtel des ventes. Trois stagiaires de l&#8217;EAC (Economic and art communication), agrafeuses et ciseaux en main, ajustent du tissu noir sur des tables. A 10h30, outils, sacs plastiques et aspirateurs jonchent encore la moquette sombre, recouverte d&#8217;un plastique. Claude Yvans, artiste vidéaste, débarque dans la pièce en forme de rotonde. Il constate, rassuré, que son lecteur DVD et son écran 20 pouces se fondent parfaitement dans le décor. Ce soir, il présentera une &#8220;<em>bio délirante de six minutes, concentrant l&#8217;essentiel de son travail&#8221;. </em></p>
<p>Les sept coordinateurs, avec à leur tête Diane Isphording, commissaire de l&#8217;exposition, s&#8217;affairent dans le stress pour que la salle puisse ressembler, avant 15 heures, au &#8220;<em>salon potentiel d&#8217;un amateur d&#8217;art contemporain&#8221;. </em>Les tableaux colorés de Frama, dont la dernière toile s&#8217;est vendue  à 25 millions de dollars à New-york, cohabite avec un Tex Avery grandeur nature. Plus tard, il sera habillé en Versace mais pour l&#8217;instant, seul un drap blanc cache sa nudité.</p>
<p>L&#8217;ambiance joyeuse créee par la figurine du cartoon laisse place à des tensions entre artistes et organisateurs. Les échanges deviennent houleux avec une artiste, mécontente de la disposition. En colère, elle sort de la pièce qui vient de s&#8217;éclairer de la dizaine de spots braqués sur les oeuvres.</p>
<p>A l&#8217;extérieur, les grilles s&#8217;ouvrent pour laisser entrer les habitués du Drouot traditionnel. les portes de la rotonde se ferment, l&#8217;art contemporain ne s&#8217;ouvrira au public qu&#8217;à partir de ce soir.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Chose vue</title>
		<link>http://ipjblog.com/aureliefontaine/2007/11/14/chose-vue/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 14:35:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>aureliefontaine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecrits de l'ipj]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ipjblog.com/aureliefontaine/2007/11/14/chose-vue/</guid>
		<description><![CDATA[10h00. Six sièges de cuir rouge, tannés par les années, font face au miroir mural du salon de coiffure Joffo. Vides et alignés, ils n&#8217;attendent plus que les postérieurs des vieilles dames endimanchées. En attendant l&#8217;effervescence de 10h30 et de ses shampoings, teintures, mèches, séchage et laquages de cheveux, seul deux hommes s&#8217;activent.
Installé à son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>10h00. Six sièges de cuir rouge, tannés par les années, font face au miroir mural du salon de coiffure Joffo. Vides et alignés, ils n&#8217;attendent plus que les postérieurs des vieilles dames endimanchées. En attendant l&#8217;effervescence de 10h30 et de ses shampoings, teintures, mèches, séchage et laquages de cheveux, seul deux hommes s&#8217;activent.</p>
<p>Installé à son fauteuil, jambes croisées, il y a Bruno, coiffeur salarié à la cinquantaine bien tassée. Percing à l&#8217;oreille gauche, bracelet et bague en argent ornent sa tenue de travail, blanche des chaussures au col de chemise. A l&#8217;exception des cinq majuscules JOFFO, inscrites en rouge vif dans son dos. Il s&#8217;acharne sur le sudoku du &#8220;20 minutes&#8221; puis sur les mots croisés du &#8220;Métro&#8221;. Tony, un collègue, vient à sa rescousse et débloque la grille en élucidant le mystère du mot à sept lettres, commençant par P et finissant en -ant. Un bonbon Ricola au cassis et une cigarette plus tard, le revoilà à méditer sur les jeux des gratuits, critérium en main.</p>
<p>Dos au miroir, le patron domine le salon de coiffure. Assis sur le cuir en vachette véritable, Monsieur Joffo trône, ayant pris soin de placer derrière lui un rayon de son dernier ouvrage, la suite du &#8220;Sac de bille&#8221;. Avec de grands gestes, il invective tout à la fois ses employés, salue les clients et lance des coups d&#8217;oeil suspects sur les coups de ciseaux de Tony. Rendant particulièrement nerveux la dizaine de coiffeurs à son service.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
	</channel>
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