Archive for the 'Reportage radio' Category

Griots mandingues

A l’ouest du Mali, l’ethnie Mandingue, représentant 13% de la population. Les griots, musiciens mandingues, sont les seuls autorisés à chanter et jouer.
Bakara Camary, un mandingue, explique pourquoi, comment et avec quoi.

A écouter ici

DANS L’ESTOMAC DES TRENTENAIRES

Co-réalisé avec Servane Philippe.
A écouter-voir ici aussi.

Fred, Anne, Clément et Laurent, tous trentenaires et parisiens, parlent de leur repas. Attention, frange non-représentative de la population !
Un trentenaire, ça mange des snickers, des lentilles, du saucisson et du poulet

Les pauvres, ils cumulent. Génération désenchantée, comportements régressifs, les trentenaires sont maintenant accusés de malbouffe.
Isabelle Saporta, philosophe et collaboratrice du magazine Marianne stigmatise cette façon de manger dans son livre Ne mâchons pas nos maux (éd. Robert Laffont). Interview express.

DR Isabella Vincenti

Pourquoi associer trentenaires et malbouffe ?
La rupture dans la transmission des savoirs culinaires s’est opérée avec cette génération. Les trentenaires ont pour mères des femmes de la génération de mai 68, qui ont brûlé leur gamelle sur le bûcher de leur soutien-gorge. Cette rupture a été brutale. Dans les frigos des séniors on trouve des fruits, des légumes frais et du poisson. Les trentenaires sont eux une « génération placard », ils entassent plats surgelés, boîtes de conserve, Nutella et fraise Tagada. Une nuance toutefois : dans les milieu bourgeois le bien-manger subsiste.

La rupture n’est donc pas seulement générationelle ?
Elle est indissociable de la fracture sociale. Seulement 1% de précaire mange 5 à 6 fruits et légumes par jour ! Je suis tout à fait d’accord avec Pascale Hebel du Credoc, qui pense que les précaires se serrent la ceinture sur tout, tout le temps. Les précaires peuvent se payer la même junk food que les bourgeois, c’est donc un plaisir auquel ils ne renonceront pas. En clair, la malbouffe n’est pas grave si elle n’est qu’une période de la vie. Mais, seuls les bobos bourgeois, en sortent.

Comment changer les choses ?
Il faut que les pouvoirs publics interviennent. Au risque de paraître réac’, je prône un retour des cours de cuisine à l’école. Il faut rééduquer les enfants et leurs parents : leur apprendre à reconnaître les fruits et les légumes. C’est aussi un moyen de donner aux enfants de tous milieux sociaux les mêmes chances dans la vie. Pourquoi ne réussirait-on pas à valoriser les bonnes choses comme on valorise la « merde » ? C’est une bataille de David contre Goliath mais qui vaut la peine d’être menée. Il faut sauver la génération suivante !

LA DERNIERE AVOCATE DE MESRINE

Co-réalisé avec Ioana Doklean.
A lire et écouter aussi sur Trois Zéro

Martine Malinbaum lit un des poèmes que Mesrime lui a écrit

Grande, charismatique, les yeux verts. On ne doute pas que Martine Malinbaum ait pu faire tourner la tête des hommes. Mesrine le premier. Agée de 26 ans à l’époque, elle explique sans fausse modestie : “J’étais un oiseau tout frais qui se posait sur la cage de la prison”. Accueillante, l’avocate reçoit dans son cabinet situé sur la très chic avenue Foch, dans le XVIe arrondissement de Paris. Accrochée au mur de son bureau, trois croquis de ses plaidoiries. Dont un lors du procès de Jacques Mesrine. C’est sa fille (et collaboratrice) qui ouvre la porte. Près du bureau, un manteau de fourrure est posé sur une table, quasi identique à celui que Martine Malinbaum portait à la fin des années 70. “Mesrine m’avait désignée pour que je sois son avocate. D’autres détenus de la prison de la Santé que je défendais à l’époque ont dû lui parler de moi”. Aucune appréhension du côté de la jeune femme, qui rejoint alors une dizaine d’avocats défendant Mesrine. “Il faut replacer les choses dans leur contexte. La première fois que je rencontre Mesrine, c’est en 1976, au Quartier de Haute Sécurité (QHS) de la Santé. Il n’est pas encore l’Ennemi public n°1″.

L’avocate raconte sa 1ère rencontre avec Mesrine

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DU PATOIS DANS NOS OREILLES

Un conteur. Des histoires paysannes de l’époque de nos grands-parents. Un patois breton, pas toujours aisé à comprendre. Des enfants qui s’ennuient. Des mamies ravies de retourner 60 ans en arrière.

Conteur patois

TROP DE PAPERASSE TUE LA PAPERASSE

Pas contents, les chercheurs français. Ils souhaiteraient passer plus de temps à bidouiller l’ADN qu’à remplir de (trop nombreux) formulaires administratifs.

Chercheurs INRA

 

(Photo DR)