A l’occasion des dix ans de l’association du quartier Drouot, l’hôtel des ventes accueille, du jeudi 11 au samedi 13 octobre, les tableaux, oeuvres d’art et vidéos de dix-sept artistes internationaux. L’expo-vente, “Le temps du contemporain II”, nécessite une organisation bien rôdée. Reportage dans les coulisses.
Ca s’agite dans la salle numéro huit de l’hôtel des ventes. Trois stagiaires de l’EAC (Economic and art communication), agrafeuses et ciseaux en main, ajustent du tissu noir sur des tables. A 10h30, outils, sacs plastiques et aspirateurs jonchent encore la moquette sombre, recouverte d’un plastique. Claude Yvans, artiste vidéaste, débarque dans la pièce en forme de rotonde. Il constate, rassuré, que son lecteur DVD et son écran 20 pouces se fondent parfaitement dans le décor. Ce soir, il présentera une “bio délirante de six minutes, concentrant l’essentiel de son travail”.
Les sept coordinateurs, avec à leur tête Diane Isphording, commissaire de l’exposition, s’affairent dans le stress pour que la salle puisse ressembler, avant 15 heures, au “salon potentiel d’un amateur d’art contemporain”. Les tableaux colorés de Frama, dont la dernière toile s’est vendue à 25 millions de dollars à New-york, cohabite avec un Tex Avery grandeur nature. Plus tard, il sera habillé en Versace mais pour l’instant, seul un drap blanc cache sa nudité.
L’ambiance joyeuse créee par la figurine du cartoon laisse place à des tensions entre artistes et organisateurs. Les échanges deviennent houleux avec une artiste, mécontente de la disposition. En colère, elle sort de la pièce qui vient de s’éclairer de la dizaine de spots braqués sur les oeuvres.
A l’extérieur, les grilles s’ouvrent pour laisser entrer les habitués du Drouot traditionnel. les portes de la rotonde se ferment, l’art contemporain ne s’ouvrira au public qu’à partir de ce soir.
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