Archive for November, 2007

Chirac is back

Disparu de la scène politique depuis l’élection de Nicolas Sarkozy le 16 mai dernier, feu notre président de la république revient de manière fracassante. 9h35, mardi 13 novembre (une heure avant Valéry Giscard d’Estaing son “faux-frère de la droite”) Jacques Chirac franchit pour la première fois les portes du Conseil Constitutionnel. Au menu, l’examen de la loi Hortefeux sur l’immigration et les deux articles contestés sur les tests ADN et les statistiques ethniques. Refusant le 29 octobre à la cité de l’immigration d’évoquer la loi sur l’immigration, Chirac l’avait jugé, à titre privé, blessante et inutile. Lire la suite…

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L’envers de Drouot

A l’occasion des dix ans de l’association du quartier Drouot, l’hôtel des ventes accueille, du jeudi 11 au samedi 13 octobre, les tableaux, oeuvres d’art et vidéos de dix-sept artistes internationaux. L’expo-vente, “Le temps du contemporain II”, nécessite une organisation bien rôdée. Reportage dans les coulisses.

Ca s’agite dans la salle numéro huit de l’hôtel des ventes. Trois stagiaires de l’EAC (Economic and art communication), agrafeuses et ciseaux en main, ajustent du tissu noir sur des tables. A 10h30, outils, sacs plastiques et aspirateurs jonchent encore la moquette sombre, recouverte d’un plastique. Claude Yvans, artiste vidéaste, débarque dans la pièce en forme de rotonde. Il constate, rassuré, que son lecteur DVD et son écran 20 pouces se fondent parfaitement dans le décor. Ce soir, il présentera une “bio délirante de six minutes, concentrant l’essentiel de son travail”.

Les sept coordinateurs, avec à leur tête Diane Isphording, commissaire de l’exposition, s’affairent dans le stress pour que la salle puisse ressembler, avant 15 heures, au “salon potentiel d’un amateur d’art contemporain”. Les tableaux colorés de Frama, dont la dernière toile s’est vendue  à 25 millions de dollars à New-york, cohabite avec un Tex Avery grandeur nature. Plus tard, il sera habillé en Versace mais pour l’instant, seul un drap blanc cache sa nudité.

L’ambiance joyeuse créee par la figurine du cartoon laisse place à des tensions entre artistes et organisateurs. Les échanges deviennent houleux avec une artiste, mécontente de la disposition. En colère, elle sort de la pièce qui vient de s’éclairer de la dizaine de spots braqués sur les oeuvres.

A l’extérieur, les grilles s’ouvrent pour laisser entrer les habitués du Drouot traditionnel. les portes de la rotonde se ferment, l’art contemporain ne s’ouvrira au public qu’à partir de ce soir.

Chose vue

10h00. Six sièges de cuir rouge, tannés par les années, font face au miroir mural du salon de coiffure Joffo. Vides et alignés, ils n’attendent plus que les postérieurs des vieilles dames endimanchées. En attendant l’effervescence de 10h30 et de ses shampoings, teintures, mèches, séchage et laquages de cheveux, seul deux hommes s’activent.

Installé à son fauteuil, jambes croisées, il y a Bruno, coiffeur salarié à la cinquantaine bien tassée. Percing à l’oreille gauche, bracelet et bague en argent ornent sa tenue de travail, blanche des chaussures au col de chemise. A l’exception des cinq majuscules JOFFO, inscrites en rouge vif dans son dos. Il s’acharne sur le sudoku du “20 minutes” puis sur les mots croisés du “Métro”. Tony, un collègue, vient à sa rescousse et débloque la grille en élucidant le mystère du mot à sept lettres, commençant par P et finissant en -ant. Un bonbon Ricola au cassis et une cigarette plus tard, le revoilà à méditer sur les jeux des gratuits, critérium en main.

Dos au miroir, le patron domine le salon de coiffure. Assis sur le cuir en vachette véritable, Monsieur Joffo trône, ayant pris soin de placer derrière lui un rayon de son dernier ouvrage, la suite du “Sac de bille”. Avec de grands gestes, il invective tout à la fois ses employés, salue les clients et lance des coups d’oeil suspects sur les coups de ciseaux de Tony. Rendant particulièrement nerveux la dizaine de coiffeurs à son service.

Des “transports d’avenir” en exposition aux Champs-Elysées

La fête des transports et de la mobilité inaugure vendredi sa 3ème édition intitulé les “transports d’avenir” : l’innovation au service du développement durable, sur les Champs-Elysées à Paris en présence de Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports.

Avec une soixantaine d’engins exposés, la région Ile-de-France et l’association Transport passion présentent les dernières technologies aérienne, maritime, routière et ferroviaire visant à préserver l’environnement. L’objectif affiché de Gérard Feldzer, président de l’association Transport passion et conseiller de Nicolas Hulot, est de “montrer au public qu’on peut se transporter autrement qu’avec des moyens polluants”. Cette année, la France a émis 150 millions de tonnes de CO2 dont 26% par les transports et 56% uniquement par les véhicules terrestres. Continue reading ‘Des “transports d’avenir” en exposition aux Champs-Elysées’

Emmenez-moi dîner dans les poubelles de New-York

Révolté par le gaspillage alimentaire, un mouvement d’activistes baptisé freegan a déserté les Wallmarts et compagnies pour faire ses courses dans les poubelles. Et le résultat est impressionnant : en furetant dans seulement trois différentes poubelles, Tristam Stuart, un freegan anglais, a remplit sa besace de sandwichs, salades, bagels, fromages, fruits et légumes frais, le tout encore emballés dans son étui d’origine. De quoi faire un bon déjeuner. « Au début je collectais cette nourriture pour les sans-abri mais je me suis vite rendu compte que je pouvais moi aussi me nourrir comme ça » raconte le jeune homme dans une vidéo mise en ligne sur YouTube (Rubbish for lunch).

Boycott

Mais au-delà du simple fait de pouvoir subvenir à ses besoins alimentaires gratuitement, le freeganisme, né à New-York, boycotte un système économique qu’il considère comme un monde de profit qui aurait totalement évincé les considérations éthiques et sociales. Outrés par la sur-consommation de la société et par le surplus alimentaire qu’elle engendre, les freegans, contraction de free (gratuit) et de vegan (végétalien), récupèrent les aliments jetés dans les poubelles des restaurants et des grandes surfaces pour leur propre consommation. Ils agissent ainsi à leur niveau sur un problème environnemental de taille, le gaspillage alimentaire. Le manifeste freeganien déclare ainsi que « le gaspillage alimentaire engendré par la société surcharge les écosystèmes de la planète, crée une crise en matière de stockage d’ordure et surtout laisse des millions de personnes sans ressources premières ». Continue reading ‘Emmenez-moi dîner dans les poubelles de New-York’

Du nouveau chez les piles

La nouvelle pile de la collection 2007 se distingue par une carrure svelte, 0,4mm d’épaisseur, et par sa taille passe-partout, 5 cm de hauteur et de largeur. Sa créatrice, la start-up finlandaise Enfucell, a même été promue société « pionnières 2007 » par le forum économique mondial.

Mais le charme et l’utilité majeure de la SoftBattery, telle est son nom, réside dans un domaine jusque là peu exploré par les batteries conventionnelles. Eh oui, la p’tite pile est écolo. Continue reading ‘Du nouveau chez les piles’